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 Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]

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Sudhamayi
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MessageSujet: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mer 7 Avr - 11:09

HJ : se passe dans la chambre de Sudhamayi.

Précédement.


Pauvre princesse ! Laissée aux soins des domestiques Nicolaï et Sudhamayi préférèrent partir après avoir discuté de l'essentielle, à savoir une entrevue entre le tyran Mordred et le duc d'un autre monde. Il fut convenu que Marie-Anne aborderait ce sujet auprès du roi d'Orcanie quand elle le pourrait.

Sa santé s'était en effet affaiblie par la conception d'un troisième ( ou quatrième ? ) enfant. Cla se vit lorsque, pour la première fois que Nicolaï la vit, ses nausées se manifestèrent. Finalement Sudhamayi ne voyait pas que les beaux côtés à être une femme comme les autres. Il devait être agréable d'avoir une famille, des êtres à chérir et dont on doit s'occuper, mais jusqu'à quel point ? Pour une femme noble c'était plus facile. L'aide des nourrices diminuait le travail à faire, malgré que l'enfant confonde souvent ces dernières avec sa propre mère. En revanche pour les femmes normales et de basses classes, qui plus est encombrées par le travail, les difficultés se faisaient mieux sentir. C'est en réfléchissant à tout cela que Sudhamayi en vint à se demander à quoi ressemblerait ses enfants si elle en avait. Le père, elle en avait déjà une idée, bien qu'il soit trop tôt pour y penser.

Il saluait à l'instant la princesse, ce qu'elle avait fait juste avant, souhaitant à sa "protégée" de se rétablir au plus vite. Il avait été aimable de se quérir ainsi d'une femme qu'il ne connaissait pas. L'indienne l'avait toujours trouvé d'une étonnante gentillesse, surtout lorsqu'elle le comparait avec les hommes qu'elle avait connus. En quittant la chambre, la jeune femme ne put se retenir de jeter un dernier coup d'oeil sur Marie-Anne prise en main par des servantes. Elle guérirait, ce n'est pas la première fois qu'elle tombe enceinte. Ce n'est pas une maladie d'ailleurs. Espérons que l'infusion de camomille lui ferait du bien. Marchant dans les couloirs, Sudhamayi regarda Nicolaï en souriant avec douceur.


« C'est de toi maintenant qu'on va s'occuper. »

Elle prit un couloir annexe, donnant accès aux appartements des proches de la famille royale. Ils n'iraient pas tout de suite dans celle qui a été proposée à Nicolaï par Marie-Anne, étant donné qu'elle n'a pas encore été aménagée. Arrivée devant la porte qui contenait la sienne, la jeune femme l'ouvrit pour y entrer. Étant donné son arrivée récente l'indienne n'avait pas réellement disposé beaucoup d'effets personnels. Seule sa coiffeuse était bien garnie d'un bazar bien rangé ; une boîte débordant de bijoux, des flacons plus ou moins gros contenant des substances variées, un peigne d'ivoire, un miroir bien évidement. La pièce maîtresse trônait sur un porte bijoux : un collier d'une quinzaine de rangées d'or, de perles, de rubis, et une émeraude assez grosse posée au meilleur emplacement, symbolisant son statut d'épouse des dieux. Elle l'avait ressorti avant d'aller s'aérer l'esprit il y a trois jours. Elle avait été bien imprudente de laisser ça traîner ainsi mais bien chanceuse que sa femme de chambre soit honnête. Près d'une cheminée où le feu avait été allumé avant leur arrivée se tenait trois chaises et une table basse. Ce n'était pas le même luxe que chez la princesse par contre c'était suffisamment confortable.


« Installe-toi, je vais refaire tes pansements. »

Elle se dirigea vers la coiffeuse, rangeant premièrement dans un coffre sa parure précieuse. Ensuite elle se mit à regarder tour à tour les produits posés là mais ne trouva pas celui dont elle avait besoin. Pendant que Nicolaï ôtait comme un grand garçon son armure, elle regarda dans un tiroir de sa commode. Utilisant peu les produits curatifs, elle oubliait par moment où elle les rangeait mais elle avait suffisamment de mémoire pour connaître l'emplacement exact de chacun. Ceux qu'elle cherchait étaient à présent dans ses main. Une servante frappa et entra suite à l'autorisation de Sudhamayi, une bassine d'eau très chaude dans les mains et des bandages propres, exactement ce qu'elle avait demandé lorsqu'ils étaient encore dans la chambre de la princesse. L'indienne la remercia pour la congédier ensuite, rejoignant Nicolaï à une chaise voisine. Il serait étrange de penser qu'elle s'asseye directement près de lui, disons sur l'accoudoir, le collant presque. . . une certaine demoiselle pourtant y est parvenu, cela sans le faire exprès. La devadasi préféra déposer le nécessaire sur la petite table puis défit les premiers bandages de Nicolaï avec précaution.


« Tu n'as plus très mal j'espère ? demanda-t-elle, soucieuse. »

Tout en écoutant le chevalier, elle finissait de retirer les pansements et nettoya le cataplasme qui avait fait cesser les saignements. L'odeur simple de ces plantes n'était pas vraiment agréable mais ça avait eu le mérite de marcher plutôt efficacement, bien que les plaies n'avaient vraiment cicatrisées. Trempant premièrement une serviette dans l'eau chaude pour nettoyer les plaies et le reste de plantes, elle passa ensuite de l'huile de santal ( made in India ^^ ), remplaçant de son parfum raffiné l'ancienne effluve de ce qui ressemblait à de l'herbe, puis une autre décoction de plantes beaucoup plus fine que la précédente, moins odorante aussi et plus efficace. La jeune femme pansa à nouveau Nicolaï, soigneusement.


« Après ça, tu devrais allé mieux. Tu reviendras me voir ce soir ou demain matin pour que je les refasse, d'accord ? »

Si il y faisait attention, le chevalier remarquerait que le santal était retrouvé dans un des parfum de Sudhamayi. Cet arbre aux fleurs rouges cachaient bien ses vertus tant cosmétiques que curatives. Les indiennes pourtant avaient tôt fait de les déceler.


« Tu te sent mieux mon aimé ? se quérit-elle, attendant debout la réponse. As-tu besoin d'autre chose, à manger peut-être ? »

Maintenant, ni bandits ni princesses ne pouvaient les déranger. Nicolaï et Sudhamayi avait enfin une tranquillité complète.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 8 Avr - 3:50

Lorsque les servantes arrivèrent pour prendre soin de la princesse, Sudhamayi et Nicolaï décidèrent qu’il était temps de partir. Suivant l’exemple de la jeune indienne, il salua Marie-Anne. L’entrevue avec la femme, bien qu’assez courte lui avait permis d’obtenir se pour quoi il avait été envoyé ici. Une entrevue avec les Tyran d’Orcanie. L’idée d’avoir à faire à un tyran le dérangeait légèrement. Ce mot avec une connotation terriblement péjorative. Mais Sudhamayi ne semblait en rien effrayée et les gens que Nicolaï avait croisé n’étaient pas plus malheureux que le peuple de son royaume d’origine. Après tout, ce Mordred n’était peut être pas un homme si terrible et terrifiant que cela.

La princesse Marie-Anne avait eu avec lui une attitude assez étrange. Comme si elle se méfiait de lui. Et cela dés le départ. Il fallait aussi dire que leur rencontre ne s’était pas faite sous les meilleurs hospices. Il est assez étrange pour lui d’imaginer qu’elle puisse avoir souhaiter se présenter à lui faible et nauséeuse.

Le cygnac suivit Sudhamayi hors de la chambre. Une fois la porte refermée, il poussa un léger soupir et se relâcha. Son épaule lui faisait mal et il avait envie de s’allonger dans un lit et de se reposer. Jamais son armure ne lui avait parut aussi lourde à porter. Il fut heureux de voir la jeune indienne lui sourire avec douceur.


« C'est de toi maintenant qu'on va s'occuper. »

La jeune femme le guida en direction d’un couloir annexe qui, au vus de sa position, était certainement attribué au personnel particulier de la famille royal d’Orcanie. Que se soit les Dames de Compagnies comme Sudhamayi ou aux écuyers. Nicolaï ne connaissait pas encore les lieux, mais il se demanda furtivement si se n’était pas un peut tôt pour se rendre dans la chambre que la princesse lui avait promis. Elle n’avait sans doute pas encore eu le temps de donner ses ordres pour qu’elle soit préparée à son intention. Sudhamayi s’arrêta devant une porte et l’y fit entrer. Des les premières secondes, Nicolaï sut tout de suite où il se trouvait. C’était la chambre de Sudhamayi. Cela le mettait quelque peut mal à l’aise. Il avait l’impression de pénétrer dans le saint des saint d’un temple. Mais en même temps, la pièce était agréable à vivre. Bien que beaucoup moins luxueuse que la suite de la princesse.

Sudhamayi ne devait pas avoir eu le temps de s’y installer vraiment car il y avait peut d’effets personnels qui y étaient disposé. En fait, l’indienne paraissait seulement avoir prit possession de la coiffeuse. Divers flacons, un peigne d’ivoire, tout un nécessaire de beauté, un coffre (oui à ce stade, il ne voyait plus cela comme un coffret) qui paraissait déborder de bijoux et bien d’autres ustensiles de beauté. Nicolaï sentit sa mâchoire se décrocher légèrement lorsqu’il aperçut le collier. Avec sa quinzaine de rangée d’or, ses perles, ses pierres précieuse et cette énorme émeraude qui devait faire approximativement la taille d’un œuf de poule, Nicolaï n’avait jamais vu pareille parure. Un bijou de déesse. Il se rappela que sans son pays, Sudhamayi était vénérée comme tel et eu une soudaine envie de savoir à quoi elle pouvait bien ressembler avec ce collier.


« Installe-toi, je vais refaire tes pansements. »

Nicolaï obéit et entama de défaire les sangles de son armure. La veille, Sudhamayi et la paysanne qui les avaient accueillit avait dut passer un certain temps à chercher toute les attaches pour les défaire. Mais aujourd’hui, il n’aurait pas ce problème. Il était tout à fait conscient et savait quels attaches il fallait enlever. Le temps qu’il ait fini, Sudhamayi avait ranger sur énorme collier dans un coffre et fouillait les tiroirs de sa commode. Finalement, elle trouva se qu’elle cherchait et fit signe à Nicolaï de s’installer sur une des trois chaises qui meublait la chambre. Le jeune homme obéit docilement. Une servante apporta une bassine d’eau chaude et de quoi faire des bandages propre. Elle ne s’attarda pas et jeta à peine un regard en direction de Nicolaï. Sudhamayi le rejoignit et, posant tout le matériel sur une petite table, elle entama de défaire les bandages de Nicolaï.

Le jeune homme ne put s’empêcher de grimacer légèrement de douleur. Les plaies étaient saine et Sudhamayi avait des doigts de fée, mais la blessure à son épaule le faisait toujours un peut souffrir. Certainement à cause de poids de son harnois. Et sous ses allures froides, le jeune homme ressentait tout de même la douleur.


« Pour la plaie au flan, sa vas. Mais celle à l’épaule me fait toujours un peut mal, dit-il simplement. »

L’odeur des plantes médicinales n’était pas très agréable. Mais au moins devait-il avouer qu’elles étaient efficaces et c’était le plus important. Nicolaï se força à rester calme alors que Sudhamayi nettoyait les plaies en passant délicatement dessus une serviette trempée dans l’eau chaude. Elle passa ensuite un nouvel onguent sur ses blessures. Nicolaï se fit la remarque que celui-ci était beaucoup plus agréable à l’odeur. Et avec Sudhamayi, se devait être un remède miracle qui le remettrait complètement sur pied en moins de deux.

Et puis, cette odeur, il l’avait déjà sentie quelque part, cela il en était persuadé. Après une courte réflexion, il se rappela quant il l’avait sentie. C’était le même parfum qu’utilisait Sudhamayi. L’idée qu’elle lui ait mis du parfum sur ses blessure l’intrigua un peut, mais il n’en dit rien.


« Après ça, tu devrais allé mieux. Tu reviendras me voir ce soir ou demain matin pour que je les refasse, d'accord ? »

Revenir la voir ? Nicolaï n’avait pas pensé à cela. Il n’avait pas pensé à se séparer de Sudhamayi aujourd’hui. Cette perspective ne l’enchantait d’ailleurs pas du tout. Le roy ne pourrait certainement pas le recevoir avant un certain temps et il n’avait aucune envie d’errer dans les couloirs ou de tourner en rond dans la chambre qu’on lui avait attribué.

Mais avant qu’il ait eu le temps de dire quoi que se soit, Sudhamayi reprit la parole.


« Tu te sent mieux mon aimé ? se quérit-elle, attendant debout la réponse. As-tu besoin d'autre chose, à manger peut-être ? »

Il n’y avait rien qui puisse les déranger. Pas de bandit qui les attaqueraient. Pas de princesse à aller voir. Rien d’autre qu’un moment de calme. Personne n’allait s’inquiéter parce qu’ils ne rentraient pas. Peut-être qu’à Florissant on attendait son retour, mais Nicolaï n’avait pas l’intention de repartir tant qu’il n’aurait pas eu d’entrevue avec Mordred. Et pour le moment, ladite entrevue n’était pas pour l’immédiat.

Il réfléchit un instant avant de lever les yeux vers Sudhamayi.


« Oui, cela vas mieux. Maintenant, j'aurais toujours ton parfum qui m'accompagnera. »

Nicolaï réfléchit un moment, ne sachant pas se qu’il pouvait dire à la jeune femme. Elle attendait qu’il lui réponde. Mais il ne se sentait aucun besoin particulier. Mis à part celui d’être prêt d’elle. Cela, il fallait qu’il le lui dise. Il fallait qu’il parvienne à exprimer ses sentiments ou il allait exploser. Enfin, peut être pas exploser. Mais lui et Sudhamayi avait trop peux de temps devant eux à son goût. Dix années lui semblait bien trop courte. Il ne voulait pas risquer de perdre la moindre seconde avec elle en hésitant à montrer ses sentiments. A bas le masque glacial du futur duc de Florissant.

Il se leva et prit doucement une des mains de Sudhamayi pour y déposer un baise main. Normalement, il se serait incliné devant elle, mais la légère douleur au flan lui interdit cette courbette. La main de l’indienne dans le sienne était assez petite, mais tellement précieuse. Nicolaï caressa doucement du pouce le dos de la main de la jeune femme.


« Je n’ais pas faim. Mais si tu dis qu'il faut que je mange, je veux bien avaler un petit quelque chose, fini-t-il par dire. La seule chose dont j’ai besoin, c’est toi mon amour. »

Nicolaï ne savait pas trop se qu’il devait faire ou ne pas faire. C’était la toute première fois qu’il se trouvait dans une situation pareille. Avec une jeune femme qu’il aimait et qui l’aimait aussi. Il ne voulait pas brusquer Sudhamayi ni faire quelque chose qui risquait de la blesser. C’était donc elle qui devait choisir se qui se passerait. Pas à lui.

« Que veux-tu faire toi mon amour ? »

Nicolaï hésitait, ne sachant vraiment pas quoi faire.

« La princesse Marie-Anne n'avais pas l'air de beaucoup m'aimer, murmura-t-il. »
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mer 14 Avr - 15:51

Finalement, le chevalier avait reconnu l'odeur du santal, familièrement assimilée à Sudhamayi. En Orcanie, c'était un parfum exotique et agréable, remplis de mystère, de soleil, et du charme oriental. Seulement Nicolaï ne connaissait que Sudhamayi, mais il n'aurait aucun mal à comprendre que cette odeur n'était pas que la sienne. Puis ce n'était pas le seul parfum qu'elle dégageait, par ses crèmes parfumées, ses huiles et même son maquillage il devait y avoir au moins 10 odeurs différentiables. Quand ses yeux d'argent se levèrent sur elle, un bon de joie ébranla sa poitrine, puis un sourire content étira ses lèvres. Il allait mieux et c'était beaucoup voir énorme. Sa moitié allait mieux, donc elle allait bien aussi. Si au contraire le chevalier souffrait d'un mal aussi minime soit-il le coeur du Sudhamayi souffrirait du même mal. Toujours souriante, elle attendait d'être au courant des besoins de Nicolaï. Il réfléchit, par timidité n'osait-il pas lui demander quoique ce soit ? Ridicule peut-être mais plausible, ce silence d'incertitude remplissait les oreilles de l'indienne, pour qu'enfin la voix grave le brisa agréablement :

« Je n’ais pas faim. Mais si tu dis qu'il faut que je mange, je veux bien avaler un petit quelque chose, fini-t-il par dire. La seule chose dont j’ai besoin, c’est toi mon amour. »

Elle rougit aux derniers mots. Plaisir nouveau, découverte improbable jusqu'alors. Pourquoi ? L'amour qu'elle portait à Yellama était très fort, mais celui qu'elle éprouvait à l'égard de Nicolaï l'était tout autant. L'amour spirituelle et l'amour charnelle ( terme employer pour désigner l'enveloppe humaine seulement, et non le plaisir de la chair ) ne semblent en aucun point rivaux. Si elle les respectait tout deux et leur restait fidèle, il n'y avait pas de mal à aimer. Le chevalier ajouta :

« Que veux-tu faire toi mon amour ?
- Je reviens tout de suite, répondit-elle, enjouée. »


Elle sortit de la chambre pour se rendre jusqu'aux cuisines. Les préparations de Noël étaient presque toutes retirées, mais après l'heure du dîner le travail avait diminuer. Aux cuisines, une femme bien ronde accueillit Sudhamayi. C'était une chance que cela se fit car lorsque la jeune femme avait toqué ce fut à peine audible.

« Regardez-moi ça ! C'est la tit' protégée d'la princesse ! Qu'elle est jolie comme un coeur ! Vient par, on va vous remplumer un peu. C'est que pendant ces trois jours, z'avez pas du goûté ma cuisine ! C'est à peine si vous avez mangé ! gronda cette dernière gentiment, prenant le fin poignet de Sudhamayi pour l'exposer aux yeux de tous. »

Malgré le fait qu'elle soit gênée, elle ne put s'empêcher de rire à ces remarques. Elle revint chargée de divers victuailles. Il y avait du pain, de la viande caramélisée au miel, des fruits confits, des légumes marinés dans une sauce et de l'eau, naturellement. J'oubliais aussi les couverts.

« La princesse Marie-Anne n'avait pas l'air de beaucoup m'aimer, murmura-t-il. »

Si le fumet ne mettait pas en appétit notre petit vampire, le ventre de l'indienne protesta qu'il avait faim lorsqu'elle déposa le tout sur la table. Un rire ne put rester prisonnier dans ses lèvres mais c'est avec sérieux qu'elle prit la remarque. Les paroles de Marie-Anne lui revinrent en mémoire.

« Vous savez Sudhamayi que si vous aimez ce disant chevalier vous devez avoir mon approbation avant toute question d'amour et pour l'instant je vous l'interdit. Je veux savoir si cet homme est bon pour vous. »

Elle s'assit en tailleur près de la table basse ( elle avait toujours préféré manger ainsi ) mais pas trop de loin de celui qu'elle aime. Elle le regarda, un peu gravement.

« Tu n'es pas sans ignoré que quoiqu'il advienne, tu demeureras mon aimé. La princesse ne semble pas approuver notre relation et. . . elle hésitait à continuer, mais cacher n'impliquait-il pas une forme de trahison ? Et elle a été jusqu'à m'interdire d'entretenir l'amour avec toi. Nous n'avions pas eu le temps de nous expliquer donc j'ignore si elle fait cela pour me protéger ou si c'est une des lois de ce pays. »

La question était : Marie-Anne appréciait-elle Sudhamayi au point de vouloir la préserver d'un amour douteux ? Si cette solution n'est pas la bonne, en quoi les dames de compagnie n'avait-elle pas le droit d'aimer sans l'accord de leur maîtresse ? Ce serait cruel de vouloir séparer ce jeune couple, cela ferait une blessure impossible à refermer dans deux coeurs, mais encore faut-il réussir à les défaire. Il faut dire que cette situation est assez confuse, pourtant c'est avec certitude qu'elle récupéra son sourire.

