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 Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]

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Nicolaï KalonErc'h

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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Dim 6 Juin - 10:42

L’hiver.
De loin la saison préférée de Nicolaï. L’hiver était arrivé avec son cortège de glace et son vent à vous glacer le sang. Mais l’hiver était la plus belle saison de Florissant. Celle où le Duché Blanc méritait vraiment son nom.

Mais malgré le froid et la neige, c’était aussi la saison favorite de tout les habitants du duché. « Que l’hiver soit long et la neige tombe dru » tel était la devise des soldats de l’armée ducale. Mais cette simple phrase n’était pas que cela. C’était aussi une sorte de bénédiction. Un appel à la chance. La raison était simple. L’hivers, les Pics Blancs étaient impraticables à cause de la neige. Les barbares Nordiques ne pouvaient donc pas attaquer les riches terres du duché au sud. Une grande partie de l’armée ducale était donc en permission pour la période hivernale. Les soldats pouvaient alors retrouver leurs femmes et leurs enfants, bien loin des combats qui étaient pour ainsi dire gelé.

Mais se n’était pas uniquement pour cela que Nicolaï aimait l’hiver. C’était aussi parce qu’il avait toujours éprouvé une sorte de fascination pour la neige.

Assis sur un des fauteuils à très haut dossier qui se trouvait dans les appartements ducaux, Nicolaï observait les flammes danser dans la cheminée.

Délicatement, deux mains fines passèrent de chaque côté du dossier et le serrèrent tendrement.

Nicolaï souris.


« Tu as réussi à l’endormir ? »

« Elle s’est écroulée comme une masse après son histoire. »

« Et c’était laquelle cette fois ? »

Son interlocutrice passa devant lui, ses mouvements souples et délié, rien de plus normal pour une ancienne danseuse. Elle avait pourtant perdu un peut de sa vivacité depuis la naissance d’Amoda (Joie). Mais n’avait pas cessé ses exercices et il aurait été difficile pour Nicolaï de savoir se qu’elle avait vraiment perdu de son talent.

Alors qu’elle se mit assise sur ses genoux, Nicolaï commença à jouer avec sa longue tresse. Il l’avait toujours aimé celle-là.


« Celle où le preux chevalier affronta sans faillir une horde de bandit pour sauver sa bien aimée d’une mort terrible. »

Nicolaï souris légèrement à l’évocation de se souvenir et entoura de ses bras la taille fine de Sudhamayi (oui, c’est elle. Mais bon, je casse pas non plus trop le suspense).

« Et tu n’as pas oublié le passage où ils ont eu une petite princesse ? »

Sudhamayi lui accorda un grand sourire.

« Bien sur que non. Viens. »

Elle entraîna Nicolaï jusque dans une petite chambre proche de la leur, tout deux s’approchèrent sans bruit et la petite forme endormie. La petite avait un pouce dans la bouche et, de son autre main, elle serait contre elle un poupée de chiffon qui ne la quittait jamais.

C’était une jolie petite fille de tout juste trois ans. Elle avait hérité des cheveux sombres et ondulé de son père. Mais de sa mère, ce visage fin et ovale malgré qu’il soit encore marqué des rondeurs de l’enfance. Elle avait aussi hérité des yeux verts de la belle indienne. La petite Amoda faisait le bonheur de ses parents et était chouchoutée par tout le monde.

Il en avait fallut du temps à Sudhamayi avant qu’elle ne propose à Nicolaï de faire un enfant. La crainte de la voir hériter des ‘‘talents’’ vampiriques de son père sans doute. Peut-être aussi la crainte de ne pas être une bonne mère. Enfin, toujours est-il que jamais Nicolaï ne le lui avait demandé. C'était Sudhamayi qui avait voulut cet enfant.


« Elle est belle, dit Sudhamayi. »

* * *

La séparation avec Sudhamayi fit grogner énergiquement Nicolaï qui remua dans son sommeil, essayant de ramener la jeune femme contre lui sans y parvenir. Il se sentait mal si elle n’était pas là. Il n’y avait plus la chaleur réconfortante de son corps contre le sien ni même cette simple présence avec lui.

Lorsqu’elle revint, il ne tarda pas à la serrer contre lui. il ne fallait plus qu’elle reparte. Non, il ne fallait plus. Il n’allait pas la lâcher.


