
Venez festoyer, guerroyer ou ... comploter en Orcanie ! |
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Sire Gareth

 Nombre de messages: 153 Age: 21 Camp: Mordred... et celui des chrétiens!!! Classe sociale: Prince Terre: Guerroyer, festoyer, forniquer avec Morri... et courtiser la dame de son coeur ^^! Date d'inscription: 21/04/2008
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 | Sujet: Melancholie Sieben Jeu 19 Juin - 14:41 | |
| Gareth avançait dans les champs de blé blond, sa longue chevelure aussi blanche que les épis qui l'entouraient noué dans son dos à l'aide d'une ficelle en cuir, les quelques mèches s'en échappant flottant dans le vent. Ses yeux d'un bleu ciel débordait d'une mer salée, qu'il ne pouvait contrôler.
Gareth était inconscient et insouciant. Il tenait tant à son idéalisme chevaleresque... et voici qu'en quelques instants, sa mère avait terni la lumière de son bel (et prometteur) avenir. Ladite justice condmnait une femme innocente et détruisait une famille... qui jamais n'avait été unie. Quatre fils, né et éduqué pour servir les interets d'une seule personne, égoïste et sans coeur.
Il n'éprouvait plus d'amour ni pour sa belle comtesse de Mannach, ni pour cette femme qu'il devait considéré comme étant sa mère et sa reine. Tout n'était qu'injustice... Tout n'était que tâche sombre sur la pureté qu'aurait pu avoir sa vie.
Il serait nommé chevalier! Et il se batterait, jusqu'à la fin! Jusqu'à la mort! Pour préserver ses idéaux! Il serait adoubé chevalier de la Table Ronde et il effaçerait de cette terre toute cruauté existente! Il combatterait chaque parcelle de méchanceté, dut-il en laisser sa vie. Il serait le plus brave, le plus vaillant, le plus droit de tous les chevaliers! Et son nom demeurerait graver à jamais dans l'histoire, dans le coeur des gens qu'ils auraient secourut contre la tyrannie...
Gareth, la poitrine bombé, le coeur débordant de haine, de chagrin et de désespoir, arriva au pied d'une rivière qui s'écoulait paisiblement sans se soucier du destin des hommes. Elle demeurait là, mouvante toujours dans la même direction, sans emprunter un autre chemin... Elle demeurait implacable, indéviable, sereine... Une rivière ne pouvait être vaincue... Était-ce Merlin qui lui avait un jour, alors qu'il n'était que gamin, que le monde était telle une rivière? La vie poursuivit son court... sans se soucier des gens qui tombaient dans son sillage. Soit on suivait le courant, soit on ramait à contre courant... et on s'épuisait d'avantages à aller contre la volonté des Dieux. Il se sentit alors impuissant, incapable de faire affront à la terre entière. Elle était bien trop vaste... Les gens malheureux trop nombreux, la source de leur colère trop puissante... Le rêve de Camelot n'était-il pas qu'une Utopie? Ne pouvait-il pas aimer sa mère, tout simplement... et être aimé d'elle, comme une génitrice aime son fils? N'aurait-il pas pu obtenir la grâce de bien naître, dans une famille unie et aimante? Ne pouvait-il pas être Gauvain, le fier... Ou Mordred, le préféré de leur mère... Ou encore Agravain, qui avait trouvé la paix et la réconciliation avec lui-même.
Il s'effondra à ses pieds, malheureux comme jamais. Et s'est à genoux qu'il joignit ses mains en prière, déchiré entre l'amour et la haine. Ses yeux se serrèrent si fort, pour empêcher les larmes de couler d'avantages.
- Seigneur, guidez-moi...
Je suis impuissant. Je ne suis qu'un homme...
- ... je n'ai pas la force de combattre une si vaste armée, que je ne puis combattre avec les armes que je possède. Seigneur, ayez pitié de votre enfant... et guidez-moi à travers les chemins sinueux qui se dressent devant moi...
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|  | | Isabelle de Mannach Comtesse de Mannach

