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 Exil

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Blanche d'Orcanie
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MessageSujet: Exil   Mar 29 Avr - 22:09

Avril ...

Le manoir d'Abingdon fut désert aussitôt. Dans les heures qui suivi le départ de Mordred, Blanche avait tout laissé derrière elle. Pour toujours, elle l'espérait. Elle détestait Mordred et le détesterait toujours. La Carmélide allait lui faire oublier sa douleur et lui offrir une nouvelle vie. Maintenant, seul son demi-frère et son bébé importerait à sa vie.

Mordred n'y fera et n'y ferait plus partie. Mais comment oublier un homme que l'on aimait et qui malgré le fait, ferait toujours parti de sa vie, car son enfant lui appartenait aussi ? Blanche ne savait pas. Dans un autre sens, elle savait que son bébé n'aurait de l'affection que de sa mère, jamais, Mordred pourrait prendre le titre de père.

Et si elle devait revenir à Camelot, elle ne pourrait pas mentir à son enfant lorsqu'il serait plus vieux et en âge de comprendre. Avec tout ceci, Blanche en avait déduit que sa vie en était rendue là. Mensonge par-dessus mensonge, pour mieux vivre.

Le voyage de Camelot, à la douce Carmélide s'était bien passé. Seules des nausées les avaient fait arrêter. Mais là n'était pas le problème. L'homme, qui accompagnait la duchesse, avait eu, avant Mordred, un œil pour cette femme avec qui il avait grandit. De quatre ans son aîné, la jeune homme avait Blanche grandir avec élégance. Il avait été le premier à être le confident de la duchesse et savoir par le même coup, comment Blanche était liée au Roy D'Orcanie. Mais chaque fois, qu'ils en discutaient, la jeune femme éclatait en sanglot et il ne fut pas épargné, non plus, lors du voyage...

Chaque nuit, Blanche se retrouvait seule. Les deux soldats ayant décidé de s'établir plus loin, laissant toute l'intimité à la duchesse. Des nuits froides, sans chaleur. Les nuits blanches se succédaient sans exceptions. Elle ne savait plus quel sentiments adopter.

Son arrivée en Carmélide lui procurait un bien immense. , Blanche avait retrouvé un sourire. Sourire qui pouvait vite s'effacer. Elle recommençait sa vie. Partir à zéro. Malgré l'amour que lui porte le capitaine, Blanche ne pouvait se risquer à l'aimer. Elle n'était plus capable de donner de l'amour, seul son frère et l'enfant du Roy d'Orcanie pourraient en profiter. Mordred l’avait abandonné trop de fois. Et la fois de trop et la plus douloureuse était au manoir.

En arrivant, dans la douce Carmélide, Blanche s’était arrêté dans la petite ville que lui avait indiqué son père. Heureusement, son capitaine, était fort érudit, pour ce qui concernait les villes, pour avoir accompagné le duc autrefois Une fois arrivé, Ludovic aida la duchesse à descendre de sa monture.

-Vous pouvez rentrer à Camelot.

- Vous avez besoin de présence auprès de vous.

Blanche rougit et s’avança dans l’allée du manoir. Il était moins imposant que le sien, mais aussi vivant. A son arrivée, un petit garçon, aussi blond qu’elle, sortit de du manoir, pour venir s’incliner. Avait-on eu des nouvelles du duc ici ?

Le petit garçon fut étonné. Jamais on lui avait annoncé que sa demi-sœur était enceinte.

Une vieille femme sortit et cria, après lui.


- Vous devez être Blanche, lança-t-il émerveillé

-Comment connaissez-vous mon nom ?

Le garçon sortit une lettre et la donna à la duchesse. Elle n’eut lu que la signature et compris que Édouard était son demi-frère.

-Dame Marguerite, elle est là, s’exclama l’enfant éblouis par la joie.

Édouard était plus qu'emballé. Il aurait maintenant une sœur, Plus grande, mais il en avait une. Il savait pertinemment que la duchesse devait aussi ressentir ce que lui ressentait. La vieille femme prit la direction des trois jeunes gens et salua la duchesse.

-La perte du duc, nous est tous regrettable.

-Il est maintenant en paix.

Le garçon prit la main de la jeune femme.

- Vous allez m’amener à Camelot. Et le Roy ? Je pourrai devenir l’un de ses fidèles chevaliers ?

-Nous allons rester en Carmélide, le temps que l’enfant naisse. Et puis, un riche domaine vous attend. Je vous amènerai à Abingdon. Vous y serez déclaré duc. Et puisque, désormais, vous êtes une des deux personnes, pour qui je me battrai, je ferai tout pour faire votre bonheur. Si vous le désirez, le capitaine prendra soin de votre personne.