« Le seul qui puisse m'interdire de t'aimer, c'est toi, dit-elle. As-tu faim ? »

Sans l'attendre, elle joignit ses mains en prières pour remercier les divins de lui accorder un autre jour épargné de famine, même si elle aurait aimé avoir du riz avec ses légumes. Niveau viande, elle avait quelques rejets, comme plusieurs de ses confrères religieux. Peu importe la façon dont l'animal avait été cuisiné et les prières adressées elle n'arrivait pas à avaler le moindre morceau de chair. Tient. . . ce n'est que maintenant qu'elle remarqua qu'il y avait pas mal de choses sucrées dans le plateau. La cuisinière avait sans doute vu que la petite étrangère aimait les sucreries. Elle trouva cette attention touchante. Elle prit une miche de pain et commença à manger.

« Aimes-tu jouer ? s'interrompit-elle. J'ai un jeu qui vient de mon pays. On pourra y jouer si tu le veux, sauf si tu préfères te laver après le dîner. »
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 15 Avr - 8:06

Nicolaï ne put s’empêcher d’avoir un sourire amusé lorsqu’il vit Sudhamayi revenir dans la chambre, les bras chargé de provisions. Il savait déjà que l’indienne mangeait beaucoup. Mais là, c’était à peine croyable. Le cygnac se demanda comment elle avait put porter autant de nourriture. Il y avait certainement entre les bras de son aimée de quoi le nourrir pendant un mois. Comme lorsqu’ils étaient à l’auberge du dernier refuge, Nicolaï se demanda où Sudhamayi pouvait mettre toute la nourriture qu’elle avalait et restait aussi mince d’un morceau de papier.

Fruits confits, miel, sauce. Tout se qu’une demoiselle se serait normalement interdit de manger trônait en maître absolu parmi se que la jeune femme avait apporter. Du sucre, du sucre et encore du sucre. De quoi ravir les papilles et vous obliger à une vingtaine d’heure de travaux physiques intense juste après pour éliminer les kilos superflus. Mais en même temps, Sudhamayi pouvait se permettre de manger cela. Elle était une véritable petite pille électrique et on ne pouvait pas dire qu’elle était grosse.

Le léger rire qu’elle laissa échapper quant Nicolaï parla de la princesse surprit le jeune homme. C’était si drôle que cela ? En tout cas, elle riait et souriait. La raison qui la faisait faire cela n’avait aucune importance pour le cygnac du moment qu’elle était à l’aise et heureuse, rien d’autre ne comptait.

Pourtant, lorsqu’elle se mit assise en tailleur devant la table basse, elle avait retrouvé son sérieux et peut-être un peut de tristesse. Voir de mélancolie. Nicolaï ne savait pas trop se qu’il en était. Elle le regarda alors qu’il adoptait la même position qu’elle devant toute ces victuailles qu’il n’allait faire que grignoter. Elle fini par prendre la parole.


« Tu n'es pas sans ignoré que quoiqu'il advienne, tu demeureras mon aimé. La princesse ne semble pas approuver notre relation et. . . elle hésitait à continuer. La suite ne devait pas être plaisante à entendre. Et elle a été jusqu'à m'interdire d'entretenir l'amour avec toi. Nous n'avions pas eu le temps de nous expliquer donc j'ignore si elle fait cela pour me protéger ou si c'est une des lois de ce pays. »

Nicolaï fut soufflé par ces paroles. Non mais c’était quoi cette histoire. Pour qui elle se prenait cette princesse. Leur interdire de se voir. Et puis quoi encore ? La Citadelle tomberait aux mains des Nordiques avant qu’il n’accepte de recevoir un ordre de ce type. La seule personne qui pourrait lui interdire de voir Sudhamayi, c’était Sudhamayi et personne d’autre. Si elle avait accepté de l’aimer et de partager avec lui les années de liberté qu’elle avait, se n’était pas pour s’entendre dire par une nobliarde qu’il ne devait plus s’approcher d’elle.

« Le seul qui puisse m'interdire de t'aimer, c'est toi, dit-elle. As-tu faim ? »

Les paroles de Sudhamayi étaient comme du miel à ses oreilles. Cela faisait du bien d’entendre qu’elle était du même avis que lui. Il aimait la jeune indienne. Il l’aimait, mais n’était pas certain de la façon dont il devait se comporter avec elle. C’était la première fois pour lui qu’une femme (ou qu’une personne de manière plus générale) prenait autant d’importance dans sa vie. Il avait toujours peur de mal faire.

Nicolaï souris légèrement. Sudhamayi venait de faire une tête qu’il trouva assez comique au moment ou elle avait fini sa courte prière. Si le plateau de nourriture avait été quelque chose de vivant, il aurait rapidement prit la fuite. Sudhamayi avait sur le visage la même expression qu’un chat qui viens de repérer une souris prise au piège et qui sais parfaitement que ladite souris n’avait plus que quelques instant à vivre. La jeune femme attrapa une miche de pain et mordit dedans avec avidité. Se qui fit sourire plus encore Nicolaï. La souris venait de périr, attrapée par une indienne dont l’estomac d’ourse criait famine.

La façon dont Sudhamayi mangeait amusait également Nicolaï. Elle se servait de ses doigts et prenait un soin tout particulier à ne pas laisser s’échapper le moindre grain de sucre, se léchant les doigts avec un plaisir évident. Décidément, elle était unique. Les femmes que Nicolaï fréquentait durant les banquets (interminables et d’un ennui mortel d’ailleurs) étaient bien trop engoncées dans leurs bonnes manières pour faire preuve de la moindre spontanéité. Les conversations étaient toujours les mêmes et elles étaient toujours désespérément là ou on les attendaient.

Sudhamayi était tellement différente. Tellement unique. Elle était Sudhamayiesque.

Nicolaï se servit un peut d’eau et prit un petit morceau de pain ainsi que quelques fruits confis. Cela lui suffirait amplement pour son repas. Et encore, il n’avait pas faim du tout. Si il avalait cela, c’était surtout pour faire plaisir à la jeune femme.

Il ne savoura qu’à peine se qu’il mangeait. La nourriture avait toujours eu un goût assez fade dans sa bouche. De quoi dégoutter tout le monde. Mais heureusement pour lui, il n’avait jamais eu besoin de beaucoup manger pour être en pleine forme. On ne lui avait d’ailleurs jamais demander de manger plus. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle il avait les banquets en horreur. Il fallait faire honneur à tout les plats et il détestait cela.


« Aimes-tu jouer ? s'interrompit-elle. J'ai un jeu qui vient de mon pays. On pourra y jouer si tu le veux, sauf si tu préfères te laver après le dîner. »

Un jeu ? Sudhamayi venait d’éveiller la curiosité de Nicolaï. Il n’était en général pas un grand fan des jeux en tout genre. Mais cela s’expliquait assez facilement. Il gagnait toujours aux jeux de stratégie, de réflexion, de rapidité, d’adresse, etc… à la fin, cela devenait laçant. En plus, les rares fois ou il perdait, il le faisait exprès. Aux échecs, Nicolaï était du genre à prévoir le déroulement de la partie quatre coups à l’avance. Cela l’ennuyait au plus haut point. En revanche, découvrir un nouveau jeu, qui plus est, avec Sudhamayi, le réjouissait tout particulièrement.

« Je serais heureux de découvrir ce jeu dont tu me parle, dit-il. Pour se qui est de me laver, je pense qu’il vaut peut être mieux attendre un peut que les pommades soient entré aient un peut pénétré la peau non ? En tout cas, je suis partant pour faire une partie de ton jeu quant tu veux. »

Nicolaï laissa passer un moment et avala la dernière bouchée de pain qu’il avait en main. Une fois de plus, il le trouvait fade et sans vraiment le moindre goût. C’était assez désespérant. Il pouvait goûter les meilleurs plats du monde, mais n’y prenaient aucun plaisir. C’était juste par simple envie de faire comme tout le monde qu’il mangeait. Il ne se rappelait d’ailleurs si un jour ou l’autre, il avait vraiment eu faim.

« C’était bon ces fruits, déclara Nicolaï alors que Sudhamayi entamait avec appétit une autre des victuailles du plateau. Je pense que je suis largement rassasier pour la nuit. »

Nicolaï regarda son aimée. Difficile de se dire que lui qui avait pourtant été si solitaire avant de rencontrer Shudhamayi s’était attaché aussi vite à la jeune femme. Peut-être lui avait-elle jeté un sort. Dans ce cas, c’était le plus délicieux des sortilèges que Nicolaï ait jamais eu à goûter et il casserait très certainement le nez du premier idiot de mage qui tenterait de l’en débarrasser. En quelques heures, Sudhamayi était devenue le centre de sa vie.

Oui. Un sortilège vraiment délicieux battait dans le cœur de Nicolaï.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Sam 17 Avr - 13:59

Quand l'estomac de la jeune femme criait qu'il avait faim, peu de chose prenait de l'importance selon elle, presque rien pour ainsi dire. La nourriture prenait une proportion si captivante que c'était à peine croyable ! Son estomac ressemblait à cet instant à un gouffre sans fin. Pour rire, quelques unes de ses amies disaient que " si Sudhamayi est aussi douce qu'une gazelle, son appétit est plus féroce que celui de vingt tigres ".

Nicolaï assistait donc au remplissage de l'oiseau-mouche, qui dit-on, mange autant que son poids. C'est sous un oeil amusé, impressionné sûrement, qu'il observait le colibri de légumes au beurre, de fruits confits et de pain en une quantité remarquable, presque autant qu'un homme à la carrure fortement athlétique.

Lui, par contre, c'est à peine si les fruits avaient passé l'entrée de ses lèvres ! C'était quand même un homme, un minimum sportif étant donné qu'il est chevalier, de plus il s'était énormément dépensé au cours de ces derniers jours. Il avait pas été capable de manger plus que ce qu'ingurgitait Sudhamayi en 10secondes durant ces trois jours ! Peut-être 1 millième, pas plus. C'et quand même pas en la regardant manger que son estomac se remplissait ! ? Il avait peut-être une préférence bien grande pour la cuisine cygnac, qui sait ?


« Je serais heureux de découvrir ce jeu dont tu me parle, dit-il. Pour se qui est de me laver, je pense qu’il vaut peut être mieux attendre un peut que les pommades soient entré aient un peut pénétré la peau non ? En tout cas, je suis partant pour faire une partie de ton jeu quant tu veux. »

La jeune femme acquiesça d'un mouvement de tête, sans remarque pour l'instant. Son chevalier faisait peut-être partie de ceux qui mange lentement après tout ! Cette pensée n'atténua pas l'appétit de la tigresse, pour le moment tout du moins. Tandis qu'elle commençait à caler, compensant son manque de viande par beaucoup, beaucoup de pain et de fruits confits, il s'arrêta.Elle allait se resservir des fruits lorsqu'elle entendit :

« C’était bon ces fruit. Je pense que je suis largement rassasier pour la nuit.
- Mais. . . Mon amour, tu n'as rien mangé ! répondit-elle. Es-tu malade ? Veux-tu que je te cuisine quelque chose ? »


L'inquiétude marquait le ton dans sa voix. On ne pouvait pas avoir mangé deux trois fruits, une bouchée de pain et être rassasié pour une nuit, surtout si on n'avait eu qu'un repas dans tout la journée. Alors que le chevalier planait sur son nuage rose d'amour, elle tombait d'un nuage gris. Il ne fallait pas qu'il lui mente juste pour la rassurer, ce qu'elle voulait c'était le savoir en bonne santé. Elle se rinça les mains dans un bol d'eau prévu à cet effet puis les sécha, se mettant à genoux pour mieux atteindre le front de Nicolaï, le tâtant docilement, puis fit de même avec son cou. Il n'avait pas de fièvre, c'était déjà bon signe, il ne semblait pas souffrir d'un mal physique. Elle ne dit rien sur le coup mais elle était soucieuse, son silence était bien bavard à dire vrai.

** Au moins, c'est déjà ça. Je devrai passer à autre chose. **

Elle se leva, prenant la direction d'un de ses placards. Ouvrant un tiroir, elle en sortit une boîte finement décorée de gravures florales, une inscription calligraphiée en indien, en parlant en même temps :

« Est-ce vrai que tu n'as pas faim ? Ça ne me dérangerait pas de te préparer quelque chose si tu n'aimes pas la cuisine d'ici. »

Elle retourna s'asseoir, en face de lui, la boite sur les genoux. Ses yeux verts le scrutaient de façon exagérée, une moue réfléchie et anxieuse à la fois plissait un peu sa bouche, l'air de dire : " Pourquoi il mange pas ? Est-il mal à l'aise avec moi ? Ai-je fait quelque chose de mal ? ". Son regard plongeait réellement dans les yeux de Nicolaï, cherchant les failles les plus invisibles.

Si jamais elle venait à le décevoir, ce serait un réel coup dur. De tout les amants innombrables qu'elle avait eu, jamais aucun ne s'était plaint. Ils n'étaient pas timides pour la plupart mais quand ils l'étaient, ils prenaient beaucoup de liberté, sachant que Sudhamayi était soumise, elle était obligée. Malgré cela, si Nicolaï abuserait d'elle la prenant mot pour mot pour sa chienne ( ce qu'il ne fera jamais ), elle ne s'en rendrait pas compte. La différence entre lui et les autres, c'est qu'elle tenait à le voir satisfait, peu importe le prix.

Elle l'aimait. . . les autres, lorsqu'ils lui demandaient quelque chose, elle n'y trouvait pas d'intérêt ni de plaisir. Quand Nicolaï avait demandé à Sudhamayi ( ou plutôt elle l'avait interprété comme cela ) quelque chose à manger, elle ne savait pas pourquoi elle avait été contente. Elle l'était, c'est tout. Si elle lui apportait ce qu'il voulait, lui aussi serait content, alors elle le faisait, pour son sourire. Elle ne pouvait pas comprendre que c'était son métabolisme qui le faisait manger si peu puisqu'elle ignorait son métissage assez spécial. Les vampires ne courent pas les terres Terriennes, en Orcanie ils seraient dénommées créatures du diable sans doute !

En Inde, comment serait vue cette race ? Et Sudhamayi, qu'en penserait-elle ? Elle ne pourrait le savoir si il ne lui disait pas, puisque lui seul connaissait ce secret. Le seul probablement qu'il n'avait pas encore partagé avec les devadasi, le seul aussi qui puisse expliquer son manque d'appétit. A nouveau, elle prit la parole avant que le chevalier puisse s'exprimer, ignorant la portée de ses mots dit avec une pointe de sévérité et exprimés comme une faveur :


« S'il te plaît, Nicolaï, ne me ment pas. . . »

Pour elle, deux solutions seulement étaient possibles :ou il était malade et il n'en disait rien, ou il n'osait pas lui demander autre chose. Il n'y avait pas d'autres suppositions, pourquoi en aurait-il ? Le chevalier penserait peut-être qu'elle a découvert sa moitié ou qu'elle avait des doutes à ce sujet. Qu'il soit au courant ou non des avis de Sudhamayi, dans tout les cas c'était la vérité qu'elle demandait.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mar 20 Avr - 3:36

« Mais. . . Mon amour, tu n'as rien mangé ! répondit-elle. Es-tu malade ? Veux-tu que je te cuisine quelque chose ? »

La cuisine de Sudhamayi ? Miam. Nicolaï en aurait salivé d’avance si il n’avait pas sus d’avance que cela n’aurait pas vraiment de goût pour lui à part celui de quelque chose vaguement cendreux. Beurk. Il ne voulait pas désespérer la jeune femme ou la faire douter de ses talents culinaires à cause de son manque d’appétit et du fait qu’il ne mangeait pas grand-chose.

Mais alors qu’il avait tenté de ne pas l’inquiéter, c’était manqué. Elle avait peur pour lui. Cela s’entendait parfaitement dans sa voie. La jeune femme tendit la main vers Nicolaï et tâta doucement son front, puis sa gorge. Nicolaï se laissa faire sans bouger. Si le fait de tâter son front pour s’assurer qu’il n’était pas malade pouvait rassurer Sudhamayi, il le faisait sans la moindre hésitation. La jeune femme ne dit rien du tout. Nicolaï n’avait rien et il le savait. La jeune indienne ne devait pas être habituée à voir quelqu’un manger si peut. Pourtant, il aurait aimé l’entendre parler. La voir sourire ou au moins qu’elle dise quelque chose. N’importe quoi plutôt que ce silence pesant.

Sudhamayi alla chercher un superbe boite décorée de motifs floraux et étrangement calligraphié. Un objet superbe qui venait certainement de son lointain pays dont elle lui avait parlé. L’Inde. Cette nation paraissait tout à fait fascinante. Et d’une grande beauté. Toutefois, Nicolaï modéra son enthousiasme en se rappelant de se qu’avait dut subir Sudhamayi.


« Est-ce vrai que tu n'as pas faim ? Ça ne me dérangerait pas de te préparer quelque chose si tu n'aimes pas la cuisine d'ici. »

Assise face au chevalier, elle le fixait de ses grands yeux verts. Nicolaï se sentait comme passé au crible. Cela pouvait bien se rapprocher de la sensation que les gens ressentait face à ses yeux gris. En effet, se n’était pas agréable. Pourtant, le cygnac de détourna pas le regard. Sudhamayi avait toujours prit sur elle pour le regarder dans les yeux. Il pouvait bien faire de même maintenant que les rôles étaient inversé. La moue de la jeune indienne disait toute son inquiétude pour lui face au peut qu’il avait mangé. Nicolaï se fit la remarque qu’il aurait certainement mieux fait de se taire. Voilà qu’elle se sentait mal à l’aise en sa présence. Tout se qu’il ne voulait pas en fait.

Mais avant qu’il ait put dire quoi que se soit, Sudhamayi repris la parole.


Elle n’avait certainement aucune idée de l’impacte que ses mots auraient sur le chevalier et les évènements qui suivraient bientôt. Si cela avait été le cas, elle n’aurait rien dit. Elle se serait contenté de passer à autre chose. Mais le Destin est parfois un abominable sadique. Il avait déjà décidé de les séparer un jour. Mais cela ne lui suffisait pas. Il voulait que toute les blessures et toute les douleurs de Nicolaï soient également celles de Sudhamayi. Des souffrances qui pourraient bien les séparer plus vite que prévu.

« S'il te plaît, Nicolaï, ne me ment pas. . . »

Pour le chevalier, ces quelques mots, prononcer comme une prière, mais d’une voie un peut sèche, furent comme un coup de lame dans le cœur.

Comment…comment pouvait-elle lui demander cela ? Comment cette idée pouvait-il seulement lui traverser la tête. Nicolaï n’avait jamais menti à la jeune femme. Il l’aimait plus que tout. L’idée lui était même venue à quelques reprises de l’enlever et de l’emmener avec lui dans son monde. Ou de repartir avec elle pour l’Inde. Mais jamais il n’avait eu l’idée ou l’envie de lui mentir.

La simple idée que Sudhamayi ait put y penser lui faisait mal au cœur.

Nicolaï se sentit intérieurement se replier. Comme durant les heures les plus noires de son enfance. Lorsqu’il était la cible d’autres enfants qui lui jetaient de la boue au visage ou se moquaient de lui. A l’époque, il s’était sentit abandonné. Délaissé. Les adultes qui aurait put l’aider restaient de marbre et ne faisaient rien. C’est à cet époque que l’Autre avait fait son apparition. Alors qu’un garçon plus âgé et plus violent que les autres lui avait dessiné, avec la lame d’un vieux couteau, la fine cicatrice qui ornait sa pommette. A cette époque, si quatre adultes n’étaient pas intervenu, Nicolaï aurait tué ce garçon. C’était à cette époque que pour la première fois il avait eu peur de se qu’il était capable de faire, mais aussi qu’il avait ressentit ce froid mordant venant de l’intérieur lorsque l’Autre refluait.

A présent, c’était Sudhamayi qui l’abandonnait et doutait de lui. Son regard lui disait toute la peine que lui avait fait ses parolles.


