Venez festoyer, guerroyer ou ... comploter en Orcanie !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Matinée comme les autres pour un moine comme les autres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Frère Illtud

avatar

Nombre de messages : 90
Age : 29
Camp : Orcanie
Classe sociale : Moine
Terre : Orcanie
Date d'inscription : 08/03/2010

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Moine

MessageSujet: Matinée comme les autres pour un moine comme les autres   Sam 20 Mar - 20:20

Matinée normale dans le château. Comme à l'accoutumée, il était encore trop pour que le soleil soit levé et les couloirs, pièces de la chapelle, déjà naturellement peu éclairés par la lumière du jour, en bénéficient. Mis à part quelques rares torches ici et là, tout était sombre. Sombre et silencieux. Car nul bruit se faisait entendre excepté le crépitement caractéristique des torches et bougies enflammées.

Soudain, des bruits de pas se firent entendre et résonnèrent dans le couloir menant à la salle capitulaire. Illtud, comme chaque jour après l'office de prime, rejoignait la chapelle. Il marchait, entouré des autres moines, d'un pas assuré. Mais il ne le faisait pas par plaisir ou une quelconque conviction. Il le faisait par obligation. Depuis qu'il était rentré dans les ordres par la force et non de son plein gré, il s'agissait sans nul doute du moment de la journée qu'il appréciait le moins. Il s'agissait, selon lui, de la demi heure la plus fastidieuse de la journée. Ce n'était pas tant la lecture d'un chapitre sacré qui le dérangeait, mais la confession et la longue énonciation de ce qui devait être fait le jour même. Il connaissait toujours plus ou moins à l'avance les tâches qui lui seraient confiées, celles-ci ne changeant pour ainsi dire jamais. Quant à la confession, non seulement il ne trouvait jamais rien à confesser, mais surtout il n'en comprenait pas l'intérêt. Il n'était naturellement pas très enclin à croire en dieu, il y était seulement obligé, tout comme il se devait de se plier aux règles imposées par le fait qu'il soit rentré dans les ordres. Mais il se gardait bien de le faire savoir et feignait avec plus ou moins de brio une croyance aveugle.

Encore une fois, comme il était coutume de l'être, l'oraison allait être faite par le Père Maelrhys. Du moins, c'était ce qu'il pensait.

En silence, les moins pénétrèrent dans la salle capitulaire où on supportait bien le vêtement de bure et où un autre n'aurait pas été de refus. Les murs épais du bâtiment faisait qu'il y réglait une fraîcheur plus ou moins appréciable tout au long de l'année. En l'occurrence, il trouvait que cette matinée était plutôt fraîche.

La pièce était assez grande. Plusieurs rangées de bancs destinés à accueillir les moines y étaient disposés, ainsi que les prie-dieu qui y étaient rattachés. Sur les flancs de la salle, deux confessionnal imposants. Un large autel se dressait vers le fond de la salle, sur lequel étaient déposés deux larges cierges allumés aux flammes vacillantes sous les mouvements d'air provoqués par l'entrée des hommes. Hormis cela, il s'agissait d'un lieu où la simplicité régnait. Aucun artifice inutile. Seuls des objets de culte étaient présents. Pas même une fenêtre ou orifice permettant le passage de la lumière du jour. Rien. L'austérité dans toute sa splendeur.

Mon père, dit-il en rentrant dans la salle, à l'unisson avec les autres moines. Le buste tourné vers l'homme derrière l'autel, il s'inclina poliment puis partit s'asseoir sur les bancs de la pièce, attendant que le Père prenne la parole.
Revenir en haut Aller en bas
Maelrhys
Prêtre
avatar

Nombre de messages : 127
Age : 27
Camp : celui de la foi!
Classe sociale : Evêque de Warminster
Terre : l'Orcanie
Date d'inscription : 19/06/2007

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Prêtre

MessageSujet: Re: Matinée comme les autres pour un moine comme les autres   Dim 21 Mar - 8:56

Dans le froid de l'aube, Maelrhys trottina jusqu'à sa place, frottant ses grosses mains ridées pour conserver un peu de chaleur. Comme à l'ordinaire, on l'attendait dans la salle, et quelques retardataires gagnaient hâtivement leur place. Dans la pénombre feutrée où dansaient les chandelles, le vieil évêque distinguait les visages, pâles, fermés, comme marqués au sceau du silence monastique. Il salua quelques uns des moines qu'il connaissait le mieux, et puis, apercevant une nouvelle tête, le gratifia d'un salut aussi bref que raide. Non pas que le père ne réserve sa coutumière bonhomie qu'à ceux qu'il côtoyait depuis un certain temps, mais sa vieille caboche était depuis plusieurs semaines déjà bien tourmentée par des soucis pesants. Il n'avait guère le cœur à rire, ces temps-ci, et beaucoup s'étonnaient de ce soudain changement d'humeur, chez lui qui était d'ordinaire si affable et si empressé à aider son prochain.