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 | Sujet: Re: Melancholie Sieben Jeu 19 Juin - 16:52 | |
| Ce même jour, Isabelle de Mannach, accompagnée de sa duègne, avait décidé de faire une petite promenade à cheval. Il faisait si beau, si chaud, qu'elle se sentait aussi heureuse que possible.
La jeune fille confia sa monture à sa suivante, traversant paisiblement le champ de blé à pied, ayant repéré un ruisseau qui serpentait plus loin. Elle avait soif et avait envie de rêver un peu...
Elle s'aspergea un peu d'eau sur les tempes, puis releva son voile pour s'humidifier les cheveux. Les frisettes dorés brillaient dans l'air, et elle s'amusa un instant à les regarder. Personne ne la voyait, et elle avait si chaud ! Elle défit sa barrette de métal représentant un oiseau, et dénoua rapidement les tresses, laissant les flots de sa chevelure inonder son dos, recouvrir ses épaules, pour retomber un peu en dessous de sa taille.
La jeune fille préleva un peu d'eau... et se figea.
Du bruit.. une voix... masculine... qui se rapprochait...
La comtesse sauta sur ses pieds, oubliant de rajuster son voile sous l'emprise de la panique. Et agrandit ses yeux...
Le sieur Gareth en train de prier, l'air si triste et désespéré que son coeur tendre s'émut. La jeune fille s'approcha doucement, et, oubliant tout à part le fait qu'elle se trouvait devant quelqu'un de malheureux, lui posa doucement la main sur l'épaule. |
|  | | Sire Gareth

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 | Sujet: Re: Melancholie Sieben Jeu 19 Juin - 17:35 | |
| Aussitôt Gareth eut-il sentit un contact sur son épaule qu'il se releva subitement, surpris, touché dans son orgueuil d'être découvert si faible. Il se retourna brusquement, ses pensées défilant à la vitesse de la lumière dans son cerveau. Un assaillant? Sa mère? L'un de ses frères? Morrigan? Une bête quelconque?
La comtesse de Mannach... Le jeune prince considéra longuement la douce demoiselle, un air de mépris et de dégoût transformant ses charmants traits de jouvenceaux. Il finit par se décontracter, laissa tomber mollement ses bras le long de son corps, lachant ainsi la garde de son épée rangé dans son fourreau (qu'il avait put récupérer après que son frère le roy ait remboursé sa dette). Doucement, sa dureté retomba. Son regard fou chercha quelques moyens de s'échapper, guettant les champs (où il aurait pu aisément fuir), la rivière (dans laquelle il aurait pu se jeter et mourir noyer car il ne savait guère nager!) ou encore... la vaste et noire (et terrifiante) forêt, dans laquelle il aurait pu se perdre et y vivre à jamais, avec les nombreux brigands qu'elle habritait.
- Pardonnez-moi pour cet écart de conduite, ma Dame... dit-il sans vraiment savoir comment réagir.
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|  | | Tsi-Lei

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 | Sujet: Re: Melancholie Sieben Jeu 19 Juin - 18:14 | |
| La jeune fille se rejeta en arrière lorsque son interlocuteur sursauta.
Elle prit soudain conscience de sa tenue négligée devant le regard de dégoût de Gareth, et rajusta vivement sa guimpe sur ses cheveux dorés, en espérant qu'on ne pourrait plus les voir malgré leur longueur.
C'était elle qui avait envie de pleurer maintenant. Elle avait encore fait quelque chose, elle n'avait voulu que l'aider... Le soulager de ses souffrances, l'aider à trouver la paix...D'une voix minuscule, elle s'excusa, puis releva la tête en l'entendant s'excuser. Elle était étonnée... ! De quoi voulait-il se faire pardonner ? C'était elle qui n'aurait pas du s'approcher. Pauvre sire Gareth...-"Oh, mon Prince, c'est de ma faute. je suis indigne.. de rester à vos côtés. Je ne voulais pas vous faire de mal.. je vous ai aperçu... et vous pleuriez... ce n'est pas grave ! Tout le monde a parfois du chagrin. J'aimerais tant pouvoir vous aider, Monseigneur. Mais, je ne veux pas vous déranger ! Je pars vite d'ici, messire, n'ayez crainte. Je vais vous laisser en paix..." Isabelle était à nouveau bouleversé par la vision du jeune prince pleurant et priant près du ruisseau : il était si méritant, qu'il avait une excellente réputation de futur très noble chevalier. Elle serait fière d'épouser un tel homme.
Sauf s'il la détestant avant. |
|  | | Sire Gareth

