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 Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)

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Nicolaï KalonErc'h

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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Jeu 11 Mar - 6:24

[hj : ce post est assez spécial. Lecteur, lisez le jusqu’au bout. Ne vous en faite pas, je n’es pas l’intention d’en refaire un comme ça.]




« Parfois on rêve.
Et quand l’aube tarde, alors que le sommeil flotte derrière nos paupières on espère…
On croit en l’harmonie.
On la voit vaincre.
Nos peur, nos doutes, nos haine.
Et puis…
Le matin vient…
…et on ouvre les yeux. »

Ange, Paradis Perdu



Nicolaï s’étira. Il avait passé une bonne nuit et ils allaient pouvoir reprendre la route tôt aujourd’hui avec Sudhamayi pour quitter l’auberge du Dernier Refuge. Il faudrait juste qu’il s’excuse auprès d’elle pour son attitude de la veille. Quel idée il avait eu de jouer les ducs de Florissant. Il aurait dut se montrer beaucoup plus gentil avec elle. Elle le méritait bien. Après tout, elle l’aidait sans pouvoir être certaine de qui il était. Suhamayi avait vraiment tout d’une perle. Et puis, il devait dire qu’en plus, la regarder ne lui déplaisait pas. La jeune indienne était vraiment belle.

Nicolaï passa sa mains sur ses yeux pour se réveiller. Soudain, il se figea. Il y avait quelque chose sur sa main. Quelque chose d’un peut poisseux. Écartant sa main pour la regarder, il constata avec horreur se qui se trouvait là. Du sang. Du sang encore frai. Nicolaï bondit de son lit. Non, se n’était pas possible. Il était maculé de sang. Tout comme sa chambre d’ailleurs.

Sortant en trombe, son pied heurta quelque chose et il chuta. Il ne put retenir un cris d’horreur lorsqu’il vit se sur quoi son pied avait butter.

Les yeux fixe sans expression et comme recouvert d’un voile. Sans vie, la jeune serveuse rousse de l’auberge était étendue dans une grande traînée de sang. Une horrible balafre lui ouvrant la gorge comme une seconde bouche.

Nicolaï se mit à paniquer. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Puis, il regarda autour de lui. deux autres corps sans vie reposaient également dans le couloir. A côté de la porte de sa chambre, une autre porte avait été éventrée et les morceaux de bois pendaient lamentablement aux gonds.

Un frisson d’horreur pur parcourut le jeune homme.

C’était la porte de la chambre de Sudhamayi.

D’un mouvement aussi souple que rapide, il s’élança dans la direction de la chambre.

Sudhamayi était là. Les yeux paisiblement fermé. Un léger et énigmatique sourire sur le visage. Elle paraissait endormie. Paraissait seulement. Car elle n’était pas endormie. Aucun souffle n’animait plus son corps et plus jamais elle n’ouvrirait les yeux.

L’épée enfoncée dans sa poitrine ne laissait aucun doute.

Elle gisait, calme et tranquille au milieu de son lit dont les draps et le matelas s’étaient depuis longtemps déjà imprégner de son sang. Ses cheveux déployé autour d’elle lui faisait comme une auréole de nuit.

Tombant à genou, Nicolaï sentit une horrible douleur lui vriller la poitrine. Se qu’il voyait était impossible. Elle ne pouvait pas être morte. Pas comme cela. Pas avec cette épée. Car Nicolaï aurait reconnu l’arme entre mille et pour cause. Cette arme, il la connaissait mieux que nulle autre. L’épée qui avait tuer Sudhamayi, c’était sa Faneras.

Il rampa plus qu’il ne marcha vers le lit. Il prit la tête de Sudhamayi et tenta de la secoue, lui implorant de se réveiller. Mais elle ne bougeait pas.


« Pourquoi Nicolaï ? Pourquoi m’as-tu fait cela ? »

Sudhamayi venait d’ouvrir les eux et le regardait fixement. Non, il n’avait pas fait se n’était pas possible.

« Non, je n’es rien fait. Tu dois faire erreur. »

« C’était toi. Tu le sais. Tu es le seul à pouvoir manier ta Faneras. Tu le sais. Tu m’as tuer. Pourquoi ? »

Le ton de Sudhamayi était froid et indiscutable. Elle savait parfaitement se qu’elle était en train de dire. Elle avait raison.

Le fait que le cadavre de la jeune femme se mette à lui parler ne semblait pas étrange à Nicolaï tant il était abrutit par la douleur. Une douleur qui le faisait atrocement souffrir à l’épaule et au flan. Pourtant, il ne portait pas la moindre trace de blessure.

Il voulait que la douleur s’arrête. Il le voulait plus que tout au monde. Il fallait que cela cesse. Sudhamayi ne pouvait pas être morte. C’était impossible. Il ne pouvait se résoudre à accepter la vérité qui s’offrait à lui. Il ne voulait pas souffrir de cela. C’était beaucoup trop difficile à supporter.


« Il y a une solution Nicolaï. Cette solution tu la connais. »

En disant cela, Sudhamayi tira de son propre corps la Faneras de Nicolaï et la lui tendit avant de refermer les yeux.

« Fais se que tu as à faire Chevalier de l’Épée. »

Se furent les dernier mots qu’elle prononça.

Nicolaï regarda le fil acéré de la lame. La tentation était grande de l’utiliser pour s’ôter la vie. Il n’imaginait plus vivre. Si Sudhamayi était morte, c’était sans doute par sa faute aussi si tout ces gens étaient mort. Il avait égorgé la jeune serveuse et avait tué tout se qui se trouvait sur son chemin. Puis il avait tué Sudhamayi. L’Autre avait fini par gagner.

Nicolaï était trop dangereux pour rester en vie. Il fallait qu’il éradique la menace qu’il était devenu ici et maintenant.

Observant le fil acéré de sa Faneras encore rouge du sang de l’indienne, Nicolaï eu quelques flaches. Il se rappela de quelques choses.

Sudhamayi. Il se rappelait qu’il lui avait fait une promesse. Celle de la rejoindre. Mais pas ici. Elle était dans un bosquet. Un bosquet dans la forêt, assez loin. Ils avaient quitté l’auberge ce matin. Ils avaient été attaqué.

Il comprit soudain.


« NOOOOOOOOON !!!!!! »

Alors qu’il hurlait, Nicolaï jeta sa Faneras au loin.





« L’important c’est de vivre. Même une minute. Juste une minute de plus. »

Ange, Paradis Perdu



Nicolaï était allongé dans un lit. Il faisait sombre.
Plusieurs chandelles éclairaient partout alentour. La pièce dans laquelle il se trouvait n’était certes pas grande, mais intime. Il avait toujours mal à l’épaule et au flan. Mais, voulant voir s’il était blessé, se fut autre chose qu’il vit.

Sudhamayi.

La jeune femme était blottie contre lui, respirant doucement et calmement. Elle leva vers lui ses magnifiques yeux verts.

Quelque chose lui caressait délicatement le visage.


« Nicolaï ? Si tu avais à choisir… entre tout se que tu fais… tout se que tu crois… et moi… Me choisirais-tu ? Me choisirais-tu ? »



Me choisirais-tu?



Une fois de plus, Nicolaï ouvrit les yeux. Mais cette fois, il ne bougea pas d’un millimètre. Il avait trop peur de se qu’il pourrait découvrir cette fois. Il avait vu Sudhamayi morte. Il l’avait vue blottie contre lui. Que lui réservait cette nouvelle illusion ?

Il avait toujours mal au flan et à l’épaule. C’était le seul dénominateur commun à toute ses visions. Pourtant, il ne se rappelait plus vraiment se qui s’était passé. C’était comme tout un caléidoscope d’images désorganisée dans sa tête. Il ne comprenait pas tout se qui s’était passé.

La sensation de quelque chose qui lui caressait délicatement le visage ne s’était pas envolée. Elle était même plus présente encore qu’avant. Mais la douleur aussi.


« Personne ne m’a encore jamais caressé ainsi le visage, dit-il à voie haute autant pour la personne qui le faisait que pour lui-même. »

Doucement, Nicolaï utilisa son bras qui ne lui faisait pas mal pour prendre cette chose avec délicatesse et l’amener dans son champ de vision. Il n’avait pas tourner la tête ni bouger les yeux de peur de se qu’il aurait put découvrir autour de lui.

C’était une main. Un jolie main. Fine et souple, elle était légèrement bronzée. Un belle main. Nicolaï la caressa un moment. Elle était douce.

Nicolaï palpa avec douceur chaque centimètre carré de la main. Il voulait s’assurer que tout ceci était bien réel et qu’il n’était pas à nouveau en plein délire.

