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 Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)

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Nicolaï KalonErc'h

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MessageSujet: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Lun 28 Déc - 13:59

Nicolaï faisait se qu’il pouvait pour passer aussi inaperçus que possible. C’était un paris compliqué avec son harnois, son destrier, sa lance et son écu.
A l’instant ou il avait traverser le premier village sur sa route, il avait comprit que quelque chose ne collait pas et que sa mission risquait d’être plus complexe que prévu.
Premièrement, tout ceux qui se trouvaient dans ce village semblaient d’une extrême misère. On se serait crut dans le marécage puant le souffre du duché de Winschesberg.
Deuxièmement, une bande de guerriers s’étaient approcher de lui. Ils avaient certainement la tache de protéger le village contre les étrangers ou les bandits qui tenteraient de rançonner ses habitants. Étrangement, il avait parfaitement comprit la langue dans laquelle ces gens s’exprimaient. Bien que leur accent dénote le fait qu’ils devaient passer plus de temps à fendre des crânes qu’à tenir une conversation.
L’équipement de cette troupe de guerriers avait étonné Nicolaï. Plus personne ne portait de tels armes depuis l’Âge du Chaos il y a deux milles six cents ans. Enfin, personne à l’exception des barbares nordiques des Terres Gelées.
L’armure de Nicolaï les avaient intrigué et ils se tenaient sur leur garde, invoquant de manière superstitieuse un « Dieu ». Le jeune chevalier avait attendu quelques instant et levé la main gauche en signe de paix. Il les avaient salué et avait affirmer que ses intentions étaient seulement de trouver son chemin. Il cherchait la capitale.
-Vous êtes de Byzance, avait demander le chef de la bande ?
Une voie à l’intérieure de la tête de Nicolaï lui hurla de mentir. Mais de bien mentir car sa vie pourrait en dépendre. Enfin, celle des hommes qui se trouvaient face à lui aussi très certainement.
-Oui. Je cherche le roi.
Les soldats lui avaient indiqué une route à suivre et Nicolaï était partit sans demandé son reste, conscient des regards braqué sur lui.
Voilà plusieurs heures qu’il chevauchait et il n’y avait pas l’ombre d’une ville à l’horizon. Juste une plaine vide et sans relief. Heureusement pour lui, il n’avait pas trop de difficulté à suivre le sentier malgré la neige et son cheval avançait sans difficulté.
Se n’était pas pour rien qu’on appelait le duché de Florissant, la Terre Blanche. Nicolaï remercia rapidement tout les dieux qu’il connaissait de ne pas c’être retrouver en plein désert.
Rapidement, il en vint à penser aux autres envoyé du royaume.
Il n’avait croisé personne. Pas même cette crapule de mage de Benklys qu’on avait envoyer.
La haine entre les duchés de Florissant et de Benklys était proverbiale. Durant la période qui avait précédé la fondation du royaume (les Guerres Ducales), les deux duché du nord c’étaient lancer dans une lutte sans merci. Résultat aujourd’hui : collaboration impossible. Benklys augmentait de manière scandaleuse les prix des articles magiques et Florissant ripostait en doublant le prix des armes et armures rien que embêté son voisin. Cette querelle était tellement encrée que deux cents ans après la fondation du royaume, il fallait encore l’arbitrage du roi pour les affaires de la frontière nord. Pratique sachant que le dix roi vivait à Martriers et qu’il fallait trois semaines à cheval à un cavalier pressé pour faire le trajet entre les deux duché rivaux et la capitale.
Nicolaï ne tarda pas à s’arrêter. Quelque chose venait d’attirer son attention. Pas très loin de lui, quelqu’un progressait à cheval. Qui ? Il n’en savait rien , mais le fait de ne pas savoir se que voulait cette personne ne lui plaisait pas.
Plusieurs possibilités s’offraient à lui. Cette personne qui le suivait pouvait ne pas avoir conscience de sa présence. Si c’était le cas il n’y avait pas de danger et il venait peut-être bien de trouver un compagnon de route.
A l’inverse, si c’était un bandit ou quelqu’un qui le suivait, il pourrait représenter un danger.
Dans les deux cas, il serait mieux pour lui d’aller voir de quoi il s’agissait.
Nicolaï prit la direction de ce cavalier. Sa lance, son écu et son heaume étaient toujours accroché à sa selle. En revanche, il se tenait prêt à dégainer se Faneras à tout moment.
Arriver en vue du cavalier ne lui prit que peux de temps.
Manifestement, ce cavalier n’avait pas conscience de la présence de Nicolaï avant qu’il ne s’approche.
Le jeune homme leva la main gauche en signe de paix.
Il s’approcha suffisamment prêt pour pouvoir voir et parler sans difficulté avec ce cavalier, mais assez loin pour être à l’abris si il l’attaquait. En plus de cela, cette distance rassurerait sûrement un peut ce cavalier face à lui qui devait avoir l’air bien étrange avec son harnois.
Se n’est qu’en s’approchant un peut plus encore qu’il se rendit compte de sa méprise. Se n’était un cavalier, mais une cavalière.


-Bonjour mademoiselle, dit Nicolaï.
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Sudhamayi
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mer 30 Déc - 8:15

Si l'étrangère aurait du relever à chaque fois l'impolitesse des passants, elle ne se serait pas arrêtée et y aurait passer la journée. Heureusement, elle n'était pas le genre de femme qui prête à attention à tout cela, autrement l'Orcanie l'aurait achevée dès son entrée. Ses proches aussi lui faisaient confiance, Son père et les autres prêtresses notamment. Cela la motivait et lui permettait de mieux faire face à son quotidien.

Le matin, elle adressait toujours une prière à Yellama, puis à d'autres dieux qui pourraient lui permettre de surmonter les épreuves à venir. A ces habitudes matinales, seul le décor changeait. Un décor triste, qui la démoralisait lorsqu'elle y songeait trop. Elle se rappelait alors le divan de velours rouge, la moustiquaires et les voiles de safran donnant un charme mystérieux, les fers ornementaux à sa fenêtre, les draps de lins blancs et la présence de quelques colombes dans la volière. Elles aussi lui manquaient, malgré leurs roucoulements stupides, au moins ces oiseaux ne s'intéressent pas aux problèmes des hommes. Aucune de ces bêtes n'osaient la déranger pour être bénie ou que sais-je encore ! Le soleil aussi lui manquait terriblement ! Il semblait d'ailleurs à la jeune femme qu'elle avait perdu un peu de sa couleur dans cet hiver dévastateur. . . Enfin soit, sa vie ne s'arrêtait pas là pour autant.

Sudhamayi avait eu le temps de faire connaissance avec sa maîtresse, une indignité pour celle qui était considérée comme une déesse en Inde. De plus, le roi Mordred semblait tout à fait d'accord avec son père, la chrétienté est, d'après eux, ce qu'il y a de mieux. La jeune femme ne partage pas cet avis, elle ne comprenait pas pourquoi ces dieux qui l'avaient guidée durant tout son enfance et lui accordaient des dons la laisseraient choir pour faire place aux croyances d'autres peuples. Enfin. . . elle contempla sa chambre vide de souvenirs, de présences chaleurses, afin de s'acquitter de sa toilette matinale. Elle n'attendit pas que l'eau soit chauffée, une erreur de sa part justement car elle est très frileuse, et elle refusait qu'une domestique vienne l'aider.Depuis son arrivée, la devadasi sentait que les rumeurs couraient sur son dos ce qui ne l'invitait pas à être moins distante. Pourtant, elle ne cessait de croître ses efforts, s'habillant à la mode des dames de ce pays, restant polie et tâchant d'assimiler les manières habituelles. Ce n'était pas si évident que ça, surtout que quoiqu'elle fasse ou ne fasse pas, sa présence attisait l'attention : " qui est-elle ? D'où vient-elle ? Une chabine égyptienne ou une native orientale ? D'après les on-dits, ce serait une. . . Oh mais non, pas de vilains mots. . . chuuut. . . "

Se fondant sur les rumeurs ou manquant d'audace, personne n'avait envie de l'aborder. Souvent exclue durant sa vie pour maintes raisons, cela ne changeait pas du temps où elle était chez elle, à la différence que là-bas, la fille aux yeux d'émeraude était aimée du peuple et qu'on ne la toisait pas curieusement.

Sans prendre la peine de manger ce matin, elle quitta le domaine royal, passant avant aux écuries. Elle savait monter à cheval mais n'était pas capable de lui faire sauter une haie ou quoique ce soit d'autres qui est en dehors de le faire marcher, trotter, ou galoper, puisqu'avant elle ne montait pas ces bêtes-là. Sudhamayi su tout de même se débrouiller et était ravie qu'un être vivant ne se questionne pas à son sujet. Elle prit la route pour aller elle ne sait trop où, à commencer loin du chateau. Sa robe verte aux joli bustier à dentelle et son épais manteau noir la protégeait suffisamment du froid, en tout cas pour l'instant, mais ce n'était pas pratique pour monter à cheval. Sa capuche rabattue sur sa tête, il n'était pas facile de savoir qui elle était, sauf si on venait à regarder ses mains.

Son chemin aboutit aux vastes plaines de verdures recouvertes par la neige d'hier. La neige. . . ce qu'elle n'aimait pas ça ! Mais alors pas du tout ! C'était joli, ça avait l'air doux, mais après cela brûle les doigts et les mouilles, surtout que c'est très froid et désagréable ! Elle avait aperçut des enfants qui jouaient avec cette substance céleste, eux ne semblaient pas ressentir les côtés négatifs. Ce qui est sûr c'est qu'elle n'en ferait pas autant !

Depuis un moment, elle approchait d'un chevalier qui attirait bien plus de regards qu'elle - excepté le siens. Elle n'y avait pas fait attention, se rendant à peine compte qu'elle le suivait, puis il leva la main. Perdue dans ses pensées, elle ne le regarda pas tout de suite, jusqu'à ce qu'il l'interpelle. Son regard se posa alors sur l'homme qu'elle ne pouvait voir. Elle avait rarement des soldats aussi bien équipé en ces lieux, celui-ci semblait prêt à être attaqué ! Par politesse, elle redressa sa capuche, espérant qu'il en fasse autant.


« Bonjour messire. Sommes-nous attaqués ? »

Oui, à le voir comme ça c'était la seule question qu'elle se posait. Peut-être l'avait-il interpellé pour la prévenir d'un quelconque danger, à ce cas elle lui serait reconnaissante.
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Nicolaï KalonErc'h

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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mer 30 Déc - 15:48

Quand la jeune cavalière retira sa capuche, Nicolaï prit une violente gifle. Cette fille était sûrement l’une des plus belle qu’il est jamais vu.

Par politesse et automatisme, il retira son sur lequel était représenté le cygne aux ailes déployées du royaume et fit glisser son camail de sa tête pour découvrir entièrement son visage.

Il fixa un instant encore la jeune cavalière sans pouvoir dire un mot, puis il se reprit. Elle lui avait posé une question. Cette jeune femme pensait qu’ils allaient être attaqué. Il aurait très certainement dut mieux s’y prendre pour l’approcher. Il devait l’avoir inquiété.


-Non mademoiselle. Je m’en réjouit.

Au début, il ne comprenait pas se qu’elle avait voulut dire. Attaqué ? Ils étaient seuls et personne ne semblait être prêt d’eux. Soudain, il comprit. C’était son attitude qui avait fait croire cela. Une main sur son épée, prêt à la dégainer, il avait dut lui faire peur ou au moins donner l’impression qu’il se passait quelque chose. Nicolaï fixa son casque à la selle de son cheval et descendit de sa monture.

-Je vous prie de m’excuser pour la peur et le soucis que j’ai put vous causer. En réalité, je ne savais pas à qui je pourrais avoir à faire. Vous me suivez depuis un moment déjà et j’avais peur d’avoir à faire à un bandit.

Archi-vrai. On lui avait dit que les alentours n’étaient pas sur et que des bandes organisées attaquaient les voyageurs pour les détrousser et bien souvent les tuer. En plus de cela, jamais il n’aurait penser qu’une jeune femme puisse se promener à cheval en plein hiver et sans escorte. D’où sa méprise.

-Mais je suis impolis. Pardonnez moi. Mon nom est Nicolaï KalonErc’h, dit-il en s’inclinant devant elle.

Pour l’instant à l’exception de quelques maladresse, il suivait la coutume cygnacs. Être au sols et elle à cheval faisait partit des coutumes lorsqu’on avait causer un tord et que l’on présentait ses excuses. Avoir la tête moins haute que celle de celui à qui on demandait pardon.

Ses pensées repartirent vers les brigands qui, soit disant étaient nombreux dans ce domaine. Cette cavalière l’intriguait. Pas par son teint de peau bien plus foncé que celui des autres gens qu’il avait put croisé ici. Après tout, Nicolaï avait déjà rencontrer dans son monde des émissaires de pays éloigné dont la peau était entièrement noire. Non. Se qui l’intriguait, c’était qu’elle soit seule, sans escorte dans une région ou on trouvait de nombreux bandits et sans armes.


-Nous suivons la même route. Peut-être puis-je chevaucher avec vous. On m’a dit que les environs n’était pas sur. Si c’est le cas, permettez moi de vous offrir de vous servir d’escorte. La nuit devrait tombée rapidement et pour vous autant que pour ma tranquillité d’esprit, je n’aimerais pas que vous soyez seule.

Nicolaï la regarda. Il était toujours pied à terre et n’allait pas remonter tout de suite. Il voulait avant tout connaître la réponse de cette jeune femme. Mais aussi une autre chose : son nom. Un nom à mettre sur ce visage. Le premier qu’il voyait ici qui ne fixait pas son harnois d’acier comme un objet curieux ou un regard envieux sur sa Faneras.

En fait, cette jeune femme à la beauté exotique et sans pareil était la première personne dans ce monde à le regarder comme quelqu’un de normal qui était juste habillé de manière étrange. Elle regardait son visage, ses yeux, ses cheveux. Pas se qu’il transportait avec lui.
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Sudhamayi
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Ven 1 Jan - 17:52

Dans l'attente d'une réponse, Sudhamayi remarqua tout de même quelques autres singularité, telle que la richesse de l'épée appartenant au chevalier, de même que le symbole ornant son harnois. Une chose était sûre pour elle, la provenance de cet homme était chez les nobles, mais lesquels ? Elle ne saurait dire. Venait-il d'une famille représentée par la grâce du signe ? Cela se pouvait fortement. Pour l'instant, elle ne pouvait rien penser de concret au sujet de l'homme, si ce n'est qu'il était courtois ; il ôta son harnois afin de découvrir sa tête. Et quel visage ! La délicatesse féminine était discrètement présente dans les traits de l'inconnu, lui proférant un charme singulier. Une fine balafre se dessinait sur une de ses pommettes et elle put voir que ses cheveux étaient bruns et très beaux.

Ce qui était le moins commun chez cet homme étaient ses yeux à la couleur de l'acier, si unique et beau, mais aussi quelque peu déstabilisant ; Sudhamayi ne manqua pas d'être bouleversée et ne put soutenir le regard du chevalier. Jamais elle n'avait vu d'yeux pareils et elle refusait donc que son esprit puisse être lisible dans le regard d'un inconnu, aussi beau soit-il ! Gentil aussi, car il fit attention à l'inquiétude de la jeune femme et la rassura. Il avait dut se rendre compte que s'arrêter et porter la main à son arme intriguait. . . Il s'en excusa et lui expliqua pourquoi. N'osant dire un mot, elle gardait le silence, consciente que d'une certaine façon elle était fautive dans ce bête malentendu.

Cela plut à la prêtresse que le chevalier en face d'elle soit bien élevé, par le fait de s'incliner et de se présenter il révélait une partie de son savoir-vivre. Elle voulut descendre de cheval pour l'empêcher de s'incliner, signifiant ainsi qu'ils étaient égaux, mais elle n'en avait pas eu le temps. Quoiqu'il en soit, elle ne quittait pas sa monture alors qu'il parlait et elle fut gênée de ses paroles ; la dernière que Sudhamayi souhait était bien d'inquiéter quelqu'un ! De plus, inconsciente comme elle était, la jeune femme n'avait pas pris en compte l'heure et les éventuels dangers. Elle n'avait jamais entendu parler de brigands, et le pire des malfrats craignait la magicienne dans son pays natal. Il fallait qu'elle se souvienne qu'ici, plus rien ne serait pareil. La jeune femme descendit du cheval en prenant garde à ne pas salir sa robe, ainsi elle se mettait à égalité envers Nicolaï, de plus elle ignorait les coutumes de son interlocuteur. Après cela, elle parvint à regarder en face le beau jeune homme.


« Vous êtes aimable de vous quérir ainsi d'une simple inconnue, commença-t-elle en parlant doucement. Je ne connais pas les lieux, il est sot de ma part de me promener ainsi et. . . je serais plus qu'honorée de bénéficier de votre protection, Sire KalonErc'h. »

Sa timidité et son accent avait souvent eu le don de faire sourire depuis son arrivée ici, du moins aux quelques servantes qui l'appréciaient. Quand Sudhamayi parlait, il était préférable qu'elle ne soit pas couverte par le bruit, autrement les oreilles les plus attentives avaient même du mal à percevoir sa voix. Elle continua :

« Je suis Sudhamayi, au service de la princesse Marie-Anne de Dyefed. »

Après s'être présentée, elle porta les deux mains à sa poitrine et s'inclina.

« Puissent nos esprits se rencontrer. »

Pour un étranger, cela ne signifiait peut-être pas grand chose, mais pour la jeune femme c'était d'une importance capitale. Elle démontrait par ces gestes et ces paroles qu'elle désirait une bonne entente ainsi que de la reconnaissance. Elle se releva puis demanda :

« Où allez-vous Sire ? Et, si je puis me permettre, n'est-ce pas imprudent de se promener avec tant de richesses lorsque l'on est seul ? »

L'indienne était pas vraiment bien placée pour parler, sortant sans prévenir personne alors que le soleil se couchait, désarmée et seule. . . Mais elle se permettait tout de même quelques questions au sujet de Nicolaï. Ses qualités au combat devaient être bonnes pour qu'il ose ainsi dégainer un superbe joyau plutôt qu'une épée assez simplement faite !
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Nicolaï KalonErc'h

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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Sam 2 Jan - 11:21

Nicolaï regarda Sudhamayi descendre de cheval. Elle était plus petite que lui et il devait baisser les yeux pour lui parler, mais par politesse, il resta suffisamment éloigné d’elle pour que cette différence soit très peut perceptible. Il la voyait hésiter à le regarder dans les yeux et se dit encore une fois qu’il les aurait préférer d’une couleur plus banale que ce gris métallique que peut de gens parvenaient à soutenir.