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 | Sujet: Re: Melancholie Sieben Jeu 19 Juin - 18:26 | |
| Gareth rattrapa la belle comtesse par le poignet, les yeux toujours baigné de larmes. Pendant un court instant, il avait crut la mépriser... Mais ce n'était pas contre elle que sa colère se retournait: c'était contre sa mère - contre ses frères aussi - et contre ce seigneur romain. Il ne comprenait pas tout à fait le comportement de la fille du comte de Mannach, petit rossignol au coeur d'or. Il ne savait si les sentiments qu'il éprouvait étaient partagés... elle ne semblait pas vouloir les lui rendre. Mais dans un autre sens... il la sentait trébucher maladroitement vers lui.
- Non, demeurer, je vous en pris...
Sa main demeura aggripée au fin poignet de la comtesse tandis que l'autre allait retiré, tout doucement, la coiffe noire de la ravissante pucelle de Mannach... ... à nouveau, sa chevelure d'or tomba en boucles nombreuses autour de son visage, défait par la honte et le chagrin. Et il la trouva si belle...
Sa main se promena doucement sur ses vagues ondulantes, éclatant de beauté sous le soleil qui - tout doucement - s'inclinait au pied des montagnes. Ses doigts glissèrent jusqu'à sa machoire, blanche et satinée...
- Je vous demanderais d'être sincère avec moi... dit-il, prenant son courage à deux mains, le coeur lourd de la réponse qu'il craignait d'entendre. ... car je vous veux pour amie.... pour véritable amie. Et j'étais sincère... [b]( son regard chercha le sien ) lorsque je vous demandais de vous unir à moi et de porter la descendance de l'Orcanie... [/b] |
|  | | Isabelle de Mannach Comtesse de Mannach

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 | Sujet: Re: Melancholie Sieben Ven 20 Juin - 1:27 | |
| Isabelle demeura pétrifiée de stupeur lorsqu'il lui retira sa coiffe.
Son visage s'empourpra de honte, mais aucune parole ne sortit de sa bouche. Ce fut donc sans mot dire qu'elle accueillit ses paroles ; puis elle finit par lui sourire.
Étrangement, elle ne lui en voulait pas de lui enlever ainsi sa pudeur. Isabelle ne trouvait qu'un grand vide dans son cœur, et il lui semblait que le temps avait arrêté de s'écouler autour d'eux deux.
Lentement, un sourire doux naquit sur ses lèvres couleur d'aube. ... Non, elle n'était pas en colère. Pas du tout.-"Messire Gareth, je désire vous être sincère. Votre proposition est extrêmement généreuse, et je suis flattée que vous me le demandiez ainsi. Mais quoi que je puis dire, la décision ne m'appartient pas. Lorsque vous serez mon époux - et seulement si vous le devenez - je me permettrait peut-être d'avoir des sentiments.. autre que la plus haute estime, à votre égard. Je serai infiniment heureuse d'être votre amie ; mais n'espérez rien de plus, pour le moment. Je ne veux pas me permettre d'éprouver des élans coupables envers vous, car c'est le démon qui les insuffle dans notre âme... pour mieux nous perdre. J'aimerai apprendre à vous connaitre. J'aimerai faire grandir mon estime, et mon admiration pour vous... Parce que vous le méritez amplement, et que naturellement je ne veux jamais vous causer de tort. Laissez le temps faire son œuvre, et peut-être, après le consentement de mon père et nos épousailles, m'autoriserais-je à analyser plus avant les secrets de nos cœurs. Jusque là, vous ou un autre, n'aurez rien. Je ne suis pas de celles qui faillissent, seigneur Gareth. Au devoir je me soumet, et avec joie, car le bout du chemin n'en sera que plus beau et plus neuf." Sereinement, Isabelle se dégagea de la main qui enserrait son menton.-"Je suis votre franche amie, comme je suis la fidèle vassale de votre frère Mordred." |
|  | | Sire Gareth