Lorsqu’il eu terminé, il sera la main contre sa poitrine. Assez fort pour ne pas la lâcher, mais pas assez pour empêcher son propriétaire de la lui retirer si il en avait l’envie. Finalement, le désir de savoir fut plus fort et il se résolut à tourner la tête. Il était allongé dans un lit. Sudhamayi se tenait à son chevet, lui souriant tendrement. Était-ce vraiment Sudhamayi ? Il n’en était pas tout à fait certain. Mais le simple fait de sentir dans ses mains selle de la jeune femme lui faisait un bien fou. Comme si elle lui communiquait de la chaleur et une énergie douce et réconfortante.

Il sentait les longs doigts de Sudhamayi caresser doucement une cicatrice qu’il avait sur le torse. Alors qu’il n’était pas encore chevalier de l’épée, Nicolaï avait dut faire ses preuves les armes à la main pour mériter sa Faneras. Cette cicatrice était le souvenir d’une hache de bataille d’un guerrier nordique. Parfaitement résorbée et presque invisible, elle ne laissait qu’une trace légèrement plus claire sur la peau du jeune homme déjà naturellement pâle. Mais Sudhamayi ne pouvait pas la manquer.

Il avait les yeux qui s’embuaient petit à petit de larme. Nicolaï n’en avait versé aucune depuis son enfance. Lorsque les autres enfants s’amusaient à se moquer de lui. Parce qu’il agissait de manière étrange de temps à autre, parce qu’il n’avait pas de papa et pas de maman non plus. Il n’avait plus verser la moindre larme depuis plus de dix ans. Si bien qu’il était, avant cet instant, intimement persuadé qu’il avait tant pleurer qu’il était à présent incapable de le faire. Mais aujourd’hui, il se sentait tellement dépasser par tout les sentiments contradictoires qu’il ressentait qu’il se sentait sur le poing de craquer.

Nicolaï voulut se redresser sur le lit, mais une violente douleur le prit au flan et, avec une grimace, il dut renoncer à son projet, restant prostré sur le lit.

Sans pour autant lâcher la main de Sudhamayi, il approcha sa main valide du visage de la jeune femme. Avant qu’il ne le touche, il se rappela une chose. Les contacts physiques en Inde n’étaient pas vu de la même manière. Sudhamayi c’était fermée à plusieurs reprises lorsqu’il l’avait touchée. Bien qu’il ait toujours sa main dans la sienne, il ne voulait pas la toucher sans son accord.


« Est-ce que je peux te toucher ? »

Il en avait réellement besoin. Pour se dire que c’était la vraie Sudhamayi cette fois et pas une nouvelle illusion. Pour se dire qu’il était dans la réalité maintenant. Pour sentir sous ses doigts le visage de la jeune femme. Il avait besoin de Sudhamayi. Plus encore qu’il n’avait eu besoin de qui que se soit dans sa vie. Cela, c’était sa première vision qui le lui avait enseigner.

Dans sa main, les doigts de Sudhamayi frémirent. Bon ou mauvais signe ? Il n’aurait sut le dire.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Sam 13 Mar - 18:45

Il avait mis du temps à se réveiller, comme si il redoutait ce moment. Quand enfin il se décida à ouvrir ses yeux, le métal qui les paraît semblait plus froid que jamais, d'ailleurs tout son corps semblait réfrigéré. Chose étrange : Nicolaï n'avait à aucun moment regardé Sudhamayi. Son regard restait fixe, pourtant il ne semblait pas concentré sur son observation. Autre chose le préoccupait, elle ignorait quoi. L'indienne n'avait cessé ses caresses, supposant que son ami était encore sous le choc. Il fallait qu'il se réveille calmement, tant pis si cela prenait du temps. Quand enfin il parla, ce fut pour dire :

« Personne ne m’a encore jamais caressé ainsi le visage. »

Sudhamayi ne pensait pas avoir fait d'erreur en agissant ainsi. Certes, elle appliquait les limites physiques, mais elle savait les retirer quand cela s'avérait nécessaire. A l'instant cela ne la dérangeait pas du tout et elle savait que cela ne dérangeait pas le Chevalier de l'épée.

Toujours sans la regarder, ne serait-ce qu'une infime fraction de seconde, il s'empara avec douceur de sa main. Il y effectua des pressions, la caressa de la paume pour remonter précautionneusement le long de ses doigts. Sudhamayi n'y opposa aucune résistance, elle se laissait même trop faire par rapport à sa nature farouche et timide. Normalement, si Nicolaï eut porté la main de la jeune femme contre sa poitrine, elle se serait rapidement retirée. Un réflexe qui s'était envolé. . . car c'est ce que fit Nicolaï avec fermeté. Sous sa paume, la devadasi sentait le coeur du chevalier battre régulièrement, bien qu'assez doucement car il était au repos. En revanche, le siens fit une pointe lorsque le jeune homme se décida à la regarder. Il semblait un peu perdu mais très conscient en même temps. La seule chose que put faire Sudhamayi c'est lui adresser un sourire. Depuis l'éveil du chevalier elle n'avait cessé, ravie qu'il ne soit pas trop épuisé. Il relâcha sa main, elle en profita alors pour parcourir ce buste musclé mais pas à en faire peur. Il avait la peau très claire, presque lumineuse, mais plus clair encore se dessinait une fine cicatrice. De son indexe elle la redessina, oubliant totalement les conventions.

Ce fut soudainement que Sudhamayi arrêta sa course, quand elle vit les yeux de Nicolaï devenir un peu rouge et larmoyant. Elle voulut le prendre dans ses bras, mais si jamais elle faisait ça c'est elle qui mettrait à pleurer. Heureusement, le chevalier réussit à se contenir. L'indienne admirait le jeune homme pour cette force qu'il avait de retenir ses sentiments, même si au début elle avait eu du mal à s'y faire. Elle l'aurait peut-être moins apprécié si il avait été différent. Oubliant sa blessure, il se redressa aussi brusquement qu'il se rallongea. La douleur devait être encore très présente ! Si seulement elle avait eu sur elle les remèdes appropriés, il souffrirait moins. Il n'abandonna pas son idée pour autant, car si il avait eu envie de se lever ce n'était pas pour rien. Sa main de combattant se dirigeait vers son visage seulement il s'abstint au dernier moment.


« Est-ce que je peux te toucher ? demanda-t-il. »

Incapable de dire quoique ce soit, à son tour elle saisit la main du chevalier, l'autre étant prise, puis la guida sur sa joue. C'était étrange comme sensation, cette main puissante qui avait offert la mort plus tôt et qui à présent se faisait si tendre qu'elle confondait l'esprit. La main du chevalier était large, elle devait bien emplir la tête de la jeune femme, mais ce fut tour à tour qu'elle se glissa sur son front, puis sa joue, ensuite beaucoup plus délicatement sur ses lèvres. Alors qu'elle se portait entre sa nuque et son oreille, Sudhamayi joignit sa main. C'était elle qui maintenant ne regardait plus Nicolaï. Cachés au fond elle, une foule de sentiments se battaient pour sortir, ils n'attendaient que ça. A plusieurs reprises elle avait faillit puis. . . elle céda. . . A présent agenouillée près du lit, elle déposa sa tête sur le buste de Nicolaï, très doucement car elle n'avait pas oublié qu'il était blessé. Son visage était orienté vers le seins, bien qu'elle ne le regardait pas. Puis elle chuchota, très doucement, car une partie d'elle lui faisait croire que si elle chuchotait elle ne s'entendrait pas. Na pas s'entendre c'est aussi pouvoir s'ignorer, selon elle.

« Tu as été très fort tout à l'heure. . . mais tu étais quand même effrayant. Finalement tu as su me protéger et personne n'aurait mieux fait. Je t'en serai toujours reconnaissante. . . merci beaucoup Nicolaï. . . »

Sans s'en rendre compte, au fur et à mesure qu'elle avait parlé, c'était elle qui avait pressé la main de Nicolaï, très fort, du moins autant que ses capacités le lui avaient permis, et des larmes avaient roulé sur ses joues. C'est faux, chuchoter n'aide pas du tout, puisque malgré tout elle savait qu'elle était encore bouleversée. La brutalité de Farak, les menaces, le cri de Nicolaï quand il fut atteint par la flèche, les moqueries des bandits, le changement du chevalier et la façon si douce qu'il avait eu de la réconforter. . . Pire que tout fut l'instant où elle le retrouva, alors qu'elle ne subissait aucun mal et qu'il était gravement blessé. . . Elle se dégagea aussi calmement qu'elle était venue, élaborant quand même une certaine distance entre elle et Nicolaï pour qu'il ne puisse pas l'atteindre. Maintenant debout, dos au chevalier, elle sanglotait et s'excusait sans trop savoir pourquoi, puisqu'en cet instant elle ne trouvait rien de sensé.

« Excuse-moi. . . je sais que ce est inutile mais je. . . je n'arrive jamais à me retenir. . . »

Quelque part, Sudhamayi avait honte. Nicolaï savait mieux se maîtriser qu'elle de ce qu'elle avait vu, elle trouvait gênant de pleurer face à quelqu'un comme lui. Malgré tout, elle restait lucide et finit par faire la part des choses. Ouvrant le tiroir d'une commode, elle prit un mouchoir et essuya ses larmes.

