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 Les Créatures du Folklore Breton

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Anna
Princesse des Orcades
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MessageSujet: Re: Les Créatures du Folklore Breton   Mar 9 Oct - 21:18

Les Centaures


Les Centaures sont des êtres monstrueux, à moitié hommes et à moitié chevaux. Ils ont le buste d'un homme, et parfois même des jambes d'hommes, mais l'arrière de leur corps, à partir du buste, est celui d'un cheval, et, au moins à l'époque classique, ils ont quatre pattes de cheval, et deux bras d'homme.

Ils vivent dans la montagne et les forêts, se nourrissent de chair crue, et ont des moeurs fort brutaux. Généralement, on admettait que les Centaures étaient nés des amours d'Ixion et d'une nuée, à laquelle Zeus avait donné la forme d'Héra, et qu'il avait envoyée à Ixion pour voir si celui-ci oserait accomplir ses amours sacrilèges. Toutefois, deux Centaures, différents en caractère des autres, Chiron et Pholos, avaient une origine différente. Chiron était né des amours de Philyra et de Cronos ; Pholos, lui, est fils de Silène et d'une nymphe des frênes (une Méliade). Chiron et Pholos n'ont pas le caractère sauvage de leurs congénères ; ils sont hospitaliers, bienfaisants, aiment les hommes, et ne recourent pas à la violence.

Les Centaures interviennent dans plusieurs mythes. Ils luttent à plusieurs reprises contre Héraclès. En allant chasser le sang1ier d'Erymanthe, Héraclès arriva chez Pholos. Ce Pholos accueillit bien le héros, lui servit des viandes cuites, se réservant de ne manger lui-même que des viandes crues, et, comme Hêraclès demandait du vin, Pholos lui répondit qu'il en avait bien une jarre, mais qu'il n'osait pas l'ouvrir, car elle appartenait en commun à tous les Centaures. C'était un présent de Dionysos, qui la leur avait confiée en leur recommandant de ne l'entamer que quand ils auraient Héraclès comme hôte. Celui-ci dit à Pholos d'ouvrir la jarre et de ne pas avoir peur. Bientôt, l'odeur du vin attire les Centaures de la montagne, qui viennent, armés de rochers et de sapins, pour assaillir la caverne. Les deux premiers Centaures qui osèrent entrer, Anchios et Agrios, sont assommés à coups de torches par Héraclès. Quant aux autres, il les poursuivit à coups de flèches jusqu'au cap Malée, où ils se réfugièrent, auprès de Chiron, qui, chassé de Thessalie par les Lapithes, habitait là.

Les Centaures se groupèrent autour de Chiron, et Héraclès tira une flèche, qui perça le bras de l'un d'eux, appelé Elatos. Puis la flèche blessa Chiron au genou. Héraclès essaya de panser la blessure qu'il avait faite involontairement au bon Centaure, mais rien n'y fit : Chiron continua de souffrir, au point qu'il désira être mortel (car il était né immortel). Prométhée consentit à se charger du fardeau de son immortalité, et Chiron mourut. Les Centaures luttèrent aussi contre les Lapithes, un peuple de Thessalie conduit par Pirithoos et Thésée, son ami. Pirithoos avait invité les Centaures, qui se trouvaient ses parents, à son festin de noces. Mais les Centaures n'avaient pas coutume de boire du vin, et ils se trouvèrent rapidement ivres. L'un d'eux, Eurytos (ou Eurytion) essaya de violer Hippodamie, la fiancée de Pirithoos. Ce fut bientôt une mêlée générale, et un grand massacre de part et d'autre. Finalement, les Lapithes eurent la victoire et contraignirent les Centaures à quitter la Thessalie. Un ou plusieurs Centaures apparaissent encore dans des légendes d'enlèvement : Eurytion essaie d'enlever Mnésimachè à Héraclès, son fiancé. Ensuite, Nessos, au passage de la rivière, tente de violer Déjanire. Hylaeos et Rhoecos, qui essaient de violer la vierge Atalante. La légende connaît des Centauresses, qui sont les femelles des Centaures, et vivent avec eux dans les montagnes. Sur le modèle des Centaures, il existe des représentations d'autres êtres, de nature mixte, par exemple des Icthyocentaures, à demi hommes et à demi poissons.

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MessageSujet: Re: Les Créatures du Folklore Breton   Mer 16 Juil - 16:16

L’Ankou :

:faucheuse: :faucheuse:


L’ Ankou, est la mort personnifiée. Il est représenté sous la forme d’un homme grand et maigre aux cheveux longs et blancs ou d’un squelette. Vêtu de noir ou d’un linceul, il porte un feutre noir à larges bords sous lequel brillent deux chandelles en guise d’yeux. Il arbore également une faux à tranchant en dehors qu’il lance en avant pour frapper ses victimes et qu’il aiguise avec un os humain. Debout sur sa charrette à deux chevaux dont le grincement des essieux est le pire des présages, il sillonne les campagnes en faisant pivoter sa tête à sa guise autour de sa colonne vertébrale. Ainsi, rien ne lui échappe et malheur à qui se trouve sur la route du funeste convoi !
En effet, dans certaines légendes l’Ankou tue sans faucher réellement, le simple fait de l’approcher, de l’entendre passer ou à plus forte raison d’échanger des paroles avec lui suffisent à causer la mort de la personne en question ou de l’un de ses proches.
C’est le triste sort de Fanch ar Floc'h, ce talentueux forgeron qui absorbé par son ouvrage travailla le soir de Noël jusqu’après l’heure sainte de minuit à qui l’Ankou rendit alors visite pour faire réparer sa faux. L’homme accomplit cette tâche sans se douter de l’identité de son hôte et mourut à l’aurore.
Une légende raconte également comment un jeune homme trop curieux, ayant reconnu le célèbre grincement des essieux de la charrette de l’Ankou, décida de l’observer sans se faire voir en se cachant dans une touffe de noisettes. Le convoi s’arrêta soudain et l’un des compagnons de l’Ankou s’approcha de la cachette afin de couper de quoi remplacer la cheville brisée de l’un des essieux. Se croyant tout d’abord perdu le jeune homme fut vite soulagé de voir l’Ankou s’éloigner sans remarquer sa présence… le lendemain on l’enterrait.
L’Ankou est effectivement accompagné de deux hommes qui l’aident dans sa mission, l’un tient la bride du cheval de devant, l’autre ouvre les barrières pour faciliter son passage et dispose sur la charrette les cadavres de victimes fauchées. Des pierres lestent la charrette afin de la faire grincer et que l’on l’entende ainsi venir, lorsqu’un malheureux est fauché, quelques pierres sont déchargées. Pour cette raison, on dit que lors de veillées mortuaires on entend parfois un bruit de caillasse ; c’est l’âme du défunt qui remplace une partie du lest sur la charrette de l’Ankou.
On dit que pour chaque paroisse, le dernier mort de l’année devient l’Ankou de l’année suivante. Le jour, il est également présent à travers les sculptures à son effigie qui ornent les ossuaires, ainsi il rappelle toujours aux hommes la fin à laquelle aucun ne peut se soustraire. Et ces mots gravés sur la pierre de nous mettre en garde " La mort, le jugement, l’enfer froid : quand l’homme y pense, il doit trembler

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