Le cœur lourd, il attendait dans le silence, les courants d'air traîtres et froids mettant ses vieux os au supplice. La lumière vacillait, tantôt lente, tantôt précipitée lorsque le vent se glissait dans les interstices; noires, grises, brunes, les robes des moines déclinaient en un morne camaïeu le reflet des sombres pensées de l'évêque; pourquoi diable avait-il fallu que ce maudit procès s'interrompe de la sorte? Pourquoi diable avait-il fallu que vienne ce témoin? Il aurait été plus facile pour tout le monde que le verdict soit prononcé rapidement, que la culpabilité de son ami soit prouvée ou non le plus vite possible afin que ces soupçons horribles cessent enfin de tarauder le vieil homme.

Il secoua la tête comme pour chasser ces pensées, tandis qu'on déposait face à lui la pesante bible enluminée par les moines de Lindisfarne, ouvrage qu'il avait spécialement commandé longtemps auparavant pour les noces de Sir Kadoudal et dame Isabelle. Sa vieille main calleuse souleva l'épaisse couverture du codex, et les pages richement enluminées, bariolées d'or, de pourpre, de bleu vif et de vert émeraude firent défiler les paroles sainte sous ses yeux las. Enfin, ayant choisi un passage approprié à ces temps de doute et de tourmente, il commença sa lecture d'une voix lente, grave, rocailleuse. Son accent roulait les syllabes, et bien qu'il se perde encore parfois en marmonnements, le vieux prêtre conservait encore un peu de sa stature d'antan, redressant légèrement ses larges épaules.
Il y avait un vestige de puissance dans sa voix éraillée, un soupçon d'autorité qui se dégageait de sa vieille carcasse dépenaillée. La lumière douce des torches et des cierges l'enveloppait, tout comme ses mots enveloppaient la salle, l'envahissaient, prenant tout l'espace. Il parlait avec plus de force et de conviction, à présent, comme si la lecture des Écritures l'aidait à soulager un peu le poids de ses soucis, de ses doutes, de sa déception.

Il parlait, et dans la lueur dansante des flammes, dans la pénombre sillonnée de souffles glacés, ses yeux clairs étaient gagnés par un étrange éclat. Cet homme avait une foi si solide qu'elle en devenait communicative; il avait une force de persuasion indéniable, et nul ne pouvait plus douter en sa présence qu'il y avait bel et bien quelque chose là-haut pour inspirer une telle conviction au vieillard fatigué par la vie.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.aspegeek.skyblog.com
Frère Illtud

avatar

Nombre de messages : 90
Age : 29
Camp : Orcanie
Classe sociale : Moine
Terre : Orcanie
Date d'inscription : 08/03/2010

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Moine

MessageSujet: Re: Matinée comme les autres pour un moine comme les autres   Dim 21 Mar - 18:41

[HRP]Si mes souvenirs sont bons, l'évangéliaire de Lindisfarne a été enluminé aux alentours de l'an 700, soit 200 ans après l'époque du forum Razz
Mais je ne trouve pas de noms d'ouvrages datant d'avant cette période :/[/HRP]


Ainsi qu'il le faisait chaque jour, depuis déjà de nombreux jours, mois, années, Illtud écoutait les paroles sacrées que prononçait l'évêque. Le jeune moine n'avait au passage pas manqué de remarquer le somptueux codex que le prêtre tenait entre les mains. Il avait les yeux rivés dessus, bien plus que ses oreilles n'écoutaient ce qui se disait. Mais il donnait au moins l'impression d'écouter et d'être parfaitement concentré bien que cela soit loin d'être le cas.

Mais, au fur et à mesure que le flot de paroles sacrées grossissait, l'apprenti en revenait à ce pour quoi il était en ce lieu : boire littéralement les paroles de l'évêque. Ce dernier, comme chaque matin, faisait passer une telle foi, une telle conviction dans ses propos qu'Illtud peinait à douter de l'existence d'un être suprême, d'un créateur. Il était à présent certain de tout cela même si, comme chaque jour, plus les heures le sépareraient de ce moment de foi intense, plus il douterait.
Pour lui, la religion était encore quelque chose de nouveau, quelque chose en quoi il n'avait jamais cru. Il était donc plus ou moins normal qu'il ait encore du mal. Et sa nature rêveuse n'allait pas dans le sens de la rapidité d'assimilation d'une telle notion aussi spirituelle.