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 | Sujet: Re: Melancholie Sieben Ven 20 Juin - 13:49 | |
| Gareth ne sut que répondre à cette longue tirade des plus blessante. Son opinion vascillait entre adhérer à la philosophie de la ravissante comtesse et s'opposer à celle-ci, persuadé que l'amour véritable pouvait se passer du mariage pour être et demeuré. Était-ce pour s'éviter quelques peines que la pupille de Mannache contraignait à demeurer sans attente, sans espoir, ...
- Dois-je en conclure, Ma Dame, que vous ne m'aimez point? dit-il, blessé de n'être qu'estimé.
Et encore à ce moment, il vascillait entre le désire de courir chez son père et de lui demander la main de sa fille... et de laisser la comtesse de Mannach dans sa triste condition.
Avant que celle-ci n'ait eu le temps de répondre, le prince laissa tomber ses bras le long de son corps, observant d'un oeil douloureux la ravissante humaine (trop pieuse).
- Oui, cela va sans dire...
Il posa ses mains sur ses hanches, puis observa le ciel. Un ciel bleu où voguait de silencieux navire blanc, qui fendait les vagues de l'immensité célestre.
- Alors, ne demeurons qu'amis... de fidèles amis... |
|  | | Isabelle de Mannach Comtesse de Mannach

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 | Sujet: Re: Melancholie Sieben Ven 20 Juin - 14:32 | |
| Isabelle considéra longtemps Gareth. Elle prit enfin la parole, avec une passion encore insoupçonnée en elle, seulement entraperçue lorsqu'elle avait galoper à cheval avec le jeune prince.-"Messire Gareth, si je n'étais pas sûre que je pourrais résister à pareille assaut, jamais je n'aurais voulu me faire nonne. Aujourd'hui, ce temps est révolu, et la tentation est grande de me laisser aller à... certains troubles, que parfois votre présence éveille en moi. Mais je suis au regret de vous dire que je ne connais pas ce genre de sentiment encore, du moins comme vous l'entendez, et que je suppose donc que ce n'est point l'émotion que portez aux nues. Mais n'est-ce pas un sentiment bien plus fort, et plus durable, et plus noble encore, l'amitié, que l'amour ? N'est-ce pas le lien tendre qui se forme entre deux époux, deux enfants, deux personnes enfin, et qui les unit plus sûrement, plus fortement, plus calmement, que l'amour, qui inspire tant de souffrances et de tourments ? Messire Gareth, pour vous j'éprouve le besoin, et l'envie d'être en votre compagnie. Ne soyez pas triste, soyez plutôt fier d'avoir conquis mon amitié. Pour le reste.. nous verrons plus tard, si votre projet de mariage tient toujours... S'il vous en plait, j'écrirais à mon père qui lui dire que cette question n'est plus à l'ordre du jour." Et si le prince Gareth était, contre les apparences, un homme libidineux, uniquement intéressé par le fait de prendre dans ses rêts une jeune innocente, il laisserait sans doute tomber son plan. Dans le cas contraire.. Isabelle serait heureuse d'avoir un mari aimant. Ne disait-on pas qu'il valait mieux que le mari soit plus épris que la femme ? |
|  | | Sire Gareth