« Mon amour, réveille toi. Il va falloir te préparer. »

Elle le caressa doucement et Nicolaï souris comme un bienheureux sous les douces caresses des doigts de son amante. Il se réveillait petit à petit et les douces lèvres de Sudhamayi contre les siennes étaient loin d’être une impression désagréable au réveil. Bien au contraire. Cadeau empoisonné, la jeune femme le quitta quelques instants plus tard pour aller ouvrir la fenêtre. Après la douce chaleur du corps de Sudhamayi, le froid de l’hiver n’en était que plus mordant. Certes, il aimait cette saison, mais bon, il y a quant même des limites.

« Allé mon chéri, regarde comme il fait beau dehors ! plaisantait-elle. »

Ben voyons. Il fait beau ? Il n’y croyait pas un seul instant. En ce moment, une seule et unique chose pointait dans son esprit : on était en train de contrarier très sérieusement son mode chaton. Et ça, il aimait pas du tout. Quant on le réveillait et le faisait passer en mode chaton, il fallait aller jusqu’au bout. C’était trop cruel sinon.

Heureusement, Sudhamayi revint rapidement vers lui, passant délicatement ses doigts dans ses cheveux.

Rwuaw.

[MODE CHATON SUPER ON]

En fait, il ne manquait à Nicolaï que les ronronnements.


« J’ai fait un joli rêve, murmura-t-il. »

Il se blottit contre Sudhamayi, caressant doucement le ventre de la jeune femme.

Un beau rêve, mais qui ne resterait sûrement qu’un rêve. Il lui paraissait improbable que la jeune femme reparte pour Florissant avec lui. quant à se qu’elle accepte d’avoir un enfant…. elle ne voudrait jamais. Trop de peine en plus le jour où ils se sépareraient. Amoda resterait un rêve. Un très beau rêve, mais guère plus.

Doucement, Nicolaï posa un baisé sur le nombril de son amante.


« Je vais me préparer, dit-il soudain distant. »

Il s’éloigna à regret de Sudhamayi, mais il ne voulait pas que la jeune femme voit les larmes qui lui embrouillait le visage. Pourquoi le destin lui avait-il offert ce rêve. Pour lui montrer se que ni lui, ni Sudhamayi n’auraient jamais ?

Nicolaï rassembla ses vêtements sans réel motivation, ne sachant s'il espérait ou redoutait que Sudhamayi dise quelque chose.
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Sudhamayi
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MessageSujet: Re: Un moment à deux [ Nicolaï - Sudha ]   Jeu 10 Juin - 18:57

Son amant s'était transformé sous ses caresses alanguies ainsi que la chaleurs des couvertures en un chaton docile fortement affectueux. Quelle assassin avait-elle fait en ouvrant ainsi la fenêtre, le laissant là être la proie parfaite du froid hivernal et de l'imitation grotesque d'un soleil d'été, pâle copie qui n'enthousiasma pas le guerrier. Quelle adorable amante avait-elle fait aussi, en revenant le couvrir de tendresse. Il n'en parut que plus détendu, frottant sa tête à la manière d'un félin contre sauisse, couverte d'une robe. Il était adorable ainsi !

« J’ai fait un joli rêve, murmura-t-il. »

Nicolaî était confortablement blottit contre elle, tout en effleurant pensivement son ventre. Sudhamayi se pinça la lèvre. Elle devinait plus ou moins ce que pouvait être ce " joli rêve " qui n'était qu'un îlot de désespoir inutile, parfait pour se laisser emporter par les rives de la déprime. Son propre songe avait du communiquer avec celui du chevalier, rappelant le possible à bout de bras tout comme en le jetant, semblable à une bouteille à la mer. Le message contenu : " me sera-t-il possible d'aimer sans contraintes ? " ne pouvait recevoir qu'une réponse : " si vous autres, mortels, pensez que le rêve est réalisable, vous ne le laisserez qu'à son éventualité ".

Sudhamayi en avait assez de ces questions et réponses qu'elle se renvoyait à elle même, mais ne cherchait-elle pas dans le retour l'espoir d'une échappatoire ? Une réponse qui lui dirait qu'enfin, il y a une possibilité sans encombre ? Nicolaï et Sudhamayi n'était malheureusement que les prédécesseurs de Roméo et Juliette, Shireen et Farhad, Heer et Ranjha. . . Des amants qui s'aiment, marionnettes du Destin, voués malgré à jouer des scènes tragiques. Si ces trois histoires finissent mal, nos deux amoureux avaient anticiper la fin de leur relation. Le fait de la savoir ( ou la supposer ) laissait sans doute une impression qu'ils pouvaient intercéder sur le chemin de la vie.