Il fut heureux d’entendre la jeune femme accepter qu’il lui face escorte. Elle semblait un peut timide et ne parlait pas très fort, mais semblait être une excellente compagnie. Nicolaï se fit la remarque qu’elle avait raison. C’était idiot de sa part de c’être aventurée ici seule et sans armes, mais il n’en dit rien. En fait, d’un certain point de vu, il était heureux qu’elle est été à un moment idiote car cela lui avait permis de faire sa connaissance. En revanche, il se fit aussi la remarque qu’elle paraissait tout sauf idiote.

Quand elle lui annonça qu’elle servait une princesse, Nicolaï fut heureux de l’entendre. Elle pourrait peut-être le présenter à la personne que régnait sur cette région. Pourtant, se ne fut pas l’information principale qu’il retint.

Sudhamayi. C’était son nom. Un nom étrange et qui sentait l’exotisme au même titre que sa peau sombre et cet étrange point rouge sur son visage. C’était du plus bel effet et lui allait très bien, mais Nicolaï se demanda quel était cette étrange tradition. Il avait déjà vu beaucoup de monde dans le village et personne n’arborait une pareille parure. Encore une question qu’il se posait. Cela commençait à faire beaucoup.

La jeune femme joignit ses mains sur sa poitrine et s’inclina.

« Puissent nos esprits se rencontrer. »

Le premier élan de Nicolaï fut de prendre les mains de Sudhamayi pour la redresser. Mais il se dit qu’il s’agissait peut être d’une coutume locale et eu peur de l’offenser en agissant ainsi. Il reproduit donc son geste et répéta les mêmes mots. Il se redressa quand elle fit de même, espérant alors ne pas avoir fait de bêtise en l’imitant.

« Où allez-vous Sire ? Et, si je puis me permettre, n'est-ce pas imprudent de se promener avec tant de richesses lorsque l'on est seul ? »

Voilà qu’elle lui redonnait du Sire. Non pas de cela. Tout le monde l’appelait par son prénom à Florissant. De la plus humble des servante jusqu’au plus riche noble de la cour ducale. Il n’allait pas demander à Sudhamayi de faire autrement. Il trouvait cela dégradant pour elle et dérangeant pour lui.

-Je vous en prie. Ne m’appelez par Sire. C’est juste Nicolaï. Rien de plus.

Il avait parler avec douceur et espérait qu’elle accepterait de ne plus lui donner du Sire à tout bout de champ.

La remarque de la jeune femme lui tira un sourire. En effet, se n’était pas très prudent de sa part de voyager seul, mais lui il était bien armé et savait se battre. En plus de cela, il ne serait certainement pas la cible d’un marchand d’esclave. En effet, pourquoi s’en prendre à un homme bien armé quand il y a une femme seule et sans protection qui se promène un peut plus loin ? Mais cette remarque aussi il se la garda pour lui. En fait, ils étaient aussi idiot l’un que l’autre.

Elle avait noté sa Faneras. Cela Nicolaï en était certain. Sa remarque sur les richesses qu’il transportait ne pouvait viser que son épée car la bourse pleine d’or et de diamant était hors de vue. En effet, la Faneras de Nicolaï, bien que simple en comparaison à d’autres de ces épées était une arme très riche et dont il était difficile de penser que l’utilité première était de tailler os et chair. Pourtant, elle n’avait rien d’une arme d’apparat. C’était une arme de guerre faite pour donner la mort.

-C’est vrai que transporter toute ces richesses n’est pas très prudent de ma part. Mais je n’es pas le choix. Cette épée que vous trouvez si belle est se qui me défini en tant que chevalier de l’Épée. Dans mon pays, c’est un rang très important et tout les hommes noble doivent atteindre ce rang pour revendiquer une terre. De plus, elle a été forgée pour mon bras. Je ne pourrais pas trouver de meilleure lame dans le monde. C’est la raison pour laquelle je ne m’en suis pas séparer.

Nicolaï trouva ce discourt un peut guerrier et certainement sans grand intérêt pour Sudhamayi. Aussi décida-t-il de changer de sujet rapidement. Elle lui avait poser une autre question. Nicolaï rechigna à mentir à la jeune femme, mais il n’avait pas le choix. Sans savoir comment les gens de ce monde se comportaient face à la magie, il ne pouvait dire la vérité.
Il hésita encore. Sudhamayi avait été honnête avec lui elle lui avait parler en toute liberté et sans mentir. S’il le faisait, cela le mettrait mal à l’aise et elle risquerait de ne pas lui pardonner si elle finissait par apprendre ce secret. Dire la vérité donc. Mais pas tout de suite. Pour le moment, il allait détourner la question qui lui était posé. Peut-être oublierai-t-elle de le questionné.

Intérieurement, Nicolaï savait qu’il n’y avait pas la moindre chance qu’elle l’oublis. Sudhamayi n’était pas stupide. Mais il préférait retarder le moment ou il serait forcé de lui donner des explications.

-Pour être honnête, je ne sais ni ou je vais ni vraiment ou je suis, avoua Nicolaï. Je ne connaît pas cette région. Le pays dont je viens est… très loin. Voulez vous bien être mon guide afin de me faire découvrir cet endroit ? Bien entendu, jusqu’à se que nous soyons obligé de nous arrêter pour la nuit. Qu’en dite vous ?

Il s’était doucement approché d’elle, restant tout de même à une certaine distance, mais il était plus proche de la jeune femme que quelques instants plus tôt. Il avait l’impression qu’elle ne venait pas d’ici elle non plus. Peut-être était-elle aussi perdu que lui dans cet étrange endroit.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Dim 3 Jan - 15:40

Sudhamayi fut enchantée que Nicolaï reproduise le même salut. En agissant ainsi il désirait une bonne tente, malgré qu'il soit possible qu'il n'ait pas une pleine connaissance de la symbolique de ce geste, il l'appliquait. Ensuite, elle resta perplexe quand à la suppression des convenances aussi vite. Cela pouvait indiquer à la demoiselle qu'il désirait de l'amitié et non une habitude de Nicolaï. Il faudrait quand même qu'elle s'y fasse et aurait sûrement du mal au début, surtout qu'elle ne conversait pas beaucoup avec le monde qui l'entourait actuellement.

Le chevalier sourit, et ce sourire allait à merveille avec ce visage aux allures froides ! De cette façon, il avait l'air moins distant, surtout que ses traits s'en trouvaient encore plus agréable, malgré ses yeux gris. Ensuite, il lui parla de la signification de son port d'arme, le rang qui lui est attribué dans son pays. Une chose était certaine pour Sudhamayi : le pays de Nicolaï devait avoir un goût prononcé pour l'élégance, ou au moins sa famille, car se faire représenter par le cygne majestueux était assez significatif. La beauté et le soin accordés au visage du jeune homme le révélaient également, et cette épée le démontrait aussi. Cette fois, l'indienne avait omis la peur de croiser ce regard glacial, elle était pour ainsi dire captivée par les paroles de Nicolaï et l'écoutait très attentivement. Elle qui ne savait pas se battre ni manier les armes, cela lui aurait quand même fait plaisir d'essayer. Évidemment, la douce jeune femme était contre les idées guerrières, mais savoir utiliser son corps était signe de dextérité. Il n'empêche que Sudhamayi était une danseuse hors pair, elle saurait apprendre à se battre mais jusqu'à ce jour l'idée de s'initier au combat ne l'avait pas interpellée.

Nicolaï changea de sujet pour revenir à l'objet de sa quête. Il lui dit plus ou moins de chose, restant expressément dans le vague. Elle n'osa le lui faire remarquer, car elle respectait cela. Seulement, on ne lui avait jamais apprit à mentir ni à ignorer, donc elle avait du mal. Il lui demanda d'être son guide, ce qu'elle accepterait sans encombre si elle connaissait mieux le pays, mais au lieu de lui répondre elle dit :


« Nicolaï, votre bonté me touche et je suis curieuse de votre provenance, mais je ne peux nier que vous me cachez quelque chose. Je respecte le silence de vos secrets, seulement sachez que je n'accepterai jamais que l'on trahisse ma confiance. Si jamais vous avez l'idée de me mentir ce serait une erreur de votre part. Cependant, vous ne l'avez pas fait et j'espère que vous n'oseriez jamais y songer. Je ne fais que vous avertir de ma conscience. »

La jeune femme lui devait toujours une réponse à sa question, ce qu'elle lui accorda :

« Je vous confie ne pas être le meilleur des guides. Depuis peu j'habite ici, mais je ne connais pas grand chose de l'Orcanie. Je n'ai la connaissance que de la princesse et j'ai put rencontrer le roi par chance, mais je pourrais peut-être vous aider. »

Même si son interlocuteur s'était rapproché, cela l'arrangeait car elle n'avait plus la gêne de ne pas être entendue. A cette distance, même si sa voix était toujours aussi basse, Nicolaï pouvait l'entendre convenablement. Désireuse aussi de pouvoir s'exprimer, elle ne put s'empêcher d'ajouter :

« Je suis bien lasse de ce pays, mais vous rencontrer m'a fait un bien immense. J'ai cru apercevoir ce qui semblait être une auberge dans la direction opposée, voulez-vous qu'on aille vérifier ? »

Le ciel s'était assombrit rapidement, il faisait presque nuit et le froid grandissait davantage. Sudhamayi le sentait et elle serait heureuse de pouvoir trouver rapidement un endroit chaud où se reposer. Elle aurait tout de même préféré sa chambre au château car là bas, elle était sûre d'avoir un toit et d'être logée à un confort plus qu'appréciable. Elle quitta du regard Nicolaï pour tenter d'apercevoir les premières étoiles ; il faisait suffisamment nuit pour les voir. En regardant le ciel, Sudhamayi s'accorda quelques instants de rêveries, puis elle reporta à nouveau son attention sur le chevalier. Même dans les ténèbres nocturnes, la couleur de ses protections reflétaient une lumière pâle et douce.
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Nicolaï KalonErc'h

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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mar 5 Jan - 7:14

Sudhamayi paraissait ravie qu’il est imité son salut. Puis elle parut surprise quand il lui demanda de ne plus l’appeler : « Sir ». Se qui intrigua le plus Nicolaï dans son comportement, se fut la fascination qu’elle semblait éprouver pour son épée. C’était bien la dernière chose à laquelle il s’était attendu.

Au final, elle parut à la fois énervée et déterminée quand elle prit la parole pour lui dire que jamais elle n’accepterait qu’on lui mente. Nicolaï écouta Sudhamayi parler. Il avait bien fait de ne pas lui mentir. Encore une fois, la solution que lui avait soufflé son instinct était la bonne. Il ne voulait pas lui mentir, mais il ne pouvait pas se permettre de lui dire qui il était et d’où il venait. Dans le meilleur des cas, elle l’aurait regarder droit dans les yeux, puis aurait soit éclaté de rire, soit elle l’aurait traité de sorcier.

Sorcier. L’insulte suprême pour un KalonErc’h.

Nicolaï lui sourit quand elle le regarda dans les yeux. Elle parvenait à soutenir son regard. C’était l’une des seuls qui y était jamais parvenue. Elle ne paraissait pas tout à fait à l’aise face à son regard acier, mais elle ne baissa pas les yeux. Se fut Nicolaï qui le fit. Il se sentait fautif. Sudhamayi parlait d’elle en toute liberté. Pour lui, c’était comme s’il la trahissait en se taisant.

-Je ne peux pas te dire d’où je viens pour le moment. Je préfère attendre un peut. Se n’est pas que je ne te face pas confiance. C’est seulement que si tu l’apprend tout de suite, je ne sais pas comment tu pourrais réagir. C’est plus improbable que se que tu pourrais imaginer.

Comme il l’avait pensé, Sudhamayi n’était pas originaire de ce pays. Elle venait de le lui avouer elle-même. Pourtant, elle connaissait mieux la région que lui et son aide ne pourrait que lui être utile.

« Je suis bien lasse de ce pays, mais vous rencontrer m'a fait un bien immense. J'ai cru apercevoir ce qui semblait être une auberge dans la direction opposée, voulez-vous qu'on aille vérifier ? »

Nicolaï regarda autour de lui. La nuit allait bientôt tomber et sans torche, ils risquaient d’errer un long moment, formant alors une cible parfaite pour des bandits.

-Allons-y, dit Nicolaï. Il vaut mieux avoir un toi au dessus de nos tête quand il fera complètement nuit.

Le jeune homme se dirigea vers sa monture et plongea la main dans l’un des sac attaché à se selle pour en retirer une bourse. Il s’approcha ensuite de Sudhamayi et lui prit doucement la main pour y déposer deux lourdes pièces d’or. La monnaie cygnacs était, tout comme le casque, marquée du grand cygne sur l’une de ses face. Sur l’autre se trouvait le profil fier et altier du roi Wodon GwadPadal dont le nom figurait sur le contour de la pièce.

Dans son monde, n’importe qui pouvait savoir dont provenait cette pièce. Cet or portait la marque du Royaume du Cygne. Mais pour Sudhamayi, la pièce ne serait qu’une curiosité de plus à mettre sur une liste qui se faisait déjà longue.


-Cela suffira-t-il pour payer un repas et deux chambres pour cette nuit, demanda-t-il à Sudhamayi.

Devant le visage de la jeune femme, Nicolaï comprit que ces deux pièces seraient largement suffisante pour payer leur nuit dans l’auberge.

-Allons-y, décida-t-il.

Il proposa son aide à Sudhamayi pour l’aider à remonter à cheval.

Plus le temps passait, plus Nicolaï estimait qu’il ne pouvait pas laisser la jeune femme ainsi. Il lui devait des explications. Il les lui donnerait, mais pas tout de suite. Seulement quand ils seraient en train de prendre leur repas et que son ventre plein diminuerait son appréhension face à la révélation qu’il devrait faire.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Sam 9 Jan - 14:15

La petite jeune femme timide qu'elle était s'efforçait de soutenir ce regard froid mais lui, chevalier brave - sûrement ! - fit l'inverse, comme coupable. Son geste s'accompagna de paroles explicatives, mais Sudhamayi avait garanti qu'elle ne poserait pas de questions. La seule chose qu'elle ne tolérerait pas serait le mensonge. Malgré sa curiosité croissante et les questions qu'elle se posait suite aux nouvelles paroles du jeune homme, elle se retint. A un moment, elle crut que comme elle, Nicolaï devait cacher des pouvoirs magiques. Quelle idée absurde ! Mais déjà, la solitude pèserait moins. Cela ferait tellement plaisir à la jeune femme de rencontrer quelqu'un qui soit plus ou moins comme elle ! Une simple coutume, un semblant de pouvoir, n'importe quoi ! Elle payerait cher rien que pour si peu. . .

Pour l'heure, Nicolaï semblait méfiant et l'heure n'était pas, selon lui, aux aveux. Après avoir observé les lieux, le chevalier alla chercher deux pièces d'or. Il saisit ensuite la main de la jeune femme, un contact qu'elle n'apprécia pas mais elle sut restée polie et cacher son ressentiment. En Orcanie et chez lui peut-être, la pudeur n'était pas aussi présente qu'en Inde. Depuis longtemps elle acceptait ces petits contacts, tentant de s'habituer tant bien que mal. Elle oublia bien vite ces vroutilles à la vue des ronds dorés si différents de tout ce qu'elle avait put voir jusqu'alors ! Des pièces, elle en avait vu tellement, mais de pareilles, jamais ! De plus, sa connaissance sur les souverains et les différents titres qu'ils s'accordent en fonction des pays était étendue. Une fois de plus, cet étrange chevalier réussit à piquer la curiosité de cette jeune femme, comme si il lui faisait manger un plat épicé : c'est surprenant, ça pique, et même si on sait de quoi il s'agit, on se demande souvent ce que cela peut être sur le coup de la surprise. Plutôt que de trop observer la monnaie cygnac, Sudhamayi se laissa aider par Nicolaï afin de retourner sur sa monture.

Les pas des chevaux étaient assez audibles dans le silence du soir. Pour plus de discrétion, elle remit sa capuche sur son front et entama le voyage. Les souffles se faisaient blanc contre l'air glacial et rien n'était éveillé à cette heure là, sauf les bandits et les légendes. C'était le moment que choisissaient les fantômes pour se promener, terrifiants les petits et les grands. Sudhamayi croyait aux esprits, seulement elle pensait qu'ils n'étaient pas que nocturnes et qu'ils sortaient le jour aussi. Les brigands en revanche attendent les ténèbres pour agir et eux, elle les craignait. Désarmée et sans aucune science du combat, elle se rendait mieux compte de son erreur. Si Nicolaï n'avait pas été là, l'insouciance de la belle aurait put être aggravée car elle aurait tenté le retour jusqu'au château au lieu de préférer la prudence et s'arrêter dans un endroit sûr.

Après plus d'un quart d'heure de route, on pouvait apercevoir la lumière des villages. Le décor blanc qu'apportait la neige et ce contraste de luminosité était agréable à voir et rassurant pour des voyageurs de nuit, surtout aussi faibles que Sudhamayi.


« Nous sommes bientôt arrivés, dit elle à Nicolaï. »

Ils continuèrent à dos de cheval pendant un moment, jusqu'à ce qu'ils puissent voir le "panneau" ( j'ai oublié comment ça s'appelle ) représentant une auberge. Ils attachèrent leurs chevaux dans l'écurie avant de se rendre dans l'établissement. La devadasi, trop timide pour prononcer un mot devant une telle foule ( seule la moitié des tables étaient pleines mais c'est trop pour cette jeune femme ) elle remit l'argent à Nicolaï et le laissa expliquer la situation. Sudhamayi avait prit place dans un coin discret sans ôter la capuche de sa tête. Elle comprit que tout était bon quand le chevalier revint et que quelqu'un sortit pour nourrir les montures. Dès qu'il s'assit à son tour elle lui demanda :

« Y a-t-il de la neige chez vous ? Pour ma part, c'est la première fois que j'en vois. »

Avant, la jeune femme avait noté l'emploi du tutoiement chez Nicolaï. Elle ne sut pas en faire autant car elle il lui fallait un certain temps et une certaine confiance avant de parvenir à en faire autant. Une jeune aubergiste à l'air aguicheur vint pour prendre leur commande. Apparemment, le chevalier cygnac lui plaisait, mais cet étrange couple l'intriguait. Comme tout le monde ici, elle semblait perplexe. Certains osaient même parler tout bas, à l'insu des deux jeunes gens.

« Je voudrais un bouillon de légumes s'il vous plaît. »

La serveuse lui fit répéter car elle parlait trop doucement et sourit face à la timidité de Sudhamayi. Rien de méchant, mais finalement ces deux-là n'allaient pas causer de problèmes dans son auberge !
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Dim 10 Jan - 5:12

Nicolaï se laissa guidé par Sudhamayi à travers la plaine froide. La jeune femme avait resserrer autour d’elle sa cape et remis sa capuche en place. Furtivement, il observa la silhouette qui le précédait, se demandant s’il n’avait pas dit ou fait quelque chose qui lui aurait déplut. Peut-être aurait-il dut lui dire toute la vérité tout de suite. Elle savait à présent qu’il lui cachait quelque chose et n’aurait pas envers lui la même confiance qu’au début. Cette idée n’était pas agréable. Sudhamayi était la première personne qu’il rencontrait dans ce monde. Elle l’aidait en lui indiquant la route d’une auberge où il pourrait se reposer et l’aiderait très certainement plus encore. Il lui devrait la vérité complète et entière.

Le jeune homme fixa autour de lui le paysage. A peut de choses prêt, il se serait crut de retour chez lui, à Florissant, durant la période hivernale. C’était son moment préférer. Celui ou les envahisseurs nordiques étaient maintenu au nord par la neige qui bloquaient les cols des Pics Blanc.

Il se passa quelques minutes qui parurent bien longues au jeune chevalier. Mais rapidement, les lumières d’un village apparurent. Sudhamayi s’arrêta devant un bâtiment construit sur trois étages. Au dessus de la porte pendait un écriteau indiquant Auberge du Dernier refuge (vive Lancedragon) ils menèrent leurs montures jusqu’à un poteau ou ils attachèrent les rênes de leurs montures, puis pénétrèrent dans l’établissement. Nicolaï récupéra se qui pouvait avoir beaucoup de valeurs sur sa selle : la bourse très bien garnie, son écu et son heaume. Il passa la bourse à sa ceinture, son écu dans son dos et cala sous son bras son casque orné du cygne royal aux ailes déployées. Puis, il suivit la jeune femme dans l’établissement.

Plusieurs tables parallèles s’étendaient entre la porte et un comptoir. Les tables étaient seulement à moitié occupée, mais la serveuse, une jeune femme aux cheveux roux et bouclé avait déjà beaucoup de travail. Elle slalomait avec une grande agilité entre les tables, évitant avec une adresse indéniable les mains tendues par les clients pour l’attraper au passage.

Sudhamayi le laissa expliquer la situation à la serveuse, puis alla s’installer à une table un peut plus loin. Elle prit place dans une table située dans un coin discret. Décidément, la jeune femme était bien timide. Elle devait certainement souffrir le martyr car leur entré n’était pas passée inaperçue. En effet, entre une jeune femme d’apparence noble qui portait une cape à capuchon rabattue sur son visage et un chevalier armé de pied en cape de plaques de métal et armé d’une épée ornée d’une grosse pierre bleu, sans compté le grand dragon azur sur fond blanc brodé sur la cape de Nicolaï. Ils ne pouvaient pas passer inaperçus.

Le jeune chevalier s’approcha de la serveuse.

« Bonsoir, nous aimerions deux chambres, déclara-t-il. Ainsi qu’une place dans vos écuries pour chacun de nos chevaux. »

La serveuse semblait plus intéressée par lui que par se qu’il venait de lui demander. Elle était mignonne, mais Nicolaï n’avait pas la tête à cela pour le moment. Il leur fallait un endroit où dormir.


« Deux chambre ? Vous et cette demoiselle n’êtes pas ensemble ? »

« Non. Avez-vous des chambres libre ? »

La jeune femme lui accorda un sourire ravit. Nicolaï nota pourtant un élément important. Elle regardait son nez, sa bouche, son front, mais pas ses yeux. Ils devaient la mettre mal à l’aise, comme la plupart des personnes.

« Oui, j’ai cela. Y a-t-il quelque chose d’autre pour votre service ? »

« Le dîné et le petit déjeuné, dit simplement Nicolaï en lui glissant une pièce dans une de ses mains. »

Elle observa l’or avec étonnement. On avait pas dut souvent lui offrir autant pour aussi peut. Son hôte n’était pas n’importe qui et elle allait faire se qu’elle pouvait pour accomplir son service aussi efficacement que possible. La jeune serveuse fit signe à un petit garçon et lui donna quelques instructions. Le garçon partit en courant.

« On s’occupe de vos chevaux. Vous pouvez aller rejoindre votre amie, dit-elle. »

Nicolaï hochas la tête et se dirigea immédiatement vers la table qu’occupait Sudhamayi. Elle se tenait aussi droit et digne que possible. Mais les regards intrigué dont les deux jeunes gens étaient les cibles étaient toujours aussi insistant. Quand Nicolaï fut face à Sudhamayi, il posa son casque sur la table, appuya son écu contre le dossier de la chaise et dégagea sa Faneras afin que tous ceux qui les observaient comprennent parfaitement que lui en tout cas était armé et qu’il savait se servir de son arme. Cela ne mangeait pas de pain d’être parfois un peut sur la défensive et leur éviterait peut-être d’être attaqué dans leur sommeil.

A peine fut-il installé que Sudhamayi lui posa une question. Il se demanda pendant quelques secondes si elle ne se moquait pas de lui avant de se souvenir enfin qu’il n’était plus dans le Royaume du Cygne, mais dans un autre monde. En effet, si cela n’avait pas été le cas, elle n’aurait jamais poser une pareille question.

« Oui, il y a souvent de la neige là où j’habite. Le duché de Florissant dont je viens est surnommé dans le royaume le ‘‘duché blanc’’. Nous avons souvent de la neige. Tout les hivers en fait. »

Il avait conscience que plus il parlait de l’endroit d’où il venait, plus la curiosité de Sudhamayi était aiguisé et plus elle attendrait ses explications. Il allait falloir qu’il lui donne rapidement une explication. La vrai explication car jamais elle ne lui pardonnerait un mensonge. Mais avant qu’il n’est eu le temps de dire quoi que se soit, la serveuse était arrivée pour leur demander se qu’ils désiraient manger.

Sudhamayi commanda un bouillon de légumes. Afin d’être certain de ne commettre aucune bavure, Nicolaï demanda la même chose. La jeune aubergiste semblait toujours autant s’intéresser à lui et Nicolaï faisait tout se qu’il pouvait pour ne pas donner à cette jeune femme de faux espoirs.

Elle fini par se retirer et ramena deux assiettes à soupe remplie et compactes.

Nicolaï mangea un peut de ce bouillon. Il le trouvait bon, voir même très réussi. Mais comme d’habitude, il n’avait pas beaucoup d’appétit. En fait, presque pas d’appétit. Au bout de trois cuillères, il n’eu plus faim. Pourtant, il ne voulait pas risquer d’attirer plus l’attention sur eux.

Sudhamayi avalait elle aussi le contenu de son assiette.

« Tu dois avoir de nombreuse questions, dit Nicolaï en fixant ses yeux sur la jeune femme. J’estime que je te dois des réponses aussi je vais tout te dire. Pose tes questions. Quels qu’elles soient, j’y répondrait. »

Peut-être faisait-il une bêtise à ce moment, mais c’était trop tard. Les mots étaient sortit de sa bouche et il n’avait pas vraiment l’envie de revenir en arrière. C’était maintenant qu’il allait savoir si oui ou non, Sudhamayi allait pouvoir l’aider, si elle allait se moquer de lui, le traiter de sorcier ou le croire. Il espérait sincèrement que se soit le dernier cas de figure qui se produise.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Lun 25 Jan - 14:24

Pour la jeune femme, imaginé la provenance de Nicolaï n'était pas chose aisée. Avoir de la neige chaque année. . . Cela ne différait pas de l'Orcanie, il ne devait pas venir de très loin. Si elle savait ! Ne connaissant que la carte de son monde, l'indienne s'y référait logiquement, et ne connaissant pas à ce jour le continent américain, elle pourrait aussi croire que son interlocuteur venait de ce désert blanc, entre l'Europe et l'Asie. Avant qu'elle ne puisse reposer d'autres questions, la serveuse avait ramené leur commande. Il était drôle de constater que cette belle rousse s'éprenait du bel homme, mais elle évitait de trop insister sur ses yeux. Ce regard d'acier avait tôt d'impressionner quiconque cherchait à les soutenir ! Même si il n'avait rien de méchant, il demeurait intriguant et froid.

Elle commença à manger le bouillon avec appétit. Non pas comme une morfale, mais étant amatrice de légume, et amatrice de nourriture tout cours, elle ne faisait pas la fine bouche. Ce petit ventre d'oiseau devait contenir l'estomac de dix ours ! Malgré qu'ici elle mange moins, son appétit restait assez conséquent. Danseuse plus que dans l'âme, Sudhamayi n'avait pas arrêté ses entraînements et trouvait toujours un instant pour les appliquer. Le fait qu'elle soit dans un pays aux coutumes différentes des siennes, Sudhamayi n'était pas parvenue à changer totalement son quotidien, et arrêter la seule chose qui lui plaise passionnément, après ses dieux, seraient lui retirer une partie d'elle-même.

Elle s'arrêta de manger quand le beau Nicolaï annonça :


« Tu dois avoir de nombreuse questions. J’estime que je te dois des réponses aussi je vais tout te dire. Pose tes questions. Quels qu’elles soient, j’y répondrait. »

En parlant, il l'avait fixer. Peureuse comme il n'est possible de l'être, Sudhamayi avait détourné le regard, rougissant de plus belle. Mais d'où lui venait cette fichue timidité ? Nicolaï n'était pas un monstre ! D'une voix encore plus petite qu'à son habitude, elle dit :

« Je suis confuse. . . Pardonnez-moi Nicolaï. »

Elle reprit ses émotions, toujours sans regarder le bellâtre. Sudhamayi détestait l'impolitesse, et par dessus tout elle s'en voulait d'être aussi irrespectueuse ! Elle qui avait prit des coups plus jeune pour apprendre les bonnes conventions, elle déshonorait son éducation et ceux qui la lui avaient inculquée. A cette pensée, la jeune femme reprit suffisamment de courage pour faire face à Nicolaï, le fixer à son tour sans confrontation. La rencontre avec de ses prunelles d'émeraude contre ces prunelles d'acier étaient bien plus difficile pour Sudhamayi qu'elle ne l'aurait cru. Son propre regard était un peu fuyant au début, jusqu'à ce qu'elle puisse s'adapter et le soutenir pleinement.

« D'où venez-vous ? demanda-t-elle calmement. »

Enfin ! Elle y était parvenue ! Articuler, parler, émettre des sons ! Elle pouvait même reconnaître que finalement, le regard de ce chevalier n'était plus aussi effrayant qu'au début ! Elle prit même à se demander à quoi ressemblait Nicolaï lorsqu'il souriait. . . ce dont elle était sûre, c'est qu'il devait être beau et agréable. Ses pensées prirent fin lorsqu'un homme un peu saoul débita des paroles sans sens ; elle ne le voyait pas mais entendait son breton mal parlé, saccagé de vulgarité. Quelqu'un vint pour le calmer, et ce fut à nouveau le calme. Sudhamayi avait couché avec tellement d'homme qu'à force, elle ne se choquait plus de leurs défauts.

Alors que la neige recommençait à tomber, elle fut contente d'être au chaud, auprès d'une personne aimable, malgré qu'elle soit trop intrigante pour cette grande curieuse. Même si elle taisait ses pensée, Sudhamayi était rassurée d'être auprès d'un chevalier tel que son interlocuteur car jamais elle n'aurait put rentrer seule dans ce bar. Le fait qu'elle mette son armement légèrement en valeur ne l'avait même pas dérangée : au moins, tous étaient au courant qu'ils ne voulaient pas être dérangés par n'importe quoi. La gentille serveuse épiait discrètement ce couple qui n'en était pas un, peut-être pour saisir sa chance depuis qu'elle savait que Nicolaï et Sudhamayi n'étaient pas ensemble. Cela ne dérangeait pas l'indienne, qui semblait oubliée petit à petit les présences non désirées autour d'elle. Les femmes pouvaient bien désirer être à sa place et parler à Nicolaï, les hommes pouvaient bien se permettre de la toiser sans gêne ; seul le chevalier avait son attention, ainsi elle se fichait de l'environnement dans lequel elle était et son bol encore remplit et chaud.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mar 26 Jan - 7:29

Le jeune chevalier regarda Sudhamayi manger pendant un moment. Lui-même n’avait plus faim. Bien que son assiette ne soit pas encore à moitié vide, il ne supportait déjà plus l’idée d’en reprendre rien qu’une simple cuillère. Il ne faisait pas le difficile. Bien sur les plats qu’on préparait à la Citadelle de Florissant étaient bien meilleur que ce simple bouillon. Mais il avait manger bien pire pendant les deux campagnes auxquels il avait participer alors qu’il était encore écuyer. Rien ne pouvait être plus mauvais que le pain de guerre rassit. Non, s’il ne mangeait plus, c’était juste qu’il n’avait plus faim.

Nicolaï avait conscience de la confusion dans laquelle devait se trouver Sudhamayi. Il avait fait son mystérieux pendant tout le temps qu’ils avaient passé depuis leurs rencontre et voilà qu’il lui annonçait d’un coup qu’il allait répondre à toute les questions qu’elle voulait lui poser. En plus de cela, le fait de la fixer ne devait pas arranger les choses. La jeune femme semblait très timide et lui avait parfaitement conscience qu’il était difficile de soutenir son regard. Il pouvait bien mettre toute la douceur du monde dans ses yeux, il paraissaient toujours aussi glacées. Même les quelques amis qu’il avait à Florissant avaient parfois du mal à croiser ses yeux. Qu’ils l’aient vu s’effondrer sur une table ivre mort après avoir fêter son accession au rang de Chevalier de l’Épée ou qu’ils aient participer avec lui à des corvée pour avoir voler des tartelettes au citron quand ils étaient petit, rien n’y faisait. Personne ne soutenait bien longtemps ses yeux. On baissait le regard ou on regardait une autre partie de son visage.

Sudhamayi ne faisait pas exception. Elle ne le pouvait d’ailleurs pas. Déjà d’une grande timidité, comment aurait-elle put surpasser sur ce points des gens que Nicolaï connaissait parfois depuis plus de dix ans. Elle ne le pouvait pas. Pourtant, il attendait qu’elle parle. Qu’elle lui pose des questions. Ou même une seule question. Il pourrait se soulager de se qui le pesait. Il pourrait tout lui dire. Elle le prendrait peut-être pour un fou, un sorcier, un menteur. Peut-être ne voudrai-t-elle plus entendre parler de lui, pensant qu’il lui aurait mentit. Mais au moins, il aurait été honnête et n’aurait pas eu cette impression honteuse de cacher quelque chose à une personne que s’était ouverte à lui.


« Je suis confuse. . . Pardonnez-moi Nicolaï. »

Le jeune homme allait lui faire une remarque comme quoi elle n’avait pas à s’excuser. Que c’était naturel d’être ainsi déstabilisée avec ses changements de décisions qui semblaient sans queue ni tête. Même intérieurement, le jeune homme commençait sérieusement à se demander s’il y avait la moindre logique dans son esprit.

Pourtant, il ne dit rien. Sudhamayi semblait faire un effort considérable pour surpasser sa timidité. Lui dire quelque chose tout de suite serait manquer de respect à se qu’elle tentait de faire de toute ses forces. Il aurait put tout gâcher d’un seul son. Le jeune homme se tenait donc parfaitement immobile, les yeux posé sur la jeune femme, n’osant presque plus respirer de peur de déranger Sudhamayi dans ses efforts.

Puis, son cœur décolla dans sa poitrine. La jeune femme avait lever les yeux. Elle avait fixer son regard émeraude dans le sien et ne le lâchait plus des yeux. Elle sembla au début avoir un peut de mal à soutenir son regard et il se passa un temps ou elle resta silencieuse et aussi immobile que lui. Elle n’en avait sans doute pas conscience, mais elle venait d’offrir à Nicolaï l’un des instant les plus heureux de sa vie. Il allait parler normalement avec quelqu’un. Les yeux dans les yeux, comme tout le monde. L’envie de la prendre dans ses bras pour la remercier de cet instant fut très fort, mais il se containt.


« D'où venez-vous ? demanda-t-elle calmement. »

Première question. Cruciale. En fait, il allait devoir tout lui raconter.
Il ne cligna même pas des yeux de peur de perdre ce si précieux contacte. La serveuse qui le dévisageait avec envie, les client plus ou moins ivres qui gesticulaient, parlaient fort ou jetaient des regards envieux à Sudhamayi. Il s’en moquait complètement. Tout se qui comptait c’était les deux émeraudes qui brillaient sur le visage de la jeune femme assise en face de lui.

Nicolaï se pencha légèrement en avant pour être certain que personne n’entendrait. Sans pour autant détacher son regard de celui de l’indienne. Elle avait eu trop de mal à le regarder ainsi pour qu’il réduise ses efforts à néant en fermant les yeux ou en détournant le regard.


« J’espère que vous croyez en la magie, dit Nicolaï. Dans le cas contraire, vous risquez de ne pas apprécier se que je vais vous dire. »

Il commença alors son récit.
Le Royaume du Cygne, sa patrie. Douze duchés, dont celui de Florissant. Le siens et celui sur lequel il serrait amener à régner un jour. La manière dont le Royaume avait trouvé son unité pour résister à l’attaque de Viktor Von Erkuf, le terrible et cruel Roi-Vampire. Les combats que livraient les soldats de Florissant pour maintenir les barbares des Terres Gelées au-delà des Pics Blancs qui formaient la frontière nord du royaume.
Enfin, il lui expliqua aussi bien qu’il put la découverte des mages de l’Académie de Benklys. Le voyage par le Pont des Mondes. La décision du roi Wodon GwadPadal d’envoyer dans ce nouveau monde des émissaires qui pourraient y établir des relations diplomatiques et enfin, son arrivée et les premières heures qu’il avait passé en Orcanie.


« Voilà, conclu-t-il. La suite tu la connais. Lorsque je me suis rendu compte que quelqu’un me suivait, je suis venu, prêt à en découdre vers toi. »

Nicolaï fini par se taire. Un léger silence succéda à ses paroles. Sudhamayi ne dit rien, silencieuse, elle se contentait de le regarder dans les yeux. Le croyait-elle ? Il n’en était pas certain. Nicolaï attendait qu’elle parle. Il voulait entendre le son de sa voie. Qu’elle se mette à crier qu’il mentait ou pas. Mais qu’elle dise quelque chose.

Durant tout le temps de son récit, Sudhamayi avait continuer à regarder Nicolaï dans les yeux sans détourner une seule fois le regard. Le jeune homme fini par céder. Il y avait quelque chose qu’il voulait faire. Sans détacher ses yeux de ceux de la jeune femme, il prit une de ses mains. Elle eu un réflexe qui fut celui de se dégager. Mais Nicolaï tenait fermement cette main. Fermement, mais avec une douceur et une délicatesse extrême. Toujours avec la même délicatesse, il la monta jusqu’à son visage et déposa un léger baiser sur les longs doigts fins de la jeune indienne.


« Merci, dit-il simplement. »

Toujours sans la quitter des yeux, il reposa délicatement sa main sur la table.

Puis, fait exceptionnel pour ceux qui le connaissaient, le visage de Nicolaï se fendit d’un grand sourire. Pas un simple haussement d’un coin de ses lèvres. Non. Un vrai sourire qui dévoilait ses dents blanche au regard de la jeune femme.


« Merci, répéta-t-il encore. »

Il ne savait comment exprimer autrement se qu’il ressentait. Sudhamayi lui avait offert l’une des seule vraie conversation qu’il ai jamais eu. Elle l’avait regarder dans les yeux, avait soutenu son regard et parler avec lui. C’était bien plus que bien des gens qu’il connaissait. S’il s’était écouté, il l’aurait serrée dans ses bras. Mais l’idée que la jeune femme puisse ne pas apprécier le freina. Il fallait déjà savoir se qu’elle allait faire.

Nicolaï attendit, patiemment et calmement qu’elle prenne la parole, son sourire toujours sur le lèvres.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mar 26 Jan - 15:13

Le jeune homme se rapprocha, les regards alentours furent encore plus interrogateurs. Cette fois-ci, il n'était plus question de baisser les yeux. Nicolaï n'avait pratiquement pas cligner, ce qui rendait son regard encore plus intense ainsi qu'impressionnant, mais l'indienne n'en fut pas démontée. Au contraire, elle chercha les preuves de la véracité du récit, et elle ne put qu'en trouver la vérité. Seul deux options étaient plausibles : ou bien Nicolaï était un menteur extrêmement doué, ou alors il disait vrai. Trop crédule, Sudhamayi ? Elle préféra le laisser terminer, se représentant bien la sauvagerie d'un roi assoiffé de sang, elle en eût même des frissons. Dans le champs de bataille, elle imagina Nicolaï fort et brave, défiant de son regard d'acier quiconque voulait l'attaques ; barbares ou vampires aucun ne parvenait à enfreindre la protection et le courage qu'il portait comme de beaux vêtements.

Ce qui surprit la jeune femme fut tout d'abord la présence de magie. Rêvait-elle les mots de Nicolaï ? Il était certes séduisant et charismatique, mais elle ne devait pas se laisser aller à croire n'importe quoi. Pourtant, le murmure grave de la voix de cet étranger ne mentait pas. . . elle reconnaissait facilement lorsqu'on lui mentait, les hommes n'avaient plus de secrets pour elle depuis longtemps ! Cette histoire de Pont avait beau être incroyable, elle ne parvenait pas à contredire son interlocuteur puisqu'elle croyait en ses mots ! Et comme elle aimerait visiter cette académie mystique ! Cela voudrait dire que quelque part, il y avait des gens " comme elle ". Elle remercia intérieurement les dieux d'avoir fait leurs chemins se croiser, alors qu'il achevait son histoire.

Sudhamayi eut un faible sourire lorsqu'il évoqua la façon et les attentions qui l'avait conduit jusqu'à elle, se remémorant sa frayeur d'un court moment. . . Seulement, à tout cela, elle ne trouva rien à redire. Alors elle resta sans voix, tandis que celle de Nicolaï résonnait encore un peu dans son esprit, de façon rassurante. Le sourire s'était depuis un moment dissipé de ses lèvres alors que la gêne risquait de s'installer encore, mais le chevalier la brusqua trop soudainement, saisissant sa main qu'elle avait essayé de défaire ; en Inde, un contact aussi direct était mal vu, n'ayant pas reçu de baises-main jusqu'à présent elle faillit en être choquée, jusqu'à ce qu'elle se souvienne de ces grandes dames qui les acceptaient avec courtoise. Sudhamayi finit donc par accepter l'étreinte ferme, mais pas trop tout de même, et laissa Nicolaï y déposer un baiser sans qu'elle ne se plaigne. En contrepartie, elle ne sut cachée à nouveau le rouge qui montait à ses joues hâlées, plus difficile à contenir lorsqu'elle soutenait les perles métalliques de ce chevalier. Il finit par redéposer sa main, qu'elle ramena avec l'autre sur ses cuisses. Il l'avait remercier sans qu'elle ne comprenne pourquoi. L'indienne devinait plus ou moins la raison de cette gratitude et ne lui retourna aucunes questions à son seconde remerciement, cette fois-ci accompagné d'un sourire. A fleur de peau, elle ne put s'empêcher de sourire elle aussi.

Comme elle le pensait, les traits de Nicolaï perdait cette gravité séduisante pour laisser place à un charme singulier et doux. Elle savait qu'il serait beau en souriant, elle ne fut pas déçue ni détrompée. Elle observait encore sourire, se disant qu'il fallait bien qu'elle donne ses impressions sur cette étrange histoire.


« Je vous crois Nicolaï, et vous me voyez ravie de vous voir enfin serein. »

Elle appréciait ce sourire naturel que les personnes qui se montrent froides affichent à de rares élus, Sudhamayi avait comprit cela. Depuis leur rencontre, il avait été très distant avec elle mais il avait finit par lui faire confiance, ce sourire illuminé en était la preuve.

« Je vous confie que moi-même, j'ai quelques dons en magie. Malheureusement, cela est considéré comme sorcellerie dans ce pays, alors je vous souhaite de ne pas être découvert par des personnes mauvaises ou trop garantes de leur foi. »

En prononçant cette dernière phrase, la devadasi avait baissé d'un ton, se rapprochant encore un peu de Nicolaï. Elle était inquiète et ne faisait confiance en personne sur ce point là. La peur d'être involontairement entendue s'était agrippée à elle et elle osa jeté un regard furtif autour d'eux. C'est à peine si elle fit attention aux vilains indiscrets qui les observaient encore.

« A mon tour si vous le désirez, je vous parlerai de moi, mais pour l'heure il se fait tard, dit-elle en se levant. Je vous souhaite une bonne nuit. »

Elle récupéra la clé de la chambre auprès du jeune homme et le salua ensuite, les mains jointes près de la poitrine et le buste incliné, avant de s'en aller dans sa chambre. Sudhamayi commençait a être prise par le sommeil, et se forcer à veiller en discutant ne lui était pas agréable. Sonhorloge biologique bien réglée, la jeune femme sombra paisiblement dans le royaume des rêves.


___________________


La nuit passée dans cette chambre avait été assez agréable dans l'ensemble. Les draps étaient propres, les couvertures assez épaisses. Malgré que la pièce fut petite, cela suffisait. Seule la toilette à l'eau froide était dure à supporter ! Matinale, le soleil n'était pas encore levée dans ce ciel sombre et hivernal quand Sudhamayi descendit prendre un petit déjeuner. Le feu réchauffait suffisamment le réfectoire lorsqu'elle s'installait. La seule chose qu'elle espérait, c'était que Nicolaï ne soit pas déjà parti.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Jeu 28 Jan - 3:16

Nicolaï fut heureux d’entendre Sudhamayi lui dire qu’elle le croyait. Qu’elle lui faisait toujours confiance. C’était pour lui quelque chose de très important. Plus encore, elle avoua qu’elle possédait elle-même un certain pouvoir. Le jeune chevalier fut en revanche très étonné qu’ici, dans ce monde, la magie ne soit un tabou. Un éclair d’inquiétude passa dans son esprit concernant le sort réservé à l’émissaire de Benklys. Le duc avait en effet envoyer un mage de haut niveau pour représenter son duché par delà l’un des ponts qui avait été découvert. Mais, pragmatique, le jeune homme se dit que quoi qu’il arrive, il ne pouvait rien faire pour cet homme. D’autant plus qu’il n’était même pas certain que le mage se soit retrouvé dans ce monde.

Il fut déçus quand la jeune femme lui annonça qu’elle avait envie de monter dormir. Nicolaï aurait aimé continuer cette conversation. Pourtant, conscient que, s’il n’avait pas besoin de beaucoup de sommeil, se n’était pas le cas de tous, il donna sa clef à la jeune indienne.

Rapidement après qu’elle l’est saluée, il s’asséna trois gifles mentales. L’une pour avoir prit la main de la jeune femme. L’autre pour l’avoir gardé alors qu’elle avait voulut se dégager et la troisième pour ne pas avoir penser à cela avant de passer à l’acte et sembler aussi brusque que goujat. Quel espèce d’idiot il faisait. Il n’était plus dans le Royaume du Cygne. Il n’était plus dans son monde et ce genre d’attention ne se justifiait sûrement en rien ici. Ou bien Sudhamayi faisait preuve d’une timidité extrême ou son attitude avait offensé la jeune femme.


« Vous n’avez pas aimer mon bouillon ? »

Nicolaï leva les yeux pour apercevoir la jeune serveuse rousse qui se tenait juste à côté de lui, l’air peinée devant la vision de l’assiette du jeune homme qu’il avait à peine entamer. Le jeune homme fixa ses yeux sur la serveuse.

« Non. Je vous assure, il était délicieux. C’est uniquement que je n’es jamais eu beaucoup d’appétit. »


La jeune femme lui accorda un sourire ravie et s’approcha un peut plus de Nicolaï. Le chevalier se sentit soudain mal à l’aise. Elle était trop proche de lui à son goût. Il se demanda un instant pourquoi la proximité de Sudhamayi ne produisait pas cet effet sur lui.

« La dame a tout dévorer en revanche, fit-elle remarquer. »

La jeune femme récupéra l’assiette de Sudhamayi et celle de Nicolaï, puis s’éloigna en jetant une nouvelle oeillade à Nicolaï. Celui-ci ne mit pas très longtemps à prendre le chemin de sa chambre, parfaitement conscient des plaisanteries graveleuses qu’on lançait dans son dos à propos des charmes de la jeune indienne. S’ils savaient quel était la nature du jeune cygnacs à Sudhamayi, ils ne riraient pas ainsi. Il ne riraient pas non plus s’ils savaient qui était ce chevalier qui gravissait les escaliers. C’était là une nouvelle preuve pour Nicolaï qu’il n’était plus chez lui. n’importe où dans le royaume on savait qui il était. Le fils adoptif de Gwutha KalonErc’h, futur duc de Florissant, héritier de la couronne d’argent d’Estaroth. De plus, les yeux métalliques du jeune homme étaient aussi célèbres que lui. Dans son royaume, personne n’aurait poser la moindre question, ni lancer le moindre commentaire.

Nicolaï ne savait pas s’il devait s’en réjouir ou au contraire laisser la mélancolie l’envahir. D’un certains côté, cette discrétion dont il jouissait ici était une véritable cure d’anonymat. Pourtant, il aurait aimer se savoir dans les murs épais de la Citadelle ou dans une des auberges de Florissant avec ses amis. Même Mehoud, le mage de Benklys commençait à lui manquait. C’était pour dire.

Arrivé à l’étage, le jeune homme marqua un léger temps d’arrêt devant la porte de la chambre de Sudhamayi. Il hésita à frapper à la porte pour s’expliquer avec la jeune femme et lui présenter ses excuses pour l’avoir mise mal à l’aise. Le jeune homme leva le poing pour frapper à la porte, mais s’arrêta avant de donner un coup sur le battant de bois. La seule idée de se retrouver devant les yeux émeraudes de la jeune femme le mettait mal à l’aise. Cherchant une excuse pour ne pas taper à la porte, il fini par se dire que la jeune indienne devait très certainement dormir et qu’il serait impolis de la déranger. C’est donc après quelques minutes passées immobile devant la porte que Nicolaï fini par gagner sa propre chambre. Elle était meublée simplement. Sobre, mais confortable.

Il retira enfin son harnois et son haubert avant de déposer sa Faneras sur le sols. Pourtant, malgré la confiance que lui inspirait l’auberge et les portes des chambres, il glissa sous son oreiller un poignard avant de s’allonger. C’était Gwutha qui lui avait apprit à prendre cette précaution et le jeune homme avait déjà dut sa vie à cela lorsqu’il était encore écuyer et qu’il s’était engager pour combattre les nordiques à la frontière du royaume.

Il se tourna un moment dans son lit avant de sombrer dans un sommeil sans rêve.


_____________________________________________________________


Le lendemain, Nicolaï se réveilla avant l’aube. Plusieurs heures avant le levé du soleil.
Comme toujours, son sommeil était particulièrement léger et c’était un simple grincement dans la chambre à côté de la sienne qui l’avait sortit de sa torpeur.
Nicolaï réprima son premier réflexe qui fut qu’une de ses mains glissa dans le lit jusqu’à l’endroit où se trouvait sa dague.
Après une toilette rapide, le jeune homme descendit dans la salle commune. Il n’y avait personne à l’exception de Sudhamayi qui dégustait un copieux petit déjeuné. Furtivement, Nicolaï se demanda où la jeune femme stockait toute la nourriture qu’elle avalait et gardait pourtant une taille de guêpe.
Il ne se posa pas beaucoup plus de question et alla la rejoindre.


« Bonjour Sudhamayi. As-tu bien dormis ? »

Délesté de son armure et de sa Faneras, Nicolaï devait offrir à la jeune femme une vision bien différente de celle de la veille. Une simple chemise sur le dos et un pantalon plus solide qu’esthétique. Ses vêtements étaient sombre et à la coupe simple. Cela faisait ressortir à la fois la pâleur de son visage, mais aussi ses yeux gris acier. Ses épaules devaient paraître bien moins larges et dans l’ensemble il était à présent très loin de l’image guerrière qu’il avait offert à la jeune femme la veille. Certains lui avaient même dit un jour qu’entre ses vêtements simple et son caractère calme, il était difficile de croire qu’il était la même personne que celui qu’il devenait lorsqu’il revêtait son armure.

Il s’installa face à la jeune femme et, ne sachant vraiment comment se comporter face à elle, il commença faire tourner entre ses doigts une petite boule de pain.


« Si je vous ais offensé hier soir, veuillez m’excuser, dit-il. Je ne pensait pas à mal. C’est juste que le moment ou vous avez fixer mes yeux est l’une des rares fois ou j’ai put parler avec quelqu’un les yeux dans les yeux. Si j’ai perdu le sens des mesure, j’en suis navré. A ma décharge, il faut aussi dire que j'ai très peut d'expérience avec les femmes. Voir même aucune expérience. Désolé donc si je me montre un peut brusque. Mais j'ai tout à apprendre. »
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mer 3 Fév - 19:02

Alors qu'elle tartinait de beurre une tranche de pain bien frais, Nicolaï descendait. Il devait être surpris de voir tant victuailles proposer à une personne aussi gracile que la douce Sudhamayi, mais il ne disait rien. Eh oui ! Mine de rien, les filles minces se nourrissent beaucoup, ne pas manger n'est donc pas, mesdames et mesdemoiselles, la solution pour maigrir. . Il prit de ses nouvelles, ce à quoi elle répondit :

« J'ai bien dormit, merci. »


Il s'installa en face d'elle, comme la veille, et elle lui sourit. On aurait dit qu'une courte pause s'était faite depuis le soir d'hier. La différence était dans l'accoutrement du jeune homme : à présent, il n'était plus paré comme un chevalier, prêt à dégainer. Il semblait aussi moins riche, mais Sudhamayi était sûre qu'il s'agissait bien de Nicolaï KalonErc'h, qui vivait au royaume des Cygnes, plus précisément au duc de Florissant et qu'il avait une connaissance de la magie. Tout cela pourrait paraître absurde au réveil, voir irréel, seulement Sudhamayi croyait dur comme fer aux évènements qui s'étaient passés avant la nuit. Alors qu'elle allait lui retourner la question, la devadasi remarqua un peu de nervosité dans l'attitude du chevalier. Ses paroles expliquèrent son état :

« Si je vous ais offensé hier soir, veuillez m’excuser. Je ne pensait pas à mal. C’est juste que le moment ou vous avez fixer mes yeux est l’une des rares fois ou j’ai pu parler avec quelqu’un les yeux dans les yeux. Si j’ai perdu le sens des mesure, j’en suis navré. A ma décharge, il faut aussi dire que j'ai très peu d'expérience avec les femmes. Voir même aucune expérience. Désolé donc si je me montre un peut brusque. Mais j'ai tout à apprendre. »

Un rire cristallin s'échappa de la bouche de la jeune femme. Ce n'était donc que ça ? Elle était plus soulagée qu'autre chose, bien que le ton de son rire semblait un peu moquanr intentionnellement. Ce matin, elle le trouvait un peu pâle, même si ses yeux semblaient plus vifs elle préféra ne rien dire tout de suite. Elle répondit au jeune homme :

« Nicolaï, je dois aussi m'excuser. Vos gestes conviennent aux coutumes de ce pays, mais. . . Je suis bien plus différente que les gens d'ici. En exemple, le contact quel qu'il soit est à l'inverse mal vu chez moi, mais vous n'auriez pu le deviner si vous n'en avez eu aucune connaissance ! J'aurai donc du, conformément aux habitudes de ces lieux, vous laissez ma main car il s'agit d'une grande marque de politesse en ce pays d'Orcanie. »

Sudhamayi se servit du lait très chaud coupé au miel avant d'en boire quelques gorgée. La serveuse avait été bien aimable de lui en apporter, car en hiver le miel est une denrée plus rare que d'ordinaire. Plus habituée aux yeux de Nicolaï, elle n'hésitait plus à le regarder, malgré que sa tenue aux couleurs sobres faisaient ressortir l'éclat métallique de son regard. Depuis que le chevalier s'était confié à Sudhamayi la veille, la jeune femme était nettement moins timide, bien que toujours réservé. Elle s'adressait toujours d'une petite voix craintive et douce, comme si elle parlait à Nicolaï pour la première fois.

« Vous êtes différent de la plupart des hommes de mon monde, dit-elle. J'aurais aimé en voir plus souvent des comme vous, seulement les dieux ne l'ont pas vu de cette manière. »

La devadasi soupira faiblement. Les dieux lui avaient prit sa vie, et elle les aimait plus que tout, mais elle n'aura jamais la chance d'aimer un homme comme il se doit. Des centaines d'hommes ont put l'aimer en revanche, de façons perverses et salles, comme bon leur semblait. Si Nicolaï aimerait une femme, il saurait le faire correctement, malgré qu'il n'ait pas beaucoup d'expériences avec la femme. Sa politesse y jouait pour beaucoup, mais aussi le respect qu'il apporte à autrui. La rouquine avait bien le droit de rêvasser sur le bellâtre ! Sudhamayi se dit que si elle était d'un rang noble, la serveuse aurait été parler de ses sentiments à son père depuis longtemps, à moins qu'elle soit assez courageuse pour venir directement vers Nicolaï. En tout cas, si l'indienne n'avait pas été prêtresse, elle aurait parler du chevalier à ses parents, comme le font les jeunes filles timides de son pays, lorsqu'au loin elles aperçoivent un homme qui leur plaît. Étrangement, son appétit fut coupé, alors elle ne toucha pas à la tartine beurrée qu'elle s'était faite. De toutes façons, elle avait mangé pour deux avant que Nicolaï ne soit levé.

« Pardonnez-moi, je ne vous ai pas demandé si à votre tour, vous n'aimeriez pas savoir quelque chose. »

Proposition bien vaste ! Que ce soit sur elle ou sur le pays étranger à Nicolaï, Sudhamayi répondrait à ses questions. De toutes façons, elle ne savait pas mentir ni même cacher la vérité, sauf quand cela est nécessaire. Par exemple, elle n'ira proclamer partout qu'elle a des pouvoirs magiques, ni même ses activités au temple lorsqu'elle était encore en Inde. Seulement, il serait étonnant qu'elle cache quoique ce soit à un homme qui s'était ouvert à elle. Bien qu'il n'ait pas révélé sa moitié vampire, Sudhamayi devait savoir plus que l'essentiel.