Le bonheur allait s'écrire sans le Roy. Elle pouvait ainsi jouir d'une totale libération et Mordred aussi. La cour allait lui manquer, mais son bonheur se trouvait en région éloignée. Loin des périples amoureux et des politiques perfides. Avec un petit frère qui ne demandait que de pouvoir avoir une famille. Blanche allait lui offrir ceci. Elle n'ont plus n'avait pas eu de "famille", mais elle avait vécu à la cour, presque toute son enfance. Elle était donc la plus choyée des deux. Elle le considérerait plus comme un fils que son propre frère, mais ne faillirait pas à sa promesse. En faire un fidèle serviteur du Roy Arthur et faire de lui le plus honnête des ducs de Bretagne et de Camelot.


Avril s'installa en merveille dans le nouvel endroit que Blanche avait adopté. Jamais elle n'avait vécu ainsi là-bas. Le jour, elle s'occupait d'elle et le soir, seul son demi-frère et son ami avaient de l'importance. Cinq lunes étaient passées. Ce petit être naîtrait vers la fin Août. La saison morte. Elle avait désormais une nouvelle raison de vivre. Le monde se présentait sous un autre ciel. Pour elle, Mordred ne se présenterait plus sous la même forme. Elle se rappelait du mot affection qui avait été tracé sur le billet de Mordred. Elle ne vivait plus pour ce mot. Elle aimait ou pas. Elle haïssait ou pas. Son exil était des plus doux. Loin des banquets orcaniens et de la politique de Camelot. Un rêve. À force de rester en contact avec l'extérieur, elle comprenait désormais sa vie, si difficile à comprendre. Aucun homme n'était fait pour l'aimer. Pas même celui qui désirait la courtiser depuis des années. Ludovic était passé d'ami à confident. Plus rien n'était secret entre eux. Blanche avait brûlée tout ce qui lui rappelait le passé, ainsi que tout ce qui l'apparentait au Roy. Les journées de printemps s'annonçaient routinière, au grand plaisir de la duchesse. Bain de soleil, à lire, chantonner un extrait de Scarborough Fair, qu'on lui avait apprise, et à regarder son jeune frère s'entraîner auprès du capitaine. Puis, on prenait tous les repas à l'extérieur, appréciant jusqu'à la dernière goutte de soleil existant de la journée. Une fois que le jeune Édouard, épuisé était endormi, Blanche et le capitaine pouvaient discuté jusqu'aux petites heures du matin. Parfois, il lui arrivait de s'endormir dans les bras du valeureux jeune homme, sans culpabilité, car Mordred et elle n'avaient plus que destin de poussière entre eux et un enfant à naître.

Le seul remord fut de mentir à son protecteur. Celui qui lui accorda son temps, lorsqu'elle était jeune. Mais Arthur était compréhensif. Il voulait son bien et il savait que la perte du duc était dure pour elle. Mais à défaut de savoir où elle se trouvait le Roy avait quasiment séquestré les membres de son personnel qui étaient restées là-bas. Une fois les missives arrivées, la jeune femme avait pu rassurer son protecteur. Même si celui-ci la menaçait d'envoyer des soldats la chercher à travers toute la Bretagne. Blanche avait répondu, en disant qu'elle lui promettait de toujours lui envoyer des missives. Mais quand échange, il devait apporté la sienne à Abingdon et ne pas tenté de retracer son messager. Mordred, lui, par contre se faisait muet de lettre. Cependant, elle ne s'en faisait pas. Plus il tardait, plus elle oubliait, d'une certaine facon ...



N'était-ce point le but de son exil ? Retrouver la jeune femme qui avait jadis existé. Et jouer l'égoiste avec elle-même


[Les posts sont des sucessions d'évenement, en attendant.]
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Blanche d'Orcanie
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MessageSujet: Re: Exil   Jeu 22 Mai - 3:30

Mai

Mai fut aussi beau. Les pluies cessèrent, au bonheur du jeune garçon et Blanche redevint la petite fleur qui revenait à la vie chaque printemps. Contrairement à ce qu'elle eut cru, la Carmélide offrit un climat plus chaud. Les dîners à l'extérieurs lui plaisait et les couchés de soleil l'endormait. Blanche avait crée une complicité sans égale, avec les deux hommes de sa vie. La vérité avait été dite au jeune garçon, mais Blanche avait évité les détails qui auraient ou mettre en cause de grave remontrance. Blanche découvrit en Édouard, un homme comme son père. Érudit, simple, autoritaire, malgré son âge et aimant. Son obéissance était instinctive et de premier regard, il allait être un fier serviteur de la couronne de Camelot. Il était de bonne naissance, et il ne savait pas mentir, ce qui faisait de lui un parfait petit bonhomme.