Il attendait patiemment la fin du sermon du prêtre, impatient de regagner le scriptorium et de se remettre au travail minutieux qui l'attendait.
Revenir en haut Aller en bas
Olrick MacBeth

avatar

Nombre de messages : 26
Age : 1539
Camp : Orcanie et la sainte Église !
Classe sociale : Prêtre
Terre : Évêque de Glastonbury
Date d'inscription : 27/09/2008

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Adjoint de mgs Florin !

MessageSujet: Re: Matinée comme les autres pour un moine comme les autres   Lun 22 Mar - 22:43

Dès que l'évêque eut daigné se décider à ouvrir le début de la cérémonie...Le frère MacBeth (qui l'assistait pour l'occasion) lui avait aussitôt emboîté le pas.

Durant la courte marche séparant la sacristie de l'autel, Olrick n'avait cessé de scruter son supérieur de son oeil d'épervier...
Quel contraste avec son ami Florin! Maelrhys semblait son exact contraire...Le bon prêtre se trouvait, en effet, être aussi flegmatique et jovial que son successeur pouvait se montrer rigide et nerveux.
La bonhomie du prélat actuel ne faisait aucun doute et les fidèles ne s'y trompaient pas : les bancs de la petite église regorgeaient d'honnêtes chrétiens...et tous saluèrent l'arrivée de leur évêque avec force sourires et signes de têtes.

Une fois les jeunes prêtres et enfants de choeur installés à leurs justes places...Maelrhys ouvrit l'office.
Tandis que les volutes de fumées, distillées par les encensoirs, s'étendaient à toute la chapelle...avant de retomber brutalement...
Telle l'épaisse brume matinale.

Debout et à la droite de l'évêque, MacBeth récitait et répétait, lui aussi, à voix basse les passages chantés par son confrère...(que répercutaient parfaitement les murs de l'édifice).
Machinalement, presque par automatisme...en apparence, pouvait on croire, sans réelles convictions.
Et pourtant Olrick était un fervent croyant et même...un défenseur acharné de la foi chrétienne.
Pour qui sa propagation et son enracinement devait prévaloir sur toute autres choses, et justifier toutes choses...
Et ce...quelqu'en fut le prix.

Répandre le sang impie afin d'assainir des terres trop longtemps gangrenées par la peste païenne : voilà quelle était sa mission...
L'inquisiteur avait d'ailleurs fait merveille en Gaurres conquise...avant son retour en Orcanie et la cruelle désillusion qui s'en suivie...
Déconvenue qui avait un nom, un seul : la politique de concorde religieuse du roy!
La grande prêtresse pouvait désormais se pavaner en litière luxueuse dans les ruelles de Warminster...alors que son mentor et complice, Florin, moisissait dans sa geôle dans l'attente du verdict couperet...qui le condamnerait...hélas, sans nul doute.

Certes, la foi de Mordred était intacte et semblait même grandir chaque jour...mais sa soudaine tolérance envers les païens indisposait MacBeth...et comme quelques autres, était bien forcé de se taire et de ravaler ses objections.

Qu'importe! l'inéluctable était en route : la diffusion dans toute l'île de Bretagne de la sainte foi! et ceci...grâce aux efforts du souverain d'Orcanie.
Bien différent, à ce point de vu, du pâle roy Arthur...

Olrick s'extirpa de ses si accaparantes pensées...pour fixer plus précisément...l'un des jeunes novices présents ce jour...et qu'il ne semblait pas (encore) connaître.
Alors, plus pour la forme que par réelle politesse...le taciturne inquisiteur salua le jeunot en opinant du chef.
Ni plus, ni moins...

Avant de se concentrer sur les paroles fort convenues de l'évêque.
Revenir en haut Aller en bas
Frère Illtud

avatar

Nombre de messages : 90
Age : 29
Camp : Orcanie
Classe sociale : Moine
Terre : Orcanie
Date d'inscription : 08/03/2010

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Moine

MessageSujet: Re: Matinée comme les autres pour un moine comme les autres   Dim 28 Mar - 17:24

Le petit moinillon attendait avec impatience la fin de l'office. Il trouvait tout cette cérémonie, aussi intéressante et passionnante soit-elle, bien trop longue. Il se serait volontiers contenté d'une lecture d'évangile et d'un vulgaire sermon. Mais ce n'était de toute évidence pas partagé par ses supérieurs, qui semblaient se complaire dans des discours interminables sur le Seigneur et tout ce qui s'en rapprochait.