[ HJ : j'ai fait comme si tu n'avais pas dit à Sudhamayi que tu étais vampire. ]
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Ven 5 Fév - 3:15

Nicolaï fut soulagé d’entendre Sudhamayi lui dire qu’il n’avait commis aucune erreur en prenant sa main. Il fut tout aussi content de savoir qu’il s’agissait là d’une profonde marque de respect. Pourtant, quelque chose dans se que disait la jeune femme l’intrigua. Elle disait que c’était une marque de respect dans ce royaume qu’elle nommait Orcanie, pourtant, elle disait aussi que ce type de contacte entre hommes et femmes était mal vu chez elle. Étrange. Furtivement, Nicolaï crut que Sudhamayi venait d’un autre monde elle aussi. Pourtant, il chassa bien vite cette idée de sa tête. Après tout, les traditions de l’Empire de Tilée étaient très différentes de celles du Royaume du Cygne. Il n’y avait aucune raison que ce monde fonctionne autrement. Après tout, il s’agissait aussi d’humains.

Le jeune chevalier prit une tartine sur laquelle il étala un peut de beur. Le pain était frai et le beur délicieusement salé. Nicolaï se fit la remarque que la jolie rouquine qu’il avait vu la veille ne devait pas être étrangère à ce magnifique petit déjeuné. Lorsqu’il goûtas le lait au miel, se qui n’était auparavant qu’une simple impression se fit une certitude. Un pareil met devait coûter une véritable fortune en plein hiver.


« Vous êtes différent de la plupart des hommes de mon monde, dit-elle. J'aurais aimé en voir plus souvent des comme vous, seulement les dieux ne l'ont pas vu de cette manière. »

Nicolaï prêtait attention aux paroles de la jeune femme et fut un peut surprit. Pour lui, c’était un peut étrange qu’on lui dise cela. Sudhamayi faisait partit de la noblesse ou d’une élite riche sans quoi elle n’aurait pas de cheval et sans quoi elle ne serait pas aussi bien habillée. Dans le Royaume du Cygne, toute l’élite de la société se devait de respecter les règles de politesses.

Ensuite, la seconde chose qui l’intrigua fut la référence aux dieux. Ici ceux-ci semblaient dominer le monde et les mortels n’avaient pas vraiment leur mot à dire. Il se dit définitivement que les choses étaient encore une fois bien différentes entre son monde et celui dont il venait.

Sudhamayi posa sa tartine qu’elle venait à peine de finir de tartiner et qu’elle n’avait qu’à peine grignoté. Elle ne semblait plus avoir faim, même si sur son visage se peignait aussi un air un peut dégoûté. Qu’avait-il bien put lui passer par la tête pour qu’elle se montre ainsi un peut plus distante. Tout semblait pourtant aller pour le mieux. Nicolaï n’avait pas l’impression d’avoir fait une nouvelle bêtise, Sudhamayi parvenait de mieux en mieux à soutenir son regard d’acier. Même si la jeune femme parlait encore doucement, cela devait être une habitude plus qu’autre chose. Elle continuait également à le vouvoyer. Mais il n’y prêtait pas non plus attention. Après tout, elle était peut-être intimidée, trop timide pour passer à un tutoiement ou encore cherchait-elle à établir une certaine distance de sécurité entre eux deux. Dans tout les cas, il n’avait pas l’intention de lui en faire la remarque ni de relever ce fait.

Son attention fut soudain déviée lorsqu’elle ouvrit à nouveau la bouche.


« Pardonnez-moi, je ne vous ai pas demandé si à votre tour, vous n'aimeriez pas savoir quelque chose. »

Nicolaï sourit.

« Se n’est rien, assura-t-il. Croire en la magie est une chose. Rencontrer quelqu’un venant d’un autre monde et accorder du crédit à son histoire est autre chose encore. Vous n’avez pas à vous excusez. Les choses n’auraient pas put mieux se dérouler hier soir. On ne peut en effet pas dire que je vous ait ménagé. »

Nicolaï marqua une pose.

Sudhamayi lui proposait de répondre à l’une de ses questions. Il pouvait demander n’importe quoi ? Le jeune homme ne pouvait imaginer qu’elle lui mentirait. Il ne pouvait croire qu’après avoir avalé qu’il vienne d’un autre elle ne lui mente. Si elle ne l’avait pas crut, sûrement serai-t-elle loin d’ici. En tout cas, elle montrerait qu’elle n’aurait pas voulut de lui face à elle. Se n’était pas le cas.

Nicolaï était peut-être un peut idiot de penser qu’il pouvait faire aveuglément confiance à se qu’elle lui dirait. Mais jamais il ne pourrait imaginer qu’elle lui mente. Non, jamais.

Sa mission de diplomate dans ce monde inconnu aurait voulu qu’il pose certaine questions très précises. Situation du royaume, état des troupes, lieu de vie du roi, état des finances ou même encore richesse naturelles. Pourtant, aucune de ses questions ne lui vint à l’esprit. Sudhamayi ne connaîtrait certainement pas la réponse à celle-ci et si se n’était pas le cas, elle aurait sans doute l’impression qu’il se servait d’elle. Il ne voulait pas lui donner cette impression.

Ses interrogations qui l’avaient assaillit quelques instants plus tôt revenaient à la charge. En regardant la jeune femme, une question germa dans son esprit. Il était toujours aussi intrigué par le point rouge de maquillage qu’elle portait entre ses sourcils. Tout en Sudhamayi était en décalage avec ce monde. Il était très curieux de connaître la raison de cet étrange sensation.


« J’ai des centaines, peut-être bien des milliers de questions qu’il faudrait que je vous pose. Mais vous ne connaîtriez sûrement pas la réponse. Non, se que j’aimerais savoir, c’est d’où vous venez. Votre peau, vos yeux, vos cheveux, vos vêtements, cet étrange point rouge sur votre front, votre manière de vous déplacer. Rien n’est semblable à se que j’ai déjà vu de ce monde. C’est comme si vous étiez en décalage avec tout se qui se trouve ici. Êtes vous d’un autre monde vous aussi ou juste d’un autre peuple ? »
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mer 17 Fév - 10:12

[ HJ : excuse-moi du retard Embarassed ]

Sudhamayi sourit à la remarque de Nicolaï. En effet, croire un inconnu aussi rapidement, sans poser aucune question contradictoire, ne devait pas être évident pour tout le monde. Sudhamayi était bel et bien différente, presque unique, ainsi que toutes ses camarades prêtresses. Aucune d'entre elles ne seraient capable de faire du mal à qui que ce soit, presque toutes étaient enfermées dans une naïveté inimaginable pour ceux qui ne les connaissent. Au moins, dans leur pays, personne n'osaient en abuser. Ici, ce pourrait être différent, mais quelque chose la protégeait pour l'instant. Son statut auprès de la princesse devait y être pour quelque chose. Cette femme portait à merveille sa réputation d'ange gardien !

Nicolaï s'interrompit. Pendant ce laps de temps, que pouvait-il penser ? Une question précise ou une banalité ? A aucun instant, Sudhamayi n'avait penser qu'il s'agissait là de confiance ou de méfiance. C'est sans prétention qu'elle a dit, quelques jours plus tôt à la princesse, qu'elle n'avait pas besoin d'acheter les gens pour se faire aimer. C'est sans prétention aussi qu'elle pensait que sa confiance n'était jamais mise en doute. Son regard, son innocence dans sa voix, le fait qu'elle ne sache pas se cacher alors qu'elle cherche à être discrète. . . elle, mentir ? Ceux qui ont un instant songer à cela se sont contredis aussitôt, et elle, de ses yeux vert précieux, continue à regarder " bêtement " son interlocuteur sans penser un instant à ce qui s'était tramé dans son esprit.

Enfin ! Le jeune chevalier reprit la parole. A son tour, il voulait savoir d'où elle venait. . . eh oui ! Rien à voir avec les dames orcaniennes aux chevelures clairs et leur peau de lait, leur manières trop distinguées et leur far à joue. . . Tant de différences séparaient la petite indienne et les bretonnes ! Sudhamayi avait beau se parer comme elles, se coiffer comme elles, essayer d'agir comme elles, rien n'y ferait ! Sudhamayi resterait Sudhamayi, épouse des dieux, sacrée déesse et servante du peuple.


« Êtes vous d’un autre monde vous aussi ou juste d’un autre peuple ? »

La prêtresse ne put s'empêcher de rire à cette question ! Paraissait-elle si différente ? Son rire clair raisonna un instant très court dans la pièce, tandis que son regard se posa sur Nicolaï. Un autre monde ! Si seulement. . . elle aimerait des fois. Le jeune homme l'amènerait-il dans le siens si elle le lui demandait ? Jamais elle n'oserait, du moins pas avec facilité ! Il faudrait déjà qu'ils se connaissent mieux avant de demander cela, et puis elle n'en sait pas encore assez. Ni sur lui, ni sur son monde.

« Le peuple d'où je viens est très différent d'ici ! Les coutumes n'ont rien de pareilles à celles d'Orcanie, il fait toujours chaud chez moi, mais c'est aussi très loin, dit-elle avec bon humeur. Je viens de l'Inde. »

Si elle pourrait le faire rêver de l'Inde, elle lui ferait voir les bâtiments splendides, les dômes courbés des palais et des temples, les jardins multicolores, les rideaux de safran qui se balance sous la brise estivale. . . et les fruits ! Il y en a tant ! La mangue onctueuse qui fond sous la langue est la proie des petits enfants quand c'est la saisons ! Elle-même ne chassait-elle pas l'ananas sauvage quand elle était beaucoup plus jeune ? Si on la cherchait, on la retrouvait avec du jus de pastèque plein la bouche et sur tout son sari de soie ! Trop contente d'évoquer sa chère nation, elle ne put s'arrêter là et elle poursuivit :

« Je ne dis pas que c'est le plus beau pays qui soit, mais il est resplendissant ! Imaginez-vous les couleurs chatoyantes des draperies, et celles des épices que l'on met dans les plats ? Le soleil les rend encore plus belles ! Si seulement vous aviez mes souvenirs. . . »

Elle soupira, ni de tristesse ni de joie, mais de soulagement. Depuis si longtemps, elle n'avait pas encore partagé cela ! Un si beau trésor pourtant ! Même à la princesse, elle n'en avait pas toucher un mot.
La jeune femme regarda dehors, voyant que le soleil commençait à se réveiller. Un dernier souvenir pour la route, puis elle laissera le passé au passé. Après tout, elle reviendra un jour chez elle, même si son père a peut-être d'autres projets.


« Que diriez vous de reprendre la route ? J'habite au château, je pourrai vous y mener. »

Un sourire serein trônait sur le visage de la jeune femme, lui conférant presque un air divin. Un être apaisé est si beau à voir ! Même un mendiant couvert de guenille ne fait plus pitié lorsqu'il a trouvé de quoi manger.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Sam 20 Fév - 11:53

Nicolaï fut un peut surprit en entendant Sudhamayi rire. Qu’avait-il dit ? Il ne pensa pas un seul instant qu’elle était en train de se moquer de lui. Enfin si, un peut. Elle se moquait un peut, mais le jeune chevalier ne s’en formalisa pas. La jeune femme avait un rire divin et Nicolaï aurait bien aimé qu’elle continue à rire. Il sentit ensuite qu’elle pensait à quelque chose, mais n’osait pas en parler. Peut-être parce qu’elle trouvait son idée trop folle ou qu’elle n’était pas certaine de se à quoi elle venait de penser.

« Le peuple d'où je viens est très différent d'ici ! Les coutumes n'ont rien de pareilles à celles d'Orcanie, il fait toujours chaud chez moi, mais c'est aussi très loin, dit-elle avec bon humeur. Je viens de l'Inde. »

Nicolaï écouta Sudhamayi. Il avait eu peut de mal à se représenter un pays comme elle le décrivait. Toujours chaud. C’était un peut étrange pour lui. A Florissant, il neigeait tôt dans l’année. Il n’avait jamais connu une année dépourvue de neige. On ne pouvait pas non plus dire qu’il y faisait très chaud. La seule idée qu’il face toujours beau le mettait un peut mal à l’aise.

Se que disait Sudhamayi le passionnait. Elle lui comptait les splendeur de son pays natal avec une ferveur incroyable. Elle aimait visiblement beaucoup ce pays. Nicolaï eut soudain très envie de découvrir ce pays. Sudhamayi était peut-être timide, mais elle n’en était pas moins tout à fait captivante lorsqu’elle prenait la parole. Il émanait d’elle une incroyable impression de calme et de relaxation. Elle était terriblement belle.

Nicolaï avait l’impression de redécouvrir la jeune femme. Cette femme sure d’elle, parfaitement à l’aise et qui s’exprimait sans la moindre difficulté était à des centaines de kilomètres de la timide jeune femme qu’il avait rencontré hier.

En fermant les yeux, le chevalier avait presque l’impression qu’il pourrait voir les palais, draperies et épices dont elle lui ventait les vertus. Une terre magnifique, de mystère et de beauté aussi. Elle incarnait cette terre à merveille.


« Je ne dis pas que c'est le plus beau pays qui soit, mais il est resplendissant ! Imaginez-vous les couleurs chatoyantes des draperies, et celles des épices que l'on met dans les plats ? Le soleil les rend encore plus belles ! Si seulement vous aviez mes souvenirs. . . »

Sudhamayi poussa un soupir.

Nicolaï s’en voulut alors. Si Sudhamayi se trouvait ici, c’est qu’elle n’était plus dans son Inde bien aimée. Elle était en exil. Un exil qui devait être d’autant plus douloureux que cet endroit était aux antipodes du monde qu’elle connaissait.

Pourtant, Nicolaï ne tarda pas à comprendre que se n’était pas de la mélancolie. La jeune femme paraissait plus soulagée. Plus sereine. Comme si elle venait de se débarrasser d’un énorme fardeau. Elle était apaisée et souriait. Elle était heureuse. Cela ravit Nicolaï. Il allait faire un mouvement vers elle, mais se ravisa…

Nicolaï détourna le regard.


* Non, ne soit pas aussi stupide, s’énerva-t-il contre lui même. Pour une fois fait preuve d’un peut d’intelligence. *

Sudhamayi ne le vit pas. Ou du moins, il l’espérait. Elle était en train de regarder par la fenêtre les rayons du soleil qui commençaient à se lever.

« Que diriez vous de reprendre la route ? J'habite au château, je pourrai vous y mener. »

Nicolaï reprit vivement la même attitude que celle qu’il avait quelques secondes plus tôt.

« Je vous remercie de cette généreuse proposition. Il vas sans dire que j’accepte avec joie. Laissez moi juste le temps de récupérer mes affaires et de redevenir ce chevalier en armure que vous avez rencontré hier et nous pourrons y aller. »

Nicolaï se leva et inclina légèrement le buste devant Sudhamayi dans une révérence gracieuse, mais bien plus rigide que celles qu’il avait put faire la veille. Il s’éloigna ensuite à pas rapide de la table, luttant pour ne pas se retourner pour croiser à nouveau ces deux émeraudes qui ornaient le visage de la jeune indienne.

Il s’éloigna, marchant trop vite à son goût et de manière trop martiale. Il avait adopté par automatisme cette attitude martiale et froide dont faisait preuve les KalonErc’h depuis prêt de huit cents ans lors des parades ou des cérémonies. Il s’en voulut.

Une fois dans sa chambre, il passa ses nerfs sur son haubert qui refusait de se mettre correctement, puis sur ses jambières dont les lanières ne serrèrent pas assez ses jambes. Il s’arrêta soudain de pester contre son équipement et s’allongea un court instant sur son lit.

Au boût d’une ou deux minutes, il se redressa et fixa de nouvelles parties de son armure. Il n’avait pas besoin d’un écuyer pour cela. Les armures cygnacs avaient été conçût dans ce but. Premièrement, un chevalier devait être capable de les enfiler seul en moins de dix minutes. Deuxièmement, elle devait être aussi légère et aussi peut encombrante que possible. Troisièmement, il fallait pouvoir la retirer très rapidement en cas de blessure.

Son armure à nouveau entièrement enfilée, Nicolaï accrocha la ceinture de sa Faneras à sa taille après avoir récupérer le poignard qu’il avait dissimulé sous son oreiller. Il fit un rapide tour de la chambre, s’assurant qu’il n’avait rien oublier et sortit.

Lorsqu’il descendit l’escalier, quelques personnes c’étaient réveillées et le regardèrent d’un air étonné. Mais c’était pour la plupart des clients de la veille et ils reprirent bien vite leurs conversations.


Sudhamayi n’était pas encore redescendue. Nicolaï en profita pour se rendre à l’écurie et préparer les chevaux afin qu’ils n’aient pas à attendre pour partir.

Lorsqu’il rentra à nouveau dans la grande salle de l’auberge, Sudhamayi descendait les escaliers.

« Les chevaux sont prêt. Nous pouvons partir, déclara-t-il. »

La situation c’était un peu inversée. A présent, c’était lui qui avait peur de croiser les yeux de l’indienne.
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Mordred d'Orcanie
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Lun 22 Fév - 17:21

hj : Excellent rp Wink
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Ven 26 Fév - 15:30

[ HJ : merci Mordred Smile ]

Fort heureusement, Nicolaï s'était retenu. Sudhamayi ne l'avait pas remarqué mais encore une fois, elle aurait ressenti un immense malaise. En revanche, si Nicolaï n'avait pas parlé, elle devinait sans aucun problème que son récit avait plu. Il est vrai qu'elle parle peu et très bas, qu'elle est facile à impressionner, mais n'est-elle pas une servante des dieux ? Qui mieux que ces femmes et ces hommes savent embellir le monde, rendre l'imaginaire palpable, en toute modestie en plus ? Cette brave indienne, peureuse comme tout et courageuse comme 20 hommes à la fois faisait partie de ces exceptions poétiques, aussi paradoxale qu'elle peut l'être.

La fin de leur discussion matinale était faite, ils avaient programmé leur départ d'ici peu. Le chevalier la salua trop gravement pour la situation, ce qu'elle rendit à sa manière natale. Il était surprenant de voir Nicolaï ainsi, dépourvu de ses attributs chevaleresques, pour reparaître avec. Maintenant qu'elle se rappelait de la veille, le changement de ces deux tenues étaient remarquables ! Mais le même homme les portait, n'est-ce pas ? C'est donc naturellement que ses anciennes habitudes reprirent le dessus, droites, élégantes, mais très froides et implacables. La démarche aussi était dur. Inconsciemment, Sudhamayi assimilait ce comportement à celui d'un homme très éduqué. C'est si évident ! Mais avait-il toujours été aussi froid et impénétrable ? Avant de devenir une femme sage et discrète, Sudhamayi avait été une enfant turbulente qui adorait désobéir. Le fouet ne la faisait pas s'abattre pour autant. . . Quelle fillette têtue elle était autrefois ! Seulement, le changement patiente avant de tout chambouler. Sanctions difficiles, menaces divines, puis tant d'autres encore ont convaincu la petite Puja à devenir Sudhamayi. . .

