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 La joie entre le Père et l'Amant

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Sudhamayi
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MessageSujet: La joie entre le Père et l'Amant   Sam 18 Sep - 17:04

Avoir l'amie d'un vampire auprès de la famille royale, ce n'était pas du tout acceptable. Même si cette amie en question était la personne la plus douce et la plus honnête que vous ne rencontrerez jamais, soit Sudhamayi. L'ange gardien d'Orcanie du donc se défaire des services de l'indienne avec quelques regrets des deux côtés. Leur amitié n'était pas l'exemple de la plus belle au monde mais elle s'entendaient assez bien avant cet incident, particulièrement lors d'échange de conseils.

Heureusement, la jeune femme avait toujours un toit et une protection sûre, en dehors de Nicolaï qui devait rester au château pour traiter de ses affaires.
L'habitat où elle allait résider était celui de son père, Erez Leazar, chevalier au service d'un seigneur d'Orcanie. La qualification de Soldat de Dieu était plus approprié, car il n'agissait jamais sans que ses actes soient éventuellement in-approuvés du Très-Haut. Cela se voyait jusque dans son habitation : une simple maisonnette, du mobilier simple sans ornements, rien. . . Pour un chevalier, c'en était risible, mais tous respectaient ce mode de vie. Son plus grand luxe était d'épaisses couvertures pour l'hiver, rapidement offertes aux plus démunis.

Enfin passons. . . les jours, les semaines, les mois, et les saisons se succédaient. Sudhamayi aidait son père à recevoir les pauvres, s'occupait du ménage ainsi que de la cuisine. Une déesse s'occupant des travaux des castes les plus basses. . . Impensable dans son Inde, mais pourtant si humain dans sa philosophie. Si elle était aussi divine qu'on le pensait, elle se devait d'aider les plus nécessiteux, ce qu'on l'empêchait de faire en général. Quand l'indienne le pouvait, elle s'instruisait, notamment sur l'histoire de l'Orcanie et ses pays alentours. Elle en eut davantage le loisir quand le printemps fit son retour, car les pauvres avaient moins besoin d'eux à partir de cette saison. Entre temps, quelques missives de Nicolaï lui était parvenue, chaque fois elle répondait avec joie, puis d'un seul coup plus rien. Plus de réponses durant un long moment.

Dans un premier temps, Sudhamayi en fut inquiète. Elle s'imaginait les pires situations. Son père n'approuvait pas cet échange entre un inconnu païen - oui, oui, Sudha dit toujours la vérité sans omettre de détails - et sa petite fille chérie trop fragile, bête et naïve face au diable ( héhé ). Il lui déconseilla d'une façon qui signifiait plus qu'il lui interdit de prolonger cette relation épistolaire avec ce chevalier. Elle l'écouta sans histoire, souffrant de son imagination désastreuse au sujet de son amant.

Dans un deuxième temps, elle en voulut terriblement à Nicolaï, pensant qu'il s'en était allé sans la prévenir. Elle du lutter contre elle-même pour parvenir à un sentiment plus neutre. Après tout, il l'avait peut-être prévenue, ou alors il ne pouvait plus revenir.

Le troisième temps, le voici. Une Sudhamayi résignée à l'idée que son coeur n'avait jamais été fait pour l'amour, mais uniquement pour l'Amour. Ce n'était qu'une concubine qui a apprit à connaître les hommes, sans plus. Une p*tain que l'on consulte pour le soulagement du bas ventre, et si elle était aujourd'hui une pseudo-déesse ce n'était du qu'à la grâce des dieux qui l'avaient prise en pitié. Parce qu'une fille de joie, on ne l'aime pas, par contre on peut la mépriser ou éprouver de la compassion à son égard. La jeune femme avait honte chaque fois qu'elle pensait à elle, son passé la gênait vraiment. Elle avait beau se dire qu'elle n'y était pour rien, que Nicolaï ne l'avait pas délaissée pour ces raisons, sa solitude de même que sa honte oppressaient son coeur.

A présent, c'est le début de la belle saison. Les oiseaux gazouillent, les fruits mûrissent, le soleil tape doucement sur la Terre Mère. Sudhamayi ne s'en va pas cueillir les fleurs d'été qui s'épanouissent timidement dans le petit matin, ni rien d'autre que pourrait faire une princesse Disney lorsqu'il fait beau. Depuis qu'elle habitait avec son père, elle n'était que rarement sortie. D'ailleurs elle avait très peu d'amis, mais au moins s'entendait-elle avec Erez. Il était patient avec elle - une chose rare d'après le voisinage - et très prévenant. Le renfermement de sa fille n'était pas pour lui déplaire, il s'inquiétait toujours lorsqu'elle sortait, songeant qu'elle était une jeune femme faible, sans défense. Il n'avait pas tord de toutes façons, face à un bandit ou à un homme saoul, elle ne pouvait rien. En revanche la raison de cette réclusion le préoccupait, il aurait voulut détruire l'abruti qui avait fait tant de mal à son bébé chérie. Quand il en avait l'occasion, Erez emmenait Sudhamayi faire du cheval ou alors s'acheter des vêtements. Elle refusait toujours la seconde option, et lui restait sans solutions pour la consoler. Elle n'était plus une fillette, alors les câlins et les sucreries, vous voyez quoi. . .

Et enfin, entre le beau chevalier sur sa noble monture, le soleil lui procurant une aura divine. Sudhamayi avait put l'appercevoir en ramassant des légumes dans le jardin, pareille à une vulgaire paysanne. Elle avait mûrit, ce temps passé près d'Erez s'était installé en elle. Loin d'être la damoiselle qui se fait belle pour réceptionner son prince, elle n'était vêtue que d'une vieille robe. Ses cheveux noirs, toujours aussi beaux, étaient rapidement coiffés-décoiffés. Le changement le plus étonnant était cette dureté inconcevable dans son regard.
L'indienne ne prit pas le temps de regarder son amant, ni de le laisser mettre un pieds à terre. Les poings sur les hanches, dont un tenant un oignon, elle s'écria :


« C'est déjà cela de bien : tu n'es pas mort ! Cela aurait été trop dur, sinon, pour me tenir au courant ! »

Elle ne put en dire plus car son super-papa très protecteur fut surpris par les cris. Il sortit précipitamment, main sur l'épée. Aussi grand que Nicolaï mais la musculature plus développée du fait de son âge, Erez était prêt à attaquer. Ses yeux, verts comme Sudhamayi, étaient plus parlants que ses actes. Des cheveux blancs venaient grisonner ceux qui étaient noirs.


« Rentre à la maison, Sudhamayi. »


Et laisser le chevalier se faire embrocher ? Quelle délicieuse idée, elle n'y aurait pas pensé seule ( en plus c'est vrai ).

« Père, ne vous méprenez pas, il. . .
- Je sais qui il est. Obéis.
- *Ce sont mes affaires, je suis assez grande pour les régler seule. »


( Marqué d'une étoile (*) = indien. )

Erez la fixait droit dans les yeux, et elle aussi. Ou presque, car finalement elle baissa les yeux.

« *Je ne te demande pas de discuter, mais de rentrer. »

Elle ne répondit pas et s'en retourna dans la maisonnette. Elle n'avait jamais vu son père aussi dur, cette attitude suffisait pour lui faire comprendre que si elle insistait, elle serait perdante. Une fois rentrée, le père de Sudhamayi reprit le langage habituel. Il était froid, sa stature droite et autoritaire n'avait rien à envier au chevalier sur sa monture.

« Ne descendez pas, vous partirez bientôt, prévint-il. Que venez-vous faire ici ? Comme vous pouvez le voir, vous n'êtes pas le bienvenu. »

Cette discussion était une sorte de seconde chance pour Nicolaï, une chance facile à perdre.
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Nicolaï KalonErc'h

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MessageSujet: Re: La joie entre le Père et l'Amant   Lun 20 Sep - 4:22

Les gons de la porte pivotent lentement.

Garvork entre dans la pièce, se baissant pour faire passer sa massive carcasse dans l'embrasure de la porte. Le barbare Nordique est terriblement imposant, dépassant les deux mètres, il donne l'impression de pouvoir à lui seul remplir toute la pièce. Et à vrai dire, se n'est pas la forme minuscule devant lui qui vas donner tord à cela.

Du haut de sa carrure, Garvork jeta un regard méprisant à ce petit être. Enfin, petit pour lui. Il n'est pas si petit que ça en fait.

Vêtu d'une simple toile de lin, le captif est étendu sol la maigre paillasse ne le protégeant que peu du fait que le sol de terre battut soit glacé. Eh oui. Que voulez vous. Les prisons dans les Terres Gelées ne sont pas des plus agréable. La barbare cracha sur le prisonnier. Il avait eu beaucoup de mal à l'attraper celui-là. Oui. Beaucoup. Il s'était battu comme un beau diable. Mais finalement, cette racaille du sud était entre ses mains à présent. Il fallait aussi lui reconnaître une résistance hors du commun. Ses lèvres n'avaient laissé passé aucune information. Pas la plus minuscule indication. Même pendant que les poignards chauffé à blanc lui entaillent les chair, ni même pendant qu'on lui appliquait le tisonnier, moins encore lorsqu'on le rouai simplement de coups.

Attrapant son captif par les cheveux, le Nordique le força à se redresser.


« Tu n'en a plus pour longtemps petit salop. On vas bientôt... tu dors? »

Une gifle monumentale partit et l'un des gros battoir du barbare alla s'écraser sur le visage de son captif. Celui-ci ouvrit des yeux. Toujours ce même regard froid et méprisant. Ils avaient eu beau enfermé ce chevalier dans le chenil et le traiter comme un animal des jours durant, impossible de retirer la lueur de défis de ces pupilles froides.

Non, pires que froides.

Métalliques.

Doucement, réussissant tant bien que mal à se redresser sur ses jambes faméliques, le jeune homme se mit debout, appuyé contre le mur. Mais se n'était qu'illusion. Il luttait à chaque instant. Cela se voyait sur son visage. Un simple coup de vent le ferait s'effondrer comme un fétus de paille.

Garvork émit un rire gras.


« Le jeu est fini gamin. Tu vas crever. Aujourd'hui. »

Sortant un gros poignard de sa ceinture, le barbare fit un pas en avant.

« Quel renommée sera la mienne quant on apprendra que j'ai tué l'un des derniers dragons de la Citadelle. »

Un nouveau pas en avant qu'il ne fit qu'entamer.

En un éclair, l'attitude du captif avait changé du tout au tout. Il était sur de lui. Jusqu'à sauter sur son agresseur. Le barbare n'eu pas le temps de réagir. Des crocs lui déchirèrent le cou, rependant un flot de sang.

* * *

LIBRE.

Il était LIBRE.

ENFIN.

Toute ces heures de tortures avaient fini par avoir raison de sa volonté. Il lui avait laissé prendre les commendes. Oh, bien entendu, il n'avait pas l'intention de les conserver pour toujours. Juste quelques temps. Juste pour reprendre un peu de force.

Il s'était déjà repus de ce gros balèze et des deux gardes. Mais se n'était pas suffisant. Il voulait plus. BEAUCOUP PLUS.

D'un pas rapide, trop rapide pour celui d'un simple humain, il se rend dans le hall principal de ce maigre palais.

Ouvrant la porte en grand, il embrasse la scène du regard. Des hommes parlant fort avec leurs choppes à la main. Les femmes observaient amoureusement leurs enfants un peu plus loin, certains jouant avec des épées de bois, d'autres empilant des cubes. Quelques jeunes femmes s'observaient dans les miroir de cuivre ou charmait les beaux guerriers.

Comment pouvaient-ils se douter que tout cela n'avait plus le moindre sens. Leur vie n'avait plus le moindre sens.

On leva les yeux vers le prisonnier.

Il leur adressa un sourire cruel.

L'Autre avait faim.

Tout ces gens n'étaient que des enveloppes. Des enveloppes si fragiles, si aisées à briser.

Un homme s'approcha. Mal lui en prit. L'ancien prisonnier fut en un instant sur lui et lui déchira la gorge de ses crocs.

Un cris résonna dans le hall.


« VAEKRES !!! »

Mais il était trop tard.

L'Autre s'approcha de la personne la plus proche. Une petite fille qui le regardait, terrifiée, serrant contre elle une poupée de chiffon.

Le massacre commença.

* * *

Lorsque Nicolaï KalonErc'h ouvrit les yeux, il était couvert de sang. Des pieds à la tête. Tout en sang.

Autour de lui, un improbable amoncèlement de cadavres.

Dans sa mains, une poupée de chiffon.

Le jeune homme regarda autour de lui et poussa un hurlement.

L'Autre avait gagné.

* * *

Nicolaï avait enfin réussi à la trouver. Se n'était pas faute d'avoir si longtemps cherché. En même temps, qui aurait bien put croire qu'un chevalier vivrait dans une cabane aussi modeste. Mais bon. C'était très accueillant.

Le Cygnac eu peine à reconnaître Sudhamayi. Elle avait beaucoup changé depuis leur dernière rencontre. Elle était bien loin de la demoiselle de cour raffinée et pomponnée qu'elle avait été quelques temps plus tôt. Oui, très éloignée. Cette Sudhamayi avait fait place à une autre au charme tellement plus rustique qu'on aurait put ne pas reconnaître la jeune femme. Simplement habillé d'une robe à la mode occidentale usée, elle jouait les ramasseuse de légume. Et au vu de l'endroit d'où elle provenait, cela fit un moment qu'elle était en train de l'observer.

Mais se n'était plus une demoiselle qui était en face de lui. La jeune demoiselle qu'il avait séduit et qu'il aimait s'en était allée, remplacé par une femme. Une femme toujours aussi belle, mais au regard bien sévère. Il ne savait que trop tout les jours qu'il avait passé sans lui faire pare de la moindre nouvelle. Mais en même temps, il n'avait pas vraiment eu le choix.

Pas le temps d'un bonjour, pas même le temps de lui laisser ouvrir la bouche ou pied à terre. Point sur les hanches, tenant dans une main un oignon et l'air furieux, la belle indienne se campa face à lui.

Quel dommage que sa haine l'ai aveuglée. Elle voyait en face d'elle le beau et fringant chevalier qu'il était lors de leur première rencontre. Hors, comme Sudhamayi avait changé, Nicolaï aussi. Y aurait-elle regarder de plus prêt qu'elle aurait vu la mèche grisonnante dans la masse de cette tignasse d'ébène. Elle aurait également put remarque qu'il avait maigrit, que son regard n'avait plus le même éclat. Comme si on avait soufflé la flamme qui l'animait. Enfin, en y regardant de vraiment plus prêt, on aurait put remarque le léger angle bien étrange formé par trois des doigts de la main droite de Nicolaï. Ou encore cette nouvelle cicatrice qui partait juste en dessous de l'oreille gauche et serpentait jusqu'à son épaule pour disparaître sous l'armure.

Le chevalier était également un peu faible. Il avait quitté son lit et chevauché vers l'Orcanie, puis fait tout le voyage jusqu'au château du roi Mordred avant de revenir ici.

Il avait peut-être un peu trop présumé de ses forces.

Mais non. Aucun de ces éléments ne vint sous le regard de Sudhamayi, toute absorbée qu'elle était par le fait qu'il l'avait laissé de longs mois sans la moindre nouvelle.


« C'est déjà cela de bien : tu n'es pas mort ! Cela aurait été trop dur, sinon, pour me tenir au courant ! »

Un premier poignard enfoncé dans le cœur de Nicolaï. Oh, si elle savait. Si elle savait. Il avait tant désirer désirer mourir. En finir avec toute cette souffrance. Mais à chaque fois qu'il se sentait partir, l'Autre le retenait à son corps avec fermeté, lui interdisant de se laisser aller à la mort. Alors il avait survécut. Se demandant toujours quel miracle avait permis cela.

Le jeune homme allait ouvrir la bouche pour s'expliquer. Lui dire. Se n'était pas comme s'il était coupable de cela. Non, loin de là. Il n'avait rien fait pour être loin d'elle aussi longtemps. Non. Rien. Le fait qu'elle puisse pense qu'il soit capable de l'abandonner ainsi montrait bien qu'elle n'avait pas la moindre idée de se qu'il pouvait bien éprouver. Ou en tout cas, pas à quel point. Elle voulait lui faire mal autant qu'il avait put la faire souffrir. Mais lui avait eu plus que sa part de souffrance.

Sauf qu'à ce moment là, une homme d'un certain âge à la musculature bien développée quitta la maison, main sur son épée.


*Elle s'est mariée pendant que je n'étais pas là? Combien de temps a-t-il fallut pour qu'elle me remplace dans son coeur?*

Se furent les premières pensées de Nicolaï au moment ou il vit Erez. Puis, il remarqua quelques similitudes entre les deux personnes qui lui faisaient face. Des similitudes trop frappantes pour être le simple fruit du hasard.

*Erez. C'est le père de Sudhamayi.*

« Rentre à la maison, Sudhamayi. »

Et c'est à ce moment qu'une petite voie teinta à l'interieur de la cervelle de Nicolaï.

*Oh oui, rentre à l'interieur petite. Vas donc te faire à manger. En ce qui nous concerne, je pense que le diner est servit.
*La ferme.
*Rien qu'une petite gorgée.
*La ferme.
*Tu étais plus drôle dans les Terres Gelées. Tu redeviens ennuyant à mourir très cher.


Enfin bref. Le chevalier du Christ semblait prêt à en découdre avec le cygnac si celui-ci faisait ne serai se qu'un pas de plus. S'il connaissait mieux celui qui se trouvait en face ce lui, il pâlirait de son audace.

« Père, ne vous méprenez pas, il. . .
- Je sais qui il est. Obéis.


Il y eu une brève conversation dans se que Nicolaï identifia comme étant de l'indien, la langue maternelle de Sudhamayi. Finalement, après un échange aussi bref que sec, la jeune femme repartit vers la maisonnette, laisssant son père seul avec le chevalier-vampire.

*A table, hurla une partie de l'âme du jeune homme.*

Nicolaï fut bien en peine de contenir l'envie de sang qui l'habitait. Depuis qu'il avait massacré tout ces gens dans les Terres Gelées, l'Autre était plus fort. Plus présent dans son esprit.

Glacial, campé sur ses deux pieds, Erez toisait le cygnac, ignorant certainement le débat intérieur intense auquel se livrait le jeune homme. Ignorant aussi certainement que ce débat avait pour simple et unique point de réflexion le fait de réduire ou non ce chevalier de dieu à l'état de tas de viande inanimé.


« Ne descendez pas, vous partirez bientôt, prévint-il. Que venez-vous faire ici ? Comme vous pouvez le voir, vous n'êtes pas le bienvenu. »

Nicolaï hocha pauvrement la tête alors que l'Autre, vaincu, refluait doucement. Oui, le fait qu'il n'était pas le bienvenu, il avait bel et bien crut le comprendre. Soupirant doucement, il observa Erez sans détourner le regard. Après tout, il n'était pas en tord et n'avait rien à se reprocher. Alors, pourquoi jouer les victimes.

« Je suis venu m'expliquer, dit-il simplement, jouant carte sur table. Juste expliquer à Sudhamayi pourquoi j'ai été absent aussi longtemps. Je pense qu'elle a le droit de savoir. Et d'être seule juge de se qu'elle fera par la suite. »

Le jeune homme démonta, manquant de s'effondrer purement et simplement de fatigue. Oui, il avait présumé de ses forces. En tout cas, ça partie humaine. Le vampire en lui n'attendait qu'une chose: qu'on ouvre les barreaux de sa cage. Il n'avait pas l'intention de partir. Loin de là. C'était même tout le contraire. Avec ou sans l'autorisation de cet homme, il verrait Sudhamayi. Et même si elle, elle ne voulait pas le voir et bien tant pis. Il lui imposerait sa présence le temps de lui expliquer se qui s'était passé.

« Mais puisque vous montez la garde entre elle et moi, je ne verais pas Sudhamayi sans que vous ne m'ayez laissé passé. Alors je vais vous le dire à vous aussi. Tout ce temps ou elle a attendu en vain une lettre ou des nouvelles de ma part, je ne pouvais les lui envoyer. Simplement car j'avais été fait prisonnier. »

Nicolaï laissa sa phrase en suspens, mais repris avant qu'Erez ne puisse prendre cette initiative.

« Traitez moi de menteur si vous le désirez. Traitez moi de tout les noms. Mon corps est assez marqué pour témoigner de ma récente détention. »

Regardant Erez droit dans les yeux, le jeune hommes commença par retirer ses gantelets, puis ses brassards. Remontant les manches de sa cote matelassée, il découvrit ainsi deux bandages qui lui couvraient les poignets. Bandages qu'il s'empressa de défaire, révélant l'était pitoyable de ses poignets. À force de lutter contre les fers, ceux-ci avaient entamer la chair jusqu'à l'os. Chair qui aurait encore besoin de beaucoup de temps pour guérir au vu des parties blanches qu'on voyait encore apparaître dans les blessures là ou l'os était toujours à vif.

« Acceptez vous de me laisser parler à votre fille seigneur Erez? De la faire seule juge et de lui laisser m'infliger la peine qu'elle jugera nécessaire? Je vous jure que je suivrais sa volonté. Quel qu'elle soit. »
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MessageSujet: Re: La joie entre le Père et l'Amant   Mar 21 Sep - 16:02

Erez regarda le chevalier abattu. Cela ne l'attendrit pas, de même que ses excuses qu'il jugeait inutiles. On a tous des excuses à ce que l'ont fait, mais va-t-on être pardonné ?

Les blessures ne touchèrent pas le patriarche, pas plus que sa situation. Il fallait être juste et compréhensif ; il l'était. Mais il avait son bébé d'amour malheureuse sans rien dire, faignant d'aller bien. Elle mentait aussi mal que sa mère, surtout que cela se voyait aussi sur son physique. Elle avait bien perdu du poids, elle qui était déjà assez mince !


« Acceptez vous de me laisser parler à votre fille seigneur Erez? De la faire seule juge et de lui laisser m'infliger la peine qu'elle jugera nécessaire? Je vous jure que je suivrais sa volonté. Quel qu'elle soit. »

Le regard d'Erez se fit plus fort, plus intense. Pour la première fois, il regardait Nicolaï. Non pas de l'extérieur, mais de l'intérieur. Il passa ses prunnelles grises pour sonder l'esprit du jeune homme. Ce fut rapide, mais cela pouvait être gênant.

« Je n'ai qu'un enfant. Une fille merveilleuse que je viens à peine de retrouver. Je me fiche complètement de vos raisons, j'ai même du mal à les entendre. Si un jour elle venait à se plaindre de vous, je vous retrouverais où que vous soyez, que le diable vous accompagne ou pas. . . »

Le diable, évidement, c'était l'Autre. Et il n'allait pas effrayer un père voulant protéger sa fille. Erez s'en alla vaquer à d'autres occupations, ailleurs, sachant que les yeux des voisins étaient aussi les siens.

Sudhamayi lavait ses légumes quand Nicolaï entra. Elle lui sourit, contre toute attente, et lui désigna une modeste chaise de bois dans ce qui devait être la cuisine salle à manger.
Avant de couper les légumes, elle lui servit une thisane brûlante. Depuis la fenêtre, elle les avait brièvement observé. Discuter avec son père n'avait pas du être la plus belle action de la journée, de plus Nicolaï semblait un peut fatigué.


« Tu dois avoir de bonnes raisons si mon père t'a laissé entré, dit-elle. »

Lorsqu'elle découpa les légumes, elle le faisait avec une rapidité étonnante, pareille à celle qu'ont les femmes habituées à cuisiner. Il faut reconnaître qu'elle en avait l'habitude à présent.

La jeune femme leva les yeux de son ouvrage, regardant son chevalier un instant avant d'y retourner.


« Excuse-moi pour tout à l'heure. . . C'est que. . . J'étais si soulagée, et en même temps je t'en voulais tellement ! »

Puis elle cessa complètement son travail, regardant une troisième fois Nicolaï depuis qu'il était entré. Il avait changé, lui aussi. Ces changements les rendraient-ils plus forts ? Consolideraient-ils leur amour ou au contraire, le détruiraient-ils ? Sûrement le premier cas, car les jeunes gens avaient mûris. Ce temps passé les avaient fait grandir.

« Dans mon souvenir, tu était moins beau, concéda-t-elle en souriant. »
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MessageSujet: Re: La joie entre le Père et l'Amant   Mer 22 Sep - 10:10

Lorsque Nicolaï proposa ce marché à Erez, le regard de l'homme de dieu s'étrécit soudain. Fugace impression d'être observé dans tout les tréfond de son âme. Se n'était pas particulièrement dérangeant. Si Erez le sondait véritablement, il aurait sans doute du remarque cette veine dans le cou. Celle qui bâtait plus fort que les autres. Celle là même. Celle qui montrait que l'Autre n'était pas totalement inactif.

« Je n'ai qu'un enfant. Une fille merveilleuse que je viens à peine de retrouver. Je me fiche complètement de vos raisons, j'ai même du mal à les entendre. Si un jour elle venait à se plaindre de vous, je vous retrouverais où que vous soyez, que le diable vous accompagne ou pas. . . »

*As-tu déjà vu le diable pauvre fou? Sais-tu qu'il se trouve juste en face de toi?
*Arrête ça.
*Montre lui au moins les crocs. Il devrait être moins enclin à provoquer après cela.
*NON
*Qu'il lève seulement la main sur moi. Je me ferais une cape avec sa peau.


Erez partit s'occuper d'autre chose, laissant à Nicolaï le champ libre. Le jeune homme ne se fit pas prier pour se diriger droit vers la maison et y entrer.

Il y découvrit Sudhamayi en plein lavage de légume. C'était assez étrange.


*A croquer cette petite.

Nicolaï ne fit même pas attention à ce commentaire.

Se qui le dérouta plus encore, se fut le sourire réjouit qu'elle lui adressa, juste avant de lui désigner une chaise modeste ou le chevalier, s'assit. Trop surprit et trop fatigué pour penser à autre chose. Le comble fut quant elle lui servit une tasse de thisane. Il s'était attendut à se qu'elle lui crie dessus, qu'elle s'énerve. Qu'elle lui dise combien il lui avait manqué. Qu'elle sorte tout se qu'elle avait sur le cœur.


« Tu dois avoir de bonnes raisons si mon père t'a laissé entré, dit-elle. »

« Se n'est pas pour ça qu'il m'a laissé passé. Mais parce que j'ai dit que je me soumettrais à ton choix. De me laisser partir ou pas. »

Nicolaï la regarda découper les légumes avec une étonnante rapidité. Elle avait apparemment apprit de nouvelles choses depuis qu'ils s'étaient quitté. Des choses qui faisaient d'elle une cuisinière sans pareille celons toute vraisemblance.

Elle ne tarda pas à lever un instant les yeux de se qu'elle était en train de faire pour le regarder. Lui, il n'osait plus lever les yeux dans sa direction.


« Excuse-moi pour tout à l'heure. . . C'est que. . . J'étais si soulagée, et en même temps je t'en voulais tellement ! »

Puis elle cessa complètement son travail, le regardant fixement. Oui, il avait changé. Elle devait être en train de se rendre compte à quel point. Encore ne voyait-elle que son visage. Elle n'apercevait rien de se qui se trouvait sur son corps. Les cicatrices encore rouges pour certaines qu'avaient laissé les tenailles, les lames ou le fouet. Cela n'aurait aucune importance pour Sudhamayi, mais, il ne pouvait pas le lui cacher. Et puis, elle avait le droit de savoir se qui l'avait si longtemps retenu loin d'elle et avait desséché son cœur.

« Dans mon souvenir, tu était moins beau, concéda-t-elle en souriant. »

Nicolaï soupira. Moins beau?

*Dommage que je n'ai pas le souvenir de ton goût petite.

Oui, c'était une façon de voir les choses. Honnêtement, Nicolaï se trouvait horrible. Mais pas tellement à l'extérieur. Plutôt à l'intérieur. Le souvenir de cette poupée de chiffon tachée de sang qu'il avait retrouvé dans sa main le soir où il avait repris conscience au milieu de tout ces cadavres le hantait.

Cette poupée.


*Arrête, tu es trop sentimentale. Tu es un KalonErc'h. Pas une de ces tapettes mole. Remue toi un peu. Tien. Mord la fille, ça te fera du bien tu verras.

« Sudhamayi... tu as le droit... il faut que je te le dise. Il n'y a que toi qui puisse comprendre. »

Doucement, Nicolaï se mit debout, ayant à peine touché à sa tisane. Il se dirigea assez rapidement vers un angle de la pièce qu'aucune fenêtre ne permettait de couvrir. Là, il commença à retirer son armure, la posant doucement sur le sol pour que les tintements de métal n'attirent pas l'attention. Sudhamayi tenta de venir l'aider ou de parler. Il l'arrêta avant qu'elle ait put faire grand chose.

Il fallait qu'il lui montre. Elle avait souffert de son absence. Il fallait qu'il lui montre la raison qui avait mené à cette souffrance.

Lorsqu'il eu fini, il retira sa chemise, dévoilant toutes les marques et cicatrices plus ou moins récentes qui constellaient maintenant son torce. Ainsi dans son dos, on pouvait deviner les marques linéaires et multiplies qu'avaient laissé un très grand nombre de coups de fouets.


« Voilà... pourquoi je n'étais pas... là... tu es plus belle que dans mon souvenir.»
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Sudhamayi
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MessageSujet: Re: La joie entre le Père et l'Amant   Ven 24 Sep - 11:37

« Se n'est pas pour ça qu'il m'a laissé passé. Mais parce que j'ai dit que je me soumettrais à ton choix. De me laisser partir ou pas. »

Sudhamayi ne dit rien. Après tout, rien ne pouvait être pire à présent, alors à quoi bon le virer une fois qu'elle l'avait fait entrer ? Cela serait pire encore que l'irrespect.

Toutefois elle remarqua que le chevalier était anxieux. Elle préféra ne pas le brusquer, le laisser prendre son temps. Bien sûr, Sudhamayi avait un tas de question à poser, seulement elle ne voulait pas non plus le forcer à parler. Chaque chose à son temps, voilà tout, et ce n'était pas celui des révélations. Sauf que Nicolaï décida qu'il en serait autrement :


« Sudhamayi... tu as le droit... il faut que je te le dise. Il n'y a que toi qui puisse comprendre. »

Seulement pour l'instant, elle ne comprenait pas.
La jeune femme ne lui fit pas remarquer qu'il n'avait pas vraiment bu le breuvage brûlant. Elle se rappelait bien de ce qui s'était passé la dernière fois qu'elle avait voulut le faire manger, insistant car trop inquiète.

Il se leva pour se diriger dans un coin très discret afin de se débarasser de son armure. Non, non, petits pervers, il ne faisait pas un streap-tease ! ) Sudhamayi le rejoint pour l'aider, ce qu'il refusa assez fermement. En même temps elle redoutait ce qu'elle allait découvrir sous son imposante carapace de fer. Puis. . .


« Voilà... pourquoi je n'étais pas... là... tu es plus belle que dans mon souvenir. »

Ce fut horrible. L'indienne mit ses deux mains contre sa bouche, réprimant un cris. L'être qu'elle aimait le plus était déchiré de partout. Il souffrait et elle n'avait pas été là pour lui, et personne ne l'avait pansé. Quelque part, elle avait manqué à son devoir d'amante.
Tremblante, elle approcha du jeune homme. Une main se posa sur sa peau abîmée, effleurant très, très légèrement les égratignures boursoufflées. Certaines étaient encore vives, mais toutes étaient là. Elles laisseraient d'effroyables cicatrices, malgré que Sudhamayi ait une puissante volonté de le soigner. Avec douceur, son corps épousa le siens dans une tendre étreinte. Dans l'histoire, c'était elle qui était impardonnable.


« Excuse-moi, murmura-t-elle, la voix tremblante. Excuse-moi. . . »

Et malgré cela, malgré le fait qu'il ait maigris, que les problèmes commencent à envahir ses cheveux, malgré tout les malheur du monde, elle l'aimait, et il n'avait pas perdu en beauté à ses yeux.

« Je vais m'occuper de toi, dit-elle précipitament, mais toujours faiblement. »

Comme la maison est petite, il ne fallut que peu de temps pour qu'elle revienne avec des bandages et produits de guérison. Il n'en restait que très peu, car son père et elle-même en utilisaient assez souvent pour les blessés.

« Ca peut piquer, excuse-moi. »

Les excuses peuvent ne jamais s'arrêter avec Sudhamayi, surtout lorsqu'elle s'en voulait. L'expérience faisait qu'elle retenait avec peine ses larmes, par conséquent il fallait que ses émotions se traduisent autrement.
Le chevalier ne lui en voulait pas. Il savait comment elle était, qu'elle n'avait pas complètement changé. Elle appliquait une lotion lorsqu'elle lui demanda :

« Que s'est-il passé Nicolaï ? »
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Nicolaï KalonErc'h

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MessageSujet: Re: La joie entre le Père et l'Amant   Dim 26 Sep - 7:39

Comme il l'avait imaginé, Sudhamayi fut horrifiée par se qu'elle découvrit. Plaquant les deux mains devant sa bouche pour s'empêcher de crier. Elle tremblait de tout ses membres, incapable de détacher son regard de la peau martyrisé de celui qu'elle aimait. Elle se rapprocha doucement de lui et posa doucement une de ses mains sur le torse de Nicolaï, effleurant du bout des doigts les blessures en partie cicatrisées ou encore vive.

Il aurait largement préféré lui épargner cela. Qu'il n'ait aucune raison pour son absence et que tout soit entièrement sa faute. Il la connaissait. Elle allait s'en vouloir de ne pas avoir été là pour lui. De ne pas l'avoir aidé quant il aurait put avoir besoin d'elle. Elle allait aussi s'en vouloir de lui en avoir voulut.

Bref. Malgré tout se qui avait put se passer, Sudhamayi restait Sudhamayi et Sudhamayesque (non non, j'insiste pas, je suis réaliste).


« Excuse-moi, murmura-t-elle, la voix tremblante. Excuse-moi. . . »

Et voilà. Elle commençait à s'excuser. C'était ainsi que fonctionnait Sudhamyi. Ainsi et pas autrement. Il n'aurait voulut la changer pour rien au monde. Elle devait s'excuser. Pour sa propre tranquillité d'esprit. Parce qu'elle s'en sentait coupable. Et cela, même si elle n'avait rien fait et n'y était pour rien. C'était Sudhamayi.

Comme elle avait put lui manquer.

Comme il l'aimait.


« Je vais m'occuper de toi, dit-elle précipitamment, mais toujours faiblement. »

Nicolaï sourit légèrement en la voyant partir à tout allure pour rassembler les produits qu'elle pouvait afin de guérir. Elle ne tarda pas à revenir vers lui. Il y avait peu de choses, mais se serait suffisant. Il avait été assez pensé et chouchouté à Florissant. Se qu'il voulait à présent, c'était les yeux de Sudhamayi.

« Ça peut piquer, excuse-moi. »

Il voyait ses grands yeux verts qu'il aimait tant briller comme si elle retenait tout un ocean de larme. Il aurait préféré qu'elle ne souffre pas.

Lorsque Sudhamayi appliqua sa lotion, effectivement, on peu dire que cela piqua. Et piqua fort même. Nicolaï sera les dents, les crocs sayant un instant avant que sa dentition ne redevienne normale.


*Verse nous de l'acide dessus, ça fera pareil.

Ignorant l'Autre qui s'énervait dans son esprit, Nicolaï se concentra uniquement sur Sudhamayi. Puis, vint la question. LA question.

« Que s'est-il passé Nicolaï ? »

Le jeune homme resta un moment silencieux. Mais il était trop tard. Il en avait trop dit pour s'arrêter maintenant.

« J'étais dans mon monde... j'ai été capturé par des pillards nordiques... ils m'ont ramené chez eux. et... Je ne sais pendant combien de temps. Je ne voyais pas le jour... il n'y avait que le cachot et... »

Nicolaï ferma les yeux. Sa main se sera. Il ne voulait pas se rappeler le cachot. Ni se qui avait suivit d'ailleurs.

« … et l'Autre. »

Nicolaï leva les yeux vers Sudhamayi. Des yeux brillants de larmes.

« J'ai perdu... Il les a tué. Il les a tous tué... J'ai essayé mais... et puis... la poupée. »

Nicolaï s'effondra littéralement sur Sudhamayi, cherchant comme il l'avait déjà recherché le contact doux et rassurant du ventre chaud de l'indienne. Tremblant, il blottit sa tête contre celui-ci.

« L'Autre a gagné... Tous mort... Tous mort... la poupée. »
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MessageSujet: Re: La joie entre le Père et l'Amant   Mer 13 Oct - 8:36

On dit que celui qui connaît l'Amour souffre, malgré qu'il puisse y trouver son bonheur. Pour Sudhamayi c'était ainsi ; elle était heureuse que Nicolaï soit près d'elle, mais infiniment plus souffrante de le voir ainsi blessé. Chaque fois qu'elle soignait une blessure, elle imaginait les fouets cingler la peau blanche de son aimé. Elle était bien trop absorbée par ce qu'elle pensait pour remarquer les crocs du chevaliers. L'indienne n'aurait jamais pu imaginer qu'il lui revienne dans une telle situation.

Il lui raconta alors sa captivité chez les nordiques dont il lui avait parler une fois. Ce qu'elle pouvait les détester ! Elle leur en voulait bien plus qu'elle ne s'en voulait à elle-même. Faire cela était inhumain. A la guerre comme à la guerre. . . Non, elle ne pouvait adhérer à une idée pareille. Après tout, elle était l'élue des dieux, la déesse de l'Amour, celle qui aide la nature à s'enjoliver, les plus pauvres à manger. La destruction, la haine. . . elle ne venait pas de ce milieu. Certes, elle avait eu son lot de malheur, son enveloppe charnelle était souillée, mais personne n'osait atteindre son âme. Personne n'y arrivait. Une déesse est intouchable, même si vous la blesser. Elle ne se laisse faire que selon ses désirs.

Son chevalier aborda ensuite un sujet délicat pour lui : l'Autre. Celui qui une fois avait faillit l'attaquer. Celui également qui c'était battu contre des bandits, non pas pour la protéger mais pour assouvir sa soif. L'Autre était l'exact opposé de Sudhamayi. Une dualité proche d'Ahura Mazda et Ahriman. Elle s'était promis d'aider Nicolaï dans son possible, et quelque part elle avait échoué.


« J'ai perdu... Il les a tué. Il les a tous tué... J'ai essayé mais... et puis... la poupée. »

En quête de réconfort, de chaleur humaine, le chevalier, si fort et robuste, délaissait cette image, laissant ses émotions aux pieds de sa dame. Une dame compréhensive, qui ne poserait pas de questions. Son silence était doux, car c'est ce que recherchait Nicolaï. De la douceur, de la tendresse. Une de ses mains caressait les cheveux du jeune homme, l'autre lui tenait la main.

« L'Autre a gagné... Tous mort... Tous mort... la poupée. »

Que pouvait être cette poupée ? Elle l'ignorait, mais lui le savait et c'était suffisant. Il était seul témoin de ses actes, puisqu'ils étaient tous morts. Combien ? Cela aussi, elle ne le savait pas. Et cette poupée, qu'était-elle ? Un jouet ? Un objet magique ? Désormais, jamais plus qu'un horrible souvenir.

Ils restèrent un moment ainsi, muets, dans ce silence éloigné de froid, de gêne. Il était en réalité maternel, protecteur, chargé de sentiments d'amour. Après un instant, la courtisane fit part de ses talents en chant, tout en connaissance que la musique et les sons ont un rôle sur l'humeur :


« Samay ne yeh kya kiya, ho...badal di hain kaya
Tumhe maine pa liya, mujhe tumne paaya
Miley dekho aise hain hum, ke do sur ho jaise madham, koi zyaada na koi kum kisi raag mein
Ke prem aag mein, jalte dono ki hai tan bhi hain man bhi, man bhi hain tan bhi

Din badley, raatein badli, baatein badli, jeene ke andaaz hi badle hain
In lamho ke daaman mein, paakeza se rishtey hain
Koi kalma mohabbat ka, dohratay farishtay hain.*
»


La mélodie achevée, elle s'agenouilla afin de prendre Nicolaï dans ses bras, et elle l'embrassa tendrement. Ce qu'elle avait eut hâte de cet instant ! Bien qu'il y ait encore des malheurs, ce qu'elle était ravie d'être là, avec lui ! De rencontrer à nouveaux ses yeux gris, de sentir un contact entre eux.

« Tu m'as confié ton cœur, j'en prendrais soin, dit-elle doucement. »

Elle prit un baume, le même qu'elle lui avait appliqué autrefois. Il était bien plus agréable que la lotion désinfectante, laissant une douce sensation de chaleur.

« Quand mon père rentrera, je lui demanderais sa bénédiction, continua-t-elle. Il peut avoir l'air dur, mais il est très bon. »

Sauf avec ses prétendants, enfin cela est une autre histoire.

Spoiler:
 
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