Lorsque le soleil se couchait et que les étoiles s'installaient, Blanche et Édouard se rendait dehors, admirer le ciel étoilé.


- Blanche ?

-Qu'y a-t-il ?

- Vous avez déjà quitté la Bretagne ?

- Oui. Une seule fois.

- Où étiez-vous allés ?

- Mon père et moi étions partis à Rome. Pendant une année entière, on m'enseigna l'Art des belles lettres, le latin, qui fut et sera toujours une des plus belle langue. On m'appris la musique et me cultiva au saveur de a douce Rome. Peut-être un jour je t'y amènerai.

- Cela sera sûrement merveilleux.

- Vous ne m'abandonnerez pas ?

-Jamais. Je te le promets. Je serais toujours là pour toi. Je te le jure, Édouard.

-Merci, Blanche, l

Blanche laissa le petit garçon s'épuiser en posant des questions. Lorsqu'il s'endormit, elle demanda à son fidèle ami de le rentrer. Elle l'aurait bien fait, mais sa condition ne lui permettait pas.

Comme chaque jours, Blanche laissait les deux hommes ensemble, mais cette fois, il aurait valu mieux qu'elle ne les quitte pas. La duchesse avait profité du fait que son frère s'entraînait pour traîner près de la rivière. Voyant qu'aucun des deux ne lui prêtaient attention, Blanche ôta les chaussures à ses pieds et descendit près de la rivière. Elle avait la même couleur qu'en Orcanie. Celle où elle avait bien laissé sa vie, si elle aurait pu. Blanche ferma les yeux et s'avança. Elle ressentait les sensations de peur. Elle avait envie de s'y laisser entraîner, mais, Mordred ne serait pas là cette fois. L'un était-il le destin de l'autre ? Certes pas.

Mais ne soyez point triste ou en colère : nous nous reverrons, puisque grandis en votre sein, le fruit de notre affection, notre futur enfant.

Cette phrase résonnait. Était- ce un mensonge de plus ? Si oui, elle serait si seule.

La duchesse n'avait pas tous ses esprits. Celui-ci lui occasionnait parfois certaines Hallucinations.


- Mordred ?

Devenait-elle folle ? Il était là, devant elle. Ce n'était pas possible.

Une brise fraîche souffla sur la berge et Blanche se laissa guider, par les courants. Avançant toujours à l'aveuglette, croyant chaque fois approcher de son ancien amant et ce jusqu'à ce que l'eau finisse par engloutir son corps. Ce fut, Ludovic qui remarqua son absence. Connaissant très bien la duchesse et l'ayant vu près de la rivière, il n'hésita pas à s'aventurer dans celle-ci. Lorsqu'il sortit la duchesse, il la déposa sur le sol. Celle-ci tarda à reprendre son souffle. Seules des larmes coulaient sur son visage. Dans une gentillesse de compassion, Édouard vint déposer une serviette sur ses épaules et quitta pour le manoir, laissant Ludovic et Blanche seuls.

-Que vouliez-vous faire malheureuse ? Mettre fin à vos jours ?

-Non, il était là !

-Qui Blanche ?

-Mordred. Il était dans la rivière.

- Blanche, pourquoi ramenez-vous le Roy, dans votre vie ?

- Je l'Aime encore, lança-t-elle en éclatant de sanglot. Je veux le revoir. Il m'a promis. Mais lui ne m'aime plus. Je le sais.

Parler de Mordred incommodait le jeune homme qui n'aimait pas ce Roy. Surtout depuis, que Blanche souffrait.

-Peut importe s'il vient. Je vous aimerai moi. Vous et le bébé. Et ce pour toujours.

Il comprenait que Blanche ne pourrait jamais survivre seule. Même si son doute de mourir la hantait chaque jour depuis le début du mois. Car plus les jours avançaient, plus les mois diminuaient. Elle avait entamé son septième mois et aux yeux de son ami, elle n'avait jamais été aussi ravissante.

- Ne restons pas ici.

Le jeune homme ramena la duchesse au manoir et la laissa seule. Blanche avait préféré les couvertures pour cacher son malheur. Mais son malheur était vite ressentit par son frère. Lui qui était si jeune pour comprendre sa sœur aînée. Tandis que la duchesse se morfondait dans son lit, Édouard vint la voir et se coucha près d'elle.