La jeune femme laissa sur la table un supplément pour le miel et s'en alla à son tour, différemment du jeune homme qui l'accompagnait. Le regard légèrement incliné au sol, timide, pourtant légère et inaccessible. Elle avait peu d'objet à récupérer, juste un petit nécessaire de voyage. Elle peigna ses cheveux noirs avant d'en faire une longue tresse qu'elle enroula en un chignon. A la suite, elle saisit son pot de vermillon et à l'aide de son indexe dessina un point rouge au milieux de ses sourcils, si intriguant pour les gens d'ici. L'insulterait-il si ils savaient que c'était considérer comme une pratique païenne ? Jamais cette question ne perturba l'esprit pacifique de l'étrangère. Elle savait tellement de chose qu'elle était comparable aux sorcières que l'on brûle sur le bûcher ! Ce qui est normal pour elle, car ce n'est pas considérer comme magie du diable chez elle, mais bien plus comme médecine divine. La plupart des produits qu'elle possède sont issus de sa fabrications, l'autre partie a été acheté chez des spécialistes bien plus expérimentés. Ajustant son corsage qu'elle jugeait inutile pour sa silhouette gracile, elle remarqua que de là elle avait une vue sur la cour. Sa position empêchait une bonne observation de sa personne, en revanche elle distinguait ce bon Nicolaï préparer les chevaux. Elle apprécierait la façon dont il se comportait, son côté attentif également. Il l'avait écoutée parler longtemps quand même ! Sudhamayi ne connaissait que des hommes égoïstes, lui offrant régulièrement des cadeaux pour combler le manque d'attention. Ce n'était pas de la gentillesse dont il faisait part, mais cet inconnu en deux secondes avait été bien plus agréables que d'autres en plusieurs années ! Elle finit de se préparer pour rejoindre le chevalier, déjà présent dans le réfectoir.


« Les chevaux sont prêt. Nous pouvons partir, déclara-t-il. »

Elle lui sourit et le remercia, mais pourquoi donc ne la regardait-il pas ? Le doute s'instaurait tranquillement dans les pensées de l'indienne qui commença à croire qu'elle avait fait quelque chose de mal. Non bien sûr, c'est impossible, elle n'a rien fait depuis ce matin ! Cela se serait su si elle avait fait quelque chose d'embarrassant. Elle ne dit rien et partit à sa suite, montant seule sur son cheval cette fois. Elle caressa la bête qui était contente de pouvoir se dégourdir les pattes. Sudhamayi commença donc à avancer pour calmer un peu sa monture. Comment ne pas être revigorer par la fraîcheur à cette heure-ci ! C'était si agréable de participer à l'éveille du jour ! N'ayant toujours pas compris l'attitude de Nicolaï, elle se décida à dire :

« Vous savez Nicolaï, je ne suis pas susceptible, alors je vous prie de me dire ce qui ne va. Vous étiez si aimable, je m'en voudrais de vous avoir contrarié. . . »

Le ton timide était revenu, à nouveau elle ne voulait plus croiser le fer qui siégeait dans les prunelles de son interlocuteur. Elle avait réussit à s'exprimer, ce qui était un pas énorme, mais pour compenser son "courage" la jeune femme redevint tout aussi hésitante que la veille. Elle resserra son manteau contre son corps car le temps n'était pas des plus favorable. La brume se faisait quand l'haleine entrait en contact avec l'air froid de la campagne. Il était très tôt mais l'activité commençait à se faire, on pouvait voir des échoppes se faire préparer à l'ouverture, des fermiers venus vendre leurs produits et qui s'installaient sur le petit marché du village. Ce début de journée commençait bien, mais il fallait quitter cette endroit qui s'éveillait pour traverser la forêt et se rendre au château. Bien que Marie-Anne et Sudhamayi s'entendent assez bien, serait-il possible d'obtenir une entrevue avec le monarque d'Orcanie ? Il serait bien dommage pour le chevalier d'avoir fait tout ce chemin inutilement ! Mais le temps passera et les réponses viendront.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Dim 28 Fév - 4:44

[hj: Merci Mordred sunny ]


Sudhamayi suivit Nicolaï dans la cour et monta sur son cheval. Nicolaï fit de même. La monture de la jeune femme piaffait d’impatience à l’idée de se dégourdir les jambes et elle fit quelques petits tour dans la cour de l’auberge avant de s’immobiliser à nouveau. Nicolaï monta d’un bon sur sa propre monture. Contrairement au cheval de la jeune indienne, le sien ne broncha pas un instant et ne manifesta pas son envie d’aller courir. Pourtant, pour Nicolaï, cette envie était parfaitement palpable. Les muscles de sa monture frémissaient d’impatience. Mais il n’y avait aucune manifestation extérieure de cette impatience. Les chevaux de guerre étaient ainsi dresser dans le Royaume du Cygne.

Sudhamayi avança un peut. Il la suivit. Après tout, elle avait dit qu’elle lui montrerait le chemin et de toute façon, il ne savait pas où aller.


« Vous savez Nicolaï, je ne suis pas susceptible, alors je vous prie de me dire ce qui ne va. Vous étiez si aimable, je m'en voudrais de vous avoir contrarié. . . »

Sudhamayi ne le regardait plus dans les yeux. Elle n’avait toujours pas quitter ce maudit vouvoiement. Il faudrait sans doute du temps pour qu’elle le tutoie. Cela faisait enrager Nicolaï. La plus humble des servantes de Florissant l’appelait par son prénom ou le tutoyait. Sudhamayi ne le faisait pas. Le son du « vous » tintait à ses oreilles comme une muraille. Une muraille que le jeune homme avait toujours trouvé superflue.

Il arrêta sa monture. Quel idiot il faisait. Une sorte de grand dadais perché sur un cheval et engoncé dans une grosse boîte de conserve qui servait d’armure. Il avait agit comme un idiot. Les progrès qu’il avait fait la veille pour gommer un peut de la timidité de Sudhamayi s’étaient envolé. Elle baissait la tête, resserrait son manteau autour de son corps et évitait plus que tout l’acier du regard de Nicolaï.

C’est ce dernier point qui faisait le plus mal au jeune homme. Il avait perdu les yeux vert de Sudhamayi.


« Ne vous excusez pas. Vous n’avez pas à le faire. C’est de ma faute. Je me comporte comme un parfait idiot. Chassez le naturel et il revient au galop. Les ducs de Florissant ne montrent que très peut leurs sentiments. C’est malheureusement un duché martial ou l’austérité est de mise. »

Il laissa passer un moment de silence.

« Je suis stupide. Vraiment stupide. Et une fichue tête de pioche avec ça. Ne vous excusez pas. Se n’est pas la peine. Je n’en vaut pas la peine. »

Nicolaï ferma les yeux et leva la tête. Il voulait s’exposer à la brise matinale. Il voulait laisser le vent et le froid emporter les idées qui lui obscurcissait l’esprit et l’empêchait de profiter de ce moment. Il voulait voir Sudhamayi sourire, la voir à nouveau sure d’elle comme quand elle évoquait son pays natal. Dans la tête de Nicolaï, les pierres blanches de la Citadelle de Florissant, de la ville et de toute la muraille se paraient de grands tissus aux couleurs chaudes. L’austère salle du trône ducal était à présent couverte de pétale de fleur et au lieu de son vitrail représentant le combat du premier duc contre un dragon se trouvait à présent ouverte sur l’extérieur. Au lieu du vent froid du nord soufflait un air chaud au parfum de curry et d’épices orientales.

Une vision apaisante.

Est-ce que c’était à cela que ressemblait la terre natale du Sudhamayi ? Y avait-il des éléphants ? Des palais et des rois dont les palais débordaient d’or et de gemmes ? Des hommes portant des turbans ? Comment était cette terre ?

Nicolaï ouvrit les yeux. Il se sentait mieux. Un poids l’avais quitté et il était à présent d’humeur à aimer la terre entière. Un sourire radieux trônait à présent sur ses lèvres sans qu’il y est fait vraiment attention. La neige orcanienne était la même que la neige qu’il avait chez lui. Un instant, il se posa la question de savoir ou il se trouvait. C’était comme si, du haut de la colline qui se trouvait un peut plus loin, ils allaient apercevoir le roc de la Citadelle et au pied, toute la ville de pierre blanche aux toits d’ardoise bleue.

Son regard se posa sur Sudhamayi. Elle ne le regardait pas vraiment. Elle guettait le moindre de ses mouvements, mais elle ne le regardait pas vraiment. Si il s’était écouté, il lui aurait délicatement prit le menton pour le relever et voir à nouveau les émeraudes qui illuminaient le visage de la jeune indienne. Mais elle risquait de tressaillir et de se refermer encore. Il ne pouvait, ni ne voulait prendre ce risque. il resta donc à une certaine distance. Il ne toucherais pas la jeune femme. A moins d’être certains qu’elle ne se sente pas mal ou gênée s’il le faisait.

Un changement radical de comportement. Mais c’était souvent ainsi avec lui.


« Sudhamayi, j’aime ton monde, dit-il simplement. »

Il aimait ce monde aux promesses d’aventures, cet endroit où il se sentait comme chez lui. Il aimait le caractère doux de Sudhamayi, sa façon de se montré timide et discrète, mais aussi forte et passionnée.
Nicolaï donna un léger coup de talon à sa monture pour la faire avancer.


« Tu veux bien me raconter encore des choses sur le pays d’où tu viens ? Si tu veux après je pourrais faire pareil pour le mien. Tu sais qui je suis dans mon pays. Mais toi ? Dans le tien, qui es-tu ? Une princesse, une servante ? Parle moi de toi. Si tu veux, je te dirais tout sur moi. »
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Lun 1 Mar - 15:22

A entendre Nicolaï, il était bien plus éduqué que le pensait Sudhamayi. Son comportement changeant devait être expliqué par cela, du moins c'était fort probable. Le duché de Florissant l'intriguait quand même beaucoup ! Un endroit où il neige énormément, entraînant des chevaliers braves au sang froid méritait bien un coup d'oeil. L'emblème aussi, ce cygne aux ailles déployés, révélant le goût de la population cygnac. Ce que l'indienne pensait en cet instant n'avait aucun rapport direct avec les mots du chevaliers bien qu'elle fit attention à ses paroles. Elle n'approuva pas le fait qu'il s'insulte lui-même ! Certes, il est froid de nature, mais n'a-t-il pas l'un des plus beaux sourire ? La rareté apporte encore plus de valeurs. Après un court instant de silence, il ajouta :

« Je suis stupide. Vraiment stupide. Et une fichue tête de pioche avec ça. Ne vous excusez pas. Ce n’est pas la peine. Je n’en vaut pas la peine. »

Pourquoi disait-il ça ? Sudhamayi ne comprenait pas trop et elle le trouvait trop dur envers lui-même. Être exigeant de sa personne est bon pour progressé mais il ne faut pas non plus l'être trop !

« Vous vous trompez, Nicolaï. Quelqu'un de stupide ne réfléchit pas autant que vous ! répliqua-t-elle en riant. »

La jeune femme ne le regardait toujours pas, ne sachant plus trop quelle attitude adopter. Elle utilisait toujours le vouvoiement et la gêne s'était un peu installé par sa faute, une nouvelle fois. Puis le gouffre se referma un peu car le silence de cet instant était quand même bénéfique. Même si Nicolaï ne parlait pas, elle se rendait compte que sa présence n'était pas aussi embarrassante qu'elle l'avait imaginé. Finalement, le chevalier parla pour lui dire qu'il aime la terre indienne. Un sourire se dessina sur le visage de Sudhamayi pendant qu'il se plaçait à sa hauteur. Il avait une requête :

« Tu veux bien me raconter encore des choses sur le pays d’où tu viens ? Si tu veux après je pourrais faire pareil pour le mien. Tu sais qui je suis dans mon pays. Mais toi ? Dans le tien, qui es-tu ? Une princesse, une servante ? Parle moi de toi. Si tu veux, je te dirai tout sur moi. »

A son tour de se taire quelques moments. Il fallait reconnaître qu'elle était flattée que Nicolaï aime son pays et qu'il s'intéresse à elle. Rarement cela avait été le cas, tant chez les amis que chez les amants. Par où commencer ? Ne cherchons plus les complications. A trop réfléchir on peut se sentir perdu, alors elle s'arrêta de penser pour parler. Ce qu'elle ignorait jusqu'à maintenant, c'est que c'était très difficile de parler de soit, mais elle y arriva. Elle raconta alors qu'elle était métisse, fille d'une indienne et d'un orcanien. Au début, elle s'appelait Puja, comme une offrande que sa mère avait laissé à la déesse Yellama pour s'attirer sa clémence. En quelques sortes elle fut exaucée, car même si elle perdit la vie quelques jours après avoir enfanter, Puja fut recueillie pour être élevée chez le Râja, roi de l'Inde qui affectionnait sa mère. En ce temps là, elle était choyée par toute la domesticité du palais, seulement personne n'ignorait qu'elle était vouée à servir les dieux, alors elle fut amenée au temple de la déesse. . . C'est à partir de ce moment qu'elle fut un peu perturbatrice, cela ne dura pas trop longtemps quand même. Elle reçut la formation de prêtresse, devadasi en indien, et devint la plus réputée de toutes. Puis il y eu aussi la cérémonie où elle du danser l'Angeram, peu après ses 12ans. Elle s'arrêta, se remémorant son pire souvenir, mais elle put continuer.

« J'ai dansé de façon spectaculaire ce soir là et je put recevoir un collier magnifique, signifiant que j'étais une devadasi accomplie, ou presque. . . Nicolaï, ce que je vais vous dire ne vous plaira pas et je peux perdre votre respect. A la fin de l'Angeram, je n'allais plus jamais m'appartenir. Les hommes les plus importants de l'Inde étaient réunis dans le but de fertiliser la déesse que j'incarne, soit la femme de Jamadagni ou l'épouse divine. Pour cela, ils devaient me faire l'amour sans que je ne manifeste ma réticence. »

Comme elle ne savait pas les pensées de Nicolaï, elle continua sans le regarder. Maintenant, elle devait bénir le peuple à chaque demande ou le divertir, jusqu'à la découverte de son don, puis on l'éleva au statut de déesse et elle devint Sudhamayi. Sa notoriété déplue à son père qui su la retrouver, alors elle décida de le suivre pour 10 années afin de se purifier, en accord avec la religion monothéiste de l'Europe, mais ce qu'elle projette c'est de retourner en Inde. Sudhamayi releva la tête pour regarder le chevalier dans les yeux.

« Vous savez tout maintenant, j'espère ne pas vous avoir dégoûté. »

En attente d'une réaction, on peut aussi tirer d'autres conclusions, notamment celle-là : Nicolaï pouvait mieux comprendre le fait que Sudhamayi soit si plaisante et attachante, malgré qu'elle soit aussi timide. Certains prétendent qu'il y a là une attraction divine, mais il faut aussi voir que Sudhamayi a été élevée dans le but de plaire, et seulement de plaire. Cette partie faisait déjà moins rêvé de l'Inde, sauf pour ceux qui adhèrent à ses rites, cruels et sales dans une beauté accablante.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Jeu 4 Mar - 5:29

Au début, Nicolaï avait suivit le récit de Sudhamayi avec la même fascination que celle qu’il avait ressentie lorsqu’elle lui avait parlé de l’Inde la première fois. Pourtant, au fur et à mesure qu’elle parlait, une ombre commença à passer dans l’esprit du chevalier. Il y avait quelque chose dans la voie de la jeune indienne qui lui paraissait étrange. Elle était différente de tout à l’heure dans l’auberge. Nicolaï trouva son histoire triste. Il se sentait plus prêt d’elle d’un coup. Sa mère non plus n’avait pas vécu longtemps après l’avoir mis au monde. L’histoire commença à l’intriguer quand il apprit que la jeune femme s’appelait auparavant Puja. Pourquoi donc avait-elle changé de nom. Il devait bien y avoir une raison. On n’abandonnait pas la personne qu’on était par simple plaisir.

La réponse à sa question, il l’obtint bien trop tôt à son goût.


« J'ai dansé de façon spectaculaire ce soir là et je put recevoir un collier magnifique, signifiant que j'étais une devadasi accomplie, ou presque. . . Nicolaï, ce que je vais vous dire ne vous plaira pas et je peux perdre votre respect. A la fin de l'Angeram, je n'allais plus jamais m'appartenir. Les hommes les plus importants de l'Inde étaient réunis dans le but de fertiliser la déesse que j'incarne, soit la femme de Jamadagni ou l'épouse divine. Pour cela, ils devaient me faire l'amour sans que je ne manifeste ma réticence. »

Nicolaï avait envie de vomir. Ses mains s’étaient resserrée sur les rênes de sa monture. Une enfant. Ces barbares avait osé toucher à une enfant. Le terme barbare était peut-être un peut fort, mais il n’en trouvait pas d’autre qui corresponde. Une enfant. Son royaume d’origine n’était peut-être pas parfait, mais personne ne touchait aux enfants. Les sanctions étaient aussi sanglante et violentes qu’exemplaires. De ce point de vu, les cygnacs aussi étaient des barbares. Mais un crime qu’ils considéraient comme horrible méritait une punition qui face passer définitivement l’envie à quiconque de faire de même. Émasculation, mains brisée, marquage au fer rouge, exposition à la vu de tous et bannissement étaient le lot de ceux qui touchaient aux jeunes femmes de moins de seize ans. La loi était très claire à ce sujet et sans appel. Finalement, l’Inde n’était pas un si beau pays que cela.

Se qu’il ressentait pour Sudhamayi n’avait en rien été altéré par ses révélations. Il l’appréciait toujours autant. Peut-être même plus. La jeune femme avait dut souffrir. Il n’avait pas l’intention de rajouter à cela. Elle avait été honnête. Il n’en doutait pas une seule seconde. Personne ne pouvait inventer une histoire pareille. Sudhamayi n’aurait pas prit le risque de changer le regard qu’il portait sur elle si elle lui avait mentie. Nicolaï fut soudain prit d’une violente envie de protéger la jeune femme contre le monde entier.

Elle n’était alors guère plus qu’une enfant. Tout ceux qui l’entouraient l’avaient désiré. Peut-être même avait-elle dut coucher avec des hommes qui l’avaient fait sauter sur leurs genoux quand elle était petite ou jouer à cache-cache avec elle dans les jardins de celui qu’elle désignait comme le roi de l’Inde. Comment une enfant peut-elle comprendre ? Comment, si elle était capable de comprendre sa situation aurait-elle put résister ? Elle avait sûrement trop souffert et il la trouvait trop courageuse de lui avoir dit la vérité pour moins l’estimer à présent. Elle était et restait Sudhamayi. Belle, douce, gentille, un peut timide, la jeune femme qui l’avait crut lorsqu’il lui avait dit venir d’un autre monde. La jeune femme qui l’avait aidé et qui continuait à l’aider. Elle avait fait preuve de courage face à lui. Il aurait très bien put l’attaquer. Elle avait été un peut méfiante aux premiers instants de leur rencontre, mais elle lui avait rapidement accordé sa confiance. Pour cela, Nicolaï ne pouvait porter le moindre jugement défavorable sur elle. Quoi qu’elle est put faire.

La chose qui le surprit le plus fut qu’elle lui expliqua qu’elle avait l’intention de retourner en Inde. Elle avait relevé la tête et le regardait à nouveau dans les yeux.


« Vous savez tout maintenant, j'espère ne pas vous avoir dégoûté. »

Nicolaï laissa passer un instant, les yeux dans ceux de la jeune femme.

« Non. Vous ne m’avez pas dégoûté. Vous êtes toujours la même qu’hier et qu’il y a une heure. Pour moi rien n’a changé. La seule différence que cela fait est que je comprend à présent d’où provient ce je ne sais quoi qui vous différencie de tout ceux que j’ai rencontré ici jusqu’à présent. »

Non, rien n’était changé. Mais il ’avait que plus envie de protéger la jeune femme qui chevauchait à ses côtés. Elle avait gagné quelque chose. Il n’aurait pas sut dire quoi, mais elle lui semblait plus précieuse qu’avant. Les émeraudes de ses yeux et son sourire semblait plus précieux encore devant l’air grave qu’elle affichait.

« Il y a pourtant quelque chose que je ne saisit pas. Vous désirez retourner en Inde. J’avoue ne pas comprendre. C’est une nouvelle vie qui s’offre à vous dans ce pays. Ici, vous êtes maîtresse de votre corps. N’avez-vous pas envie de devenir maîtresse de votre destin ? D’épouser celui que vous aurez choisit ? De fonder votre famille ? Pourquoi le bonheur auquel toute les femmes et les hommes on droit devrait vous être refusé ? »

Nicolaï cherchait une image pour que Sudhamayi puisse comprendre se qu’il voulait dire car il n’avait pas été certain d’avoir été très clair. Soudain, l’image qu'il cherchait lui sauta aux yeux.

« C’est comme si vous étiez Kiraë Lyca… Non, là vous n’allez pas comprendre… Eux, comment dire. Une princesse. Oui, voilà. Comme si vous étiez une princesse attachée à un poteau de sacrifice, attendant le dragon qui vas vous dévorer, mais que vous refusez l’aide du guerrier venu vous sauver. En Inde, vous seriez à nouveau prisonnière de votre rôle et votre corps ne vous appartiendrait plus à nouveau. Des hommes… »

Nicolaï s’arrêta. Il n’avait aucune envie d’imaginer des hommes se servir de Sudhamayi comme d’un objet. Il ne voulait pas qu’elle est put subir à nouveau se qu’on avait dut lui faire subir.

« Excusez moi si vous n’avez pas tout à fait comprit l’image que j’ai utilisé. Excusez moi aussi si je vous est choqué par mes paroles. J’ai peut-être parlé un peut vite et je ne pense pas être la personne la mieux placée pour juger de vos coutumes. »

Les deux cavaliers entrèrent dans une forêt. Le chemin était long et bien dégagé. Pourtant, les bords du sentier étaient bordé d’une végétation touffue. Nicolaï ne prêtait que très peut d’attention à la route qu’ils empruntaient. Se concentrant exclusivement sur se que pouvait lui indiquer le visage de Sudhamayi sur les pensées de la jeune femme.

_____________________________________

« Alors ? Tu en pense quoi ? »

Farak avait repéré le lieu la veille et avait rassemblé quelques personnes autour de lui. Des bandits qui vendraient pères et mères pour un morceau de pain. Des hommes selon son cœur.

Le gamin vêtu de fer et la jeune femme avaient été idiot. Il n’aurait jamais crut que se serait si facile de leur tendre cette embuscade. Le plan était simple : « On tue le gamin et on capture la fille ». Une beauté pareille valait son pesait d’or sur un marché d’esclave. De quoi assurer leurs vieux jours en tout cas. Sans compter le fruit de la vente de tout se que le chevalier portait sur lui. Ils allaient sûrement bien s’amuser.

Farak les avaient repérer lors de leur arrivé à l’Auberge du Dernier Refuge. Aussi voyant qu’un diamant dans la boue. Cette fille était une perle. Comment se faisait-il que personne n’est encore tenté de la vendre pour le moment ? Farak l’ignorait. En tout cas, ce soir, se serait chose faite.


« Du gâteau, ils regardent même pas où ils mettent les pieds. Une flèche et le gamin sera mort avant d’avoir comprit se qui lui arrivait. La fille est pas une combattante. Ou pas une bonne. Elle n’opposera qu’une résistance symbolique, expliqua Wéli »

Farak souris. C’était trop facile. Beaucoup d’argent sans trop de difficultés.

Wéli était recherché par les hommes du roi pour divers délits. Braconnage, brigandage, assassinat, destruction d’une partie d’une caserne et d’autres petites broutilles. En tout cas, des cinq bandits qu’il avait recruté, c’était le seul à être un peut expérimenté. Les autres étaient des petits bandits sans grandes envergures qui voulait seulement se faire de l’argent facile et n’avait rien d’autre à se reprocher que quelques bourse allégée.

Farak quand à lui était un habitué de ce genre d’oppération.


« Parfait. Si il n’y a rien de particulier. Tout le monde en place, ordonna Farak. »
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Ven 5 Mar - 13:06

Sudhamayi ignorait les pensées de Nicolaï, le regard nouveau qu'il portait maintenant sur elle. Mais ce qui lui faisait plaisir, c'était qu'il l'avait écouté. Son histoire ne lui avait plu, c'était sûr ! Sans le connaître, l'indienne pouvait prétendre qu'un être aussi bon ne pouvait supporter autant de saletés. C'était la première fois qu'elle racontait intégralement son vécu et elle put constater qu'elle n'avait pas autant de peine pour elle-même que d'autre en aurait. Elle se sentait soulagée aussi, bien qu'embêter de véhiculer une mauvaise image de l'Inde, seulement elle ne saurait être malhonnête, cela lui est bien trop dur.L'Inde est un pays magnifique, riche de culture et la science y est très développé, mais elle abrite sa religions, ses rites, comparable au venin du majestueux cobra. Ses habitants consommaient naïvement ce venin, pensant que ce qu'ils font est juste. Sudhamayi aussi le pense.

Nicolaï évoqua cet différence dur à cerner lorsqu'on ne connaît pas la jeune femme. En dehors de son apparence physique, son accent et son parfum, quelque chose renforçait sa singularité des autres femmes, du moins les orcaniennes. Mais d'autres questions dans l'esprit du chevalier demeurait sans réponse. Il la regardait dans les yeux, et elle aussi soutenait son regard d'acier. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était pourquoi elle voulait retourner chez elle. Pour Sudhamayi, la question ne se posait pas, seulement elle garda le silence. Il cherchait à lui exposer son point de vue, un exemple pour qu'elle puisse à son tour le visualiser. L'indienne trouva que c'était une bonne attention et elle en fut secrètement touchée, attendant les paroles de Nicolaï. Premièrement, il cita un nom, très joli d'ailleurs et il faudrait qu'elle lui demande de lui raconter un peu l'histoire du Royaume des Cygnes. Il se ravisa et prit le banal exemple de la princesse en détresse. Kiraë Lyca semblait plus intéressante en tout cas, rien que le nom suscitait l'attention. C'est normal que le chevalier pense ainsi, mais Sudhamayi n'allait pas l'induire en erreur. Il termina :


« Excusez moi si vous n’avez pas tout à fait comprit l’image que j’ai utilisé. Excusez moi aussi si je vous est choqué par mes paroles. J’ai peut-être parlé un peut vite et je ne pense pas être la personne la mieux placée pour juger de vos coutumes. »

En fin de compte, il s'excuse de la maladresse potentielle dont il aurait put faire preuve. Au moins il reconnaissait ne pas connaître pleinement la situation et il ne désirait pas de malentendus. Seulement Sudhamayi apporterait les explications de son choix :

« Ne t'excuse pas Nicolaï, j'en ai dit beaucoup mais pas assez encore. Je ne me sent pas à ma place en Orcanie, et je ne pense pas en avoir une qui me convienne ailleurs. On me voit comme une déesse aussi, à présent personne ne s'oppose à mon refus. . . et je ne m'opposerait pas au voeu de ma mère qui est que je serve les dieux. Ma vie est plus agréable depuis qu'il pense que je suis l'incarnation réelle de l'amour et de la fertilité car je peux prendre mes directives. »

Elle lui sourit, ce devait déjà être plus clair dans son esprit.

« Les dieux, même si ils dirigent le peuple, ne sont jamais qu'aux peuples ! Ce statut m'interdit de laisser l'Inde sans être coupable d'abandon. J'aide mon pays comme je le peux en fertilisant les champs, en priant pour lui. Parfois, des hommes très importants font un long pélerinage, d'autres me consultent pour des questions importantes, même le Râja vient me demander conseil. Leur fidélité est si grande, il m'est inconcevable de les trahir ! Sans compter la guerre que cela pourrait engendrer entre l'Orcanie et l'Inde, ce serait vu comme un affront de rester ici. »

Une chose importante s'était produite quelques instants plus tôt : Sudhamayi avait tutoyé Nicolaï. Elle mettait du temps à y parvenir, alors cela se faisait ressentir de suite. Le lien s'était-il resserré entre eux ? La jeune femme en tout cas conférait une confiance importante à Nicolaï, presque aveugle. Quelque chose au fond d'elle lui disait qu'elle pouvait. La réaction du chevalier, sa patience, sa gentillesse et aussi le fait qu'il ne la juge pas trop vite menèrent à ce résultat.

« Tu es plus qu'aimable, je ne pense pas que j'aurai pu rencontrer quelqu'un de mieux, ajouta-t-elle d'une voix légèrement enjouée et un fin sourire aux lèvres. »

La compagnie de cet étranger lui était agréable, seuls quelques rares instants de gêne avait obscurcis son avis sur le chevalier, pensant qu'elle le dérangeait un peu. Mais plus le temps passait, plus elle se sentait bien à ses côté. Presque trop en sécurité d'ailleurs, car sa vigilance était totalement relâchée, trop même. L'un d'eux auraient du surveiller la verdure trop touffue, malgré que le chemin ouvert et sans obstacles faisait penser qu'il n'y avait pas de danger. La forêt dans laquelle ils venaient de pénétrer cachait complicement quelques malfrats qui rôdaient volontairement ici. Un craquement presque inaudible se fit entendre. . . ce devait être un animal, mais cela ne rassura pas la jeune femme.

« Nicolaï. . . dit-elle faiblement. Je ne me sent pas très à l'aise. . . »

Avait-il entendu lui aussi ? Ou alors il s'en fichait et elle semblait ridicule à avoir peur de la sorte. Très vite, ses doutes furent confirmés, car à peine eût-elle finit sa phrase que deux brigands sautèrent d'un arbre pour se réceptionner agilement au devant d'eux, faisant s'agiter la monture de la jeune femme. Le cheval de Nicolaï, quand à lui, demeura aussi calme que son maître. Sudhamayi n'eut pas le temps d'être surprise ; assise en amazone elle perdait petit à petit l'équilibre avant de tomber dos au sol, littéralement effrayée. Son cheval fut arrêté par un des bandits. Bien que la douleur s'emparait de ses membres, elle put se relever et se rapprocher de Nicolaï en constatant que derrière eux il y avait trois autres hommes, tous étaient armés. On devine facilement que la jeune femme sentait son coeur battre très vite, peu suffisait pour qu'il la lâche.

« Ramène-toi la gonzesse ! Et toi le gamin donne tout c'que t'as, c'que tu portes aussi ! beugla celui qui semblait être le meneur, Farak. »

Tout son corps était paralysé, Sudhamayi avait du mal à réagir et les larmes commençaient lentement à faire leur apparition. Une seule chose la fit hésiter : voir l'un des bandits pointer son arme sur Nicolaï. Cela se vit car elle s'était inconsciemment déplacée devant son compagnon de voyage.

« Plus vite, ça m'démange ! rajouta Wéli. »

Afin de mieux faire comprendre à Sudhamayi qu'il ne rigolait pas, il décocha une flèche rapide en direction du cou du chevalier. . .
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Sam 6 Mar - 16:03

Cela aurait put être un détail, mais Nicolaï le prit comme un trésor. Sudhamayi l’avait tutoyer.
Se qu’elle dit n’avait qu’un intérêt second à présent. Elle était assez sure d’elle pour le tutoyer maintenant. Le jeune chevalier fut ravis de ce changement. Il se demanda si elle en était elle-même consciente.

Elle commença à lui expliquer pourquoi elle devait retourner en Inde. Il est vrai qu’il n’avait pas imaginer qu’elle puisse être aussi importante pour son peuple. Celui-ci semblait entièrement dépendre d’elle. Sudhamayi était pour eux une sorte de déesse. La laisser partir pendant dix ans devais être un sacrifice terrible pour ce peuple. Il connaissait bien les responsabilités que représentaient le fait de représenter tout un peuple. Devoir en permanence faire attention à se qu’on disait ou à se qu’on faisait. Elle avait ce poids supplémentaire à porter. Non seulement ses croyances semblaient être rejetée ici, mais elle n’avait certainement jamais parlé de ce passé de prêtresse. En plus de cela, elle vivait ici dans une certaine intimité que lui procurait l’anonymat. Un réconfort bien minime en comparaison à la future privation. Elle pouvait goûter ici à une vie normale mais à la seule condition de l’abandonner plus tard.

Une autre chose l’étonna dans se que dit la jeune femme. Elle fertilisait les champs ? Etait-ce une image, une prière ou possédait-elle de réels pouvoirs ?


« Tu es plus qu'aimable, je ne pense pas que j'aurai pu rencontrer quelqu'un de mieux, ajouta-t-elle d'une voix légèrement enjouée et un fin sourire aux lèvres. »

Nicolaï fut heureux de l’entendre. Il allait dire quelque chose pour ajouter que la compagnie de Sudhamayi lui était également très agréable ou quelque chose de ce genre lorsqu’il ressentit un frisson parcourir sa nuque. Quelque chose ne tournait pas rond ici. Il y eu un léger craquement de branche.

« Nicolaï. . . dit-elle faiblement. Je ne me sent pas très à l'aise. . . »

C’était également son cas. Il n’était pas à l’aise. Mais Sudhamayi avait à peine eu le temps de terminer sa phrase que deux hommes sautèrent des arbres. La monture de Sudhamayi s’affola, envoyant sa cavalière au sol.

« Sudhamayi, cria-t-il. »

Heureusement, elle ne semblait pas être blessée. Elle était seulement un peut sonnée. Mais surtout effrayée. Elle courut dans sa direction.

Trois nouveau hommes venaient de quitter le couvert des fourrés pour se précipiter dans leurs direction. Nicolaï tira sa Faneras et fit face aux bandits, hésitant sur la conduite à tenir. Devait-il lancer son cheval contre eux et se frayer un passage à coup d’épée ? Mais s’il faisait cela, ces hommes risquaient de s’en prendre à Sudhamayi sans qu’il puisse rien faire pour l’empêcher.


« Ramène-toi la gonzesse ! Et toi le gamin donne tout c'que t'as, c'que tu portes aussi ! beugla celui qui semblait être le meneur, Farak. »

« Plus vite, ça m'démange ! rajouta Wéli. »

L’archer décocha une flèche dans sa direction. Nicolaï eu un prodigieux réflexe. Il se décala légèrement sur le côté. Au lieu de s’enfoncer dans sa gorge, le trait l’atteignit à l’épaule droite. Pile à la jointure de son plastron et de son épaulette. Le jeune chevalier laissa échappé un cri de douleur et de surprise. Déséquilibré, il tenta de s’accrocher au pommeau de sa selle alors que son cheval s’emballait. D’un coup, une idée folle germa dans sa tête et il lâcha sa prise sur la selle. Comme Sudhamayi avant lui, il tomba de sa monture. S’effondrant dans un vacarme semblable à celui d’une batterie de casserole.

Un peut sonné, il était pourtant encore parfaitement conscient de l’endroit ou il se trouvait et de se qu’il lui restait à faire. Il avait une seule chance. Pas deux. La flèche plantée dans son épaule lui faisait mal et il sentait le sang couler doucement de la plaie. Elle était bénigne, mais la sang coulait tout de même de la blessure. Nicolaï aurait parfaitement put se redresser et se battre, mais il resta allongé sur le sol sans bouger. Sudhamayi se pencha sur lui. Elle semblait véritablement paniquée.

Il aurait aimé pouvoir lui dire que tout allait bien se passer. Qu’ils allaient être en sécurité. Mais il n’en était lui-même pas certain. Elle aurait désapprouvé son plan s’il lui avait expliqué. Et puis de toute façon, il n’en avait absolument pas le temps.


« Trop facile, fit l’un des bandits en riant. »

Nicolaï le vit arriver. Il déposa juste son indexe et son majeur sur le lèvres de Sudhamayi.

« Ne résiste pas. Je m’occupe de tout, murmura-t-il. »

Deux des bandits s’emparèrent de Sudhamayi et l’entraînèrent un peut plus loin.

Nicolaï vit un homme se mettre devant lui. Il avait une hache à la main. Sans le moindre mot, le tueur brandit son arme au dessus de sa tête pour achever Nicolaï. Le jeune homme ne bougea qu’au dernier moment. Se levant d’un coup, il tira le poignard accroché à sa ceinture et l’enfonça dans la gorge de l’homme jusqu’à la garde.

La suite fut assez confuse. Trois hommes s’approchèrent de lui, arme à la main. Celui qui semblait être le meneur du groupe tenait toujours Sudhamayi. La jeune femme se débattait comme elle pouvait tendis qu’il essayait d’enrouler une corde de chanvre autour se ses poignets. Malgré tout les efforts qu’elle faisait, la jeune indienne ne l’occupait pas suffisamment pour qu’il arrête d’observer la scène. Il semblait heureux du futur massacre. Trois contre un, Nicolaï n’avait que de faible chance de s’en sortir. Mais c’était sans compter sur l’Autre.

Le sang du bandit et la douleur dans l’épaule du jeune homme avait réveillé en lui cette bête meurtrière qui sommeillait en lui. Il avait toujours prit garde à ne pas libérer cette créatures. C’était comme une partie de son âme qui désirait le sang et le massacre. Nicolaï inspira profondément une fois, deux fois. Ses ennemis étaient presque sur lui.