« Je ne t’ais jamais mentit, dit Nicolaï d’un ton calme et pausé, mais plus sec qu’il ne l’aurait souhaité. Je ne l’ais jamais fait et ne le ferrait jamais. Je ne t’ais pas mentit lorsque je t’ais dit que je venait d’un autre monde. Pas plus quant je t’ais dit qui j’étais et encore moins lorsque je t’ais dit que je t’aime. Je ne t’ais jamais mentit Cela me fait beaucoup de peine que tu puisses penser que je le fasse. Je me demande même comment cette idée a peut te traverser la tête. »

Nicolaï marqua une pose. Il était énervé. Mais pas contre Sudhamayi. Contre lui-même. Qu’avait-il bien put faire pour que la jeune femme en vienne à penser qu’il pouvait lui mentir ?

Le cygnac regarda se qui restait de la nourriture que son aimée avait apporté dans la chambre. Il restait encore plusieurs petits pains, des fruits confits, de le viande… beaucoup de choses en fait.


« Je n’ais jamais eu d’appétit. C’est tout. Quel que soit se que je mange, je n’en mange jamais beaucoup. Malheureusement, cela n’a que peux de goût pour moi. »

Nicolaï tendit la main pour attraper un petit pain de brioche. L’aspect le plus sadique du destin venait de se mettre en marche, trouvant son instrument de désolation dans ce simple morceau de brioche.

« Si cela peut te faire plaisir de me voir manger… »

Nicolaï porta le petit pain à ses lèvres et mordit dedans. Après tout, se n’était qu’un morceau de brioche. Et si le fait qu’il mange pouvait rassurer Sudhamayi, il pouvait bien prendre un peut sur lui pour le faire. Comme tout le reste, celui-ci n’avait pas vraiment de goût. Juste un vague parfum de vanille. Mais cela restait très vague à Nicolaï. Il avala la première bouchée. Puis une deuxième, une troisième et même une quatrième. Mais alors qu’il allait achever le petit pain et le portait à ses lèvres pour prendre une cinquième bouchée, Nicolaï se figea.

Sa main tremblait légèrement. Mais ce tremblement s’accéléra rapidement. Au point que le petit pain lui échappa et alla rouler aux pieds de Sudhamayi. Nicolaï prit sa main tremblante avec son autre main et les tremblements se calmèrent.

C’était étrange. Jamais encore il n’avait ressentit cela. Se n’était pas l’Autre qui réclamait du sang et des morts une fois de plus. Se n’était pas non plus le froid glacial qui l’envahissait de l’intérieur lorsqu’il luttait contre cette obscure moitié de son âme. Non. Rien de tout cela. Il ne parvenait lui-même pas à comprendre se qui lui arrivait.

Il regarda Sudhamayi avec un mélange d’incompréhension et de toute les émotions qui l’avait parcourut il y a quelques instants.


« Je… Je… »

Se furent les derniers mots articulé que Nicolaï prononça avant que le Destin ne lui porte le coup de grâce.

Des tremblements parcoururent tout le corps du cygnac alors que, les lèvres violettes, et les yeux révulsé, il basculait en arrière. Les tremblements s’accélérèrent avant de se muer en un ensemble de mouvements saccadé et désorganisé. D’un revers, Nicolaï envoya balader la table basse qui glissa sur le sol jusqu’à heurter assez violemment le mur. De l’autre côté de la chambre. Il poussait de petits cris de douleurs assez pathétiques en se tortillant en tous sens sur le sol.

Nicolaï voulait hurler de douleur. Ses entrailles étaient en feu. Il avait l’impression que tout son sang avait été replacé par de l’acide. Et chacune des trop rares bouffée d’air qu’il parvenait à prendre lui brûlait les poumons. Mais il y avait une chose à laquelle il ne s’était pas attendu : l’Autre souffrait autant que lui. peut-être même plus.

D’un coup, il se cabra sous les yeux horrifier de Sudhamayi. Tout les muscles de son corps tendu à l’extrême, le forçant à adopter une position en pont, seulement appuyé sur le sommet de sa tête et ses talons. Mais plus encore que cela, c’était ses dents. Ses canines anormalement longues et parfaitement visibles dans sa bouche grande ouverte qui devaient effrayer la jeune femme.

Nicolaï sentit ses muscles ses relâcher. Allongé sur le dos, il se sentait plus détendu. De plus en plus détendu en fait. Détendu, détendu, détendu…

Sa tête dodelina légèrement. Vidé de toute volonté, Nicolaï vit sa vision se brouiller petit à petit. Puis, le noir. Ses yeux étaient certes toujours ouverts, mais il ne voyait rien. Emportant comme dernière vision une forme floue penchée sur lui. la poitrine du jeune homme se souleva, s’affaissa et ne bougea plus. Le cœur dans la poitrine de Nicolaï s’arrêta également.

Le Destin fait souvent preuve d’un sens de l’humour plus que particulier. Il vous fait tomber pour ensuite vous faire remonter. Une sorte de montagne russe où mieux vaut avoir le cœur bien accrocher. S’il peut se montrer cruel, il sait aussi lorsqu’il est peut-être aller un peut trop loin. Alors, il se peut que, en de très rares occasions, il répare une partie des tors qu’il a causé.

Après deux minutes durant lesquels Nicolaï était aussi mort qu’on peut l’être, l’air pénétra à nouveau dans ces poumons et cette grosse chose rouge dans sa poitrine se remis à faire son boum boum rassurant et régulier. La vie revenait en lui avait la même simplicité qu’elle l’avait quitté.

Nicolaï voyait un peut flou, mais sa vision s’améliorait de seconde en secondes.


« Sudhamayi, demanda-t-il à la forme qui le tenait dans ses bras ? Sudhamayi ? Mon amour ? »
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mar 20 Avr - 12:47

Les perles argentées qui se dirigeaient vers la jeune femme transmettaient un message si triste que cela toucha directement Sudhamayi. Au début, elle avait eu peur de son regard, seulement elle préférait mille fois en avoir peur que de lui faire de la peine. Jamais elle n'aurait pensé à abandonner Nicolaï et elle ignorait la force de ses mots. Si elle les avait dit, c'est qu'elle tenait à lui, elle l'aimait. C'était pour son bien qu'elle les avait prononcé.

« Je ne t’ais jamais mentit, dit Nicolaï d’un ton calme et pausé, mais plus sec qu’il ne l’aurait souhaité. Je ne l’ais jamais fait et ne le ferrait jamais. Je ne t’ais pas mentit lorsque je t’ais dit que je venait d’un autre monde. Pas plus quant je t’ais dit qui j’étais et encore moins lorsque je t’ais dit que je t’aime. Je ne t’ais jamais mentit Cela me fait beaucoup de peine que tu puisses penser que je le fasse. Je me demande même comment cette idée a peut te traverser la tête. »

Cette déclaration fit si mal à Sudhamayi. . . elle s'en voulait d'avoir douté de lui. Pourquoi avait-elle été aussi sotte ? Il est tout de même évident que Nicolaï n'oserait pas lui mentir, pour rien au monde. Il savait quelle importance cela avait pour elle. De honte, elle ne put que baisser la tête. Elle voulait lui demander pardon.

« Je n’ais jamais eu d’appétit. C’est tout. Quel que soit se que je mange, je n’en mange jamais beaucoup. Malheureusement, cela n’a que peux de goût pour moi. »

Elle releva la tête pour lui dire que c'était de sa faute, elle n'avait pas à douter à de lui. Alors qu'elle allait prendre la parole, il s'était emparé d'une brioche, enchaînant :

« Si cela peut te faire plaisir de me voir manger…
- Non arrête, ce n'est pas la peine. . . »


Trop tard. Il avait déjà mordu dans le pain sucré. Les conséquences étaient inimaginables, désastreuses. Si l'indienne avait su, elle n'aurait rien dit. Il faut toujours que ce soit trop tard pour comprendre à quel point quelque chose d'insignifiant peu atteindre une gravité extrême, dépassant largement les limites de l'imagination. Le chevalier engouffra plus qu'il ne mangeait la brioche dans sa bouche, tandis que Sudhamayi disait, plus désolée que jamais :

« Nicolaï, ce n'est pas grave si tu n'as pas faim. »

Brusquement, il arrêta de bouger. Pas longtemps, son corps fut ébranler par des tremblements d'une provenance inconnue de la jeune femme. Cela pouvait arriver après tout, lorsque l'on est trop nerveux il arrive que les mains soient secouées. Cela atteint Sudhamayi comme une flèche au coeur ; l'avait-elle énervé ? Il se tint les main de façon à s'arrêter, ayant précédemment lâcher le reste du pain. Tristement, elle le regarda.

« Pardonne-moi, je n'aurai pas du. . . »

Elle s'interrompit lorsqu'elle croisa le regard égaré de son chevalier.

« Je… Je… »

Ce fut à cet instant qu'elle sentit que quelque chose d'étrange se produisait. La seconde d'après, les tremblements revinrent de plus belle. La couleur de ses lèvres indiquait clairement un problème de respiration, son premier réflexe fut d'aller vers lui pour voir cela de plus près, malgré la surprise dont elle fut la victime. Elle ne voyait pas quelqu'un d'effrayant tout d'abord, juste une crise d'épilepsie. A l'époque on pensait qu'un démon prenait possession du corps, quelque soit la civilisation en général, mais en Inde la science était suffisamment avancée pour considéré cela comme une maladie. Nicolaï renversa la table, faisant valsé nourriture et boisson qui s'éparpillaient dans la chambre, y compris sur Sudhamayi qui était très proche de lui. Frappée par l'incompréhension, elle commençait à être inquiète de ce geste violant, ces cris aiguës et étouffés. La jeune femme se sentait dépassée, bien qu'il n'y ai pas eu beaucoup de temps pour laisser passer tant de choses.

« Que t'arrive-t-il Nicolaï ? s'écria-t-elle, la voix tremblante. »

Le corps du jeune homme prit la forme d'un arc, sa bouche s'ouvrit, dévoilant des canines surdimensionnées pour une simple être humain. Elle retint un cri, mettant ses deux mains sur sa bouche. Elle voulait partir et en même temps rester. Son corps se tétanisa sous l'indécision, partagé entre l'horreur et l'amour. Elle avait douté de lui tout à l'heure, le refaire serait-il une erreur ?

La jeune femme ne savait pas comment réagir face à ce spectacle extraordinaire. Elle avait vu entré des hommes et des femmes en transes, mais cela était voulu et attendu, donc c'était surveillé. Là, Sudhamayi n'avait pas à faire avec un homme drogué, bien que penser cela lui rappela quelque chose. Encore une fois, elle se releva et chercha précipitamment dans ses affaires un récipient spécial. De son côté, le chevalier était inconscient. Il avait arrêté de gesticuler dans tous les sens mais Sudhamayi n'était pas rassurée pour autant. Elle n'avait pas participé à son état de mort vivant, encore heureux car elle serait entrée dans un désespoir plus que fort.

A force de recherche entre ses robes de soies et ses multiples cosmétiques finirent par être rentables. Son trophée était une petite amphore de terre cuite n'ayant aucun ornement. Sa simplicité lui procurait un camouflage qui avait même eu sa propriétaire. Ce cadeau lui venait d'une vieille prêtresse. Elle avait dit à Sudhamayi :


« Si un jour tu te sent mal, bois. Fais attention à la quantité avalée : raisonnable elle calme les peines et amène à un état euphorique. Elle est appelée Boisson de la Joie. Plus excessive elle rend dépressif et lunatique, elle peut endormir. On la surnomme Somnifère Divin, elle fait rêver profondément. Sa dernière dénomination est le Venin du Cobras, tu sais à quoi t'attendre si tu en bois trop. »

A force de questionnement, elle apprit que plusieurs plantes toxiques contribuaient à cette potion étrange, agrémentée de drogues et d'arômes. Une fois encore, l'opium apportait ses bienfaits. Des savants grecques rapportaient que cela calmait l'hystérie. Si elle en donne une petite quantité, il devrait se sentir mieux. La jeune femme revint près de Nicolaï, prit sa tête avec douceur pour la déposer sur ses genoux, ré-haussant en même temps son dos.

« Sudhamayi, demanda-t-il à la forme qui le tenait dans ses bras. Sudhamayi ? Mon amour ? »

Elle déboucha le récipient, laissant s'échapper une odeur agréable de datte. Précautionneusement elle renversa la tête de son aimé pour lui faire boire deux gorgées. Même pour les papilles les plus insensibles le goût de l'alcool réveillait les autres saveurs, mais peut-être qu'il ne sentirait rien. Avec cette quantité Nicolaï ne devait que se sentir mieux et plus heureux, même sans raison, et son rythme cardiaque pouvait avoir une légère baisse. Le premier effet ressentit est généralement la détente. L'indienne déposa un baiser sur le front du chevalier puis lui caressa le visage.

« Comment vas-tu mon aimé ? questionna Sudhamayi. »

Les actions s'étaient passées à une vitesse si incroyable qu'elle ne pensait plus à la folie qui avait emparé Nicolaï, ni à sa dentition singulière, ni au jeu qu'elle avait prévu, ni au manque d'appétit, ni au bordel autour d'eux. Cela n'avait pas d'importance. Seul Nicolaï comptait, et son regard inquiet attendait des mots de sa part.

« Je m'excuse pour tout à l'heure, ajouta-t-elle. »
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mar 20 Avr - 16:17

Nicolaï sentit que Sudhamayi lui soulevait doucement la tête. Avec délicatesse, elle lui mit quelques gouttes d’un liquide très odorant. L’odeur en question était assez agréable. Mais il n’était pas certain de se qu’il ressentait. En tout cas, c’était alcoolisé. Aussi fortement que le contenu de cet étrange bouteille rouge qu’une bande de mercenaire du Sgalbarg durant un passage à Florissant. Etrangement, Nicolaï s’était retrouvé en possession de cette fameuse bouteille. C’était assez bon. Enfin, par rapport à se que Nicolaï avait l’habitude d’avaler. L’un des effets assez rapide fut de lui. Il se sentit plus calme. Plus détendue qu’avant.

Pas assez détendu pour se remettre à glisser vers la mort, mais suffisamment pour ne plus trop sentir cette douleur affreuse qui lui vrillait tout les muscles.

Sudhamayi paraissait terrifiée et en même temps heureuse de le voir aller mieux. Elle semblait également désolée de se qui s’était passé. Nicolaï retrouvait la totalité de sa vision. Il voyait le visage de l’indienne penchée au dessus de lui. Elle lui embrassa tendrement le front. Nicolaï se sentit envahit de bonheur. Comme il sentait ses mains caresser doucement son visage. C’était si doux, si délicat. Cela lui rappelait le moment si doux qui avait juste après les terribles cauchemars qui l’avaient assaillit après l’embuscade.


« Comment vas-tu mon aimé ? questionna Sudhamayi. »

Nicolaï souris. Etait-il nécessaire de préciser que les dents du jeune homme étaient redevenue tout à fait normale. Son sourire était même plus radieux et plus heureux qu’avant. Il aimait tant la jeune femme. Combien pouvait-il l’aimer.

« Je vais bien. Sa m’a fait peur mon amour. J’ai eu peur de te perdre. »

Il souriait tendrement à Sudhamayi. Peut-être que les dernières minutes n’avaient pas été des plus agréables pour lui, mais une chose était certaine. Ce petit moment de douceur qu’il partageait avec elle n’en était que plus agréable. Que plus lumineux dans son cœur et plus précieux pour lui. « Après les moments sombre vient la lumière ». C’était encore une phrase qu’il trouvait tout à fait appropriée à la situation. Un moment plus lumineux que le plus magnifique des soleils.

« Je m'excuse pour tout à l'heure, ajouta-t-elle. »

Nicolaï posa doucement un doigt sur la bouche de Sudhamayi. Non, il ne fallait pas qu’elle s’en veuille. Il avait été idiot. S’il ne s’était pas énervé ainsi, il aurait très bien put se contenter de lui dire qu’il ne mangeait jamais beaucoup. Il avait été idiot. Sudhamayi elle n’avait été que simplement un peut maladroite. Mais maladroite simplement parce qu’elle ne savais pas se qu’elle venait de dire. C’était impossible à imaginer pour elle.

« Chut. Ne dit rien. J’ai oublié. Il ne s’est rien passé mon amour. Je ne pensais pas un instant que cela se passerait ainsi. Tu n’as pas à t’en vouloir. Mais je t'en prie. Ne me demande plus de ne pas te mentir. Je ne le ferait jamais. »

Nicolaï caressa doucement son visage. Il joua un instant avec les cheveux de Sudhamayi qui échappaient à sa longue tresse. Il restait légèrement allongé sur les genoux de l’indienne. Il aimait bien cette position. Le visage de son aimée se trouvait juste au dessus de son visage. Il la sentait si frèle et si forte contre lui. Juste là. Il voyait au dessus de son visage. Ses si beaux yeux verts.

Du bout des doigts, Nicolaï caressa le visage de Sudhamayi comme il l’avait fait dans la cabane des paysan. Il aurait tant aimé l'embrasser. sentir ses lèvres douces contre les siennes, mais il n'était pas certain que le moment soit bien choisit pour l'embrasser. Même s'il en mourrait d'envie.


« C’est à moi de m’excuser mon amour. Tu as dut avoir si peur. J’ai du te faire tant de peine. Pardon mon amour. Pardon. »

Nicolaï ferma les yeux il se sentait un peut faible. Mais se que Sudhamayi lui avait donné un peut avant lui avait redonner un allé simple pour le doux nuage d’amour qu’il avait quitté quelques minutes plus tôt. Nicolaï se redressa. Il se souvenait d’avoir pousser la table pendant cette crise. Mais il ne pensait pas que cela avait été tellement violent. Se qui était auparavant soigneusement disposé sur la table basse était à présent éparpillé partout autour d’eux. Sudhamayi avait reçut une partie du contenu de la cruche sur ses vêtements. Du coup, il s’en voulut plus. Il aurait put la blesser.

« Viens, dit-il en la prenant délicatement dans ses bras. »

Nicolaï la serra contre lui. Il lui prit doucement la main et caressa les longs doigts de l’indienne.

« Je t’aime, dit-il en embrassant doucement son front. »
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mar 20 Avr - 17:53

« Je vais bien. Sa m’a fait peur mon amour. J’ai eu peur de te perdre. »

Ces premiers mots soulagèrent un peu Sudhamayi, malgré que la fin fut une flèche de plus assenée à son coeur. Comment avait-il pu en arriver là alors que c'était elle qui était en tord ? Il souriait comme si elle n'avait rien fait de mal ce qui la mis encore plus mal à l'aise. Chassant ces mauvaises pensées elle profita du sourire tendre de Nicolaï. Qu'il était beau quand il souriait, surtout sans ces crocs qui l'avaient horrifiée tout à l'heure. Il refusa ses excuses, apposant son indexe sur ses lèvres.

« Chut. Ne dit rien. J’ai oublié. Il ne s’est rien passé mon amour. Je ne pensais pas un instant que cela se passerait ainsi. Tu n’as pas à t’en vouloir. Mais je t'en prie. Ne me demande plus de ne pas te mentir. Je ne le ferait jamais.
- Je te promets mon entière confiance, jura-t-elle. Que les dieux m'en soient témoins. »


Sa promesse était dite avec autant de douceur que de solennité. Plus jamais elle ne douterait de lui. Elle avait commis une des plus grandes erreurs que puissent faire une femme indienne. Douter de lui. Il est vrai qu'elle n'est pas mariée à lui et ne lui doit pas une entière soumission, mais c'était comme si pour elle. Elle le trouva plus qu'aimable de lui pardonner aussi facilement et de se rejeter la faute sur lui-même, il devrait pas en faire tant. Il commença à tripoter une de ses mèches noires qui s'était défaite de sa tresse. Avec tout ce qui s'était passé elle n'avait même pas remarqué qu'elle avait été décoiffée. Abandonnant la mèche Nicolaï préféra le visage de l'indienne. C'était comme si une plume parcourrait sa joue, légère et douce.


« C’est à moi de m’excuser mon amour. Tu as dut avoir si peur. J’ai du te faire tant de peine. Pardon mon amour. Pardon. »

Si seulement ces deux amoureux pouvaient s'arrêter un moment de se lancer des excuses, il prendrait le temps de s'aimer. Les paupières closes du chevalier lui conféraient un air serein, angélique. Sudhamayi le regarda avec tendresse. Il se releva après un moment de répit, observant le bazar établi dans la chambre, puis son regard se posa sur les tâches de la robes de Sudhamayi. Il semblait embêté par cette situation, il s'en voulait encore plus. Délicatement il amena la frêle jeune femme à sa carrure bien plus musclée. Ils s'étreignaient avec amour. Leurs mains se joignirent et se caressèrent.

« Je t’aime, dit-il en embrassant doucement son front. »

Pour répondre à ce geste, elle se hissa sur les pointes, s'agrippant au cou du chevalier, avant de l'embrasser sur les lèvres. Elle rejoignit Nicolaï sur son nuage rose, profitant en même temps pour serrer son corps contre le siens.

« Je t'aime encore plus que toi tu m'aimes, répondit-elle d'un air taquin. »

La jeune femme se décolla lentement, les meilleures ont toutes une fin, même les simples étreintes.
Ce fut comme un retour à la réalité, elle regarda autour d'elle et ce qui était un peu mal rangé pour certains était une honte pour elle. Un tel bordel en présence d'un invité, et pas n'importe lequel : Nicolaï. Elle commença à ramasser la nourriture à l'aide d'une serviette pour ne pas se salir davantage. C'est le moment que choisit un domestique pour toquer, entrant quand la jeune femme l'y autorisa.


« Tout va bien ? Nous avons entendu du bruit.
- Oui, merci, répondit la jeune femme sans regarder l'homme au statut inférieur dans les yeux. Je me suis seulement cognée contre la table. »


Elle rit comme quelqu'un qui a de l'humour. Elle qui ne sait pas mentir venait de le faire. Après tout que pouvait-elle faire d'autre ? Dénoncer son chevalier ? Le domestique sembla faire signe à quelqu'un dans le couloir tout en ajoutant :

« Vous n'avez rien ? Ne rangez pas quelqu'un arrive.
- Oui, oui, merci, je vais bien. »


L'homme sortit et une servante fit irruption dans la chambre de l'indienne, elle devait déjà être en train de nettoyer car elle était équipée. Nicolaï et Sudhamayi avait crut à une soirée tranquille. Ils sont marrantes je trouve, pas vous ? Le Destin s'amuse comme un fou à les titiller. Un p'tit coup de bandit par-ci, un p'tit coup de brioche par là. . . Les doses peuvent être plus ou moins fortes. La femme retira des mains la serviette salle de Sudhamayi et continua de ramasser la nourriture seule. Les deux jeunes gens s'écartèrent pour la laisser nettoyer.

« Voulez-vous que je fasse laver votre robe mademoiselle ?
- Non merci, je m'en occuperai plus tard. »


Sudhamayi remettait en même temps de l'ordre dans ses affaires qu'elle avait dérangées pour chercher la potion, repliant quelques affaires et relevant quelques flacons. La servante avait été rapide, tout était comme si rien ne s'était passé. Sudhamayi la remercia puis la porte se referma.

« Attends-moi un instant, je n'en ai pas pour longtemps. »

Elle pris dans son armoire quelque chose qui ressemblait à un drap vert plié en carré puis se cacha ensuite derrière un paravent de bois. Sa robe salle pendait du côté visible, après quelque minute Sudhamayi ressortit de sa cachette. Le très long rectangle de tissus avait été transformé en une robe simple et élégante. Son ce vêtement elle ne portait rien, tout son bras droit à partir de l'épaule était nu, mais l'intégralité de ses jambes - y comprit les pieds - était couverte.

« Chez moi, les femmes s'habillent ainsi, expliqua-t-elle. »

Elle reprit la boîte de jeu et se saisit de la main de Nicolaï pour l'amener sur le lit avant de s'y installer. Elle désigna du doigt les inscription sur le coffret.

« Ça veut dire " quatre pattes " en indien. Nous le disons " chaupur " car le plateau du jeu se divise en quatre partie. »

La jeune femme ouvrit la fameuse boî-boîte, extrayant ledit plateau de jeu recouvert de brocard bleu et doux. Les bords étaient aussi décorés que la boîte part de l'argent, tout comme les cases du jeu. Les pions d'ivoire avaient diverses couleurs et les il ne manquait aucun cauri. Heureusement pour notre cher chevalier, ce jeu n'était que pur hasard, même si il avait ses règles. La devadasi commença à expliquer le déroulement simple du jeu, ancêtre de nos 4 petits cheveaux.


( Les règles sont similaires au " pachisi" mais j'ai préféré reprendre le nom le plus vieux de ce jeu, en rapport avec la date du forum. Voir ce site : Règle du Pachisi ).
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mar 20 Avr - 20:44

Nicolaï sentit Sudhamayi se redresser contre lui pour hisser son visage à sa hauteur. Sur les pointes, elle déposa à un délicieux baisé sur les lèvres de Nicolaï, en profitant pour serrer plus encore son corps contre celui du cygnac. Nicolaï se sentait comme entourer d’un tourbillon d’amour.

« Je t'aime encore plus que toi tu m'aimes, répondit-elle d'un air taquin. »

« Tu crois vraiment ? Cela me parait difficile mon amour, répondit-il avec le même air taquin que la jeune femme. »

Elle se détacha bien vite de Nicolaï. Trop vite au goût du jeune homme. Il aurait voulut la garder contre lui encore longtemps. Mais Sudhamayi restait Sudhamayi quoi qu’il arrive. En véritable petite fée du logis, elle embrassa la scène de chaos qu’était devenu la majeure partie de sa chambre et s’activa immédiatement à tout ranger. Cela fit sourire Nicolaï qui ne pensa pas un seul instant à l’interrompre. Si elle avait eu peur, ce rangement était peut-être un moyen pour elle d’évacuer la pression. Ou alors peut-être était-ce un tic persistant.

Un domestique vint frapper à la porte et entra après que Sudhamayi lui en ait donné l’autorisation.


« Tout va bien ? Nous avons entendu du bruit. »

Nicolaï eu un instant d’arrêt. Que dire à cet homme ? Comment lui expliquer le désordre dans cette chambre. Devait-il mentire ou dire la vérité. Il venait d’arriver. Apprendre qu’il avait eu ce genre de réaction ne serait certainement pas bien vu. Et si la princesse Marie-Anne entendait parler de cela, elle allait certainement cloîtrer Sudhamayi dans une tour d’ivoire jusqu’au restant de ses jours pour interdire au jeune chevalier de la voir.

Finalement, il n’eu pas le temps de se poser plus de question. La jeune femme répondit à sa place.


" Oui, merci, répondit la jeune femme sans regarder l'homme au statut inférieur dans les yeux. Je me suis seulement cognée contre la table. »

Nicolaï resta un instant paralysé. Le rire de Sudhamayi était toujours aussi charmant. Mais se n’était pas cela que le cygnac avait remarqué. Le jeune indienne si férue de vérité. Elle venait de mentir. De mentir pour lui. finalement, peut-être avait-elle raison. Peut-être aimait-elle Nicolaï plus encore que lui ne pouvait l’aimer. Elle venait de mentir pour lui. Elle ne le faisait jamais, mais pour le protéger d’évènements certainement désagréables, elle n’avait pas hésité une seule seconde.

L’idée que l’amour de Sudhamayi était à se point profond pour lui donna un court instant le vertige au cygnac. Elle renonçait à tout se qu’elle avait de plus sacré pour lui et pour lui seul. Etait-il vraiment digne d’un tel amour ? Nicolaï était assaillit de doute. Non pas sur ses propres sentiments. Mais sur sa capacité à rendre à Sudhamayi tout l’amour qu’elle lui donnait.

Nicolaï ne prêta guère d’attention à se qu’ils se disaient. Ni à se qui se passait autour de lui. c’est à peine s’il remarqua la servante qui aida Sudhamayi à remettre rapidement ses affaires en places. Il restait assommé par se que la jeune femme venait de dire.

Lorsque la porte se fut refermée et qu’ils furent à nouveau tout deux seuls dans la chambre, Nicolaï s’apprêta à dire quelques chose. Il ne savait pas vraiment quoi, mais en tout cas, se serait quelque chose de bien. Quelque chose qui montrerait à Sudhamayi combien il pouvait l’aimer. Mais elle le devança une fois de plus.


« Attends-moi un instant, je n'en ai pas pour longtemps. »

Ah ? Qu’avait-elle encore préparé ? Nicolaï ne mit pas longtemps à comprendre en la voyant disparaître derrière un simple paravent de bois. Il n’y avait rien de bien particulier dans celui-ci. Au bout de quelques secondes, Sudhamayi jeta sa robe sale par-dessus. Nicolaï ne put s’empêcher de regarder ailleurs, un peut gêné comme s’il avait put voir la jeune femme nue derrière sa cachette de bois. Se n’était pas le cas, bien entendu. Mais tout de même, le chevalier de l’Épée ne put s’empêcher de se sentir un peut mal à l’aise. Par pure timidité.

Lorsque Sudhamayi réapparut, il vira presque instantanément à l’écarlate. Le grand tissus que la jeune femme avait noué autour d’elle ne cachait rien de son épaule droite et de son bras. Même si ses jambes étaient entièrement dissimulée au regard. Nicolaï n’osait pas se demander si son amante portait quoi que se soit en dessous de ce grand morceau de tissus vert et il préférait ne pas le savoir.

La tenue verte et simple mettait parfaitement en valeur le teint de Sudhamayi ainsi que ses magnifiques yeux verts.


« Chez moi, les femmes s'habillent ainsi, expliqua-t-elle. »

Bon, c’est bon, Nicolaï venait de griller définitivement (même si, sans le savoir il était loin d’être au comble de l’écarlate). Les femmes s’habillaient vraiment ainsi dans le pays de Sudhamayi ? Difficile d’imaginer une telle tenue à Florissant. Même les femmes qui accompagnaient les ambassades du lointain sultanat de Kaliorn prenaient garde à se vêtir correctement si elles avaient à se rendre à Florissant. Se n’était en effet pas pour rien qu’on l’appelait le Duché blanc et sa réputation de duché aux hivers les plus rigoureux de tout le royaume n’était en rien usurpée. Jamais Nicolaï n’aurait put imaginer qu’une femme puisse se vêtir aussi légèrement.

Sudhamayi prit la main de Nicolaï et l’invita à s’installer sur son lit avant de faire de même. Là c’était certain, le cygnac était à deux doigts d’exploser littéralement tant il se sentait gêné et timide. Jamais il n’était entré dans le lit d’une femme et à plus forte raison, si la femme en question était présente et qu’il tenait autant à elle qu’il tenait à Sudhamayi.

Bien entendu, même s’il n’avait aucune expérience du comportement amoureux humain, Nicolaï était loin d’ignorer se qui pouvait se dérouler dans ce genre de situation (non, je ne vous ferait pas de dessin) et cette pensée le mettait plus mal à l’aise encore que jamais. Il fallait aussi dire que les récits disons… imagé et souvent assez vulgaire des soldats que Nicolaï s’était parfois surpris à écouté n’arrangeaient en rien les choses. Et puis, c’était peut-être un peut tôt pour penser à cela non ? Enfin, il ne savait pas…


* Mais qu’est-ce que tu pense espèce d’idiot. Contente toi d’agir normalement et de prendre les événements comme ils arrivent.*

Sudhamayi s’installa à son tour sur le lit. Le fait qu’elle ne fasse aucun mouvement dans sa direction rassura Nicolaï d’une certaine manière. Il n’aurait jamais eu la moindre idée de la façon dont il aurait dut réagir si elle avait fait quoi que se soit.

A la place, la jeune femme lui montra la boîte du jeu qu’elle était allé récupérer pendant que l’esprit de Nicolaï se noyait dans des sentiments qu’il se savait tout à fait incapable de contrôler.


« Ca veut dire " quatre pattes " en indien. Nous le disons " chaupur " car le plateau du jeu se divise en quatre partie. »

Nicolaï but chacune de ses paroles, s’imprégnant de se qu’elle disait. Après tout, même ce mot étrange : « Chaupur » faisait partit de Sudhamayi. C’était sa culture. Tout comme ce jeu.

Celui-ci était constitué de matières nobles et riches. Une vraie petite œuvre d’art à lui tout seul. Tout comme la boite qui le renfermait peut de temps avant. Sudhamayi expliqua brièvement les règles de ce jeux. Nicolaï fut heureux de comprendre qu’il ne reposait que sur la chance et sur rien d’autre.

Ils disputèrent trois parties durant lesquels leu jeune cygnac jouait d’une terrible malchance. Sudhamayi rayonnait et lui aussi. Il était heureux d’avoir trouvé un jeux pour lequel il n’aurait aucun besoin de faire exprès de perdre pour faire plaisir à Sudhamayi. Au moins là, il perdait de manière tout à fait in intentionnelle. Cela faisait d’ailleurs un bien fou.

Après plusieurs parties, Nicolaï regarda Sudhamayi. Il y avait quelque chose qu’il se demandait depuis longtemps. Quelque chose que seul l’indienne pouvait lui montrer ou lui expliquer.


« Dit moi mon amour. Lorsque tu m’as dit se… que tu dansais. »

Nicolaï avait marqué une pose sans vraiment le vouloir. Les images de la petite Sudhamayi livrée à des hommes de deux fois son âge dans le pire des cas étaient revenu le hanté. Il fallait qu’il parle rapidement ou elle allait elle aussi se sentir envahie par ces (sans doute) mauvais souvenir.

« Est-ce que tu veux bien me montrer comment on danse dans ton pays ? »
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mer 21 Avr - 5:46

Que Nicolaï se rassure : la jeune indienne n'a pas prévu ce à quoi il avait penser. Elle n'oserait pas de toutes façons, pas dans cet état. Elle procéderait d'abord à un rituel pour se purifier, normalement un vieux druide écervelé ( Wink ) devrait la guider dans cette étape. Pour Nicolaï, elle voulait être pure, mais aussi pour elle. D'un point de vue religieux elle n'était pas salle, seulement d'un point de vue social elle l'était, même en Inde. On ne couche pas avec plusieurs hommes avant d'avoir une relation sérieuse.

Depuis toujours, Sudhamayi avait été une grande chanceuse aux jeux de hasard. On disait que les dieux jouaient avec elle, que quand elle tirait les cauris elle ne les tirait pas seule. Nicolaï en revanche était si poisseux que c'en était hallucinant. Même contre une grande chanceuse contre Sudhamayi, on sentait sa poisse à chaque tirage ! C'est ainsi que trois parties durant le chevalier ne fit que perdre, ayant de temps à autre une légère remontée, mais si légère et infime qu'on ne la sentait presque pas. Elle s'était gentiment moquée de sa malchance incroyable, lui aussi n'avait pas manqué de rire.

Après plusieurs défaites pour Nicolaï, il s'arrêta. Pas brusquement, mais il se mit à regarder Sudhamayi de façon perplexe. Il avait sans doute des questions à lui poser, et elle les attendit.


« Dit moi mon amour. Lorsque tu m’as dit se… que tu dansais, dit-il en marquant une pause, un peu soucieux. Est-ce que tu veux bien me montrer comment on danse dans ton pays ? »

La jeune femme s'interrogea rapidement sur l'hésitation de Nicolaï. Il avait eu une mauvaise pensée à cet instant, Sudhamayi n'en doutait pas. Elle devinait même ce qui lui avait traversé l'esprit. Elle fit comme di de rien était pour ne pas les plonger dans l'embarras. Elle se mis debout, un peu à l'écart du lit.

« Normalement, la danseuse et les musiciens sont indissociables. C'est eux qui donnent le rythme de la danse et cela est très important. La technique et la précision doivent se mêler à la grâce et au naturel sans que cela se voit. »

Bienvenue à Bollywood mes amis. On ne voit jamais ça venir, mais souvent les acteurs se mettent à danser et chanter à l'improviste de leur belles voix et à faire une suite de geste avec leur corps, leur regard, leur main, leur pieds. . . Elle prit une profonde inspiration puis, dans sa langue natale, elle commença à chanter quelques vers :

« Je lis dans tes pensées
Et je te souffle le code
De glyphes anciens vus en rêve
Cris emmurés dans le marbre
De l’amour aveugle et du chagrin
»


( Ghalib (?) , poète indien. A la place du mot "anciens" doit être celui de "moghols", mais cela ferait un anachronisme. )

L'intonation était au début mystique pour devenir poignante, afin de représenter les cris. Sudhamayi finit, impuissante, sur une note des plus triste. Les gestes qu'elle avait effectués en même temps qu'elle avait chanté, compliqués et incompréhensibles pour Nicolaï, par contre l'expression faciale et le ton de sa voix laissait envisager le genre du poème. Elle revint s'asseoir au bord du lit.

« Je pourrai danser des heures mais improviser sans musicien ne m'a pas été évident, dit-elle en souriant. La prestation est réussie si la danseuse a réussit à transmettre son message. »

Il n'y a aucun doute sur le fait que la devadasi avait brillamment démontré son talent malgré que ce soit cours. Elle ajusta son sari qui s'était légèrement déplacé, resserrant le pan autour de sa taille.

« Je t'ai raconté un poème dont je ne connais pas le vrai sens mais que l'on peu plus ou moins comprendre. Je supposerait que c'est le mal éternel de l'amour mais je ne peux l'affirmer. »

Elle se tut. C'était bizarre de parler de souffrances amoureuses quand on aime, n'est-ce pas ? Mais cet extrait n'avait pas été pris au hasard. Elle rajouta avec un sourire tendre :

« On sera une exception, n'est-ce pas ? »

Elle s'approcha de Nicolaï, timidement, avant de lui prendre la main. Nous pouvons croire à l'amour naïf d'un jeune couple. Ce n'est pas comme si leur désir était impossible. Ils se donnaient les chance de s'aimer et cela devraient les aider à surmonter tout les obstacles ; les mondes, Marie-Anne, les brigands. . . Eux-même l'ont dit : les seuls qui pourraient les empêcher de s'aimer ne sont autres qu'eux-même.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 22 Avr - 12:55

Nicolaï regarda Sudhamayi descendre du lit et se mettre en position un peut à l’écart. Il pensait bien qu’elle avait comprit pourquoi est-ce qu’il avait hésité. Mais elle ne disait rien. Elle paraissait très concentrée sur se qu’elle était en train de faire.

« Normalement, la danseuse et les musiciens sont indissociables. C'est eux qui donnent le rythme de la danse et cela est très important. La technique et la précision doivent se mêler à la grâce et au naturel sans que cela se voit. »

Nicolaï écoutait les paroles de Sudhamayi, observant chacun des mouvements de son corps. Quelque chose l’intriguait un peut pourtant. Si la musique était si indissociable que cela de la danse. Pourquoi s’apprêtait-elle à danser quant même ? Il ne se serait en aucun cas fâché si elle lui avait dit qu’elle ne pouvait pas le faire. Il l’aurait tout à fait comprit. A la réflexion, il se demanda si un jour, Sudhamayi serait capable de lui dire : « Non ». Ce simple petit mot. Est-ce qu’elle lui dirait un jour qu’elle ne voulait pas faire telle ou telle chose ou est-ce qu’elle accepterait toujours tout si cela venait de lui.

Cette idée l’effrayait un peut. De temps à autre, il n’était plus capable de se contrôler. Cela était arrivé pas plus tard que quelques minutes avant. Il ne voulait pas faire de mal à Sudhamayi. De quelque façon que se soit. Une fois de plus, il fut envahit d’un doute. Pas sur les sentiments qu’il éprouvait pour Sudhamayi. De cela, il était certain. Mais lui, est-ce qu’il serait capable de rendre à la jeune femme un amour aussi fort que celui qu’elle lui portait ?

Avant elle, Nicolaï n’avait jamais aimé personne. Il était plutôt du genre solitaire. Bien sur, il avait des amis. Mais personne pour qui il avait éprouvé le genre de sentiments qu’il éprouvait pour Sudhamayi. Le cygnac avançait dans l’inconnu. Un inconnu total qui se révélait un peut effrayant.

La jeune femme se mit à bouger de manière étrange, ondulant doucement au rythme d’un chant à la fois triste et mystique qu’elle disait dans cette langue que Nicolaï trouvait si étrange et envoûtante. La langue natale de la jeune femme à n’en pas douté. Même s’il ne comprenait pas les paroles, la voie douce de la jeune femme était poignante. C’était un chant assez triste dans lequel se fondait parfaitement la voie douce de son aimée et ces gestes, si incompréhensible pour le cygnac, mais dont la grâce était tout à fait indéniable. Cela en mettait presque la larme à l’œil à Nicolaï. En tout cas, on ne pouvait rester insensible.

Lorsqu’elle eu terminé sur une note triste, elle se redressa et retourna s’asseoir au bord du lit.


« Je pourrai danser des heures mais improviser sans musicien ne m'a pas été évident, dit-elle en souriant. La prestation est réussie si la danseuse a réussit à transmettre son message. »

Deux idées passèrent dans la tête de Nicolaï. La première fut qu’il fallait qu’il trouve des musiciens. Cette danse et ce chant étaient tellement beau qu’il voulait en voir plus. Et même beaucoup plus. Sauf que, manque de chance, c’est loin l’Inde pour trouver les bons musiciens. Domage. En tout cas, Sudhamayi ne paraissait pas ravie de sa performance. Cette dernière était pourtant tout à fait magnifique et si l’objectif d’une danseuse était de faire passer une émotion elle avait réussi cela avec briot.

La deuxième chose qui passa par la tête de Nicolaï fut qu’il espérait qu’elle ne lui demanderait pas de lui montrer comment on dansait dans le Royaume du Cygne. Le jeune homme avait toujours été un mauvais danseur et la vieille femme qui tentait de lui apprendre à bouger en rythme avec sa partenaire et la musique en avait encore de cuisants souvenirs dans les pieds. Il ne s’était pas franchement amélioré depuis d’ailleurs.

Mais elle ne dit rien de cela.


« Je t'ai raconté un poème dont je ne connais pas le vrai sens mais que l'on peu plus ou moins comprendre. Je supposerait que c'est le mal éternel de l'amour mais je ne peux l'affirmer. »

Un choix de poème bien étrange. Ils étaient tout les deux tout à fait tranquille. Personne ne venait les déranger dans leur petit bulle d’amour. A l’exeption peut-être d’un petit pain en brioche. Mais rien d’autre. Pourquoi parler de malheur dans un moment heureux ? Nicolaï ne comprenait pas vraiment pourquoi elle faisait une telle chose. C’était étrange. Est-ce qu’elle se sentait malheureuse ?

L’idée qu’elle puisse ne pas se sentir à l’aise embêtait Nicolaï. Il ne voulait que le bonheur de la jeune femme. Qu’est-ce qui était en train de se passer ? Est-ce qu’il avait fait quelque chose de mal ?


« On sera une exception, n'est-ce pas ? »

Sudhamayi s’approcha timidement de Nicolaï et lui prit la main. Bien sur qu’ils feraient une exception. En tout cas, le jeune homme sentit que son aimée était un peut triste et mélancolique. Il aurait été assez indélicat de sa part de la laisser plongée dans cet état. Indélicat et cruel.

Doucement, il ramena sa deuxième main sur celle de la jeune femme, l’emprisonnant dans une douce étrinte.


« Nous aurons nos joies et nous aurons nos peine, dit-il doucement. Nous ne pouvons l’éviter. Mais il y a une chose dont je suis certain. Je t’aime Sudhamayi. Plus que tout. Se que je vois moi, c’est que nous ne nous sommes pas croisé par hasard. Il y a tellement peut de chance pour que se soit le cas que je n’ose même pas y songer. Et si nous ne nous sommes pas croisé par hasard, si notre relation a évolué ainsi aussi vite, c’est que quelque chose veille sur nous. Quelque chose qui ne nous veux que du bien. Et ça, c’est plutôt rassurant non ? Nous serons une ecxeption. »

Doucement, il serait la main de Sudhamayi, espérant lui avoir remonté le moral par ses parolles. Mais quoi qu’il en soit, il avait quelque chose d’autre à lui dire. Quelque chose qu’il devait dire.

« Merci pour tout à l’heure. Quant tu as mentit. Tu as dut faire un effort terrible pour y parvenir. Je suis désolé de t’avoir imposé cela. Mais merci de l’avoir fait. »

Nicolaï releva doucement le menton de la jeune indienne et plongea un regard tendre dans ses grands yeux verts.

« Quelque chose ne vas pas ? Est-ce que c’est par rapport à se que s’est passé tout à l’heure ? Tu me le dirais si quelque chose n’allait pas. Il ne faudrait pas hésiter mon amour. »
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 22 Avr - 15:44

Dans une étreinte dont elle ne voulut se défaire, Nicolaï serra encore plus sa main. Sa peau chaude, ce contact. . . ce lien qui devenait de plus en plus fort entre eux se faisait ressentir par leur paroles et leurs gestes, la profondeur nouvelle qui illuminait leurs regards. La voix de Nicolaï, douce mais sérieuse, était comme le chant du rossignol à l'oreille d'un roi ; d'une beauté et d'une tranquillité si grande que même les plus grands ne peuvent que s'incliner et en apprécier le plaisir. Ses paroles n'étaient pas pour ainsi dire gaies, seulement la sincérité qui s'y reflétait plaisait à l'indienne.

« Nous aurons nos joies et nous aurons nos peine, dit-il doucement. Nous ne pouvons l’éviter. Mais il y a une chose dont je suis certain. Je t’aime Sudhamayi. Plus que tout. Se que je vois moi, c’est que nous ne nous sommes pas croisé par hasard. Il y a tellement peut de chance pour que se soit le cas que je n’ose même pas y songer. Et si nous ne nous sommes pas croisé par hasard, si notre relation a évolué ainsi aussi vite, c’est que quelque chose veille sur nous. Quelque chose qui ne nous veux que du bien. Et ça, c’est plutôt rassurant non ? Nous serons une exception. »

Ce que le chevalier avait appelé "chose" la jeune femme le qualifiait de "dieux". C'était sûr qu'ils leur voulaient du bien, sinon comment auraient-ils put se croiser ? Chaque jour la devadasi ne manquait pas de les remercier de leur bonté généreuse, plus encore depuis que ses sentiments se sont vus devenir réciproques.

Il serra encore plus la petite main fine de Sudhamayi dans la sienne plus grande, une grandeur qui paraissait protectrice à la jeune femme.


« Merci pour tout à l’heure. Quant tu as mentit. Tu as dut faire un effort terrible pour y parvenir. Je suis désolé de t’avoir imposé cela. Mais merci de l’avoir fait. »

Sudhamayi allait le contredire mais il avait déjà saisit son menton pour capter son attention. La première chose qu'elle y lue fut l'inquiétude. Il n'y avait pas lieu d'être anxieux pourtant.


« Quelque chose ne vas pas ? Est-ce que c’est par rapport à se que s’est passé tout à l’heure ? Tu me le dirais si quelque chose n’allait pas. Il ne faudrait pas hésiter mon amour. »

Les prunelles grises du chevalier étaient teintées de tristesse, une anxiété justifiée. Depuis qu'elle avait finit de danser elle s'était tellement imprégnée du texte que cela devait se voir encore sur son visage. Elle se dit que c'était bon d'être aimé, d'avoir quelqu'un s'inquiète pour vous. Les prêtres s'inquiétaient quand elle allait mal, mais c'était différent. Ils ne s'inquiétaient pas pour Sudhamayi, non. C'était la déesse qui les préoccupaient. De belles danseuses qui savent chanter il y en a tellement dans les temples que la "concurrence" était très forte entre elles. Elles devaient être exceptionnelles pour qu'on puisse leur porter un minimum d'intérêt. Sudhamayi a d'abord été exceptionnelle et sa réputation s'est vue grandir si brusquement quand on fit le rapprochement entre elle et les divinités.

Il n'y avait pas que la danse. Maintenant qu'il lui posait la question, il y avait bien quelque chose qui n'allait pas. On ne lui avait jamais demandé de cette façon. Elle le regarda et lui sourit. Cette mine préoccupée la mit à son tour dans l'embarras. En fait, c'était bizarre. Elle aimait que son amant s'intéresse à elle. Habituellement la jeune femme se débrouillait au mieux pour être discrète, qu'on ne lui pose pas de questions.


« Je ne sais pas. Tant de choses mêlent que j'en viens à un point où tout perd son sens, tout me dépasse. . . »

Quand elle disait tout, c'était absolument tout. De son enfance à aujourd'hui, elle n'avait jamais été la maîtresse de sa vie. C'est quoi d'ailleurs, être maître de sa vie ? Même quand on a des pouvoirs conséquents on ne peut pas en abuser, surtout si on a une conscience et un bon coeur comme notre petite indienne. La liberté n'est pas dans ses attributs. Au-delà de chez elle elle est encore sous le joug absent des dieux, de la pression de son peuple.

Comment vivaient-ils maintenant qu'elle n'était plus là ? Au fond d'elle-même Sudhamayi espéra qu'ils se débrouillaient bien sans, qu'ils finiraient par l'oublier. Mais si elle avait réellement des pouvoirs divins ?

A cela s'ajoute l'opposition de son père, à qui elle voudrait présenter Nicolaï mais ne savait comment s'y prendre. Si ça se trouve il voudrait la marier pour qu'elle ne retourne pas en Inde. Depuis longtemps elle ne l'avait pas vu mais elle attendait son retour avec impatience. La seule chose qu'elle désapprouvait chez son géniteur était son intolérance. Il devenait de plus plus sourd face à la religion de sa fille alors qu'au début il l'écoutait sans broncher. En plus, si Nicolaï n'était pas chrétien, il ne voudrait finalement pas qu'elle se marie.


« Je me sent lâche, continua-t-elle en baissant la tête. Parfois j'ai envie de tout abandonner, me débarrasser des poids qu'on me donne. Ils sont si lourds. . . D'un autre côté je ne peux me résoudre à le faire. »

Elle venait à peine d'avoir 16ans, on l'a jetée si tôt dans le monde impitoyable des grandes personnes. Elles ont toutes des soucis. Il y a ceux qui se débrouillent seuls, mais une grande partie dépend des autres. Elle, elle n'arrivait pas à compter sur qui que ce soit. Ce n'est que récemment qu'elle fait confiance au chevalier.

« C'est moins grave maintenant. Avec toi j'ai l'impression que le fardeau s'est allégé. »

Elle releva la tête pour le regarder dans les yeux. Une question prit forme dans son esprit : as-tu réellement finit ?

Sudhamayi ignorait la réponse à cette question, mais elle venait petit à petit. Nicolaï lui avait demandé si c'était par rapport à tout à l'heure. Les images revenaient avec une intensité farouche dans son esprit. Les tremblements et les spasmes qui agitaient son corps, les cris qu'il avait poussés, la peur qu'elle avait eu en voyant ses. . . canines.


« Je t'aime et t'aimerai quelque soit ta forme, dit-elle. Seulement je ne peux m'empêcher de m'interroger. Tout à l'heure tu avais des crocs. Ce n'était pas une crise d'épilepsie, n'est-ce pas ? »

Quand tout se calme, on se pose plus facilement les bonnes questions. En posant celle-là, la devadasi ne laissait pas passer de crainte dans son regard et pour cause : elle n'en éprouvait pas. Elle ne désirait rien d'autre que la vérité, comme à son habitude, et nous savons tous qu'en recherchant la vérité des surprises peuvent être trouvées. Sudhamayi n'avait aucune idée de ce qui s'était passé tout à l'heure, elle n'imaginait même pas à quelle point elle pouvait être étonnée.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Ven 23 Avr - 4:32

« Je ne sais pas. Tant de choses mêlent que j'en viens à un point où tout perd son sens, tout me dépasse. . . »

Cette impression que tout nous dépassait, Nicolaï la connaissait très bien. Lorsqu’on était dépassé par ses sentiments et qu’on ne parvenait plus à gérer tout se qui se présentait à nous. C’était assez terrible. Il n’y avait rien que l’on puisse faire. Rien pour arrêter ce chaos infernal. Et puis c’était aussi de temps à autres des moment où on se laissait submergé par le doute. Dans ce cas, bien souvent, on avait personne à qui se rattraper. Personne qui puisse nous soutenir ou nous aider. C’était comme appeler intérieurement à l’aide, mais tout le monde autour de vous était trop sourd pour voir votre détresse. Où peut-être qu’il ne voulait pas la voir. Parce que vous incarniez quelque chose. Et que savoir que vous êtes mal briserait instantanément cette image de perfection qu’on vous demande d’incarner.

Nicolaï ne quitta pas Sudhamayi des yeux. Cela ne se passait pas ainsi. Non. Il était là. Elle pouvait parler, lui communiquer ses souci et ses problèmes. Il était là pour les entendre et les absorber comme une éponge. Si elle se sentait mal, il se sentirait mal aussi. Il espérait qu’elle avait comprit cela. Qu’elle pourrait compter sur lui quoi qu’il arrive.


« Je me sent lâche, continua-t-elle en baissant la tête. Parfois j'ai envie de tout abandonner, me débarrasser des poids qu'on me donne. Ils sont si lourds. . . D'un autre côté je ne peux me résoudre à le faire. »

Nicolaï secoua un peut la tête. Non, se débarrasser d’un fardeau qu’on avait été forcé de porter trop tôt comme cela avait été le cas pour la jeune indienne n’était pas de la lâcheté. C’était juste être humain. Il y avait des limites à se qu’une personne peut supporter. Il n’y avait malheureusement pas de limite à se que le poids des obligations peut faire peser sur vous. Parce que les gens attendent qu’on les guide. Parce que les gens attendent de vous que vous ayez toujours les bonnes idées. Au point qu’ils en oublient que vous n’êtes qu’un simple humain et pas le grand héros ou la divinité qu’ils veulent voir en vous.

Se que voulait faire Sudhamayi en renonçant à ses problèmes n’était pas lâche. Juste humain. Au contraire, elle faisait preuve d’une incroyable bravoure en conservant ce poids sur ses épaules.


« C'est moins grave maintenant. Avec toi j'ai l'impression que le fardeau s'est allégé. »

Elle releva la tête, voyant le visage souriant de Nicolaï.

Le jeune homme était heureux. Elle avait comprit qu’il pouvait l’aider à supporter le poids de ses problèmes. Qu’elle n’était pas forcée de les supporter toute seule. Il était là pour l’aider à le faire quoi qu’il arrive.


« Je t'aime et t'aimerai quelque soit ta forme, dit-elle. Seulement je ne peux m'empêcher de m'interroger. Tout à l'heure tu avais des crocs. Ce n'était pas une crise d'épilepsie, n'est-ce pas ? »

Sudhamayi était calme et posée. Pourtant, elle avait abordé LA chose qui faisait le plus peur à Nicolaï. Elle lui demandait de se mettre à nu et de lui montrer cet être hideux et cruel qui se cachait sous la surface de son amant. Nicolaï eu l’idée de changer de sujet. Se n’était pas lui mentir. Il ne disait rien et ne prétendait rien. Pas plus qu’il ne jouerait sur les mots. Mais c’était indigne. Sudhamayi c’était ouverte à lui avant qu’ils n’entrent dans la forêt. Elle n’avait pas hésiter à lui dire se qu’elle avait subit alors qu’elle n’avait que douze ans. Si Nicolaï ne disait rien, cela rongerait certainement leur couple comme une gangrène et finirait par détruire tout leur bonheur. Mais s’il disait tout, il risquait aussi de perdre son aimée. Elle avait dit qu’elle l’aimerait quoi qu’il arrive. Mais est-ce qu’elle pourrait l’aimer avec ça.

A contre cœur, Nicolaï lui lâcha la main. Il ne voulait pas qu’elle croit qu’il la retienne si elle voulait s’enfuir. Elle devait très certainement interpréter cela autrement pour l’instant. Mais elle comprendrait bien vite. Elle n’avait pas commis d’erreur. C’était certain. Il ne pouvait rien lui reprocher. Même si elle croyait certainement l’avoir fâché.


« Je t’ais dit quant je t’ais un peut parler de mon monde à l’auberge, qu’on y trouvait des créatures très particulières que nous nommons Vampire. »

Maintenant qu’il était partit, il ne fallait plus qu’il s’arrête. Il devait boire le terrible poison de son secret jusqu’à la lie.

« Ces êtres sont plus fort, plus rapide et plus cruels que n’importe quel humain, continua-t-il. Mais se n’est pas leur principale caractéristique. Ils ne peuvent pas manger comme des humains normaux. Pour survivre, ils doivent…boire du sang. »

Nicolaï marqua une pose. Il ne regardait pas Sudhamayi. Il ne voulait pas voir l’horreur dans son regard. S’aurait été trop dur à supporter.

« Depuis toujours, j’ai, de temps à autre une partie de moi qui réclame du sang. Toujours plus de sang. Lorsque je lutte pour la maîtriser, j’ai des tremblements. Un froid intense me prend de l’intérieur. Et à chaque fois, j’ai l’impression que je vais mourir. Mais je ne peut pas me laisser aller. Je commence à penser que j’ai du sang de vampire quelque part dans mes veines. »

Nicolaï marqua une pose. C’était sûrement la partie la plus difficile. Si il ne disait rien, Sudhamayi allait certainement tenter de le contredire, de lui donner des arguments comme quoi il ne pouvait pas être ainsi. En effet, Nicolaï mangeait peut, mais il mangeait tout de même. Il fallait qu’il en finisse.

« Je me suis laisser allé à cette envie de sang une fois devant toi. Une seule et unique fois. C’était dans la forêt lorsque les bandits nous ont attaqué. »

Sudhamayi ne pouvait avoir oublié cela. Elle ne pouvait avoir oublier son combat contre les cinq hommes qui avaient tenté de les attaquer.

Tournant finalement un regard suppliant vers Sudhamayi, Nicolaï se pencha soudain vers elle. Enserrant sa taille fine comme pour éviter qu’elle ne s’enfuie et enfouissant son visage dans le tissus vert qui recouvrait les jambes de son aimée.

« Ne me laisse pas. Pitié, ne m’abandonne pas comme les autres. »

Les autres dont il parlaient. Sudhamayi ne devait pas comprendre de qui il s’agissait. De sa mère, morte alors qu’il n’était qu’un tout petit enfant. Au point qu’il n’ait pas le moindre souvenir d’elle. De ses quelques amis dans le cloître qui l’avait fui comme la peste après qu’il ait eu sa première crise de tremblement. Même de frère Anselm qui l’avait abandonné en le laissant à Gwutha un beau jour pour que le duc de Florissant fasse de lui son héritier. Tous l’avaient abandonné, jusqu’à son père dont l’identité restait un mystère.

Mais de tout ses abandons, celui qui lui ferait le plus mal serait certainement celui de Sudhamayi.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Dim 25 Avr - 16:56

Sudhamayi se rappelait très bien des vampires, ces êtres sanguinaires qui avaient esclavagé une bonne grosse partie du Royaume du Cygne. Il ne lui avait fait qu'un rapide résumé, mais l'image de cette race avait été facilement transmise. Par contre, presque partout sur Terre, ce que l'on nommait vampire n'était autre que les mignonnes chauves souris qui ne pensent qu'à se nourrir du sang des animaux. Pas vraiment terrifiant les vampires vu de ce côté-ci.

« Ces êtres sont plus fort, plus rapide et plus cruels que n’importe quel humain, dit Nicolaï. Mais se n’est pas leur principale caractéristique. Ils ne peuvent pas manger comme des humains normaux. Pour survivre, ils doivent…boire du sang. »

Rien que de savoir cela Sudhamayi frissonna légèrement. Certaines tribus buvaient le sang de leur confrères et cela la répugnait tout autant. Comment pouvait-on ? Cela est abjecte. Savoir qu'en plus il s'agit de la seule nourriture des vampires du royaume cygnac, c'est encore plus rebutant. Mais quel était le rapport avec son chevalier ? La jeune femme ne comprenait pour l'instant rien, même si son intuition lui soufflait quelque chose à l'oreille. Elle est peut-être mauvaise, c'est pour cela que l'indienne fut sourde à ses appels. L'instinct cria plus fort que jamais lorsque Nicolaï ne la regarda plus.

** Regarde-moi, montre-moi que j'ai tord ! **

Rien n'y fit. Le silence faisait durait le suspens si on peut le dire ainsi, rongeant de doutes la petite Sudhamayi. Elle le regardait tristement, et lui s'aveuglait en baissant la tête.

** Tant pis, qu'il soit l'un des leurs ou non, Nicolaï n'est pas mauvais. . . **

Ne cherchant pas qu'à se rassurer et des bonnes raisons pour rester auprès du chevalier, elle essayait de voir toutes les vérités. Toutes. Et elle les écouterait toutes, jusqu'au bout. Elles peuvent être dures et incroyables, simples comme tout, une vérité restait une vérité.

« Depuis toujours, j’ai, de temps à autre une partie de moi qui réclame du sang. Toujours plus de sang. Lorsque je lutte pour la maîtriser, j’ai des tremblements. Un froid intense me prend de l’intérieur. Et à chaque fois, j’ai l’impression que je vais mourir. Mais je ne peut pas me laisser aller. Je commence à penser que j’ai du sang de vampire quelque part dans mes veines. »

Elle voulut lui dire que même si c'est le cas, ce n'était pas si grave. Elle s'en fichait, celui qu'elle connaissait c'était Nicolaï et personne d'autre. Le vampire ne l'empêcherait pas de l'aimer. Il avait déjà anticiper sa réaction puisqu'il ajouta :

« Je me suis laisser allé à cette envie de sang une fois devant toi. Une seule et unique fois. C’était dans la forêt lorsque les bandits nous ont attaqué. »

La jeune femme essayait de se rappeler ce moment-là. Non, elle ne s'en rappelait pas. Elle revoyait le chevalier, si beau et ténébreux à la fois, se battre avec une rage inouïe face à ses adversaires. Il lui avait fait très peur car il semblait avoir perdu le contrôle de lui-même, mais ce n'était pas le cas. Quand il l'avait emportée pour l'emmener loin du combat, abritée des monstruosités visibles, et qu'il l'avait rassurée tendrement, avec une douceur agréable. . . Il s'en était allé, la laissant mi-confiante mi-appeurée. Un long moment s'était passé durant lequel elle s'était demandée ce qu'il se passait. Les bruits ne se faisaient plus entendre et elle avait retrouvé son chevalier glacé et inconscient. . . Lorsqu'il combattait, c'était le vampire qui l'avait fait. Fort, rapide et cruel, description fidèle à ce que lui avait transmit Nicolaï, exactement comme celle du jeune homme qui l'avait défendue.

Là encore, elle voulait dire quelque chose, seulement elle ne fut pas en mesure de le faire. Emprisonnée dans son raisonnement, c'est à peine si elle avait vu son vaillant chevalier se montrer dans une position de faiblesse, rotules au sol et enlaçant sa tailles. Ses yeux n'étaient plus froid et austères, ce qui surprit davantage Sudhamayi. A quoi jouait-il ?


« Ne me laisse pas. Pitié, ne m’abandonne pas comme les autres. »

Pitié ? Abandon ? Serait-il sérieux ? Pour la première fois, Nicolaï assisterait à la colère pas ravageuse du tout de la petite jeune femme. Il est difficile de décrire la devadasi lorsqu'elle est énervée. On le ressent surtout plus qu'on ne le voit. Sa voix aura beau être un peu plus sévère, ses sourcils un peu froncés, ses paroles ont l'habitude d'atteindre leur cible. C'est ainsi que d'un air agacé au lieu d'être colérique elle braqua pleinement son regard dans celui de Nicolaï, l'incitant fermement à se lever malgré son manque évident de force. Une bonne différence de taille qui n'impressionnait pas la jeune femme.

« Les autres dis-tu ? »

En réalité, elle ne savait quoi dire, d'où le silence bref qu'elle instaura. Quelques secondes suffirent à lui mettre les idées en place.

« J'ignore qui sont les autres, je ne suis pas comme eux ! Comment peux-tu croire que je t'abandonnerai ? T'en faut-il plus pour voir comme je t'aime ? Les promesses que je t'ai faites n'ont donc servit qu'au vent ? une nouvelle pause se fit puis elle reprit : Je ne nie pas avoir eu peur quelques instants à tes côtés, tout comme je ne nie pas avoir connu des moments que seul toi aurait pu m'offrir. Tu n'es pas parfait et je t'aime comme ça ! Si on accepte le lait de la vache on prend aussi sa mauvaise humeur ! De toi je veux tout, que ce soit ta joie et ta peine ! »

Entre représailles et hurlement de coeur, le petit blabla de la jeune femme était dur à décrire. Elle lui en avait voulu un instant pour la seconde d'après justifier son amour. Bizarre non ?

« Sache que je ne t'abandonnerai jamais, dit-elle d'un ton plus doux. Nicolaï, mon aimé. . . je vois que tu m'aimes. . . regarde-moi bien, tu verras sur quoi tu t'es trompé. »

Si il ne l'avait pas déjà vue avant, bien sûr, car après la longue explication de Sudhamayi, si Nicolaï n'avait pas comprit on pourra vraiment dire que l'amour est aveugle.
Sudhamayi prit la main droite du gentil vampire et la posa un peu plus haut que sur sa poitrine gauche, croisant ses deux mains sur celle du
chevalier. Il pouvait sentir que sous la couverture fragile de l'indienne il y avait un intérieur tout autant fragile, un coeur qui battait anormalement fort, comme affolé.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Lun 26 Avr - 10:52

Nicolaï comprit qu’il avait fait une erreur lorsque Sudhamayi braqua son regard dans le sien. Il ne comprenait pas se qui avait put énerver son amante, mais il la sentait intérieurement bouillir. Ses sourcils légèrement froncées, elle l’incita à se mettre debout. Nicolaï qui sentait la jeune femme sir le point d’exploser préféra coopérer sans faire d’histoires. En fait, Sudhamayi pouvait paraître légèrement vexée, mais guère plus. Nicolaï ressentait plus qu’il ne voyait qu’elle était en colère. Le fait qu’il la domine d’une bonne tête n’impressionnait pas du tout la jeune indienne. Et à ce moment, Nicolaï aurait voulut rétrécir afin d’échapper au regard de son aimée qu’il avait visiblement contrarié au plus haut point.

Sudhamayi ne réagissait pas du tout comme il avait put s’y attendre. Bien au contraire.


« Les autres dis-tu ? »

Elle marqua une courte pose avant de poursuivre.

« J'ignore qui sont les autres, je ne suis pas comme eux ! Comment peux-tu croire que je t'abandonnerai ? T'en faut-il plus pour voir comme je t'aime ? Les promesses que je t'ai faites n'ont donc servit qu'au vent ? une nouvelle pause se fit puis elle répit : Je ne nie pas avoir eu peur quelques instants à tes côtés, tout comme je ne nie pas avoir connu des moments que seul toi aurait pu m'offrir. Tu n'es pas parfait et je t'aime comme ça ! Si on accepte le lait de la vache on prend aussi sa mauvaise humeur ! De toi je veux tout, que ce soit ta joie et ta peine ! »

Si dans son temple, la jeune femme avait apprit la rhétorique, Nicolaï venait d’avoir une démonstration tout à fait poignante que ces leçons avaient été parfaitement apprises et assimilée. Chacune des paroles qu’elle avait prononcé était comme une flèche ajustée à la perfection venait lui transpercer le cœur et lui montrer à quel point il venait de faire du mal à son amante. A quel point elle l’aimait et à quel point il pouvait l’avoir déçut en lui demandant de ne pas l’abandonner.

Est-ce qu’il méritait vraiment tout l’amour qu’elle lui donnait ?


« Sache que je ne t'abandonnerai jamais, dit-elle d'un ton plus doux. Nicolaï, mon aimé. . . je vois que tu m'aimes. . . regarde-moi bien, tu verras sur quoi tu t'es trompé. »

Doucement, Sudhamayi prit la main de Nicolaï et la porta à son cœur, croisant les mains sur celle du chevalier. Sous ses doigts, Nicolaï pouvait sentir le cœur de la jeune femme battre comme s’il avait été dans sa main. Le petit cœur fragile dans la poitrine de l’indienne battait vite et fort, comme s’il était affolé. Nicolaï le sentait envoyer partout le sang de Sudhamayi, répandant du même coup cette douce chaleur qui courrait sous la peau de l’indienne.

Il aurait tant aimé calmer ses petits battements affolés. Tant aimé qu’il soit calme et tranquille. Et pour cela, il n’avait que peux de solutions. Il fallait qu’il parle. Qu’il face un peut plus tomber cette abominable muraille qu’il avait monté tout autour de son âme. Sudhamayi l’aimait comme il était. Humain. Vampire. Elfe. Nain. Ogre. Quelqu’il soit, elle l’aimait. Son amour pour lui était plus fort que la peur qui lui tenaillait le ventre en pensant à se qu’il pourrait faire si un jour il n’arrivait plus à se contrôler.

Une certitude germa dans l’esprit de Nicolaï. Pour Sudhamayi, il se contrôlerait. L’Autre ne pourrait jamais goûter au sang de son amante.

Nicolaï replongea dans les yeux de la jeune femme. Elle était un soleil, un gigantesque diamant qui ne lui demandait rien de plus que d’être lui-même et de l’aimer.

Le petit cœur de Sudhamayi battait de plus en plus fort dans sa poitrine.


« Oh… Sudhamayi… je suis désolé. Tellement désolé, dit-il. Je pensais que tu aurais trop peur. Que tu voudrais t’éloigner de moi… »

Nicolaï laissa passer un silence. Il caressait du bout des doigts la peau de miel de la jeune femme, sentait le cœur en elle ralentir un peut sa course.

« Comme j’ai été idiot de penser que tu me laisserait. »

Nicolaï prit avec sa main libre l’une des deux mains de la jeune femme. Il n’avait aucune envie de libérer sa main droite de la douce étreinte de la jeune femme. Il voulait qu’elle la garde. Autant qu’elle le voudrait.

« Oui, je t’aime, dit-il. Et je ne voulais pas te perdre. Quoi qu’il arrive. »

Nicolaï porta la main de Sudhamayi à sa propre poitrine pour qu’elle sente son cœur battre. Le sien aussi était un peut affolé, mais il se calmait rapidement.

« Je t’aime, murmura-t-il."

Nicolaï se rapprochant doucement de la jeune femme. Jusqu’à n’être qu’à quelques centimètres d’elle.

« Je t’aime, répéta-t-il doucement comme dans un souffle »

Avec tendresse, il posa son front contre son celui de son aimée.

« Je t’aime. »
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 29 Avr - 17:19

Nicolaï était attentif au rythme cardiaque de la jeune femme, pour un peu plus on croirait qu'il les comptait. Le silence était pesant, assez triste. Nicolaï savait depuis un moment tout ce que ressentait la jeune femme. Il n'avait pas besoin de ça. Ce fut comme une goutte d'eau qui fit déborder le vase de la culpabilité, des deux côtés. Le chevalier s'en voulait que Sudhamayi l'aime tant, et elle s'en voulait de lui faire savoir en sachant que lui aussi l'aimait, qu'il n'avait pas pensé à mal. Mais que voulez-vous ? L'amour est compliqué, trop pour que tout le monde parvienne à lui accorder suffisamment de temps.

« Oh… Sudhamayi… je suis désolé. Tellement désolé, dit-il. Je pensais que tu aurais trop peur. Que tu voudrais t’éloigner de moi… »

La main libre du cygnac caressait Sudhamayi, doucement. Un papillon aurait gardé sa poudre aux ailles. Avec nuance, la jeune femme sentait son coeur ralentir, jusqu'à prendre le rythme du sommeil. Nicolaï l'avait apaisé d'une façon si simple mais si efficace. . . l'affection et les sentiments étaient les deux seules choses que Sudhamayi désirait.

« Comme j’ai été idiot de penser que tu me laisserait. »

Elle ne désapprouva pas, elle était tout à fait d'accord avec lui. Il avait été averti plusieurs fois qu'elle ne le laisserait pas. Franchement, a-t-elle l'air de revenir sur ses paroles ? Quiconque lui posait une question n'entendait que la sincérité de la réponse, même un étranger. Voilà que l'homme qu'elle aime presque plus que tout ne l'avait pas cru. D'un certain point de vue, on pouvait dire qu'elle avait été outrée. Elle ne s'était pas dit qu'on pouvait douter d'elle. Ce n'est jamais arrivé jusqu'à aujourd'hui, il faut le reconnaître. Rien qu'à voir ses grands yeux verts, on se demande si elle sait mentir. De plus si jamais elle en arrivait là on lui trouvait des excuses valables. Nicolaï serra une des mains de Sudhamayi, avec force et tendresse.

« Oui, je t’aime, dit-il. Et je ne voulais pas te perdre. Quoi qu’il arrive. »

Cette fois, c'était l'indienne qui sentait le coeur de son aimé battre, rapidement. Une fréquence moins élevée que celui de Sudhamayi, mais les sentiments affluaient dans le sang du chevalier. En regardant Nicolaï dans les yeux Sudhamayi n'y vit aucune trace de mensonge, juste un amour véridique. Elle s'en voulait de l'avoir blessé. . .

« Je t’aime, murmura-t-il. »

Il était si proche d'elle. . . elle sentait la respiration chaude de Nicolaï, berçant son esprit agréablement. Les yeux de Sudhamayi la brûlèrent faiblement, légèrement larmoyants.

« Je t’aime, répéta-t-il doucement. »

Sa voix n'était plus qu'un souffle que seul la jeune femme et le vent pouvaient entendre. L'eau de l'âme commençait à déborder, l'émotion grandissant trop. La tristesse n'y était pas en revanche, juste de la joie, un sentiment de bonheur qu'elle n'aurait jamais deviné. Tête à tête, les amoureux ne se regardaient pas dans les yeux ; ils lisaient dans le coeur l'un de l'autre.

« Je t’aime. »

Le tableau était tout à fait charmant. Un peintre serait passé par là il aurait été comblé de représenter cette scène. Vénus veillant secrètement sur eux les envelopperait de ses ailles protectrices, alors que le soleil prendrait une couleur passionnée pour les valoriser. Une larme roula sur la joue de Sudhamayi mais elle ne l'essuya pas, d'ailleurs elle ne l'avait pas sentit.

Elle lâcha les deux mains de Nicolaï pour entourer son buste, posant sa tête sur la poitrine protectrice de son aimé. L'étreinte était forte et elle ne voulait pas l'en défaire, comme si cette fois-ci c'était elle qui avait eu peur de le perdre. Si elle n'avait pas des obligations et un autre amour ( spirituel ) elle lui aurait demander d'aller avec lui.


« Je t'aime aussi, susurra-t-elle. »

A quel point, elle ne le savait pas, mais elle avait bien quelque chose de plus à lui dire.

« Si jamais je te cache quelque chose, ne m'en veux pas, commença-t-elle. Ce n'est pas que je l'aurai voulu mais plutôt que j'aurai oublié de te le dire. Je pense que maintenant, il en sera de même pour toi. On se dira tout ? »

Pour Sudhamayi, c'était clair. Elle lui dirait tout tant qu'elle le jugerait nécessaire. C'était impossible de se connaître en un temps si limité, seulement il y a des choses que l'on doit savoir l'un sur l'autre.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Ven 30 Avr - 19:06

Nicolaï vit une petite larme couler sur la joue de Sudhamayi. Juste avant qu’elle ne lui lâche les mains et ne lui enserre le buste de ses longs bras fins, posant sa tête contre sa poitrine. Une étreinte d’une grande douceur qu’il acceptait avec joie. Les yeux de son aimée étaient larmoyant de elle laissait librement couler ses larmes en le serrant dans ses bras. Comme si à présent, c’était elle qui craignait de le perdre.

Nicolaï ne sus trop quoi faire à part prendre son aimée dans ses bras et la serrer contre lui. Il caressait doucement le sommet de son crâne, lissant doucement les longs cheveux noirs de l’indienne.


« Je t'aime aussi. »

Ces mots qu’elle venait de lui susurré était comme du miel à ses oreilles. Un miel doux et liquide qui s’écoulait langoureusement. Nicolaï se sentait aussi bien que dans la cabane, lorsqu’ils étaient tout les deux blottit l’un contre l’autre. Sans rien à faire d’autre que d’attendre et s’aimer. Sentir le corps de l’autre contre le sien. De ses pieds froids à ses mains fines qui caressait légèrement son épaule ou ses cheveux.

Déjà, Sudhamayi reprenait la parole, murmurant quelques mots de sa si belle voie qui roulait les ‘‘r’’ aussi joliment.


« Si jamais je te cache quelque chose, ne m'en veux pas, commença-t-elle. Ce n'est pas que je l'aurai voulu mais plutôt que j'aurai oublié de te le dire. Je pense que maintenant, il en sera de même pour toi. On se dira tout ? »

Nicolaï réfléchit juste un instant à se que la jeune femme venait de dire. Elle voulait autant que lui qu’il n’y ait plus de doute ni de secret entre eux. Bien que Nicolaï ne voyait pas se qu’il pourrait faire de pire que se qu’il avait déjà fait, il hocha doucement la tête.

« Absolument tout mon amour. Oui, absolument tout. Tout se que tu veux savoir. »

Toujours serrée contre lui, Sudhamayi respirait calmement. Nicolaï la sentait calme et détendue. Mais quelque chose n’allait toujours pas. La jeune indienne était toujours un peut crispée.

Il voulait qu’elle se détende. Qu’elle soit toute entière gagnée par se sentiment de tranquillité que lui, il ressentait. Au point qu’elle s’endorme dans ses bras comme elle l’avait fait il y a peut. Si peux de temps et pourtant Nicolaï avait l’impression qu’il s’était écoulé de très longs mois. Une idée lui traversa la tête.

Il défi doucement l’étreinte de Sudhamayi autour de son torse. Mais il la devança avant qu’elle ait put dire quoi que se soit ou même penser qu’il ne voulait pas être avec elle car c’était tout le contraire.


« Non, chut, ne dit rien. »

Il posa ensuite les bras de Sudhamayi sur sa nuque. Nicolaï ne put résister à l’envie de déposer un léger baisé sur les lèvres de la jeune femme, puis il souleva doucement. Elle n’était pas lourde dans ses bras. Et, même si cela réveillait un peut la douleur de son épaule, il n’avait pas l’intention de la porter ainsi très longtemps. Il pouvait bien avoir un peut mal.

Avec délicatesse, il allongea la jeune femme sur son lit avant d’aller s’allonger lui aussi contre elle. Il l’attira vers lui et la prit à nouveau dans ses bras.

C’est alors qu’il se rendit compte que son flan avait arrêter de tirer. Dans cette position, c’était comme s’il n’avait pas été blessé du tout.


« Tu es bien installée mon amour ? »

Relevant légèrement le visage de Sudhamayi pour le voir, Nicolaï trouva qu’elle avait l’air un peut triste.

« S’il te plaît, fait moi un sourire. Un de tes si beau sourire. »

Le visage de la jeune femme s’illumina alors. Elle semblait avoir retrouvé sa joie. Mais Nicolaï voulait s’en assurer à tout prix. Aussi, pour être certain qu’elle ne souriait pas juste pour le rassurer, il entreprit de la torturer à grand renfort de chatouilles. La jeune femme eu beau se débattre pour y échapper, cela n’eu guère d’effet. Elle changea alors de stratégie et passa à l’offensive en se mettant elle aussi à chatouiller son chevalier. Mais Nicolaï y était moins sensible qu’elle. Elle souriait et riait. Visiblement plus sereine que peux de temps auparavant et seul cela comptait pour Nicolaï.

Les deux jeunes gens restèrent un instant là sans rien dire, tout deux haletant et souriant. Épuisés, mais tout deux heureux d’avoir évacué cette pression qui les avaient envahit un peut plus tôt. Le rire chasse tout les maux du cœur dit-on. Sudhamayi et Nicolaï venaient d’en faire l’expérience.


« Dit moi mon amour, il y a une question que je me pose. Qu’est-ce que symbolise ce point rouge sur ton front, demanda Nicolaï après avoir arrêter de chatouiller son aimée. »

Doucement, comme pour appuyer ses paroles, il redessina du bout des doigts ce fameux point qui l’intriguait tant depuis sa rencontre avec l’indienne.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mar 4 Mai - 13:36

Il serait impossible à la personne la plus forte de séparer Sudhamayi de Nicolaï à cet instant. L'étreinte était si tenace qu'elle en oubliait même la douleur de son aimant bien qu'apparament il ne souffrait pas de ce geste tendre. Non, personne n'y arriverait. . . sauf lui-même. Le chevalier se décolla d'elle sans qu'elle ne rechigne. Ils ne pouvaient vivre collés de toutes façons. La séparation ne fut pas longue et plutôt étroite.

« Non, chut, ne dit rien. »

Après un chaste baiser il la porta délicatement, comme si elle pouvait se casser dans ces bras. Sudhamayi aimait cette douceur qu'utilisait Nicolaï à son égard, cette attention particulière qu'un homme offre à la femme qu'il aime. Ils s'allongèrent sur le lit, se contentant au départ de se regarder. Il s'inquiéta de son confort, ce à quoi elle répondit :

« Merci Nicolaï, je suis à mon aise dans tes bras. »

Il prit son menton dans sa main, sondant le regard de l'indienne. Il savait mieux que personne qu'elle ne mentirait pas, surtout à lui. Puis pour une chose aussi anodine. . . à moins que ce ne soit de son humeur qu'il s'inquiétait ?

« S’il te plaît, fait moi un sourire. Un de tes si beau sourire. »

Que pouvait-elle faire d'autre ? Ses lèvres s'étirèrent en un sourire, non pas que pour lui faire plaisir mais aussi pour exprimer sa joie d'être avec lui. Le chevalier n'était pas satisfait, sans prévenir il commença à la chatouiller. La guerre était lancée ! Au début sur la défensive elle chercha à fuir cette torture joyeuse, mais à quoi cela servait-il ? Son aimé arrivait à la garder si facilement auprès de lui ! La meilleure des défenses est l'attaque de toutes façons, sans plus attendre elle répliqua. Malheureusement il tenait mieux qu'elle et la jeune femme du faire preuve de persévérance pour pouvoir tenir. C'était tout de même un plaisir de le voir rire et s'amuser. Un jour elle s'était demandée à quoi ressemblait-il lorsqu'il riait, aujourd'hui elle avait la réponse sous les yeux et en était ravie, d'autant plus que cela concordait avec sa supposition ; il est si beau quand il rit !

Ils s'écroulèrent l'un contre l'autre, leurs poitrines soulevées par leur respiration. Ce fut un soulagement tant pour l'un que pour l'autre les guérissant de tout les évènements passés. Leurs esprits étaient plus légers, leurs sourires plus détendus que jamais. Ils rayonnaient ensemble de bien-être.


« Dit moi mon amour, il y a une question que je me pose. Qu’est-ce que symbolise ce point rouge sur ton front, demanda Nicolaï. »


Il commença à faire le tour du bindi mais elle l'arrêta gentillement. Savoir cela ne plairait pas forcément au chevalier, Sudhamayi ne comptait tout de même pas restée silencieuse. En réalité il n'y avait aucune trace de culpabilité dans son regard ni dans son comportement.

« Ce point rouge veut dire plein de choses ! commença-t-elle. On appelle cela "tilak" ou encore autrement dans certaines régions de l'Inde. Les femmes mariées doivent le porter en permanence. Comme je suis mariée aux dieux, je dois le porter. Il symbolise aussi le troisième oeil ou la sagesse. Tu vois cette couleur ? Elle est vue comme énergique et les femmes en mettent à leurs maris avant qu'ils ne partent en guerre. »

Expliquer le port du tilak était une chose assez compliquée en si peu de mots, il lui faudrait écrire un roman mais on dirait que le désintéressement se lisait sur le doux visage de Nicolaï. Sudhamayi se redressa, supposant comprendre le pourquoi de cette petite moue.

« Désolée. . . j'aurai du te le dire plus tôt. . . »

Elle ne s'excusait pas d'être mariée. Elle-même n'était pas contre ce fait, elle l'acceptait pleinement, mais si Nicolaï y avait vu une forme de trahison cela la dérangerait énormément. De toutes façons elle ne pouvait pas vivre autrement que sans ces dieux envers qui elle était reconnaissante de tout : de sa vie, sa situation, sa rencontre avec son chevalier. . . Tant de choses merveilleuses lui étaient arrivées, comment pouvait-elle être ingrate ? Il ne lui demandait qu'une chose : exprimer sa reconnaissance. Chaque jour elle s'y appliquait sans s'y sentir forcer, c'était même un plaisir.

Bien qu'elle ne s'en voulait pas d'avoir garder cela pour elle - intentionnellement - elle redoutait que Nicolaï lui demande de choisir. D'autant plus que son choix avait toujours était fait. . .
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Mer 5 Mai - 16:17

D’un geste léger, Sudhamayi l’arrêta et éloigna sa main du petit point rouge tracé entre ses sourcils. Est-ce qu’il avait commis une erreur en le touchant ? Peut-être que c’était quelque chose d’intime et de privé dans la culture de Sudhamayi ? Nicolaï espérait vraiment ne pas avoir fait une bêtises. Ils avaient été tellement heureux quelques secondes plus tôt qu’il ne voulait pas se dire que sa maudite curiosité venait de tout gâcher.

« Ce point rouge veut dire plein de choses ! commença-t-elle. On appelle cela "tilak" ou encore autrement dans certaines régions de l'Inde. Les femmes mariées doivent le porter en permanence. Comme je suis mariée aux dieux, je dois le porter. Il symbolise aussi le troisième oeil ou la sagesse. Tu vois cette couleur ? Elle est vue comme énergique et les femmes en mettent à leurs maris avant qu'ils ne partent en guerre. »

Stop !!!!
Pause !!!!
Retour en arrière !!!!
Mariée ? Sudhamayi était mariée. Elle portait en plein milieu du visage le signe distinctif des femmes mariées de son pays depuis leur rencontre. Du coup, Nicolaï se sentit trahi. Et si elle était mariée, et son époux alors ? Il n’apprécierait l’amourette de sa femme. Et puis, très égoïstement, si la jeune femme était déjà mariée, qu’est-ce qu’il était lui ? Cela lui fit se poser plein de questions. Questions dont le nombre ne diminuait pas lorsqu’elle lui dit qu’elle était l’épouse des dieux. Après tout, elle lui avait bien avoué que son peuple la considérait comme l’incarnation d’une divinité. Dans ce cas là, il pouvait bien y en avoir qui jouaient le rôle du ou des époux.

Au final, Nicolaï chassa cette idée de sa tête. Non, se n’était pas possible. Sudhamayi ne lui aurait pas fait ça. Elle l’aimait. De ça, il en était certain. Le fait qu’il doute d’elle avait été à l’origine d’un grand chagrin pour l’indienne et pour lui. Il n’allait pas recommencer la même erreur à seulement quelques minutes d’intervalle. Cela aurait été idiot. Faire une erreur n’est pas grave. C’est la persévérance qui l’est. Lui n’avait pas l’intention de douter à nouveau de la jeune femme. Et puis, c’était lui qu’elle aimait après tout. Quelque soit les avatars qu’avaient choisi le peuple de Sudhamayi pour incarner ses divinité (à imaginer qu’il l’ait fait), c’était lui qu’elle avait choisit.


« Désolée. . . j'aurai du te le dire plus tôt. . . »

Pourquoi est-ce qu’elle s’excusait ? Pas parce qu’elle était mariée. Nicolaï le savait, épouser les dieux est un amour à sens unique. Ils vous rendent rarement l’affection et la dévotion que vous leur portez. Et cela, quelque soit le dieux que vous servez. Mais non, se n’était pas de cela dont elle s’excusait. Elle avait porté ce point rouge fièrement depuis leur rencontre et le jeune homme ne doutait pas un seul instant qu’elle le portait avant de le rencontrer et ce, depuis qu’elle avait été autorisé à le faire. Est-ce qu’elle lui demandait pardon pour ne pas lui avoir dit plus tôt ? C’était plus probable.

« Original comme marque de mariage, fit remarquer calmement Nicolaï, les yeux fixé sur le fameux tilak. Au Royaume du Cygne, nous portons des bagues. Une pour notre époux et une pour chacun de nos enfants. »

Doucement, il reprit la jeune femme dans ses bras, jouant un peut avec la longue tresse de la jeune femme. Puis, il la regarda dans les yeux.

« Dit moi Sudhamayi, je vais prendre la grosse tête. Suis-je si exceptionnel que je surclasse tes divins époux ? »

C’était dit sur le ton de la plaisanterie. Mais il n’était lui-même pas certain que se soit très drôle. En fait, il trouvait même que se n’était pas drôle.

Nicolaï souris à la jeune femme. Il ne voulait pas forcer Sudhamayi à choisir entre lui et ses dieux. Il ne l’aurait jamais fait. D’une part car ceux-ci étaient très important pour la jeune femme. Et puis, les cygnacs étaient plus que réputé pour leur ouverture d’esprit au sujet des croyances. Malgré des règles très strictes imposées aux différentes communauté religieuses, celle-ci avaient pour but de réduire à néant toute germe de fanatisme. On pouvait dire qu’il y avait à peux prêt tout les cultes possibles et imaginables qui cohabitaient dans le royaume. L’autre raison qui le poussait à ne pas forcer sa jeune aimée à choisir entre lui et ses croyances était tout simplement qu’il connaissait déjà le résultat d’un pareil choix ou tout du moins avait de très fort doute dessus.

Sudhamayi avait décidé de renoncé à sa liberté à laquelle elle ne goûterait que durant dix ans pour servir ses dieux. Elle renoncerait très certainement à bien plus si cela s’avérait nécessaire. Il doutait grandement de sa victoire face aux dieux indiens et cela malgré l’amour que Sudhamayi lui portait. Lui imposer un tel choix ne ferait qu’accélérer leur séparation. Une séparation qui, bien qu’inévitable leur arracherait le cœur à tout les deux.

Il serait mieux pour tout les deux qu’il se comporte comme un vrai cygnac et se montre ouvert d’esprit.


« Dit moi mon amour, y a-t-il un dieu qui veille sur nous ? »

Il caressait doucement les cheveux de son aimée. Il aimait tant ces cheveux, si longs et si doux.

« Je voudrais le remercier. Tu veux bien me montrer comment est-ce que je dois m’y prendre ? »

Il ne plaisantait pas. Il voulait apprendre à connaître Sudhamayi. Et puis, cela ferait certainement plaisir à la jeune femme de voir son amant prier le même dieu qu’elle. Quant à Nicolaï, peut importe la manière et le nom qu’on lui donnait, il ne manquerait pas de remercier n’importe quel dieu pour avoir mit Sudhamayi sur sa route.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Sam 8 Mai - 14:55

« Original comme marque de mariage, fit remarquer calmement Nicolaï, les yeux fixé sur le fameux tilak. Au Royaume du Cygne, nous portons des bagues. Une pour notre époux et une pour chacun de nos enfants. »

Sudhamayi fut ravie de cette réaction et très contente de la tolérance de son chevalier. Il ne lui en voulait pas apparemment et partagea avec elle une de ses pratiques. C'était assez bien de rappeler ce lien entre parents et enfants par des bagues. Nicolaï la remanea à lui tendrement, profitant à jouer avec sa longue tresse. Il aimait beaucoup ses cheveux apparemment. Pas très étonnant lorsque l'on sait qu'ils sont longs, doux, et beaux, qu'en plus ils sentent bons. Des cheveux quoi. . .

« Dit moi Sudhamayi, je vais prendre la grosse tête. Suis-je si exceptionnel que je surclasse tes divins époux ? demanda-t-il sur un ton rieur. »

Cette remarque semblait être plus un désir de se renseigner qu'un blague lancée à tout-va. L'indienne sourit quand même et soutint son regard.

« Tu es exceptionnel mon amour, tu surclasses déjà tout les gens que je connais. . . »

Une façon de rappeler que même si il n'était pas au-dessus des dieux, il l'était au moins au-dessus de tout les hommes et femmes qu'elle connaissait. Ca en faisait du monde ! Elle ne portait pas beaucoup d'amour à chacun d'eux, ne se limitant qu'à de l'appréciation la plupart du temps. Sauf les enfants. . . Elle aimait leur raconter les légendes indiennes et leur enseigner la religion. Elle avait une classe de danseuses appliquées avec qui elle n'arrivait pas à être sévère. Elle se considérait parfois comme leur mère faute de ne pas avoir eu d'enfants jusqu'à aujourd'hui. Elle était jeune mais elle était déjà une femme.

« Dit moi mon amour, y a-t-il un dieu qui veille sur nous ? demanda Nicolaï. Je voudrais le remercier. Tu veux bien me montrer comment est-ce que je dois m’y prendre ? »

Sudhamayai fit une pause avant de répondre. C'était une question assez simple pourtant.

« Il y en a plus d'un qui veille sur nous et nous protègent. Ils sont complémentaires. N'ya-t-il pas de dieux chez toi ? »

Elle s'assit en tailleur sur le lit invitant Nicolaï à faire de même. Elle était bien dans ses bras, au chaud. . . c'est avec regret qu'elle s'en éloigna.

« Il faut prendre cette postures, les paumes ouvertes vers le ciel. Le dos et le port de tête doivent toujours être droits, le regard vers le soleil. En Inde il y a tellement de dieux ! Je prie tout les jours celle à qui je me suis consacrée, Yellama. »

Quand Sudhamayi parlait de sa religion, une ardeur nouvelle et différente la prenait. Elle était contente, une joie la comblait dans son être. C'est pourquoi elle lui raconta l'histoire de Yellama avec une certaine passion. Elle s'exprimait calmement pourtant l'énergie qu'elle dégageait était palpable.

Yellamma, Grande Mère de Tout, avait été d'une chasteté incomparable durant un temps. Elle concevait quotidiennement pour son mari l'ascète Jamadagni ( à qui Sudhamayi est plus officiellement liée qu'aux autres dieux ) une cruche faite à partir du sable de la rivière. Un jour comme un autre, elle surprit un roi céleste en compagnie de ses concubines. Il était beau et fort, il n'avait fallut qu'une seconde pour que Yellamma perde sa pureté.Elle ne put apporter l'eau servant aux rituels de son époux et reçut une malédiction, inspirant la rage à son mari.

Son charme et sa beauté se perdirent aussitôt, plus jamais elle ne pourrait plaire à un homme et du mendier son pain couverte de crasse et misérable. C'est grâce à deux sages qu'elle recouvrit sa beauté. Ceux-ci lui conseillèrent de prier et d'honorer Shiva, de donner son aumône aux pauvres et de se baigner dans le Bassin des Sages. Les effets ne se firent pas attendre ; la déesse recouvra sa beauté. Toujours amoureuse elle retourna voir Jamadagni. Seulement sa colère ne fit que revenir et il ordonna à ses fils de décapiter leur mère. Le cadet s'en chargea et ses aînés furent maudits. Un voeu lui fut accordé, il choisit de faire revenir sa famille à la vie.

On la vénère désormais comme une déesse destructrice et créatrice, la Mère Universelle. Elle sème la mort et protège les enfants, cette déesse ambiguë ne se laisse comprendre de personne.


« On ne peut pas prier maintenant. Il faut impérativement être propre pour cela. Rien en revanche ne nous empêche de méditer. Il suffit seulement de ne penser à rien, de tranquilliser sa respiration et écouter son coeur. »

Pour montrer l'exemple, elle ferma les yeux et respira calmement. Elle entonna le fameux "aum", faisant vibrer son corps. Si Nicolaï ne l'imitait pas tout à fait, le son qu'émettait Sudhamayi était suffisant pour favoriser sa concentration et calmer par la même occasion son esprit.

La devadasi ne pensait à rien, elle se contentait de laisser filer son esprit. Elle se sentait si légère que son corps ne semblait plus être. En fait, elle n'était plus là. Elle avait déjà plus ou moins agit pareillement. C'était agréable sauf pour quelqu'un d'instable. Elle resta un long moment ainsi, elle ne savait combien de minutes s'étaient écoulées mais lorsqu'elle rouvrit les yeux elle vit Nicolaï, un air calme et reposé sur le visage. Doucement Sudhamayi frôla sa joue avec sa main, le tirant avec douceur de cette torpeur.


« Quand j'ai dormis près de toi, j'avais presque la même sensation. »

A présent elle le regardait et lui souriait tendrement.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 13 Mai - 10:15

« Tu es exceptionnel mon amour, tu surclasses déjà tout les gens que je connais. . . »

Nicolaï ne put s’empêcher de sentir sa poitrine gonfler de fierté. Les cygnacs était un peuple assez fier. Voir orgueilleux de temps à autre. Mais entendre ses paroles de la bouche de Sudhamayi était assez réconfortant. Il n’était pas meilleur que les dieux. Elle avait parlé des hommes. Mais d’un autre côté, qui pouvait se venter de connaître les dieux ? Et puis, si elle voulait que les dieux restent au dessus d’eux, Nicolaï n’était pas du genre à vouloir à tout prit être le premier. Tant qu’il pouvait dire que sur terre, l’amour de Sudhamayi lui appartenait, peut lui importait se qui se passait entre elle et ses dieux. C’était lui qu’elle aimait et personne d’autre. Cela suffisait au cygnac.

Elle parut un peut surprise à la question qu’il venait de poser.


« Il y en a plus d'un qui veille sur nous et nous protègent. Ils sont complémentaires. N'ya-t-il pas de dieux chez toi ? »

Holà. Si on se lançait dans l’explication du panthéon cygnac, il y avait des chances qu’on y passe les trois prochaines années au minimum. Même les haut-prêtres des différents dieux avouaient ne pas toujours tout comprendre à ce fameux panthéon. Il y avait tant de figures divine qu’on s’y perdait facilement. Et cela, c’était sans compter le fait que les cultes du royaume cohabitait avec de nombreux cultes étrangers tel que les cultes du Sultanat de Kaliorn dont plusieurs temples étaient érigées sur le territoire cygnac.

Sudhamayi s’écarta à regret de son aimé pour s’asseoir en tailleur sur le lit. Nicolaï l’imita. Il ne connaissait pas la façon dont on priait en inde et se contenterait donc de suivre se que faisait la jeune femme. Comme il avait reproduit son salut lorsqu’ils s’étaient rencontré pour la première fois.


« Il faut prendre cette postures, les paumes ouvertes vers le ciel. Le dos et le port de tête doivent toujours être droits, le regard vers le soleil. En Inde il y a tellement de dieux ! Je prie tout les jours celle à qui je me suis consacrée, Yellama. »

Alors. On se met en position. Plutôt difficile pour quelqu’un qui n’en a pas l’habitude. On a toujours envie de voûter un peut ses épaules. Mais il fallait qu’il face ça bien. Sudhamayi le regardait et il ne voulait pas risquer de la décevoir.

Elle commença à expliquer l’histoire de sa déesse. Yellama. La mère de l’univers apparemment. Cela ressemblait un peut à certains cultes. Sauf qu’il n’existait pas de mère de l’univers dans son monde. Chaque peuple se réclamait d’une union divine. Les cygnacs prétendaient descendre de l’union de la Dame et du Chevalier vermeil par exemple. Il en était tout autre pour les tiléens, les kaliorniens ou les sgalbiens. Mais l’idée était assez séduisante.

L’histoire que Sudhamayi lui racontait était triste. Nicolaï trouva que Jamadagni était cruel et assez étroit d’esprit. Il voulait tout avoir pour lui tout seul. Son épouse avait fait un faux pas et il en avait fait une paria. Certes, il avait parfaitement le droit d’avoir été blessé par l’attitude de sa femme. Mais le châtiment qu’il lui avait infligé n’en était pas moins d’une cruauté à toute épreuve. Quant à ordonné à ses enfants de tuer leur mère et maudire ceux qui avaient refusé. C’était insensé. On ne pouvait pas demander à un enfant de tuer sa mère. Cet homme était fou. Peut-être Yellama avait-elle commis une terrible erreur. Mais Jamadagni c’était enfermé dans une tristesse stérile. C’était lui et non pas la déesse qui avait détruit leur famille.