- Je vous aime, mon cher frère.

- Moi aussi, Blanche. Mais mon cœur se serre lorsqu'il vous voit en mauvaise passe.

-J'irai mieux demain. Je vous le promets. Soyez sage et allez dormir.


Dernière édition par Blanche le Jeu 22 Mai - 23:29, édité 1 fois (Raison : Ajout)
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MessageSujet: Re: Exil   Dim 25 Mai - 3:14

Le jeune garçon déposa un léger baiser sur sa joue et quitta. Blanche sortit de son lit et alla prendre l'air, avant de remarquer son ami, son seul, dans un état lamentable.

Il aimait Blanche, mais comment lui dire ? Comment lui prouver ? Elle n'aimait que Mordred. Cet homme ne la connaissait pas comme lui la connaissait. Il ne l'aimait pas comme lui l'aimait. Il savait qu'il avait cette femme comme maîtresse, pour remplacer une femme absente. Maintenant, elle vivait dans les illusions. Les illusions qu'il l'aimait, mais il n'en avait rien à faire. Lui il la voulait ...

Ce fut Blanche qui le sortit de sa rêverie.


-Est-ce que tout va bien ?

-Tout irait bien si vous cessiez de penser à cet homme.

- Il est le père de cet enfant, Ludovic.

- Un père n'abandonne pas ceux qu'il aime. Vous n'êtes rien pour lui.

- Ne dites pas ça. Je vous l'interdis.

-Blanche. Il ne vous aime pas. Il veut faire du tort à notre roy.

-C'est moi qu'il a déshonoré, lança-t-elle furieuse

Ludovic comprenait la situation qu'il avait crée. Il devait la faire changer. ¸

-Blanche, Arthur vous aime comme sa propre fille. Mordred est un homme qui est prêt à tout pour démolir le Roy. Vous en serez la cause.

De longues larmes jaillissaient des yeux de la duchesse. Elle ne pouvait pas trahir Arthur. Non. Elle n'en avait pas le droit.Il était en quelques sorte son père.

-Je ne sais plus. Je crains Arthur, pour sa loyauté qu'il m'a toujours offerte. Peut-être un jour lui avouerais-je ma faute, mais je crains d'autant plus Mordred, qui peut me détruire davantage.

- Mordred ne peut rien contre vous. Vous n'êtes ni sa femme, ni un de ses sujets.

- Vous ne savez pas ce que sa colère égale.

-Je protégerai cet enfant. Je vous aime et ferai tout pour vous, vous le savez.

Ludovic ne put s'empêcher d'embrasser amicalement Blanche sur la joue. La jeune femme figea de peur et de tristesse. Voyant qu'elle n'avait aucune réaction, le jeune homme d'abord fâché s'excusa.

- Soyez donc raisonnable. Usez de votre bon sens !

Blanche sentit un couteau dans son cœur. Ludovic confirmait-il les dires de son amant. Comme quoi elle ne pouvait être raisonnable. Ne la voyant pas réagir, Ludovic ragea et lança, avant de quitter :

-Lorsque la fille du Duc sera de retour, veuillez m'aviser.


Blanche débattait : Aimait-elle encore Mordred ? Elle l'aimait oui. Seulement se fondre dans les illusions la tuaient à petit feu.

Durant des semaines, aucun deux ne s'accordèrent des paroles ou quelconques sourires. Ce fut Édouard qui les réconcilia, mais pour peu de temps, car leurs atomes crochus firent encore irruptions. Après une autre dispute, Ludovic se rendit près de la rivière. Le jeune homme essayait de se créer l'illusion d'une autre vie, où Mordred n'aurait jamais accordé d'Attention à Blanche. Mais la jeune femme était si belle qu'il était impossible de ne pas oser un regard vers cette créature. UN conseiller jaloux de son Roy, un héritier téméraire, un Roy avide de pouvoir et lui. Simple soldats du Roy Arthur.In her eyes Il avait grandi avec celle qui était devenu la maîtresse du loup d'Orcanie. Il l'avait aimé du premier regard, dès le premier instant, où elle s'amusait, ouvertement, à courtiser les jeunes hommes.

Sachant que Ludovic avait bien pensé ce qu'il avait dit dans les dernières semaines, Blanche devait avoir son pardon. Elle ne pensait qu'à Mordred, tandis que le seul homme qui l'aidait pour le moment était lui et non le Roy.

-Puis-je ?

Sans oser un regard, Ludovic ne lui fit aucun signe et Blanche prit place.