« Désolée, tu dois me trouver ridicule. . . »

Une femme entra, petite et grassouillette, un plateau dans les mains. Sudhamayi l'en déchargea et lui sourit avec reconnaissance, faisant comme si de rien n'était. Une autre fille suivit, plus jeune et plus mince, trois couverture dans les bras qu'elle rangeait dans l'armoire en attendant de servir. Elle fit une petite révérence tout en disant :

« Merci grandement. »

On voyait bien la gratitude sur le visage de la jeune indienne qui songeait déjà à comment les récompenser. Les deux femmes quittèrent les lieux tandis que Sudhamayi déposait le plateau sur la table de chevet. Deux bols de soupe bien épaisse y étaient posés, fumants. Il y avait aussi deux miches de pain et des cuillères.

« C'est une famille très gentille, dit-elle au chevalier. La femme m'a aidée à nettoyer ton équipement, il est rangé dans cette armoire ( elle désigna la même que celle où étaient entreposées les couvertures ). »

Elle aida le jeune homme à s'asseoir avec précaution, pour ne pas lui faire plus de mal qu'il n'en souffre, puis elle s'installa sur la chaise où elle se trouvait tout à l'heure.

« Je suis contente que tu sois encore en vie, dit-elle hors sujet, avec sérieux. »

Elle prit un bol et une cuillère, puis sur un air taquin elle dit en souriant, en référence à sa blessure :

« Je t'aide où tu es un grand garçon ? »
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Dim 14 Mar - 17:29

Alors qu’elle redessinait doucement avec son indexe le contour de la cicatrice qu’avait laissé la hache d’un nordique, Sudhamayi parut surprise par la main qu’il tendait vers son visage. Elle ne dit rien. Se contentant de prendre cette main qu’il tendait vers elle et de la guider jusqu’à son visage. Nicolaï eu l’impression de redécouvrir la jeune femme sous un tout autre jour. Elle n’était pas renfermée ni même timide. Elle semblait perdue. Perdue dans un tourbillons de sentiments qu’elle ne semblait pas parvenir à contrôler.

Comme un aveugle, Nicolaï passa le bout de ses doigts sur le visage de Sudhamayi. Écartant légèrement une mèche de cheveux. Des si beaux cheveux de l’indienne. Quel dommage qu’elle ne les laisse pas libre. Ils devaient être absolument magnifique. Puis, il caressa doucement la joue de Sudhamayi. Une joue qui avait la douceur d’une pêche. Après une courte hésitation, il passa ses doigts sur ses lèvres. Si belle, si bien dessiné…

Lorsque Nicolaï lui toucha la nuque, la jeune femme joignit sa main à la sienne. Plus perdue que jamais, elle fini par faire un nouveau geste en direction du chevalier. Elle déposa doucement sa tête sur son torse. Le jeune homme fut un peut surprit. Il ne s’y serait jamais attendu. Pourtant, Sudhamayi venait de faire un grand pas en avant vers lui. elle ne le regardait pas, mais son visage était tourné dans sa direction.

Lorsque Sudhamayi parla, se n’était qu’un minuscule murmure. Il n’y avait guère plus de force dans ses paroles que lorsqu’elle se contentait de respirer. Pourtant, Nicolaï en comprit le sens. Il fallait qu’elle parle. Elle ne pouvait rester inerte. Garder pour soit ce genre de chose n’était pas bon. Il vous rongeait et vous consumait de l’intérieur. Et les choses qui vous rongeait de l’intérieur, Nicolaï savait parfaitement se que cela pouvait faire.

La jeune indienne se mit à pleurer. Nicolaï allait doucement essuyer ses larmes lorsqu’elle se releva doucement et s’éloigna de lui. Elle se tenait à présent dos à Nicolaï et sanglotait en bredouillant des excuses. Le jeune homme aurait aimé lui dire d’arrêter de pleurer. Il aurait aimé pouvoir se lever pour aller la consoler. Mais il ne réussi pas à faire quoi que se soit qu’à la regarder pleurer. Il se maudit copieusement pour cela. Il était incapable de faire quoi que se soit pour elle alors que Sudhamayi avait tant fait pour lui. Elle interpréta mal son silence. Cela attrista Nicolaï plus encore. Sudhamayi alla chercher un mouchoir dans un des tiroirs de la commode et épongea doucement ses larmes.


« Désolée, tu dois me trouver ridicule. . . »

Ridicule ? Est-ce que c’était ridicule d’être bouleversé par se qu’on avait vécut ? Non. Sudhamayi avait dut être traumatisée par cette attaque. C’était lui qui n’était pas normal à ne pas montrer de vraie réaction. Cette foix-ci, il allait réussir à dire quelque chose lorsque deux femmes entrèrent dans la chambre. La première était assez petite et grassouillette était la plus âgée des deux. La seconde, très certainement sa fille, était son exacte opposé. La plus vieille déposa un plateau sur lequel était déposé deux bols d’une soupe épaisse. Elle jeta ensuite un regard aux pansement et marmonna quelques chose comme quoi Nicolaï était encore plus solide que cette « foutue coque de métal » qu’il portait.

La seconde déposa plusieurs couvertures dans l’armoire avant de jeter un coup d’œil timide à Nicolaï, puis de s’enfuir assez rapidement lorsqu’elle croisa le regard acier du jeune homme. Sudhamayi se confondait en excuse pour le dérangement qu’ils causaient et en remerciement pour la famille. Elle devait très certainement être en train de chercher un moyen pour récompenser leurs hôtes de leur hospitalité. Cette idée tira un sourire à Nicolaï. Malgré se qu’elle venait de subir, Sudhamayi restait Sudhamayi. Pour rien au monde il ne la changerait.


« C'est une famille très gentille, dit-elle au chevalier. La femme m'a aidée à nettoyer ton équipement, il est rangé dans cette armoire ( elle désigna la même que celle où étaient entreposées les couvertures ). »

Tien oui, son équipement. Il n’y avait plus pensé. Pourtant, cela aurait dut lui sauter aux yeux. Il s’était évanouit avec une armure de plate complète et n’était maintenant plus vêtu que de son pantalon de cuir. Cela faisait une sacrée différence tout de même.

« Il faudra trouver un moyen de les remercier de tout se qu’ils ont fait pour nous. »

Sudhamayi aida le jeune homme à se redresser. Le contacte de la jeune femme rappela à Nicolaï se qu’il avait vu alors qu’il était inconscient. Sudhamayi morte. Le souvenir de cette scène lui sera le cœur.

« Je suis contente que tu sois encore en vie, dit-elle hors sujet, avec sérieux. »

Lui aussi était heureux d’être toujours vivant. Il fut heureux d’entendre la jeune femme dire cela. C’était quelque chose de banal, mais cela faisait chaud au cœur.

Sudhamayi prit un bol et une cuillère, puis sur un air taquin, avec un sourire taquin.


« Je t'aide où tu es un grand garçon ? »

Nicolaï lui souris.

« Je pense que je vais pouvoir me débrouiller, dit-il en souriant. »

Il prit le bol que Sudhamayi lui tendit et plongea sa cuiller dans la soupe. Pourtant, des la première bouchée, il n’avait plus faim. Le sang de Farak le nourrirait pendant plusieurs jours. Même si Nicolaï n’avait pas vraiment conscience de se qu’il avait fait, il savait qu’il n’avait vraiment plus faim.

Il posa à côté de lui le bol de soupe. Délicieuse, mais elle l’écœurait un peut. Il regarda la jeune femme qui mangeait son potage. Nicolaï hésita un moment avant de prendre la parole.


« Sudhamayi. Je… c’est un peut difficile pour moi de dire ça… mais, vois-tu, quant j’étais inconscient, j’ai vu des choses. Un moment, j’ai cru t’avoir tuer. C’était la vision la plus dure que n’es jamais eu. »

Il laissa filer un moment, cherchant ses mots. Il ne savait pas comment le dire.

« Sudhamayi je… je.. »

Il fini par plonger ses yeux dans ceux vert émeraude de la jeune femme. Que devait-il faire ? au final, il prit les choses en main. Se forçant à ignorer la douleur qui tiraillait son flan, il rapprocha son visage de celui de Sudhamayi. La jeune femme ne bougea pas.

Nicolaï eut un moment d’hésitation. Est-ce qu’il allait vraiment faire cela ? Est-ce qu’elle allait le repousser ?

Finalement, Nicolaï arrêta de se poser des questions. Et ses lèvres rencontrèrent celles de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Lun 15 Mar - 9:42

C'était agréable de voir le chevalier sourire. Il n'avait pas beaucoup parlé depuis tout à l'heure mais au moins la remarque de l'indienne avait réussit à le faire sourire. C'était bien plus rassurant, surtout qu'à chaque fois elle se rendait compte qu'il était bien plus beau ainsi. Sa bonne humeur était même contagieuse.

« Je pense que je vais pouvoir me débrouiller, dit-il en souriant. »

Pendant qu'elle mangeait, Sudhamayi remarqua le manque d'appétit de son ami. Il avait fournit des efforts incroyables et avait perdu du sang mais il n'avait pas avalé plus d'une cuillère. C'était étrange mais c'était possible. Il avait quand même dormit longtemps alors c'était normal de ne pas avoir faim au réveil. Il semblait quand même tracassé, son visage était plus grave bizarrement. Il reposa le bol et eut l'air pensif.

« Sudhamayi. Je… c’est un peu difficile pour moi de dire ça… mais, vois-tu, quant j’étais inconscient, j’ai vu des choses. Un moment, j’ai cru t’avoir tuer. C’était la vision la plus dure que n’ai jamais eue. »

Elle s'était arrêtée de manger car elle était concentrée sur ce qu'il disait. Le pauvre. . . décidément ces bandits ont été plus dévastateurs pour le chevalier et la devadasi. Les images étaient vraiment choquantes, suffisament pour avoir l'air réel lorsque l'on fermait les yeux. Il avait du en rêver et il doit être étourdi par ces évènements sanglants, surtout qu'il en était l'auteur. Même elle avait eu peur de lui.


« Sudhamayi je… je.. commença-t-il.
- Oui ? »


Cette soudaine hésitation s'accumula à son inquiétude croissante. Ils étaient au chaud et en sécurité, que pouvaient-ils craindre de plus ? A moins qu'il n'y avait pas de rapport. . . Nicolaï la fixa intensément. Sa timidité lui aurait fait baisser les yeux si cela se serait passé la veille, mais le chevalier avait réussit à la mettre confiance. Il avait réussit cela très rapidement, même elle ne s'en était pas rendue compte. Ils ne se connaissaient que depuis hier mais on aurait dit que des années s'étaient écoulées.

Avec un peu de peine il s'approcha d'elle. A chacun ses questions. . . Sudhamayi savait ce qui allait se passer. Normalement, elle aurait du fuir tout de suite, avant qu'il ne se passe quoique ce soit, mais elle n'en avait pas envie. Pourquoi, alors que maintenant elle était libre ? Libre de refuser ? Libre même de le repousser ? Nicolaï le comprendrait si elle agissait ainsi, alors elle n'avait pas à avoir peur de le repousser. Juste gentiment. . .

Mais elle restait là, attendant, sans pouvoir perdre des yeux le regard de fer du chevalier. Elle ne voulait pas partir. . . elle voulait rester. Après un bref moment d'hésitations, il déposa ses lèvres sur les siennes. Elle ferma les yeux, déposant à l'aveuglette son potage, et serra le chevalier tout en l'embrassant.

De tout les hommes qui l'avaient embrassée, aucun n'avait été comme "ça". Sudhamayi avait beau être douce, belle, attachante, ceux qui lui rendaient visite connaissaient les limites à ne pas dépasser. Ils l'avaient embrassée et caressée sans amour. Elle était encore quelques sortes la femme de tous, mais avant tout l'épouse des dieux. Elle l'est encore malheureusement, alors tôt ou tard son destin sera de finir auprès d'eux, à servir Yellama comme sa mère l'avait désiré. Aucun homme jusqu'à présent ne l'avait aimée, du moins ils ne l'avaient pas laisser entendre. Lentement, elle se décolla de lui.


« Si nous nous aimons, nous prenons le risque de nous perdre un jour, dit-elle sérieusement avec une neutralité qui ne lui sied pas. Tu le sais, n'est-ce pas ? »

Sudhamayi aurait préféré moins froidement, mais elle voulait être sûre de tout. D'ailleurs, si sa voix était un peu distante, ses yeux trahissaient la tristesse. Elle aurait aimé aller contre Nicolaï, le serré encore, lui dire qu'elle était bien avec lui. Mais malheureusement, c'était impossible, il fallait mettre les choses au clair maintenant. Un jour, il devra retourner dans son monde et elle, elle devra retourner en Inde. Chacun avait des devoirs à respecter, une place trop importante qui ne pouvait rester vide trop longtemps. Le sablier a un nombre définit de grains, et tous finissent par tomber, elle en était conciente, mais ce chevalier pour qui elle commençait à avoir des sentiments, qu'en était-il ? Il n'avait fallut qu'une journée, moins peut-être, pour les réunir. Il n'en faudrait pas plus pour les séparer.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Lun 15 Mar - 13:38

Nicolaï sentit Sudhamayi lui rendre son baisé et l’étreindre dans ses bras. Une impression de bonheur comme il n’en avait jamais connu alors lui réchauffa le cœur. Il savait qu’elle aurait put le repousser. Elle aurait put se dégager, le gifler, s’enfuir loin de lui. Après tout elle était libre. Mais elle n’en fit rien. Elle lui rendit son baisé avec une infinie tendresse. Nicolaï sentit éclore en lui tout une foule de sentiments qu’il n’avait jamais encore éprouvé auparavant. Des sentiments qui était resté caché en lui et qui à présent jaillissaient comme un torrent. Comme s’ils avaient été furieux d’avoir été si longtemps réprimé.

Sudhamayi le sera dans ses bras. Nicolaï lui rendit son étreinte. Pourtant, à un moment, la jeune femme se détacha de lui. Un peut. Pas beaucoup. Mais cela fut suffisant pour mettre le jeune homme au supplice. Lentement, elle s’éloigna, les yeux pleins de regret. Nicolaï eu peur qu’elle ne se referme comme elle l’avait déjà fait à plusieurs reprises. Il eu peur qu’elle ne veuille sortir de la chambre, le laissant là. Il eu peu d’avoir fait quelque chose de mal. D’avoir été trop brutal.


« Si nous nous aimons, nous prenons le risque de nous perdre un jour, dit-elle sérieusement. Tu le sais, n'est-ce pas ? »

Elle était bien sérieuse tout d’un coup. Sérieuse et froide. Mais si sa voie était froide et qu’elle se voulait distante, ses yeux criait à Nicolaï qu’elle était triste. Qu’elle souffrait de l’intérieur comme si on l’écorchait vive. Du moins, se fut se que Nicolaï pensa car c’était se que lui-même ressentait.

Les paroles de l’indienne était sensée. Elle avait raison. S’ils s’aimaient, c’était pour se perdre un jour. A un moment ou à un autre, il lui faudrait bien retourner dans son pays. Dix années. C’était le temps qui lui était impartit. Elle lui avait déjà expliqué qu’elle ne pouvait faire autrement. Nicolaï comprenait cela. Lui-même avait des responsabilités dans son monde. Les négociations entre Orcanie et le Royaume du Cygne seraient l’apanage de Florissant puisque c’était lui qui les établirait. Tant qu’elles dureraient, il servirait d’ambassadeur. Il serait souvent en Orcanie. Très souvent même car on avait pas vraiment besoin de lui à Florissant. Mais son père adoptif finirait par mourir. Par l’épée ou par le temps, Gwutha KalonErc’h finirait par mourir. Se n’était pas un elfe et encore moins un vampire. A ce moment là, il faudrait que Nicolaï retourne dans son monde. Qu’il prenne ses responsabilités à Florissant. Et quant ce moment viendrait, il lui faudrait renoncer à se rendre en Orcanie sauf en de très rares occasions. Il lui faudrait renoncer à Sudhamayi. Les paroles que prononçaient la jeune femme étaient celles du bon sens. Cela ne faisait aucun doute.


* L’amour a ses raisons que la raison ignore. *

Pourquoi pensait-il à cela ? Il trouvait que cette phrase était particulièrement appropriée à la situation.

« Tu as raison. Tu as entièrement raison. Si nous nous aimons, cela signifie que nous finirons par nous perdre. »

Nicolaï marqua une courte pose avant de braquer ses yeux dans ceux de la jeune indienne.

« Tant pis. Je ne veux pas me retrouver un soir dans des années assis devant une bûche dans la Citadelle à me demander se que cela aurait put être. Je te perdrais de toute manière. Et tu me perdras aussi. Que se soit la mort ou nos obligations qui nous séparent, il n’y a pas de différence. »

Il laissa passer un nouveau moment de silence.

« Le temps nous est compté. Raison de plus pour en profiter au maximum. Je ne veux pas avoir de regret plus tard. Je veux être certain d’avoir tout fait de ne rien regretter le jour ou je partirais. Que se soit pour rentrer définitivement dans mon monde ou pour mourir. Et toi, tu fais partit des choses que je ne veux pas manquer. »

Nicolaï laissa passer un nouveau moment pendant lequel il embrassa doucement les mains de Sudhamayi. Il ne voulait pas la quitter. Il voulait rester avec elle. Mais ses désirs ne sont pas forcément des ordres. Il leva les yeux vers Sudhamayi.

« Mais cela ne pourras se faire qu’à la condition que tu accepte toi aussi. Je ne veux pas te forcer à le faire. C’est donc à toi de décidé si tu veux ou non avoir quelque chose à regretter plus tard. Moi je suis certain que non. Ces dix ans qu’on t’a donner, profite en comme tu l’entend. Ils sont à toi et rien qu’à toi. Si tu accepte de les partager avec moi, je serais certainement le plus heureux des hommes. »

Puis, les yeux toujours plongé dans les siens, il attendit patiemment, mais avec une certaine appréhension, le verdict de la belle indienne.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Lun 15 Mar - 18:46

Au moins, le chevalier cygnac adhérait à l'avis de l'indienne. Il semblait tout aussi conscient de la situation que Sudhamayi, seulement comme elle ça ne l'enjouait pas vraiment. Après avoir donner son opinion, il ne semblait pas avoir finit et il se mit à la fixer avec intensité. Ces perles métalliques étaient dures à soutenir pour quelqu'un d'autre, même pour elle ce fut très difficile. Elle n'y percevait plus cette froideur qui était au début. Il laissa passer un silence avant de parler.

Il avait raison lui aussi. Qui sait ce qui se passera si dans dix ans elle n'avait pas profiter de Nicolaï, de l'affection qu'il lui portait et de celle qu'elle aurait put lui donner ? Pas très difficile à définir puisque l'évidence se laissait poindre. Le regret, le désir de retourner en arrière la rongerait. Il serait le premier et le dernier homme qui l'aimera et qu'elle aimera en retour. Cela aurait été moins triste que ce soit la mort qui les sépare, qu'il puisse avoir une vie commune et peut-être qu'elle aurait put être mère. Parfois il faut se contenter de ce que la vie nous offre, même si ce n'est pas grand chose il faut être reconnaissant. Dix années, c'est long et ce sera assez pour lui apporter une part de bonheur.


« Le temps nous est compté. Raison de plus pour en profiter au maximum. Je ne veux pas avoir de regret plus tard. Je veux être certain d’avoir tout fait de ne rien regretter le jour ou je partirais. Que se soit pour rentrer définitivement dans mon monde ou pour mourir. Et toi, tu fais partit des choses que je ne veux pas manquer. »

Elle sourit, car cette partie suivante lui fit énormément plaisir, même si le contexte était un peut triste. Sudhamayi se trouva même très chanceuse et fut encore plus reconnaissante envers les dieux de l'avoir rencontré. Il méritait peut-être mieux qu'une histoire d'amour instable mais. . . elle aurait du mal à le laisser sans avoir un énorme pincement au coeur. Cela la ferait plus souffrir qu'autre chose. Elle souhaitait le bien du chevalier et elle ferait de son mieux pour le lui donner durant le temps qu'il leur restait, après tout la jeune indienne en était capable. Certes, elle ne pourrait pas lui offrir une famille et des repas à chaque fois qu'il rentrerait le soir, mais elle le soutiendrait et le conseillerait. Sûrement pas l'épouse qu'elle pourrait être, la devadasi lui donnera le meilleur de son être.

Délicatement il saisit les mains de la jeunes femmes, si petites dans les siennes, si fragiles en comparaison ! Il baisa chacune d'elle avec tendresse, cette douceur nouvelle qu'elle découvrait. A chacun d'eux, elle se sentait plus amoureuse, plus sûre.

« [*]Mais cela ne pourras se faire qu’à la condition que tu accepte toi aussi. Je ne veux pas te forcer à le faire. C’est donc à toi de décidé si tu veux ou non avoir quelque chose à regretter plus tard. Moi je suis certain que non. Ces dix ans qu’on t’a donner, profite en comme tu l’entend. Ils sont à toi et rien qu’à toi. Si tu accepte de les partager avec moi, je serais certainement le plus heureux des hommes. »

Malgré qu'il ne soit pas question de mariage c'était un engagement très important, la réponse ne devait contenir aucun doute. Elle pressa les mains de Nicolaï dans les siennes, sûre de ce qu'elle voulait, et les paroles du jeune homme renforcèrent plus que jamais sa conviction.

« Comme toi, je ne veux pas regretter plus tard. Si je le pouvais, je ne voudrais rester qu'avec toi même au-delà de ces dix années. Je me sent en sécurité avec toi, encore mieux que si une armée me protégeait. Tu es le seul que j'ai envie d'aimer, le dernier aussi. Quand tu seras chez toi, mon coeur le sera avec toi, et ce n'est pas une promesse d'amour mais la vérité. Si grâce à moi tu seras le plus heureux des hommes, ton bonheur fera le miens malgré notre séparation. »


La vérité pure. . . depuis quand avait-elle attendu de voir un homme aussi sincère et attentionné ? En réalité, elle n'y avait jamais songé, bien que son inconscient ressente ce désir. Elle avait passer sa vie à donner sans penser à recevoir, sans même jamais recevoir, mais voilà que tomber du ciel il éveillait son coeur. Bien sûr, elle avait reçut des bijoux de toute provenance, ses habits avaient été faits dans les étoffes les plus riches, les hommes et les femmes la remerciaient quand elle les bénissait, mais il n'imaginait pas que leur déesse puisse avoir des sentiments, ils ne le concevaient pas. Sudhamayi n'avait pas de vie pour eux, sauf son pays, les cérémonies qui s'y donnaient, les malades à guérir.

« Le temps nous est compté, alors je préfère en profiter maintenant plutôt que d'avoir des remords plus tard. »

Elle s'assit sur le lit et prit Nicolaï dans une étreinte. Sa tête posait sur le buste du jeune homme, elle percevait les battements vitaux, comme une mélodie à son oreille.

« Merci Nicolaï. . . pour tout. »

Ses paupières se fermèrent. Tout était loin, les problèmes n'existaient plus. Il n'y avait que la chaleur corporel du cygnac, son corps endurcis qui la soutenait. Elle n'avait besoin de rien d'autre sauf de lui, elle comptait bien l'aimer et l'aider comme elle le pourrait. Dehors, il faisait déjà nuit, les étoiles s'allumaient petit à petit dans le ciel hivernal et le vent soufflait un peu fort. Ils ne reprendraient la route que le lendemain sûrement, mais c'était un détail anodin, elle y penserait plus tard. Sudhamayi se contentait d'être à son aise, caressant tendrement le bras blessé de Nicolaï. De l'attaque dans la forêt elle ne se remémora que l'instant où il la réconforta, malgré le décor inquiétant. Si au début elle l'avait repoussé, son subconscient cherchait sûrement à la protéger, mais de quoi ? Ses doutes s'en étaient allés elle ne sait où, tant mieux. La dernière pensée que Sudhamayi eut, ce fut l'idée de se purifier, elle ne voulait pas sentir salle dans les bras de Nicolaï, puis petit à petit son esprit s'emmêla, lui montrant des images sans trop de sens puisqu'elle s'endormait sans s'en rendre compte.
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mar 16 Mar - 13:11

Nicolaï eut un instant peur qu’elle refuse lorsqu’elle lui sera les mains. Il eut peur qu’elle lui dise qu’elle ne voulait pas risquer une telle perte. Que c’était trop lui demander de faire un tel sacrifice. Puis elle parla. Doucement sûrement, ses yeux toujours dans les siens. Nicolaï l’écouta, d’un bout à l’autre. Les paroles qu’elle prononçait était pour lui comme le plus doux des miels.

« Comme toi, je ne veux pas regretter plus tard. Si je le pouvais, je ne voudrais rester qu'avec toi même au-delà de ces dix années. Je me sent en sécurité avec toi, encore mieux que si une armée me protégeait. Tu es le seul que j'ai envie d'aimer, le dernier aussi. Quand tu seras chez toi, mon coeur le sera avec toi, et ce n'est pas une promesse d'amour mais la vérité. Si grâce à moi tu seras le plus heureux des hommes, ton bonheur fera le miens malgré notre séparation. »

Une vérité pure. Comme l’eau d’une source. Il aurait été complètement inutile d’y chercher une trace de mensonge ou de tromperie. Déjà parce que Sudhamayi en était incapable. Ensuite parce que se qu’elle disait sonnait beaucoup trop juste pour être faux. Et pour finir, ses yeux. Il n’y avait rien d’autre que la vérité dans le regard de l’indienne.

« Le temps nous est compté, alors je préfère en profiter maintenant plutôt que d'avoir des remords plus tard. »

Elle s'assit sur le lit. Déposant doucement sa tête contre la poitrine de Nicolaï et se serrant doucement contre lui. Elle écoutait son cœur battre doucement. Nicolaï la prit dans ses bras. Passant doucement l’une de ses mains dans ses cheveux, caressant doucement la longue natte de cheveux noirs qui descendait dans le dos de Sudhamayi.

« Merci Nicolaï. . . pour tout. »

Elle ferma ses paupières, écoutant le cœur de Nicolaï battre doucement. Nicolaï la sera contre lui et, alors qu’elle caressait son bras blessé, il prit la natte de Sudhmayi. Doucement, pour ne pas risquer de lui tirer les cheveux, il la défit, puis passa ses doigts dans la longue cascade de nuit qui coulait dans le dos de l’indienne. Il déposa un baisé su sa tête et sera Sudhamayi contre lui. Il avait envie que cet instant dure toujours. Que le temps arrête son court pour les laisser profiter ce moment. Un moment qu’il ne voulait pas voir prendre fin.

Dehors la nuit tombait et les étoiles apparaissaient petit à petit. Le vent soufflait fort. Cela contrastait avec la douce chaleur du corps de Sudhamayi contre lui. La jeune femme paraissait fragile entre ses bras. Elle paraissait pouvoir se briser si il la serait un peut trop fort. Nicolaï eu peur de lui faire mal et desserra un peut son étreinte sur elle. Sudhamayi glissa doucement. Il la rattrapa avant qu’elle ait vraiment eu le temps de quitter ses bras. Son souffle était calme et régulier. Elle s’était endormie. Les événements de la journée n’avaient pas dut être de tout repos et il doutait qu’elle se soit beaucoup reposée pendant qu’il était inconscient.

Nicolaï souris à la jeune femme. Elle semblait tellement paisible quand elle dormait. Tellement calme. Prenant garde à ne pas la réveiller, Nicolaï la ramena dans le lit et l’y allongea. Il était étroit, mais suffisamment grand pour qu’ils puissent y dormir à deux.

Le jeune homme tenta de se dégager un peut, mais Sudhamayi grogna légèrement dans son sommeil et se sera un peut plus contre lui. Nicolaï leva les yeux au ciel et il murmura quelques mots réconfortant et rassurant à l’oreille de la jeune indienne. Bien sur, elle ne pouvait pas l’entendre, elle dormait. Mais il en avait envie. Il voulait dire à Sudhamayi qu’il ne la laissait pas. Qu’il restait auprès d’elle. Il avait envie de lui dire tout se qu’il ressentait pour elle. Et cela même si elle ne pouvait pas l’entendre ni lui répondre. Juste pour le dire. Pour mettre des mots sur se qu’il ressentait.

Doucement, il ramena la jeune femme dans le lit et l’allongea à côté de lui. Malgré toute ses précaution, elle grogna à nouveau et tenta de le retenir, s’agitant dans sont sommeil. Nicolaï lui retira rapidement ses chaussures et retourna vers elle. Lorsqu’elle le sentit à nouveau contre elle, Sudhamayi se détendit.

Nicolaï prit soin de défaire les lanières qui maintenaient le corsage de Sudhamayi. Il doutait qu’elle ait choisit d’elle-même de dormir avec et en plus de cela, cet instrument de torture devait être monstrueusement inconfortable. Nicolaï avait vu ce genre de vêtement sur des femmes de Florissant qui voulaient paraître plus fine qu’elles ne l’étaient. Cela en arrivait à un poing que certaines ne pouvaient même plus respirer. Sans cette chose sur elle, Sudhamayi passerait très certainement une meilleure nuit. Il retira cette parure (inutile pour l’indienne) et la déposa au pied du lit.

Sa tête contre le torse de Nicolaï, elle se blottissait contre lui. Elle avait un peut l’aspect d’un chat. Un très beau chat. Il attira la jeune femme vers lui et la sera. Il aurait aimé qu’elle soit éveillée pour lui dire combien il l’aimait et la couvrir de baisers. Mais il ne la réveillerait pas. Agir ainsi aurait été trop égoïste. Elle avait besoin de repos.

Nicolaï caressa doucement la joue de Sudhamayi en fredonnant une chanson de Florissant. Dehors, le vent redoublait de violence comme s’il voulait briser ce moment de douceur. Mais, bien au chaud l’un contre l’autre, à l’abri dans cette chambre qu’on avait bien voulut leur prêter, ils étaient à l’abri. De lui et de toute sa fureur. Il ne pouvait ni les atteindre ni les séparer.

Nicolaï ferma à son tour les yeux, ne tardant pas lui aussi à sombrer dans le sommeil. Un sourire au lèvres en sentant la main de Sudhamayi s’ouvrir et se fermer sur sa poitrine au rythme de son rêve. Il sentait sur lui le souffle doux et régulier de la jeune femme et sa chaleur contre son corps.

* * *

Se fut la lumière du soleil qui réveilla Nicolaï. Lorsqu’il ouvrit les yeux, Sudhamayi était toujours blottie contre lui et dormait encore paisiblement. Un rapide coup d’œil à la fenêtre lui apprit que le jour c’était déjà lever depuis plusieurs heures. Il resta dans le lit un moment sans bouger. Simplement à regarder la jeune femme, ne pouvant se résoudre à la réveiller. Elle avait l’air vraiment trop paisible ainsi.

Le grincement de la porte lui fit tourner la tête. La femme un peut boulotte qu’il avait vu la veille apporter la nourriture passa la tête par la porte. Elle repéra tout de suite la fait que Sudhamayi était toujours en train de dormir.


« Il faudrait vous préparer. Les miliciens disent qu’ils vont vous conduire au château. Vous devriez réveiller la dame. »

Doucement, elle referma la porte derrière elle, laissant Nicolaï et Sudhamayi seuls. Le jeune cygnacs se résolut finalement à réveiller l’indienne. Passant doucement sa main sur sa joue, il la réveilla en douceur.

« Mon amour, il faut te réveiller. Je te laisserais bien dormir toute la journée, mais il vas falloir partir. Mon amour ? »

Après quelques minutes, Sudhamayi fini par ouvrir légèrement les yeux. Nicolaï l’accueilli avec un sourire magnifique.

« Bonjour mon amour, dit-il. »
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Jeu 18 Mar - 17:28

Ce qui se passe dans l'environnement a des conséquence sur le sommeil, plus particulièrement sur les rêves. Sudhamayi n'a en général aucun souvenir de ses songes mais se remémore parfaitement les sensations qu'elle a eu. La plus forte de celles de cette nuit était celle où elle croyait perdre un être cher. . . très aimé. . . après l'avoir tant attendu, elle l'avait senti partir. On devine aisément de qui il s'agit, n'est-ce pas ?

Ne voulant pas le laisser partir, elle le retint aussi fort qu'elle put, bien que ce ne fut pas la peine car lui aussi ne voulait pas leur séparation. Après cela, tout lui semble doux et apaisant. Les paroles de Nicolaï se transformèrent en un chant rassurant calmant ses peurs de toutes sortes, que ce soit monstres de cauchemars ou bandits des forêts. Tous s'en allèrent à l'écoute du murmure, puis revinrent en force lorsque celui-ci cessa. Cette fois, elle n'avait pas réussit à garder le chevalier dans ses bras, elle ne le retrouvait plus ! Elle l'avait perdu. . . elle s'était perdue. En même temps, une sensation de liberté physique survint en elle, Sudhamayi avait plus de facilité à respirer, malgré que l'absence de Nicolaï la perturbait.

Comment en une journée avait-elle put s'attacher à lui ? La jeune femme n'en était plus sûre. Il est vrai qu'elle s'attache vite et se défait aisément pourtant, une certitude naquit dans ses songes : de Nicolaï elle ne pourrait s'en séparer facilement. Désemparée, elle l'avait chercher à ce moment précis de son rêve, assimilable au moment où il retirait ses chaussure et délaça son corsage. Heureusement, il finit par revenir, et son sommeil redevint tranquille. Une mélodie inconnue commença, provenant du chevalier pourfendeur de mauvais rêves. Même ainsi, il la protégeait. Partagée entre satisfaction et éblouissement, la jeune femme se contentait de l'aimer et de l'écouter attentivement.

L'indienne avait, pour précisé, dormit comme un bébé. Elle qui se réveillait bien avant le soleil en hiver, rien ne put la déranger, ni la lumière, ni la femme qui les avait hébergés. Même la voix de Nicolaï ne sut l'atteindre directement. Il lui semblait encore rêvé la première fois que son aimé l'appela, puis se rendant compte que c'était la réalité elle commençait à sortir de ses songes. La chaleur corporel du chevalier ne lui donnait pas envie de quitter le lit, elle y était si bien qu'elle se rapprocha encore de lui, malgré que rien ne les sépare si ce n'est leurs vêtements. Sudhamayi se décida à ouvrir les yeux, enchantée par sa première vision du jour :


« Bonjour mon amour, dit-il. »

Ces paroles accompagnées de la lumière solaire et d'un sourire tout aussi radieux l'émerveillèrent. C'était comme si un bel ange était venu pour la réveiller. Elle sourit un son tour, un peu endormie, et se frotta les yeux, puis elle murmura :

« Bonjour Nicolaï. . . tu ressembles au soleil. »

On ne peut pas la qualifier de bavarde. Au réveil la jeune femme est quasi-muette, en plus c'est la première fois qu'elle retrouve quelqu'un auprès d'elle dès le matin. Elle ne s'attarda pas car elle avait à faire dès le les premières minutes de l'éveil. Elle embrassa Nicolaï sur la joue et se leva. Bien qu'elle lui ait avoué ses sentiments, elle avait du mal à faire "comme un vrai couple". C'était allé très vite pour elle, fort heureusement pour le bellâtre le peu de timidité qui restait se dissipait progressivement et un peu rapidement. Encore une fois, les deux maîtresses de maisons s'occupèrent de leurs invités en important quelques victuailles et de l'eau pour qu'ils puissent se rincer. Et encore une fois l'indienne les remercia profondément de leur énorme bonté, profondément touchée. L'une d'elle reprit le plateau de la veille sous la gêne de Sudhamayi qui n'avait pas su faire honneur au repas comme il se doit, une culpabilité qui lui pesait lourd sur son jeune dos. Quelle ingrate impolie elle avait été. . . Dès que les deux hôtes sortirent, Sudhamayi entreprit de se déshabiller, dos à Nicolaï. Elle avait remarqué qu'à son réveil le chevalier avait dénoué le corset et ses cheveux mais elle n'en dit rien. C'était normal après tout, il n'était pas n'importe qui. Et puis il n'aurait rien tenté sans son accord, il n'était pas de ce genre.

« J'ai bien dormit dans tes bras, susurra-t-elle, tournant son visage pour lui sourire. Tu m'excuseras mais je dois prier. »

Les bras croisés sur sa poitrine elle se pencha vers le visage du chevalier pour l'embrasser, sur les lèvres cette fois. La devadasi ne se questionnait pas sur ce qu'il pourrait penser de son dévouement, peut-être exagéré aux yeux des autres. Elle prit sur le plateau repas, remplacé par l'ancien sur le chevet, un bol vide, avant de s'en aller pieds nus vers la commode où la bassine d'eau trônait et en profita pour sortir une serviette. Sa longue chevelure recouvrait son corps jusque derrière les genoux, ne dévoilant presque rien à la vue du chevalier sûrement rougissant si ce n'est ses mollets - il y a quelques secondes il avait pu la voir de face. Elle puisa l'eau da la bassine et commença à rincer ses mains, frissonnant à cause des quelques gouttes qui éclaboussèrent son ventre, ensuite son visage. Ce fut le tour de son buste, et là, tout son corps frémit. . . Derrière elle, elle n'entendait plus Nicolaï se préparer, elle n'entendait plus rien. L'esprit de Sudhamayi se déconnectait de ce monde pour s'élever à ceux des divins. . .

Yellama, à qui elle renouvela sa promesse de soumission et demandait sa protection, ainsi que l'éloignement du malheur et des maladies envers cette famille, puis une autre à Pârvâti à qui elle formula son désir de préserver l'amour qu'elle porte à Nicolaï. Contrairement aux murmures prononcés tout à l'heure, elle avait une voix plus forte, distincte, et s'exprimait dans sa langue natale. Ses yeux étaient clos, ses mains jointes devant son front. A la fin, elle remercia les dieux qui l'avaient écoutée puis rouvrit ses yeux, retournant parmi les mortels. Ce n'étaient pas des prières élaborées car le temps manquait, mais elle les appellera à nouveau plus tard et encore demain, puis les autres jours, et ainsi de suite. . .

Nicolaï finissait de se préparer pendant qu'elle se rhabillait. La jeune fille de la famille lui avait prêter une de ses robes, ce qui donnait un air simple mais pas mon beau à l'indienne. Elle ne lui confia pas ses voeux mais rien qu'à l'idée de se sentir protégée par Pârvâti la Fidèle Aimante la mettait de bonne humeur. Sudhamayi finit de se tresser, fredonnant la berceuse de Nicolaï en ignorant sa provenance. Elle trouvait la mélodie belle et douce, propice au sommeil tranquille. D'une jolie bourse, elle sortit le vermillon avec lequel elle se dessina un rond rouge, comme à son habitude. Toujours en fredonnant elle s'approcha du chevalier mais cessa pour annoncer à son oreille :


« Je t'aime. »

Trois mots, deux syllabes, un sentiment. Elle ne le lui avait pas encore dit aussi clairement et simplement, maintenant c'était fait. Une dernière fois avant le départ elle le prit dans ses bras - d'ailleurs elle avait remarqué qu'il n'avait rien mangé aujourd'hui, ni elle - et l'embrassa tendrement. Que c'était agréable d'avoir quelqu'un qui vous aime à aimer. . . D'autant plus qu'avez Nicolaï, elle se sentait en sécurité totale, d'où sa facilité à s'être endormie dans ses bras peut-être.
Sudhamayi étreignit chaleureusement la femme et la fille qui s'étaient occupées d'eux, serrant la main du père.


« Je vous promet que vous serez récompensés comme il se doit, et nous ne vous remercieront jamais assez. »

Nicolaï aussi les remercia, car même si il avait l'air froid il n'en était pas moins reconnaissant. Foncièrement, son coeur est bien plus chaud que d'autre malgré que cela ne se voit pas.

Quatre miliciens attendaient cette fois-ci, tous l'air dur et implacable. En comparaison au chevalier de l'épée, ils ne l'étaient pas tant que ça ! Sudhamayi les salua et monta à l'aide de son amant sur son cheval déjà prêts, ainsi que celui de Nicolaï. Le voyage reprit donc vers le chateau. De temps en temps, les deux amoureux se parlaient discrètement, car leurs accompagnateurs n'avaient pas à savoir tout de leur vie, mais la route fut tranquille. Bien sûr, une métisse et un chevalier tel que Nicolaï attiraient énormément l'attention avec cette escorte ! On bavardait sur eux, s'interrogeant ou supposant directement. Peu importe ! Sudhamayi n'était pas gênée car une seule personne ici avait son attention, personne d'autre la méritait autant que lui, si ce n'est la Grande Mère Yellama.

Les heures passèrent gaiement jusqu'au milieu de l'après-midi, à l'entrée du château du tyran orcanien. Leur arrivée ne fut pas invisible, au contraire. Les domestiques qui travaillaient là c'était même arrêtés un instant pour jaser, avant de reprendre par peur de se faire virer sans doute. Il y avait quelques palefreniers, des laveuses, des fermiers. . . ça grouillait de vie donc. Ne préférant pas s'adresser à la gente masculine, surtout depuis la déclaration de ses sentiments, Sudhamayi remercia brièvement les miliciens laissant le reste à Nicolaï.


« Nous voilà arriver mon amour ! Voici le château orcanien. J'ai été bien accueillie ici, j'espère qu'il en sera de même pour toi. »

Elle descendit de sa monture une fois arrivée à l'écurie, la laissant aux mains d'un palefrenier. A présent, il ne manquait plus qu'à obtenir un entretien avec le monarque. . .
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Ven 19 Mar - 21:16

« Bonjour mon amour. »

Sudhamayi semblait encore au trois quart endormie. Elle se frotta un peut les yeux pour se réveiller.

« Bonjour Nicolaï. . . tu ressembles au soleil. »

Le jeune homme lui sourit. La belle indienne ne semblait pas être d’humeur très loquace les matins au pied du lit. Elle semblait ne pas avoir plus envie que lui de sortir de ce lit. Elle parut pourtant très vite éveillée et ne tarda pas à quitter le lit, déposant au passage un léger baisé sur la joue de Nicolaï. Le jeune homme ne pensa pas un seul instant à la retenir. C’était Sudhamayi. Elle faisait se qu’elle voulait et le faisait lorsqu’elle le voulait. Il ne voulait pas la changer. Il l’aimait comme elle était et voulait qu’elle reste ainsi. Si elle avait des difficulté à se comporter avec lui comme se serait comporté un « vrai » couple, il ne la brusquerait pas. Ils iraient à son rythme. Les règles de pudeur en Inde étaient bien plus strictes qu’au Royaume du Cygne. En revanche, celle de son monde d’origine ressemblait à celles d’Orcanie. Sudhamayi savait donc quoi faire. Contrairement à lui.

Le jeune homme se leva et alla chercher ses propres affaires. Il commençait à enfiler son armure après une courte toilette quant la propriétaire des lieux et sa fille entrèrent dans la chambre.

Comme la veille, les deux femmes vinrent s’occuper d’eux. Tout comme Sudhamayi, Nicolaï fut assez honteux de ne même pas avoir fait honneur au plat qu’avait préparer leurs hôtes. Il n’avait plus un seul instant pensé à ces deux bols de soupe qu’on leur avait donner la veille. Il fallait dire que les événements s’étaient tellement précipité qu’il avait eu bien d’autres choses en tête. Malgré ce manque de politesse et de courtoisie impardonnable, les deux femmes ne firent aucun commentaire et laissèrent le plateau sur lequel était disposer un petit déjeuné à la place de l’ancien. Sudhamayi et lui se confondirent en remerciement. Ils se sentaient aussi fautif l’un que l’autre de ne pas avoir fait honneur à la cuisine de leur hôtesse qui le méritait d’ailleurs entièrement. La soupe avait été délicieuse. En tout cas pour le peut qu’il en avait manger, mais Nicolaï ne savait pas comment il devait faire pour calmer la vexation de leur hôtesse qui devait être assez en colère.

Nicolaï se mit assis sur le lit. Mais à peine les deux femmes furent sortit que Sudhamayi commença à se déshabiller. Nicolaï ne réussi pas à dire quoi que se soit. Complètement étonné de se qu’elle était en train de faire, il resta planté là incapable de bouger et sentant le rouge lui monter aux joues.

Les bras croisé sur sa poitrine pour la dissimuler, elle se pencha vers lui.


« J'ai bien dormit dans tes bras, susurra-t-elle avec un sourire. Tu m'excuseras mais je dois prier. »

Elle déposa un baiser sur ses lèvres cette fois. Nicolaï ne savait plus se qu’il devait faire ou ne pas faire. L’air un peut idiot et la bouche entrouverte, il regardait faire la jeune femme, certainement aussi rouge qu’une grenade trop mure. La veille, Sudhamayi supportait assez mal qu’il la touche. Aujourd’hui, c’était tout le contraire. Elle recherchait presque ce contact. Un changement brutal qui laissa le jeune homme pantois.

De Sudhamayi, il ne voyait en fait que les mollets. En effet, sa longue chevelure cachait le corps de la jeune femme. Nicolaï fut très étonné en la voyant procéder à se qui lui sembla être un rituel religieux. Il ne tarda pas à détourner le regard et à se forcer à se concentrer sur son armure. Mais il ne put s’empêcher de fixer l’indienne lorsqu’il l’entendit parler dans sa langue natale. C’était incroyable. Jamais il n’aurait crut qu’une telle langue puisse exister. A ses oreilles, elle sonnait comme un langage qu’on aurait inventé. La voie de Sudhamayi était assurée. Elle était sure de se qu’elle disait. C’était étonnant.

Par curiosité, Nicolaï la regarda alors qu’elle récitait sa prière. Il lui restait encore tant de choses à apprendre sur elle, son pays et les dieux qu’elle vénérait. Il fallait absolument qu’il questionne la jeune femme sur ces points.

Lorsqu’elle fini sa prière, elle commença à se rhabiller. Non pas de sa robe, mais d’une tenue que lui avait prêter la jeune femme de la famille. Elle lui donnait un aspect simple, mais son ancienne robe était tachée de sang et l’indienne en avait déchirer les bords pour faire un premier bandage à Nicolaï. Elle avait ainsi un air très simple, mais qui ne retirait rien à son charme. Bien au contraire. D’une bourse, elle sortit un peut de vermillon qu’elle appliqua sur son front, dessinant cet énigmatique point rouge qui décorait son visage. Nicolaï avait crut un instant que c’était une tache de naissance. En effet, il avait connu la jeune femme ainsi. Il ne l’imaginait pas sans. Ce point rouge faisait irrémédiablement partit de la jeune femme. L’imaginer sans lui paraissait étrange.

Nicolaï s’arrêta dans son mouvement pour ficher l’une de ses jambières lorsqu’il l’entendit fredonner doucement la berceuse qu’il avait chanter la veille. Un chant qu’il avait trouvé très approprié à la situation. Un chant léger qui parlait de la chaleur du foyer et de la satisfaction qu’on avait à y rentrer.


Sans s’arrêter de fredonner, elle s’approcha de Nicolaï et l’étreignit.

« Je t'aime. »

Ces quelques mots firent l’effet d’un coup de poignard à Nicolaï. Il sera plus encore la jeune femme contre lui.

*Depuis combien de temps ne m’a-t-on pas dit ces mots, de demanda-t-il furtivement.*

Il y eu un moment de silence durant lequel Nicolaï ne dit rien. Mais il ne pouvait rester ainsi. Sudhamayi s’était ouverte à lui. Elle lui avait donner les clés de son cœur. Il ne pouvait rester là comme si rien ne s’était passé. Il devait dire quelque chose. La noblesse était éduquée dans un but guerrier. Cela avait été son cas. Il se força à ouvrir la bouche. N’était-il bon qu’à mener les hommes au combat et à semer la mort. Non. Il valait mieux qu’un simple seigneur de guerre. Sudhamayi méritait tellement plus qu’un homme qui ne parvenait pas à exprimer ses sentiments. Se faisant violence, Nicolaï donna lui aussi à Sudhamayi ces trois mots. Ils fut bien plus difficile de les faire sortir de sa gorge qu’il l’avait pensé.

« Je t’aime. »

Ils restèrent un moment encore enlacé. Aucun d’eux n’ayant envie de rompre ce contact. Finalement, se fut Nicolaï qui s’écarta.

« Je pense que nous sommes fait suffisamment désirer mon amour. Il est temps de partir. »

Avant de quitter la chambre, il ne put s’empêcher de déposer un nouveau baisé sur les lèvres de la jeune femme. Comme il serait difficile de se séparer d’elle. Peut-être trop difficile. Il ne le savait pas. Mais se serait très dure en tout les cas. Il voulait rester à jamais aux côtés de Sudhamayi.

Dehors, ils remercièrent longuement leurs hôtes. Comment remercier ces gens si bon qui les avaient accueillit lui et Sudhamayi alors qu’ils n’avaient nulle part ou aller. Alors qu’il était inconscient.

Ils ne pourraient jamais assez les remercier car, à leur issu, ils avaient également offert à Nicolaï les plus beau moment des sa vie.

Les quatre miliciens qui attendaient avait le visage froid et dur. Cela tira un léger sourire à Nicolaï. Cette attitude était digne de celle des Armée du Nord. Les ost de Florissant étaient réputé pour cela. Jamais ils ne parlaient ou ne criaient. Au combat, ils étaient d’un silence total. Malgré cela, les hommes d’armes étaient bien loin des soldats de Florissant. Leur équipement. C’était leur équipement qui faisait d’eux des soldats d’Orcanie.

Nicolaï aida Sudhamayi à monter sur sa monture avant de sauter lui-même en selle sur son destrier. Cela déclencha une légère douleur qui se répandit dans son corps. Il devait faire plus attention que cela. Ses plaies étaient peut-être en grande partie refermée, mais pas complètement. Par réflexe, Nicolaï caressa légèrement la pierre bleue qui ornait le sommet de la garde de sa Faneras. L’arme avait retrouvé sa place à sa ceinture. Même s’il se sentait nu sans elle avant de pénétrer en Orcanie, il lui apparaissait à présent qu’il se trouvait plus dénudé encore en l’absence de Sudhamayi.

Les longues heures qu’ils passèrent en selle furent assez silencieuse. De temps à autre, il échangeait tout bas quelques paroles avec Sudhamayi. Prenant garde à se que les gardes ne puissent pas les entendre. Se qu’ils avaient à se dire ne concernait qu’eux.

Nicolaï avait conscience qu’on parlait dans leur dos. La vue de la jeune femme à la peau si bronzée en plein hiver accompagné d’un homme tout vêtu de fer blanc et d’une escorte de quatre soldats ne laissait personne indifférent. Mais ces regards et ces murmures, il n’en avait que faire. Plus étonnant encore, Sudhamayi elle-même n’y prêtait pas la moindre attention. Elle avait décidément beaucoup changé depuis la première fois où il l’avait rencontré alors qu’elle ne parvenait pas à soutenir son regard.

Au final, ils arrivèrent dans une ville où se dressait une belle forteresse. Nicolaï fut assez étonné. Au vu des habits et des quelques autres bâtiments qu’il avait vu jusqu’à maintenant, il se serait attendu à une forteresse plus petite et à l’aspect moins impressionnant. Le jeune homme avait grandit dans la Citadelle. Cette forteresse colossale et demeure des ducs de Florissant. La Citadelle avait été assiégée à une multitude de reprises. Elle n’était tombée qu’une fois aux mains d’une armée ennemie après un siège de presque deux années. Malgré cet impressionnant élément de comparaison, le château du seigneur d’Orcani était loin d’être ridicule.

Sudhamayi le laissa s’occuper des miliciens. Nicolaï leur versa un peut d’or qu’ils puissent dormir dans une auberge confortable cette nuit et soient dédommagé pour leur rôle d’escorte. Puis il imita la jeune femme et descendit de cheval. Autour d’eux, si leur arrivé avait attiré de nombreux regards, les gens s’étaient remis à travailler, observant tout de même du coin de l’œil cet étrange couple. A présent, il ne lui restait plus qu’une chose à faire : suivre Sudhamayi où qu'elle aille.



[fin de ce Rp. La suite se déroulera dans le château d'Orcanie]
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Sudhamayi
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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   Mar 23 Mar - 5:53

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MessageSujet: Re: Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)   

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Étrange rencontre (Rp avec Sudhamayi)
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