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 | Sujet: Re: Melancholie Sieben Dim 22 Juin - 12:20 | |
| - Il est vrai qu'il dût vous être difficile d'ouïr quelques propos en rapport avec l'Amour, vous qui avec vécu dans un endroit où la Peur détermine tout et pose sur chaque emballement, chaque sentiment, sa marque d'hérésie ou de péché! déclara le prince, avec le plus grand mépris. Soyez maintenant choqué, Ma Dame, de mes propos outrageants! Et courez dans les bras de votre tant aimé chevalier romain! Si le véritable Amour, celui que l'on ne retient pas, ne puis habiter notre relation... alors soit! Je prendrai pour épouse une femme de meilleure descandance...
L'amour n'inspire point la tourment et la souffrance... c'est la peur de l'individu qui occasionne ses désagréments!
Quand à moi, je préfère aimer une femme plutôt que d'être en bonne amitié avec elle... et me faire rejeter de la sorte! Car Amour blessé est tel un oiseau à qui l'on retire ses ailes... Mon amitié, je la réserve pour mes frères d'armes! Celle que je vous porte est toute différente... et vous ne semblez point dispose à la reçevoir aujourd'hui.
Le prince se retourna, plantant ainsi la belle comtesse au milieu du champs, désespérement seule et probablement prise au dépourvue (du moins, se plaisait-il à l'imaginer).
Gareth n'en pouvait plus... l'air lui manquait. Il était animé d'une nouvelle flamme vengeresse, dût à son désespoir immense... Il désirait retourner à Camelot, être nommé chevalier de la Table Ronde... et combattre, se battre, se libérer de toute cette tension, de toute cette adrénaline qu'il ne pouvait évacuer en ce moment, de peur d'être pris par la petite comtesse qui peut-être aurait la drôle d'idée de le suivre...
De le suivre... la folle idée lui traversa l'idée. Ses paupières blanches s'abaissèrent sur son étrange regard saphir et il la vit... s'approchant à pas de loup, mais à la course... et lui bondissant dans les bras, posant un doux baiser de ses lèvres vermeilles sur sa bouche assoifée d'amour.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, ce ne fut qu'un désert de terre, d'herbe haute et de lumière... La comtesse de Mannach ne se trouvait pas devant lui... Il ne la tenait pas entre ses bras... Il ne sentait pas sa douce odeur voler jusqu'à ses narines, emballer son corps brisé... apaiser tel un baume sa douleur meurtrière.
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|  | | Isabelle de Mannach Comtesse de Mannach

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 | Sujet: Re: Melancholie Sieben Dim 22 Juin - 13:38 | |
| La jeune fille écoutait son discours avec des yeux brillants d'une lueur où se mêlait le mépris et la déception.
D'une voix infiniment douce, où résonnait pourtant une grande patience, malgré la dureté de ses mots :-"Pensez-vous que l'amour se développe en une semaine ? Pensez-vous que votre attitude m'encourage à vous aimer ? Pensez-vous réellement qu'insulter mon couvent, m'insulter moi, qui ne suis peut-être pas princesse, mais dont mon père est sans nul doute aussi puissant que votre frère, m'inspirera les nobles sentiments qui semblent vous... sublimer autant ? Car m'insulter, c'est aussi faire un affront au comté des Mannach. Votre crise de colère est infantile et inacceptable. Le comte de Padoue m'importe peu, et toutes ses attentions n'éveilleront en moi, au mieux, que de l'amitié. Mais renoncer si vite... s'il est amoureux, je ne pense pas qu'il optera pour ce genre d'attitude... Une femme ne se prend pas : elle se conquiert, et l'amour impose la patience que seul un homme véritablement amoureux peut avoir. C'est dommage. j'eus pensé que vous eussiez tout fait pour me rendre amoureuse de vous, aimer au moins la part que je vous consentais pour l'instant... qui était pour vous la porte par lequel vous pouviez passer pour tenter d'éveiller en moi de plus tendres sentiments. Je n'ai pas coutume d'aimer des inconnus qui ne sont que silence et indifférence lorsque je fais montre de politesse envers eux. L'offre d'amitié que je vous ai faites, je ne vous la retire pas, et je serais honorée de pouvoir me déclarer votre amie. Mais je ne ferai pas plus d'effort pour la réclamer désormais. Quant au mariage, je tiens à vous rassurer. Ce n'est pas une chose qui m'importe beaucoup... Je n'étais là que pour essayer de vous rendre moins triste, car votre chagrin m'avait émue, et voir ainsi m'était insupportable. Pour toute récompense... je ne récolte que mépris et insultes. Est-ce le prix de l'amour ? Dans ce cas-là... je ne veux pas le payer." Puis la jeune fille se retourna à son tour, avançant vers le bord de la rivière, pour reprendre les peignes qui retenaient sa coiffure ; et se dirigea paisiblement vers sa duègne qui l'attendait toujours.
De grosses larmes, à la fois de honte et de déception, brillaient dans ses yeux... Comme elle aurait aimé que le prince se montre aimable... |
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