- Je voulais avoir votre pardon, pour les différentes querelles que nous avons eu. Je ne voulais point vous offenser. Mordred me laisse dans l'inconnue, mais sa promesse me fait peur. Je ne peux que lui pardonner à lui aussi.

- Il ne viendra jamais. S'il vous aimerait, jamais vous n'auriez quitté l'Orcanie ou Abingdon. Il ne vous a pas retenu. Il ne tient plus à vous. Il ne se soucie plus de vous. La reine est désormais près de lui et vous n'êtes qu'une vulgaire femme qui tente de le déstabiliser de sa route.

-Ne parlez pas ainsi.

-Je ne parlerai plus ainsi, mais cessez de penser qu'il vous aime encore.

-Mordred fait parti de ma vie. Il est le père de cet enfant. Je ne peux l'oublier.

-Si vous le pouvez. Cet enfant n'est pas encore né. Vous avez le temps de réparer une erreur.

Blanche voyait dans la déclaration de son ami toute l'affection et l'amour qu'il lui portait. Jamais elle n'aurait pu dire toute ce qu'elle ressentait.

-Je ne suis plus la même. Je veux que tout soit normal, mais rien ne fonctionne. Je vous aime autant Ludovic, mais je ne peux choisir.

- Soyez raisonnable, Blanche.

Blanche sentit un couteau dans son cœur, de nouveau. Que leur prenait-il de toujours la voir raisonnable ?

Le jeune homme soupira et ne tenta pas de bouleverser son amie encore plus. Il la prit plutôt dans ses bras et l'étreignit. Cette chaleur lui était tellement bénéfique.

Durant le long mois, Blanche laissa ses tourments de cotés. Entre le vérité et le mensonge, elle n'aurait nul autre choix de tout avouer au Roy, son protecteur. Mais comment faire face à son suzerain et au père de son bébé. Elle ne pourrait s'en sortir indemne. Tout au fond, elle ne devait pas s'en faire. Mordred devrait vivre avec l'Idée que son oncle sache ce terrible secret .Mais pour l'instant tout ceci était le dernier de ses problèmes. Elle n'avait plus le choix, elle devait correspondre avec le roy. Les deux. Demander pardon au Roy Arthur de la pardonner ...
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Blanche d'Orcanie
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MessageSujet: Re: Exil   Ven 20 Juin - 3:34

Au début du mois, après une nuit blanche à vouloir donner naissance, Blanche eut enfin un répit aux petites heures du matin. L'ex-maitresse du roi d'Orcanie avait mis au monde deux filles. Deux filles qui ne porteraient jamais le nom de Pendragon, mais dont le sang coulait dans leurs veines. Les deux fillettes restèrent aux soins des sages-femmes, tandis que la duchesse se reposait. Au petit matin de la deuxième journée, l'ainée avait succombé, à la faiblesse et avait rejoins ses grands-parents.

Blanche avait versé des larmes. Depuis qu'elle avait quitté Mordred, elle n'avait plus rien. Seule sa cadette qui démontrait des signes de faiblesse l'angoissait. Quand l'enfant s'était réveillée et avait réclamé à boire, la duchesse réprima un sourire de joie. Celui qui n'avait pas fait surface, depuis fort longtemps. Lorsqu'elle eut fini, la duchesse laissa sa fille aux bons soins de la sage femme.

Vers la fin du mois, son fidèle ami revint près d'elle. Blanche quittait parfois son lit, pour être près de sa jeune fille. C'est dans cette pièce qu'elle retrouva celui qui l'avait supporté

- Elle est belle...

-Elle ressemble à son père. Ses yeux. Son visage me rappelle cet homme.


-Comment va-t-elle ?

- Elle est faible. Tout comme sa sœur. Mélissandre risque de vivre quelques jours. Sans que son père n'ait pu la regarder. Elle est tout ce qui me reste de lui.

Et le messager ?

Rien. Il a été intercepté et a rendu la missive. Il m'a dit avoir lu sur la missive que le roi m'envoyait des guérisseurs. Ils ont du se perdre en chemin. De toute manière, je suis en parfaite santé Quelques crises, mais rien de plus. Dame Marguerite est allée me chercher un médecin en ville et tout s'est arrangé.

Et Mordred ?

J'irai le voir une dernière fois. Avant de disparaître de sa vie. De le laisser tranquille, dans sa vie personnelle. Il est roi et n'a que faire d'une femme, comme moi. Je dois en finir avec lui. Lui faire comprendre que nous avons déraisonné, en nous faisant des belles promesses et que cela était une chimère, car il est roi et moi simple duchesse.L'amour que j'avais pour lui doit être passé à ma fille. Elle en a beosin ...
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