Le baiser resta longtemps sur le nombril de l'indienne, brûlant sa chair d'envie, de désir. Ses prochaines paroles, ditent avec distance, sans regard, confirmèrent totalement les craintes qui naquirent à l'instant où Nicolaï avait caresser son ventre.


« Je vais me préparer, dit-il soudain distant. »

Elle ne dit rien mais elle fut légèrement blessée par la froideur de celui qu'elle aime. Elle ne la sentait pas diriger contre elle, plutôt sur lui, pour se cacher. Cette souffrance qu'il ressentait était également la sienne.

Toutes ces interrogations, ces gestes, ces désirs, ces voeux, coïncidant maintenant, que signifiaient-ils ? Les scénaristes de leurs vies souhaitaient peut-être leur démence, qui peut le dire ? A moins que les fils de la tapisserie se laissaient saisir. Il fallait être prudent quand on en tenait un et le manier avec précaution. Et puis, ce que savait faire de mieux une devadasi, c'était faire sourire, amener la joie. Faire rêver aussi. . . seulement Sudhamayi ne voyait pas comment et préférait laisser la dernière aptitude de côté. De son genou elle donna un coup dans la cuisse de Nicolaï. Doucement, juste pour le sortir du brouillard qu'avaient formé ses mauvaises pensées.


« Quel est le but de la vie si ce n'est pas de la vivre, n'est-ce pas Nicolaï ? dit-elle vaguement. Nous pourrions choisir la facilité, aller chacun de notre côté. Une femme avec moins de contraintes te conviendrait peut-être mieux tandis que je me contenterai des hommages des hommes. Nous sommes honnêtes : si la facilité recèlerait notre bonheur, nous aurions préféré la voie qu'elle nous offre. Nous avons choisi la complexité, cependant les piqûres du dattier ne nous interdit pas d'en cueillir les fruits. »

Sa voix avaient la sonorité d'une femme instruite, qui savait utiliser le savoir dont elle fut le réceptacle. Ce sont des sages et des gens riches en expérience qui lui ont appris. Quoi précisément ? Mais la vie bien sûr ! L'humanité surtout face aux épreuves de la vie. Ce que la jeune femme avait retenu de mieux, c'était que l'expérience des autres, leur savoir ainsi que leur sagesse étaient inutiles si : on ne vivait pas ses propres expériences, on ne comprenait pas ce qu'on apprenaient, et que la sagesse de toutes façons n'est pas dans celui qui prétend être sage. C'est vrai en plus, qui a déjà entendu un sage dire : " je suis sage " - que personne ne précipite pour se lever et me donner tord, j'aime pas ça.

Son chevalier avait beau tourner son visage, n'incitant pas vraiment à l'affection, Sudhamayi vint près de lui. Délicatement, sans le forcer à quoi que soit. Il pouvait cacher toutes les émotions lisibles sur sa face de toutes façons elle les sentait également, l'émoi en ressortait un peu dans les tremblement de sa main avec laquelle elle prit celle de Nicolaï, ainsi que dans ses yeux brillant de larmes chaudes retenues dans ses yeux à qui elle interdisait durement de couler.


« Rien ne m'empêche d'avoir un enfant, que je sois courtisane ou déesse. Ce n'est pas le reflet d'un voeu dont je te parle mais de sa concrétisation. »

Elle serra la main de Nicolaï avant de la relâcher totalement et se lever.

« Nous en reparlerons plus tard, veux-tu ? Tu dois consulter le roi, quand à moi j'ai une visite à faire. »


Lorsque le chevalier fut prêt la jeune femme le serra très fort dans ses bras. Cette étreinte n'était pas la dernière mais elle avait autant de nécessité que les autres. Le baiser tendre qu'ils échangèrent alourdissait leurs coeurs des peines précédentes. L'odeur de l'autre sur la peau serait un parfum calmant...durant la solitude.

« Quand tu reviendras je te vérifierai ta blessure, en attendant que les dieux te protègent mon aimé. »

Sudhamayi embrassa à nouveau Nicolaï avec amour puis elle le laissa s'en aller, non sans le retenir un peu par une étreinte supplémentaire.
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