Illtud cherchait en vain une solution pour échapper à la lassitude qui commençait à le gagner. Mais il devait le faire en donnant l'impression de s'impliquer et de participer à la vie du culte. Cela n'était pas chose aisée.
Ses yeux scrutaient plus ou moins discrètement la pièce, cherchant l'objet, la tâche qui lui permettrait de se dégourdir un peu les jambes et de s'occuper en attendant la fin de l'office.
Il commença machinalement par regarder autour de lui. Les autres moines étaient plongés dans une communion profonde avec le divin, buvant littéralement les paroles du prêtre et chantant à l'unisson les cantiques sacrés qu'ils connaissaient maintenant sur le bout des doigts à force de les entonner. Il était seul à ne pas réussir à se concentrer pleinement.
Il voulut se tourner pour regarder derrière lui, mais ne le fit pas. Il avait remarqué l'homme à la droite de l'évêque qui l'avait salué brièvement et qui semblait l'avoir repéré. Cela rendait bien entendu les choses plus ardues. Il devait vraiment faire attention s'il ne voulait pas se faire sonner les cloches. Il avait tout intérêt à faire quelque chose d'utile s'il se décidait à se dégourdir les jambes.

Ses yeux se posèrent alors sur les cierges latéraux de la salle, dont les flammes dansaient dangereusement près de la cire bouillante. Ils se mouraient, et s'ils n'étaient pas vite remplacés, ils s'éteindraient très rapidement. Une aubaine pour le jeune nouveau, car personne ne semblait l'avoir remarqué.
Sans bruit, il se leva, prenant bien garde à ne pas perturber l'office et quitta le banc pour se rapprocher des larges cierges blancs qui avaient attiré son attention. Il passa près d'eux avant de gagner avec assurance le fond de la petite chapelle pour y prendre d'autres bougies de cire animale dans un coffret dédié à leur stockage. Devant le volume de chacune, il dut se résoudre à n'en prendre que deux sur les trois qu'il aurait dû. Il s'en saisit, les mettant sous le bras et referma en silence le petit coffre. il revint alors sur ses pas et s'approcha des chandeliers aux bougies mourantes. D'une main, il saisit l'un des cierges qu'il portait sous son bras et le brandit jusqu'à ce que la mèche encore intacte entre en contact avec la flamme encore vivace de ceux en place et prenne feu à son tour. Veillant à ne pas faire couler de cire sur le sol en marbre immaculé de la pièce, il redressa son flambeau et remplaça l'autre par le nouveau. La flamme de l'ancien ne tarda pas à s'éteindre, noyée par la cire alors qu'Illtud le retirait de son support. Cire qui, d'ailleurs, se vit quelque peu renversée sur le sol. Le moine avait pourtant fait attention, mais il n'avait pas réussir à la contenir dans le creux de la grosse bougie. Il fit mine de n'avoir rien vu et partit illico remplacer l'autre. Si on lui demandait pourquoi il ne s'en était pas rendu compte, il répondrait qu'il était trop absorbé par les paroles saintes. Avec un peu de chance, cela suffirait. Sinon, ben il aviserait...

Il manqua de peu de commettre la même erreur avec le deuxième, mais retint de justesse la cire. Il s'empressa alors d'aller poser ces déchets dans un coin du fond de la pièce où étaient entreposés les restes de bougies et de cierges inutilisables puis regagna sa place comme si de rien n'était. Il tenta alors de se reconcentrer sur l'office mais y peinait, de plus en plus impatient de gagner le scriptorium...
Revenir en haut Aller en bas
Maelrhys
Prêtre
avatar

Nombre de messages : 127
Age : 27
Camp : celui de la foi!
Classe sociale : Evêque de Warminster
Terre : l'Orcanie
Date d'inscription : 19/06/2007

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Prêtre

MessageSujet: Re: Matinée comme les autres pour un moine comme les autres   Mar 27 Avr - 7:27

Et pendant que certains s'ennuyaient, Maelrhys continuait imperturbablement sa lecture, et semblait, à la lueur des bougies, toujours plus miteux et dépenaillé. Quel changement vis-à-vis de l'ancien évêque impeccable, toujours tiré à quatre épingles et d'une élégance folle? Face à lui le vieil écossais ressemblait à une serpillère qu'on aurait modelé à forme humaine.