Alors, il se laissa allé. Ne se contint plus. Le massacre commença.

Deux des hommes levaient leurs armes. Le troisième restait à l’écart, un arc à la main. C’était le seul archer du groupe.

Les lames des épées que les bandits brandissaient s’abattirent sur le vide. Nicolaï avait bondit en arrière, hors de la porter des bandits. Comment c’était-il déplacé si vite ? Les deux hommes ne le comprenaient pas. Ils allaient lui fendre le crâne d’une seconde à l’autre, puis d’un coup, il n’était plus là. Avait-il sauté ? Le poids de son armure semblait le lui interdire. Mais il n’était pas resté en place. Il avait bougé. Trop vite pour que cela soit parfaitement normal.

Nicolaï se tenait à trois mètres d’eux. Son visage n’exprimait pas la moindre expression. Il était comme figé. En revanche, dans les yeux gris du jeune homme, une lueur nouvelle s’était allumée. Une promesse de mort. Sans marquer la moindre hésitation, le chevalier arracha la flèche de son épaule. Le sang coulait toujours, mais il ne semblait plus se soucier de cela. Comme si s’était un simple détail.

Les deux hommes se regardèrent. Leur adversaire était désarmé et…

Nicolaï ouvrit la bouche, montrant ses dents. Des dents aux canines désagréablement longues et pointues. Un son entre sifflement suraiguë et un cris s’échappa de sa gorge. L’air sembla se rafraîchir brusquement comme si une dizaines de degrés venaient de disparaître.

Le cygnacs récupéra sa Faneras et s’approcha des bandits, comme si de rien n’était. Comme s’ils n’existaient pas. Toute son attention était fixée sur une seule personne : Farak. Le bandit avait réussi à lier les mains de Sudhamayi mais regardait la scène qui se déroulait devant lui avec terreur à présent.

Le premier bandit courut vers Nicolaï, l’épée brandit. Le jeune homme ne se donna même pas la peine de lever sa propre lame. Sa main droite bloqua l’attaque et saisit l’homme au col et le souleva comme s’il n’avait rien pensé. La scène était surréaliste. Le chevalier tenait son ennemi à bout de gras. L’homme pourtant lourd ne semblait être qu’un jouet pour lui. D’une seule main, Nicolaï précipita violemment la tête de sa victime contre la route pavée. Le craquement d’os raisonna dans la forêt à présent silencieuse. Un nouveau bandit venait de mourir.

Prenant se qui lui restait de courage, le deuxième homme qui portait une épée se rua sur Nicolaï. D’une simple botte exécutée avec une facilité déconcertante, le chevalier délaissa ce nouvel adversaire d’une de ses mains et trancha sa jambe droite à hauteur du genou. La Faneras poursuivit son œuvre de mort, tranchant sans difficulté muscles, os et chair. Un revers de la lame et le corps décapité du voleurs s’effondra.

Nicolaï continuait sa progression vers Farak et Sudhamayi. Rien d’autre ne semblait avoir la moindre importance. Rien d’autre ne méritait son regard.

D’une certaine manière, on aurait put le trouver beau. Aussi beau qu’un ange destructeur. S’il n’y avait pas eu cette étincelle dans son regard qui promettait la mort à tout ceux qui lui barraient le chemin.

C’est le moment que choisit l’archer pour réagir. Il encocha un nouvelle flèche, visa Nicolaï et tira.

Le nouveau trait s’enfonça dans le flan du jeune chevalier. Là aussi son armure l’avait protégé, mais il était tout de même blessé. Une troisième flèche tirée arrêta brusquement sa course avant d’arriver jusqu’à Nicolaï.

Le jeune homme avait à nouveau fait preuve d’une rapidité hors du commun et avait bloqué la flèche entre son indexe et son majeur. Il joua une seconde avec. Puis, l’archer mourut. La Faneras de Nicolaï ayant tranché sa gorge. Le cygnac laissa le cadavre glisser à ses pieds.

Il en restait un. L’Autre n’avait pas encore remplit toute sa mission. Il lui fallait encore tuer le dernier.

Farak paniquait.

Qui était ce gamin ? Il avait tuer quatre hommes avec une facilité déconcertante comme si de rien n’était. Comment pouvait-il se déplacer aussi vite ? Comment pouvait-il être aussi fort. La fille ne valait peut-être pas la peine après tout.


« Seigneur, ayez pitié. Tenez, je vous rend la fille. Je ne l’es pas touché, je vous le jure. Ayez pitié de moi je vous en supplie. »

Dans un geste désespéré, Farak poussa Sudhamayi en avant dans les bras du chevalier.

Nicolaï reçut la jeune femme. Elle semblait terrorisée, effrayée.


« Tout vas bien. N’aie plus peur, lui murmurat-il à l’oreille en caressant ses cheveux comme on réconforte un enfant qui a fait un cauchemar. N’aie pas peur. Tout vas bien. »

Nicolaï rangea sa Faneras et souleva Sudhamayi. Il l’amena jusqu’à un petit bosquet. Bien loin de Farak. Très loin hors de porté de lui. il déposa délicatement la jeune femme sur le sol de la forêt de telle manière que les cadavre lui soient dissimulé par le bosquet. D’un geste sec, il brisa les liens de la jeune indienne.

« Tout vas bien maintenant. Tu n’as plus de soucis à te faire. Je reviens, promit-il après un cour silence. »

Il se redressa et marcha en direction de Farak. Le voyant arrivé, l’homme commença à panniquer.

« Seigneur, je croyais que… Je n’ais pas fait de mal à la fille je…. »

Nicolaï se rapprochait toujours plus de lui. Sa Faneras toujours à sa ceinture, il de semblait pas avoir l’intention de se servir de l’épée. Pourtant, sur son visage, Farak pouvait toujours lire la même promesse d’une mort proche.

« Je ne promet rien à ceux de ton espèce, cracha Nicolaï. Autant te prévenir tout de suite, cela vas être douloureux. »

« Quoi don.. »

Farak n’eu pas le temps de finir sa phrase. Nicolaï l’empoigna et planta ses dents dans le cou du bandit. Il voulut pousser un hurlement, mais le seul son qui quitta ses lèvres fut un vague gargouillis.

Lorsqu’il fut repus, Nicolaï rejeta le cadavre de l’homme comme un simple déchet. Commençait alors la partie la plus difficile du combat pour Nicolaï. Faire sortir l’Autre se sa cage était facile. Museler son envie de boire du sang l’était nettement moins. Mais il devait le faire. Il le devait ou Sudhamayi serait sa prochaine victime.

Le jeune homme respira profondément. Un fois, deux fois, trois fois… Son envie de sang commença à refluer. Mais d’autant qu’elle refluait, Nicolaï sentait le vide et le froid l’envahir de l’intérieur. Il lui fallait se calmer. Fixer toute son attention sur une image.

Les yeux émeraude de Sudhamayi. Il se concentra sur l’image de la jeune indienne. A l’intérieur de lui, l’Autre se tordait, se débattait, mais refluait.

Nicolaï sentit le froid l’envahir. Il avait froid à l’intérieure de lui-même. Ses dents se mirent à claquer, mais il se concentrait toujours sur l’image de la jeune femme. La douleur de ses blessures afflua. Nicolaï tomba à genou. Le flèche toujours plantée dans son flan le faisait horriblement souffrir et le sang coulait toujours de sa blessure à l’épaule.

Le chevalier retint un cris de douleur avec difficulté. Il se traîna aussi bien qu’il le put pour rejoindre le bosquet où il avait laissé Sudhamayi. Le froid qui le rongeait à l’intérieur et ses blessures lui arrachèrent finalement un cris. Sans être capable de faire un mouvement de plus, il s’effondra, face dans la neige.


« Su…Sud… »

Il n’arrivait pas à appeler la jeune femme tant ses dents claquaient.

« Sudhamayi ! »

La voie de Nicolaï n’était qu’un râle roque. Il n’était pas pas certains qu’elle est entendu son appel à l’aide.

Les paupières de Nicolaï devinrent terriblement lourde. Ses yeux se fermèrent petit à petit.


Dernière édition par Nicolaï KalonErc'h le Sam 1 Mai - 18:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mar 9 Mar - 20:47

Ce fut comme un cauchemar. . . la flèche allait à une vitesse à la fois si rapide et si lente. . . Bien que surtout rapide ! Un éclair affolant qui arrêta, le temps de sa brève course, le coeur de Sudhamayi. Elle ne pouvait rien faire, seulement observer l'objet qui allait vers son compagnon. . . Que les dieux soient loués ! Nicolaï parvint de façon spectaculaire à éviter le projectile, défiant de son esquive la vitesse presque incomparable de l'attaque ! La monture du chevalier ne fit pas s'arrêter la scène, au contraire. Encore plus appeuré que l'indienne, il se débattait et cherchait à fuir, son cavalier s'agrippant au mieux pour finalement le laisser choir aux pieds de Sudhamayi. Le son du corps protéger par le fer fut inquiétant, aussitôt la jeune femme accoura près du blessé.

« Trop facile, fit l’un des bandits en riant. »

Ce rire, ces personnes. . . l'indienne les détestait. Elle en avait peur et ils lui donnaient la nausée. Le sort de Nicolaï la préoccupait encore plus que le siens, elle se demandait si il était conscient et si oui, comment les deux amis pourraient s'en sortir si cela était possible. Elle voyait s'étendre au sol les ombres barbares, devinant les attention de leur propriétaire. Elle allait pleurer mais Nicolaï posa deux doigts sur ses lèvres, murmurant ces mots :

« Ne résiste pas. Je m’occupe de tout. »

Que voulait-il dire ? Elle n'allait quand même pas le laisser ainsi, blesser et pratiquement à la merci des assaillants ! Aussi nulle en combat était-elle, son désir de prendre soin du jeune homme la ravivait. Seule, elle aurait peut-être déjà craqué face aux bandits, mais elle était accompagné d'un homme bon et elle ne pouvait pas le laisser derrière elle. Un balourd à chaque bras, elle essayait de s'en défaire, retenant ses sanglots et en implorant les dieux de. . . il n'y a pas si longtemps, elle avait mentionné à Nicolaï qu'elle appartenait à son peuple. Elle finirait par le rejoindre, elle en était presque sûre. Les dieux étaient avec elle. Néanmoins, elle leur adressa une prière intérieure.

Pour l'instant, la devadasi ne pouvait regarder le combat, occupée à échapper à Farak. Cet abruti ne voulait pas la lâcher et en plus il était très fort ! Il arrivait presque aussi facilement que si elle ne bougeait pas à lier ses mains. Un moment, il s'était arrêté pour observer l'action, un sourire mauvais aux lèvres.


« Il est cuit ton copain ! lui dit-il. »

A son tour, elle regarda dans la même direction que Farak. Sudhamayi ne souriait pas en revanche, plus inquiète que jamais. Comment ferait-il pour s'occuper de trois hommes à lui seul ? Deux c'est déjà trop dur, mais trois c'est presque impossible ! Pourtant. . . de sa place, elle voyait le buste du jeune chevalier se lever et se rabaisser profondément, comme si il laissait quelque chose ressortir de lui. Il se passait quelque chose de grave pour ces bandits, même elle le devinait. Le chef par contre semblait toujours aussi confiant sur sa victoire. Ils eurent quand même le même mouvement, le voleur et la captive avaient légèrement sursauté quand ils virent le mouvement de Nicolaï. S'agissait-il d'une extrême agilité ou d'une téléportation ? Ebahie, Sudhamayi suivait le spectacle avec un nouvel espoir. L'attitude hostile et froide du chevalier saisirent son attention. Sans ciller, il se débarassa de la flèche, le sang coulant de plus belle sur le fer argenté et plus tôt brillant de propreté. La peur revint de plus belle lorsqu'elle vit le nouveau visage de Nicolaï ; jamais elle ne s'y serait attendue ! Soudainement, sa peau frémit. C'était elle ou la température chutait ? A moins que ce ne soit l'apparence nouvelle du chevalier ?

Les bandits se mirent dès lors à s'acharner sur celui qu'ils avaient pris pour un gamin, facile à abattre comme un vieux chien. A présent, chacun d'eux jusqu'à leur chef se remirent en question. Ce n'était pas si facile finalement, ce garçon ne faisait même pas d'efforts pour les attaquer ! Sudhamayi ne put que détourner la tête lorsqu'elle vit Nicolaï planter - au sens propre du therme - son adversaire encore plus facilement qu'un clou dans la boue. C'était affreux, horrible. Pire que tout. Elle ne voyait pas son ami. A présent elle ne parvenait plus à penser clairement. Dormait-elle encore à l'auberge ? Il fallait qu'elle se réveille maintenant alors ! Vite ! Avant de voir d'autres atrocités ! L'homme qui s'était confié à elle et qui l'avait écoutée ne ressemblait en aucun point à celui qu'elle venait de voir. Pourquoi diable ne se réveillait-elle pas ? Les bruits de corps tombants sourdement sur le sol étaient trop vrais pour qu'il s'agissent d'un rêve. . . si seulement c'en était un ! Soudainement, Farak lâcha la jeune femme.


« Seigneur, ayez pitié. Tenez, je vous rend la fille. Je ne l’es pas touché, je vous le jure. Ayez pitié de moi je vous en supplie. »

Sa voix grlottait à cause de la peur, il n'était plus du tout certain de ce qu'il avait prévu. Ses paroles de tout à l'heures lui revenaient en mémoire, vantant la stupidité de ces deux jeunes gens. Que lui avait-il prit que diable ? Il poussa Sudhamayi qui n'osait plus trop regarder Nicolaï, toujours aussi bon il la prit dans ses bras.

« Tout vas bien. N’aie plus peur, lui murmurat-il à l’oreille en caressant ses cheveux comme on réconforte un enfant qui a fait un cauchemar. N’aie pas peur.Tout vas bien. »

Elle avait eu peur de lui, maintenant elle était un peu rassurée et prit le chevalier dans ses bras. Si avant il avait été d'une animosité déconcertante, il était autrement à l'instant. Plus gentil, doux. . . les gestes qu'il faisait avec Sudhamayi étaient délicats et soigneux. Elle pensa alors qu'il y avait deux Nicolaï, et celui qu'elle connaissait ne lui ferait jamais de mal. Il usait d'une précaution qui ne laissait pas sous-entendre que c'était un chevalier sanguinaire. Il la déposa au sol d'un osquet, contrastant avec le décor macabre situé à quelques mètres d'ici, puis il défit ses liens.

« Tout vas bien maintenant. Tu n’as plus de soucis à te faire. Je reviens, promit-il après un court silence. »

Elle le regarda partir. Il avait eu tout à l'heure un éclat étrange dans son regard d'acier, et là on aurait dit qu'il a disparut. La jeune indienne ramena ses jambes contre son corps, les enroulant de ses bras. Elle avait froid et elle n'était pas rassurée. En plus, Nicolaï mettait du temps à revenir. Le soleil qui éclairait la forêt était joyeux, le ciel bleu laissait sa place au roi du ciel, lui épargnant les nuages.

« Quand reviendras-tu alors. . . demanda à mi-voix la jeune femme dans le vent. »

La devadasi guettait le moindre son, à l'affut de la présence du chevalier. Son instinct lui disait de retourner dans les lieux, la peur tétanisait son corps. Le courage finit par la faire se lever ; si jamais il était arrivé quelque chose à Nicolaï, elle s'en voudrait trop d'être restée ici à rien faire. Ses mouvements étaient un peu lents à cause du froid qui l'avait engourdie, mais elle refaisait le chemin inverse. Un corps qu'elle connaissait à présent trop bien s'étendait face contre terre sur sa route. Elle se précipita vers celui-ci, se demandant comment elle n'avait pas pu l'entendre ! La culpabilité l'imprégnait fortement. Agenouillée, elle appela Nicolaï en retournant son corps, sa tête sur ses cuisses.

« Je t'en prie Nicolaï ! Réveille-toi ! »

Voyant que ses appels furent vint, elle allait pleurer mais refoula ses larmes. Ce n'était pas comme si il n'y avait rien à faire ! Même si ses pouvoirs ne fonctionneraient pas maintenant, la jeune femme déchira sa robe pour bander fermement les deux blessures du chevalier du mieux qu'elle pu, la carapace de fer la gênant de même le froid qui brûlait ses mains. L'indienne retourna sur le champs de bataille, rassurée que les chevaux soient encore là. Elle ramassa une branche puis avec vigueur elle fouetta son cheval avec celle-ci, ce qui eu l'effet prévu. L'animal dévala sur le sentier, le but étant de lancer une alerte. Elle prit l'autre bête et la fit s'assoir près de Nicolaï qu'elle réussit à hisser dessus et le recouvrit de son manteau, espérant que le froid ralentirait sa progression. Il est vrai que pour manier une épée, elle n'est pas la meilleure, mais pour prendre des initiatives dans des situations critiques elle ne s'en empêchait pas pour autant.

Elle saisit la Faneras du chevaliers, rouge de sang. Presque tout était tâché de sang : le sol, les corps, sa robe et ses mains. . . Cette forêt était devenue le témoin d'un massacre exceptionnelle. Après une bonne vingtaine de minutes, elle avait progressé, seule sa force mentale lui servait d'énergie. Elle guettait, au cas où d'autres brigands avaient l'idée de les détrousser. Maintenant, ce serait facile. Des bruits de sabots se rapprochaient. Fort heureusement, les péripéties prenaient fin pour nos deux compagnons ! La milice d'un village voisin avaient apperçu le cheval de Sudhamayi, une race trop bonne pour être à n'importe qui si ce n'est à quelqu'un de noble. La plan de l'indienne avait fonctionné :


« Hey là demoiselle ! L'idée me vient que vous avez besoin d'aide ! dit sérieusement l'un d'eux. »

Elle monta avec celui-ci, l'autre guidant le cheval de Nicolaï, et elle leur raconta tout depuis hier, sauf ce qu'ils s'étaient racontés ( elle avait juste mentionné que le cheval était un chevalier étranger et qu'elle était au service de la princesse consort, le restant étant top secret ). Les miliciens lui proposèrent de soigner son ami maintenant et de les escorter une fois qu'ils seraient tout les deux sur pieds. Au pire des cas, ils pourraient obtenir une voiture. Il n'y avait pas de médecin dans le village mais une famille de paysans leur offrit l'hospitalité. Leur maison ne contenait que deux chambres et Sudhamayi était désolée de les déranger. Elle parvint grâce à l'aide de la maîtresse de maison à défaire l'armure du chevalier et elle refit ses pansements avec cette fois des cataplasmes de plantes pour la guérison. Alors qu'elle veillait au chevet du jeune homme, chaudement couvert à présent, elle crut voir ses yeux bouger. Pour l'instant, elle attendait qu'on lui apporte un repas chaud, on lui avait déjà fournit plusieurs couvertures destinées à Nicolaï et elle-même. Avec douceur elle caressa le visage du chevalier qu'elle sentait s'éveiller.
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Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)
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