« On ne peut pas prier maintenant. Il faut impérativement être propre pour cela. Rien en revanche ne nous empêche de méditer. Il suffit seulement de ne penser à rien, de tranquilliser sa respiration et écouter son coeur. »

Être propre ? Une marque de respect envers la divinité certainement. Ou peut-être quelque chose de symbolique. Pour qu’on ne se présente pas sale devant elle. Enfin bref. Ils n’allaient pas priser, mais méditer. Pour Nicolaï, il n’y avait aucune différence et il ne comprenait pas vraiment. Dans son royaume, la méditation ne faisait qu’un avec la prière. Apparemment, se n’était pas le cas en Inde.

Sudhamayi ferma les yeux pour lui montrer l’exemple. Elle se mit alors à émettre un son étrange qui semblait se répercuter un échos à travers tout son corps. Nicolaï la regarda un moment, un peut intrigué par cet étrange chant. Puis, il ferma les yeux à son tour, se laissant gagner par l’agréable son qui s’échappait des lèvres de son aimée.

C’était quelque chose de très relaxant que cette méditation. Nicolaï se sentait calme, détendu et apaisé. Même l’Autre avait cessé de tambouriné contre son crâne et semblait c’être endormi dans un coin de sa tête. Très très apaisant même.

De longue minutes passèrent, puis Nicolaï sentit quelque chose conte sa joue. Il ouvrit les yeux, quittant cette douce torpeur lentement.

C’était la main de Sudhamayi qui lui caressait doucement la joue. Un contact doux et très agréable.


« Quand j'ai dormis près de toi, j'avais presque la même sensation. »

Quelques minutes plus tôt, Nicolaï se serait arrêté sur le presque. Il se serait demandé se qui avait été le plus doux et le plus agréable des deux. Mais à présente se n’était pas le cas. Il se sentait calme et bien. Tranquille. Avait-il été déjà aussi calme ? Peut-être bien que non. Même lorsqu’ils avaient dormis ensemble, l’Autre voulait sortir de sa prison et répandre le sang. Là, ce n’était plus le cas. Le monstre en lui était apaisé. D’aussi loin qu’il se souvienne, jamais il n’avait été aussi calme de toute sa vie.

« Sudhamayi. »

Elle ne comprenait peut-être pas son air béat ni le fait qu’il ait prononcé son nom comme un trésor. Mais lui il savait se qu’il ressentait. Une impression de joie intense. De celle qu’on ne peut que ressentir et qu’il est impossible d’expliquer.

Il prit la main de la jeune femme et l’attira doucement contre lui, puis couvrit tout son visage de baisé.


« Il n’est plus là. Je ne le sens plus. Il n’est plus là. »

Nicolaï était heureux. Il voulait faire passer son bonheur à la jeune femme. Qu’elle aussi ressente cela.

« Tu es magnifique. Sudhamayi. »

Il se blotti contre elle, la tête contre sa poitrine, écoutant les doux battements du cœur de son aimée.

« Non, il est calmé. Il ne veux plus de sang. Tu te rend compte ? Il est calme. »

Son sourire radieux toujours visé à son visage, Nicolaï se remis à jouer avec la longue natte de Sudhamayi.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 20 Mai - 18:59

Le chevalier sortit de sa douce torpeur. Pour la première fois l'indienne lui trouva un réel apaisement. Avant, Nicolaï semblait surveiller quelqu'un d'imaginaire.

Nous marchons tous avec cet être imaginaire sans savoir qui il est. Il s'accompagne de la conscience la plupart du temps sans pour autant s'assimiler à cette dernière. Sudhamayi a cru voir "le siens" une nuit, suite à un cauchemar. Il représente pour elle tout ce qui est négatif et prend une forme. . . une ombre humanoïde, dangereuse et horrifiante. Nicolaï lui en avait un qui s'imprégnait totalement de son corps. Non. . . ce sont deux choses à part, similaires mais pas comparables.

Le songe de la jeune femme n'avait été rien d'autre que l'accumulation des malheurs, des siens et ceux des autres. La femme qui faisait une fausse couche lui avait transmit sa douleur, sa déception, sa souffrance. . . Le mutilé de guerre avait beau être couvert de gloire par son courage il était blessé irrémédiablement, ne parlons pas des parents qui ont tué leur enfant handicapé, le vieillard qui n'a plus toute sa tête. . . Il fallait bien qu'un jour toutes leurs mauvaises ondes se matérialisent et cherchent même à la tuer. Ce n'est pas grave, ce n'est pas ce genre de démon qui peut venir à bout de la protégée divine.


« Sudhamayi, dit-il, heureux. »

En toute modestie l'indienne se sentie plus précieuse que d'habitude. Au regard et à la voix du jeune homme, elle semblait d'un seul coup miraculeuse. Nicolaï l'amena à elle et la couvrit totalement de baisers. Cela la fit rire et lui plaisait en même temps. C'était agréable et enjouant, surtout qu'elle était chatouilleuse.

« Il n’est plus là. Je ne le sens plus. Il n’est plus là. »

Celui dont il parlait n'était autre que la partie obscure de Nicolaï. Il partageait la même enveloppe charnelle mais leurs esprits étaient différents. Si une comparaison serait à faire l'autre et Nicolaï seraient des frères siamois à une tête ; des envies différentes, des opinions divergentes, des objectifs si contradictoires !

Le sourire, la joie et les gestes de son chevalier l'emplirent également de gaieté. Quoi de mieux lorsque votre moitié vient d'atteindre un certain salut ?


« Tu es magnifique. Sudhamayi. »

Affectueusement il s'approcha d'elle, la tête posée contre son coeur. La jeune femme ignorait totalement que ces battements étaient généralement une source d'ennuis, une tentation dansant de manière provocante. Elle n'évaluait pas les véritables conséquences de l'exercice, c'était si anodin ! Mais elle n'était pas radine de câlins et caressa la chevelure châtain de Nicolaï.

« Non, il est calmé. Il ne veux plus de sang. Tu te rend compte ? Il est calme. »

Il se mit aussi à jouer avec sa longue tresse tandis qu'elle le couvrait de caresses amoureuses.

« Ravie de t'avoir rendu service mon amour, répondit-elle. »

Et pas qu'un peu ! Ca avait été simple tout comme ça avait été très gratifiant. Sudhamayi découvrait sur le visage de son aimé l'insouciance. Trois jours plus tôt cela lui aurait été inconcevable. Distant et austère, sa carapace faciale ne laissait absolument rien paraître. Il avait eu la rare chance de voir quelques sourires qui disparurent juste après.

Je ne vais pas faire tout un speech sur les sentiments et l'empathie. Sudhamayi ressentait parfaitement cette joie qui faisait rayonner Nicolaï. Elle était pleine de chaleur. Les liens qu'il avait envoyés lui parvenaient et elle les prenait soigneusement. Qu'ils soient faits de tristesses ou de joie, il s'agissait à chaque fois d'un partage. Mais à cet instant, elle en voulut plus. Non pas qu'elle soit rapace, par contre elle avait envie de ces choses que font les hommes et les femmes lorsqu'ils se retrouvent seuls, dans l'intimité.

Elle réfréna cette envie pour la remettre à plus tard, peut-être. . . Pour l'instant elle n'osait pas, bien qu'elle ait confiance en Nicolaï il y avait encore ce minimum de restriction entre les corps. Ils s'étaient embrassés et avait échangé de tendres étreintes mais ce n'est pas toujours suffisant pour que dans un délai aussi court ils puissent dépasser cette limite invisible. Face au chevalier elle n'était pas l'ambassadrice de l'amour, elle n'était que Sudhamayi, une simple jeune femme qui avait des doutes, savait aimer, désirait un peu plus pour elle-même que pour les autres.


« Il n'y a personne à cette heure dans les couloirs. On peut dormir ensemble ce soir, on n'y fera attention. »

On n'était jamais assez prudent, une réputation est si vite entâchée.

« Je vais quand même devoir te laisser un instant, il faut que je me lave et que je prie. Dis-moi, n'as-tu pas envie de te laver ? Je peux demander à ce qu'on te fasse chauffer de l'eau pour toi aussi. »

Une fois les décisions prises, elle s'apprêta à régler les dernières affaires avant le coucher.

Dès qu'elle eût finit de se laver, elle s'excusa dans ses prières. Elle avait proposé à Nicolaï de se joindre à elle. Ce soir là, elle récita en anglais afin qu'il puisse la suivre. Que le chevalier s'intéresse à sa culture lui plaisait beaucoup.

« O Déesse, qui es présente partout, qui es l'incarnation de la Mère universelle
O Déesse, qui es présente partout, qui es l'incarnation de la Puissance et de l'énergie
O Déesse, qui es présente partout, qui es l'incarnation de la Paix
Je te salue, je te salue, je te salue.
»


Cela s'adressait, évidemment, à Yellama. Elle s'était auparavant excusée dans sa langue natale pour ne pas l'avoir priée. Après tout ce n'était pas une offense, elle n'avait pas trouvé le temps ainsi que la tranquillité nécessaires à cette application.

Sudhamayi alla ensuite se coucher avec son amant, vêtue d'une simple chemise de nuit. Ils ne s'endormirent pas tout de suite. Les jeunes amoureux ne parvenaient pas à fermer l'oeil tant ils avaient de choses à se dire. Ils discutèrent en murmurant, riaient aussi, mais quand la fatigue gagna sérieusement Sudhamayi celle-ci finit par dire :


« Bonne nuit mon amour, je t'aime. »

Elle s'endormit peu après, restant au plus près de Nicolaï. Ses rêves ne surpassaient pas la réalité. En effet, ce n'est pas toujours que l'on rencontre son âme soeur. Les probabilités sont presque nulles. En regardant ce jeune couple, on peut sincèrement croire que l'âme soeur est réellement dans un autre monde, que c'est pour ça qu'on ne l'apercevra jamais.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 27 Mai - 5:02

Sudhamayi restait toujours aussi chatouilleuse. Les petits baisés de Nicolaï ne manquèrent pas de faire rire la jeune femme.

Puis, alors qu’il se blottissait contre elle et jouait avec sa longue natte de cheveux sombre, Sudhamayi caressait elle-même son visage, ses cheveux, son cou. Une impression douce et délicate. Comme la caresse d’une plume qui venait à chaque instant lui rappelé combien il était aimé.

Qu’il est bon d’aimer de d’être aimé en retour.

Nicolaï reposait sur un petit nid d’amour douillet où tout allait si bien. Qu’importait le monde extérieur et les tracas du quotidien ? Il était là avec Sudhamayi et il était bien. Détendu. Pour la première fois de sa vie, il écoutait un cœur battre pour le simple plaisir de l’écouter. Pour la première fois, il n’avait pas envie de le faire s’arrêter. Rien en lui ne réclamait du sang. Il écoutait juste cette chose faire un boumboum rassurant dans la poitrine de son aimée.


« Ravie de t'avoir rendu service mon amour, répondit-elle. »

Nicolaï sentait Sudhamayi rayonner contre lui. Comme si toute sa joie passait directement en elle et la réchauffait de l’intérieur. Une fois de plus, il se demanda si elle ne possédait pas un pouvoir quelconque. Quelque chose qui lui permettait de partager les sentiments de ceux qui l’entouraient.

Il sentit qu’elle voulait quelque chose. Une chose qu’elle n’osait pourtant pas lui demander. Comme si cela aurait été trop. Ou trop tôt. La jeune femme se raidit légèrement. Mais elle se reprit vite et recommença ses affectueuses caresses. Pourtant, elle avait maintenant une certaine distance qu’elle n’avait pas avant. A quoi avait-elle bien put penser ? Nicolaï ne le savais pas. Mais elle paraissait douter d’elle-même. Se n’était donc pas le moment de lui demander se qui se passait. Elle risquait de se raidir plus encore ou de s’éloigner.

Le jeune homme caressa donc légèrement le bras de l’indienne.


« Il n'y a personne à cette heure dans les couloirs. On peut dormir ensemble ce soir, on n'y fera attention. »

Dormir avec elle ? Nicolaï s’en réjouissait d’avance. Sans être craintif, il appréhendait un peut la nuit passée dans le château. Et puis, le souvenir du moment qu’ils avaient passé ensemble était si doux qu’il n’allait pas manquer l’occasion de passer à nouveau la nuit avec Sudhamayi blottie contre lui qui le prenait un peut pour son doudou dans son sommeil. Il trouvait ça tellement attendrissant et comique. Plus attendrissant qu’autre chose d’ailleurs. Il adorait entendre Sudhamayi émettre ses petits bruits pendant son sommeil, qu’elle vienne mettre ses petits pieds froids contre le siens ou prenne sa main dans son sommeil pour l’empêcher de partir.

Pour rien au monde il ne se serait privé d’une occasion de passer à nouveau une nuit en compagnie de son amante.

Il ne refusa ni le bain, ni la prière que la jeune femme lui proposa d’effectuer. Il la remercia d’ailleurs intérieurement de prononcer sa prière pour qu’il puisse la comprendre. Cela l’aidait à se représenter un peut plus la culture de la femme qu’il aimait. Bien entendu, il ne comprenait pas tout, mais s’appliquait vraiment pour ça.

Pour aujourd’hui, il se contenta de reproduire les mêmes gestes que Sudhamayi. Sans répéter les paroles. Il risquait de la gêner plus qu’autre chose s’il le faisait. Mieux valait que leurs deux voies invoquent la déesse à l’unisson plutôt que de manière discordante.

Ils finirent tout deux par se coucher. Sudhamayi vêtue d’une simple chemise de nuit. Bien plus banale pour le cygnac que ses vêtements aux formes étranges et colorée qu’elle portait dans son pays. Si tous étaient très beau, il devait avouer sa préférence pour les vêtements indiens. Ils lui allaient mieux que les autres, s’accordant plus harmonieusement à son profil exotique.

Longtemps après être entré dans le lit, ils parlèrent. De tout et de rien. Riant, se racontant des anecdotes sur leurs vies. Faisant plus ample connaissance en somme. Ils n’avaient pas besoin de cela pour savoir qu’ils s’aimaient, mais c’était toujours agréable d’apprendre à connaître l’autre.

Finalement, se fut Sudhamayi qui s’endormit la première, blottie aussi prêt que possible de Nicolaï.

Le jeune homme s’abandonna à la contemplation du visage de son aimée. Si calme, si paisible quant elle dormait. Il ne fut pas capable de s’empêcher de caresser doucement sa joue. Elle émit quelques petits grognements de satisfaction. Si elle avait été un chat, Sudhamayi se serait mit à ronronner si fort que tout le château aurait put en profiter.

Tenant son amante doucement blottie contre lui, Nicolaï s’abandonna lui aussi au sommeil. La nuit la plus paisible qu’il n’ait jamais eu car, dans un coin de son esprit, l’Autre était toujours assoupis.

S’il était vrai que Sudhamayi dans son sommeil considérait un peut Nicolaï comme son doudou, l’inverse lui aussi était vrai.
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 3 Juin - 12:41

Retour en Inde. Il serait plus juste de dire que Sudhamayi n'avait jamais quitté l'Inde. Lorsqu'elle se réveille, personne n'est à ses côtés. La solitude assena un coup dans son coeur, si puissant mais surtout choquant. A quoi avait-elle rêvé pour croire que. . . Intérieurement, elle ne pouvait poursuivre ses pensées. Elle était si triste et déçue. Les draperies renvoyaient la lumières chaleureuse de l'après-midi. La terrasse située au bord de l'eau reflétait parfaitement le ciel si bien qu'on pouvait croire avoir la tête à l'envers. Des jeunes femmes jouaient dans l'eau en s'éclaboussant.

C'était bizarre, car elle n'avait jamais ressenti de sentiments jusqu'à maintenant. C'était avant qu'elle soit proclamée déesse. Une courtisane n'a pas besoin de sentiments. Ça la perd et la rend vulnérable, comme ces femmes au foyer qui s'attache à leurs maris. Une courtisane n'a pas de compte à rendre. Ces filles sont la joie, la beauté, le divertissement. Même si elles sont au service des dieux, il leur est trop dangereux d'avoir un coeur.


« Que se passe-t-il Mohana ? demanda son professeur. »

Lasya assurait l'apprentissage des arts aux futures prêtresses. Elle était plus sévère que gentille mais elle savait toujours comment afir vis à vis de ses élèves. Elle avait vu la mine chagrinée de Sudhamayi et connaissait la réponse avant les questions.

« Rien grande soeur, je pensais. »

Elle ne crut pas la jeune femme et lui fit signe de venir s'asseoir près d'elle, sur les marches des escaliers. Sudhamayi s'installa deux marches plus bas puis mis sa tête entre ses genoux adoptant la position de l'oeuf.

« A quoi pensais-tu ? pousuivit Lasya d'une voix douce.
- ( Silence. ) J'étais heureuse tout à l'heure. Il y avait quelqu'un à mes côtés, je l'aimais.
- Un rêve ?
- Oui, c'est cela, répondit Sudhamayi en souriant. C'était si agréable !
- Tais-toi ma fille, ordonna tendrement Lasya. Oublie ce rêve. Une courtisane ne rêve pas, elle fait rêver ( cf. Umrao Jaan ). »


La voix brisée de son professeur indiquait qu'elle avait auparavant souffert d'un mal similaire. Son élève posa la tête sur ses genoux, se laissant caresser les cheveux. Elles n'étaient pas seules, les autres qui jouaient dans l'eau avait connu cette douleur, les filles qui faisaient vivre les bordels ne la ressentaient pas moins.

« J'aurai juré pourtant. . . »

Elle se relevait avant de ne voir qu'un écran noir.


*************************


Un rêve ou la réalité ? La vie ne ressemblait déjà plus qu'à un cauchemar. Avait-elle vraiment eu cette conversation ? Sinon, elle les mots n'auraient pas changé. Cette vision ne lui appartenait pas. Jamais elle ne s'était appelée Mohana sauf peut-être dans une autre vie. Cette conversation Sudhamayi l'avait entendue à son insu, bien qu'elle ne soit pas secrète.

L'indienne se ouvrit les yeux, rassurée de trouver Nicolaï. Apeurée aussi. . . Elle se dégagea doucement de ses bras sans oser le toucher ni même trop attarder son regard sur lui. Il dormait encore quand elle revint dans la chambre, fin prête pour la journée. Il ne devait pas être 7h du matin. Elle s'assit près de lui. Presque aussitôt il vint vers elle, alors elle le caressa.


« Mon amour, réveille toi. Il va falloir te préparer. »

Pendant qu'elle se préparait Sudhamayi n'avait de cesse d'amonceler les pensées négatives les unes sur les autres, à savoir qu'elle n'était pas assez bien pour le chevalier. Elle n'était pas une femme libre. Même l'amour qu'elle pouvait porter était restreint. La jeune femme n'était pas née pour cela, le Destin le lui disait bien. Il lui riait au nez en lui balançant quelques années pour aimer, comme un os rongé que l'on jette à un chien affamé. Quel était son utilité dans l'univers ? Quel rôle jouait-elle pour les dieux ? Serait-ce une nouvelle blague de la vie de la traiter comme une déesse ? Avant de rejoindre son aimé, elle avait chassé tout ce noir qui lui brouillait la vue. Elle était revenue avec la gaieté et le désir de profiter de la présence de Nicolaï. Elle l'embrassa sur les lèvres pour l'aider à se réveiller avant d'aller ouvrir les fenêtre. Dehors il faisait sombre, personne n'était levé. L'épais brouillard recouvrait tout. Normal pour cette heure en plein hiver !

« Allé mon chéri, regarde comme il fait beau dehors ! plaisantait-elle. »

Elle retourna voir son chevalier qui s'éveillait à peine, peut-être surpris par la fraîcheur. Elle lui caressa la tête en attendant qu'il reprenne ses esprits, bâillant comme un petit chatton.
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