Mais fort heureusement pour l'assistance, le vieux prêtre eut bientôt achevé son office; la couverture du livre claqua dans un silence soulagé de pouvoir enfin vaquer à ses occupations, et d'échapper aux éternels marmonnement à l'accent rauque de Maelrhys.
On se détendit un peu dans les rangs, pas beaucoup; le regard de l'inquisiteur Mac Beth était plutôt dissuadant. Mais enfin, non sans avoir omis de répartir les tâches entre les moines, et après avoir parlé dans le vide quelques instants, l'évêque les laissa enfin vaquer à leurs occupations. Si la plupart de ses frères l'écoutaient avec attention il n'en était pas de même pour le petit moinillon qui semblait être fraîchement débarqué.
L'évêque l'avait remarqué lorsqu'il était entré; sa tête lui était inconnue, et en bon père Parleur, il s'empressa d'aller lui demander de lui raconter sa vie. Il avait besoin d'oublier beaucoup de chose, aussi se concentrait sur tous les devoir de sa charge, y compris celui de s'entretenir des heures durant avec jusqu'au plus obscur des moines.

Dans un flap flap continu, alors que la salle se vidait lentement, l'évêque rejoignit le jeune frère, non sans avoir omis au passage de re-saluer d'un sourire crispé l'inquisiteur chafouin qu'il n'avait guère revu depuis le procès.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.aspegeek.skyblog.com
Frère Illtud

avatar

Nombre de messages : 90
Age : 29
Camp : Orcanie
Classe sociale : Moine
Terre : Orcanie
Date d'inscription : 08/03/2010

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Moine

MessageSujet: Re: Matinée comme les autres pour un moine comme les autres   Mar 27 Avr - 17:35

Illtud avait regagné les bancs de la chapelle depuis déjà un moment quand le prêtre acheva ses sermons et referma avec soin l'imposant codex. Intérieurement, il poussa un soupir de soulagement. Même s'il était nouveau ici et qu'il n'était pas encore très bien emprunt des us et coutumes de ces lieux, il avait très vite saisi la signification de ce geste : il marquait la fin de l'office et un passage proche dans le scriptorium. La délivrance pour ce jeune homme qui avait du mal à tenir en place à écouter le baragouin d'un homme de Dieu. Car pour lui, toutes ces lectures étaient tellement abstraites et complexes qu'il n'y comprenait pas grand chose.

Il se leva donc, imitant les autres frères qui l'entouraient une fois l'office fini et leur emboîta le pas. Du moins, jusqu'à ce qu'il se rende compte que le Père Maelrhys -s'il avait bien retenu son nom- se dirigeait vers lui.
Il avait dû être repéré pendant qu'il s'était dégourdi les jambes et l'esprit pendant la prière. Oui, ce devait être ça.

Quand l'homme de Dieu fut devant lui, il le salua à nouveau, accompagnant cela par un "Mon Père" des plus respectueux.

Sa vie... Il lui demandait sa vie... Quelle question ! Que pouvait-il bien répondre à une telle question ?

Je... commença-t-il timidement.
Je ne suis qu'un enfant du peuple, répondit-il simplement, faisant référence à ses origines paysannes.

Il avait beau chercher, il ne voyait pas ce que l'homme cherchait et ne pouvait donc lui répondre de manière très pertinente.
Revenir en haut Aller en bas
Mordred d'Orcanie
Membre fondateur/administrateur en chef
avatar

Nombre de messages : 5040
Age : 1529
Camp : Orcanie!
Classe sociale : Tyran d'Orcanie et Dieu ( démon ? ) vivant !
Terre : l'enfer sur terre !
Date d'inscription : 27/03/2007

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Noblesse et Dieu incarné !

MessageSujet: Re: Matinée comme les autres pour un moine comme les autres   Jeu 29 Avr - 7:25

hj : Olrick se retire...il a des prisonniers à "interroger"! Razz!
Revenir en haut Aller en bas
http://legendofcamelot.forum2jeux.com/portal.htm
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Matinée comme les autres pour un moine comme les autres   

Revenir en haut Aller en bas
 
Matinée comme les autres pour un moine comme les autres
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "Un entraînement pas comme les autres pour une chasseuse comme elle" [Aurore Sherwood et Derek Hale] (terminé)
» Vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton. (PV) [TERMINE]
» Shannon. ? Le boomerang, c'est comme le frisbee, mais pour ceux qui n'ont pas d'amis.
» Pour les dortoirs~ (et deux autres questions)
» Le cheval est pour l'homme , comme les ailes sont pour l'oiseau ... [ PV Héra ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: † Hors-jeu † :: Personnages :: Archives-
Sauter vers: