Venez festoyer, guerroyer ou ... comploter en Orcanie !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le Livre d'Orcanie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Amaryllis

avatar

Nombre de messages : 1847
Age : 27
Camp : Son clan
Classe sociale : Noblesse
Terre : Irlande (Dal Riada)
Date d'inscription : 27/03/2007

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Fille d'un chef scots

MessageSujet: Le Livre d'Orcanie   Lun 24 Sep - 22:00

Le livre d'Orcanie


Toutes les réponses aux questions que vous n'avez pas osé poser
sur la société médiévale.














Dernière édition par le Lun 24 Sep - 22:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Amaryllis

avatar

Nombre de messages : 1847
Age : 27
Camp : Son clan
Classe sociale : Noblesse
Terre : Irlande (Dal Riada)
Date d'inscription : 27/03/2007

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Fille d'un chef scots

MessageSujet: Re: Le Livre d'Orcanie   Lun 24 Sep - 22:09

.





CHAPITRE PREMIER - LES CLASSES SOCIALES



.







NOBLESSE





La noblesse est la classe sociale la plus élevée avec le clergé; descendants de patriciens romains, anciens militaires, chefs de guerre autochtones, les ascendances de la noblesse bretonne sont variées.




L'origine


Les sociétés féodales vivent sur une division tripartite, entre une fonction sacerdotale, une fonction guerrière, et une fonction de production. L'Église s'est fait la promotrice de cette organisation de la société, entre ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent.

L'aristocratie romaine antique est appelé patriciat. Cette noblesse va perdre le pouvoir au Ve siècle av. J.-C. et être remplacée par un autre type de noblesse appelée nobilitas qui va perdurer jusqu'à la disparition de l'Empire romain d'Occident. Les termes de rex, dux, comes sont à l'origines des titres de la noblesse occidentale et recoupent des réalités bien différentes.

Les peuples barbares, ainsi que nombre de populations indigènes aux provinces de l’empire connaissaient une forme de noblesse, mais cette noblesse ne semble pas définie par des critères aussi stricts que ceux de la nobilitas romaine.


Évolution de la noblesse en Occident


L'époque franque emploie les termes de nobiles viri ou illustri viri (« hommes illustres »), qui prouvent que l'héritage romain a été intégré, mais aussi des termes tels que proceres (« les grands »).
Initialement, les nobles francs sont détenteurs de charges amovibles au bon vouloir des souverains, comparables à des hauts fonctionnaires.

[ Pour plus d'infos: http://fr.wikipedia.org/wiki/Noblesse#La_noblesse_fran.C3.A7aise_au_Moyen_.C3.82ge_: ]



Hiérarchie des titres de noblesse


Il n'y avait pas de vraie hiérarchie des titres proprement dite sous l'Ancien Régime. Se distinguaient la famille royale (roi, reine, enfants et petits-enfants de France) et les princes du sang. La seule distinction réelle est ensuite entre noblesse dite « titrée » — le titre étant celui de duc, quand il est accompagné de la dignité de pair de France et noblesse non titrée. La noblesse titrée avait droit à des préséances protocolaires sur les autres nobles, par exemple un tabouret pour les duchesses. La catégorie mouvante des princes dits « étrangers », grands lignages d'abord étrangers, tantôt recoupait celle des ducs et pairs, tantôt venait s'intercaler entre princes du sang et ducs et pairs.

La hiérarchie des familles se faisait notamment sur la base de critères tels que :

= l'ancienneté de la famille (noblesse immémoriale, noblesse d'extraction chevaleresque, etc.)
= l'illustration (personnages s'étant distingués au cours de leur vie)
= les alliances et les parentés (qualité des familles nobles épousées)
= les services
= le train de vie
= les possessions

Un seul membre de la famille titrée : l'aîné (que l'on nomme « chef de nom et d'armes ») a vocation à porter le titre familial. Les cadets adoptent généralement le même titre en intercalant leur prénom, entre le titre et le « nom de terre » auquel est attaché le titre. Il s'agit là d'un titre, dit « de courtoisie », dépourvu de valeur nobiliaire légale et réservé à un usage mondain.
Revenir en haut Aller en bas
Amaryllis

avatar

Nombre de messages : 1847
Age : 27
Camp : Son clan
Classe sociale : Noblesse
Terre : Irlande (Dal Riada)
Date d'inscription : 27/03/2007

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Fille d'un chef scots

MessageSujet: Re: Le Livre d'Orcanie   Lun 24 Sep - 22:13

CHAPITRE DEUXIÈME - LE CHEVALIER




La formation


*À 10 ans, le futur chevalier quitte le château paternel pour se rendre chez un feudataire et se mettre à son service.
*De 10 à 13 ans il servira comme page. (Parfois dès 7 ans)
*De 14 à 19 ans il sera écuyer.


Il aura une éducation sévère :


*Apprendre les nobles règles
*Se fortifier
*Monter à cheval
*Apprendre à manier les armes
*Lutter
*Nager
*Chasser
*Apprendre les arts (quelquefois).

A 20 ans il est adoubé : l'écuyer devient chevalier


L'Adoubement


La veille il prend un bain purificateur.
Puis il met une tunique blanche.
Il jeûne pour faire pénitence.
Le soir il va dans la chapelle et passe la nuit à prier assisté de ses parains : la veillée d'armes.
Au matin, il se confesse, il communie, va à la messe, écoute le sermont.
Puis quand tous sont là, il s'approche de l'autel, l'épée suspendue à son cou, un prêtre la bénie, puis il s'agenouille devant le seigneur ou l'évèque qui lui demande : "Pour quelle raison désires-tu entrer dans la chevalerie ? Si tu recherches la richesse ou les honneurs, tu n'en es pas digne !"
Le jeune homme pose alors la main sur l'évangile et prête à haute voix le serment* des chevaliers.
Après cela les pages l'aident à revétir sa tenue : cotte de maille, cuirasse, brassards et éperons dorés. Puis il ceint l'épée.
Il s'agenouille pour recevoir la collée : le seigneur lui donne 3 coups du plat de son épée sur la joue, ou du plat de la main sur la nuque, en disant : "Au nom de Dieu, de Saint Michel et de Saint Georges, je te fais chevalier. Sois vaillant, loyal et généreux."
On lui amène son cheval, il met son heaume, et saute sur le destrier sans toucher les étriers. Il part au galop en renversant de sa lance une série de mannequins.


Le Serment du Chevalier


1/ Tu croiras à tous les enseignements de l'Eglise et tu observeras ses commandements.
2/ Tu protègeras l'Eglise.
3/ Tu défendras tous les faibles.
4/ Tu aimeras le pays où tu es né.
5/ Tu ne fuiras jamais devant l'ennemi.
6/ Tu combattras les infidèles avec acharnement.
7/ Tu rempliras tes devoirs féodaux, à condition qu'ils ne soient pas contraires à la loi divine.
8/ Tu ne mentiras jamais et tu seras fidèle à ta parole.
9/ Tu seras libéral et généreux.
10/ Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal.



Nous chevaliers,
Prêtons serment au Seigneur
De passer notre vie
Avec le signe caché
De respecter le silence
De cultiver notre intérieur
Afin de nous élever.
Nous acceptons
De nous charger d’âmes
Et par notre conduite
Et notre enseignement
De les amener à la Connaissance.


- Un chevalier se doit de croire ce que l'Eglise enseigne et doit appliquer ses directives.*
- Il doit défendre l'Eglise.*
- Il doit se repentir de toutes ses faiblesses et se défendre contre elles.
- Il doit aimer le pays où il est né.
- Il ne doit pas reculer devant son ennemi.
- Il doit faire la guerre aux Infidèles sans répit et sans pitié.*
- Il doit s'acquitter de toutes ses tâches féodales si elles ne sont pas contraire aux lois de Dieu
- Il ne doit pas mentir et respecter la parole donnée.
- Il doit être généreux et doit partager.
- Il doit, en tout temps et en tout lieu, être le champion du Bien et de la Justice contre la Mal et l'Injustice.
- Il ne doit pas être prétentieux, mais humble en toute circonstance.
- Il doit rester ferme et faire face à l'adversité sans perdre courage.
- Il doit venir en aide aux faibles, aux opprimés et aux démunis.
- Il doit jurer fidélité à son Roi et à sa Dame et ne jamais parjurer ce serment.
- Il doit faire preuve de courage, de bravoure et de générosité.
- Il ne doit pas lever son épée contre un compagnon d'armes car il est comme son frère.
- Il ne doit pas frapper un adversaire à terre.
- Il ne doit, jamais et en aucun cas, se comporter avec lacheté ou traitrise.


Diverses attitudes chevaleresques :


Un chevalier devait outre le respect du code, avoir certaines attitudes dont voici ici certaines des plus représentatives.

* Il doit être courtois envers toutes les femmes nobles ou non et les respecter.
*Pour lui, combattre est une gloire. C'est à travers le combat pour une noble cause qu'il se fait un nom.
* Le sens de l'honneur est chez lui très développé et il préfère la mort au déshonneur. Cette attitude l'amène aussi à refuser toute action pouvant conduire au déshonneur (traitrise, lâcheté, non-respect de la parole donnée etc...sont des actions qu'il réprouve)
*La bataille distingue le brave. On rejoint les 2 précédentes attitudes. Il doit toujours se comporter avec bravoure durant un combat.
*On ne peut mourir qu'en faisant la guerre. Mourir au combat est bien souvent la seule mort "acceptable" pour un chevalier, car elle lui amène la gloire.
*Sur un champ de bataille, il doit s'efforcer toujours d'affronter un ennemi plus puissant que lui car comme le dit l'adage "A vaincre sans danger, on triomphe sans gloire".
*Il se doit de toujours relever et accepter un duel ceci afin de ne pas être considéré comme un lâche.
*Il ne doit jamais craindre de mourir au combat si sa cause est noble et juste.
*De part son serment, il se doit de protéger les faibles et les démunis.
*Son serment l'oblige aussi à respecter ses pairs (les autres chevaliers). Cela se traduit par l'interdiction de lever son épée contre un compagnon d'armes car ils sont frères. Par compagnon d'armes, on entend un autre chevalier ayant juré serment d'allégeance au même roi ou seigneur.





Les Vertus de la Chevalerie


Loyauté
Le chevalier devait toujours être loyal envers ses compagnons d'armes. Que se soit pour la chasse ou pour traquer un ennemi, le chevalier devait être présent au combat jusqu'à la fin avec ses compagnons.

Prouesse
Le chevalier devait être preux et posséder une grande vigueur musculaire. La force de l'âme était aussi très importante afin de combattre les redoutables adversaires qu'il pouvait rencontrer lors de ses quêtes. Il devait les combattre pour le service de la justice et non par vengeance personnelle.

Sagesse et mesure
Le chevalier devait être sage et sensé afin d'empêcher la chevalerie de basculer dans la sauvagerie et le désordre. Le chevalier devait avoir le contrôle sur sa colère, sa haine. Il devait rester maître de lui-même en tout temps. Les échecs étaient donc de mise pour le chevalier afin d'exercer l'agilité intellectuelle et la réflexion calme.

Largesse et courtoisie
Un noble chevalier devait partager autant de richesses qu'il possédait avec amis et paysans sous son aile. Lorsqu'il se rendait à la cour, il devait faire preuve de courtoisie. Il s'efforçait de se faire aimer par sa dame en étalant devant elle toutes ses prouesses. Il devait aussi la servir fidèlement. La noblesse purifiait en quelque sorte l'âme du chevalier qui dut tuer pendant ses quêtes.

Justice
Le chevalier doit toujours choisir le droit chemin sans être encombré par des intérêts personnels. La justice par l'épée peut être horrible alors l'humilité et la pitié doit tempérer la justice du chevalier.

Défense
Un chevalier se doit de défendre son seigneur et ceux qui dépendent de lui. Il devait toujours défendre sa nation, sa famille et ceux en qui il croyait fermement et loyalement.

Courage
Un chevalier se devait de choisir le chemin le plus difficile et non le chemin guidé par ses intérêts personnels. Il doit être prêt à faire des sacrifices. Il devait être à la recherche de l'ultime vérité et de la justice adoucie par la pitié.

Foi
Un noble chevalier devait avoir foi en ses croyances et ses origines afin de garder l'espoir.

Humilité
Le chevalier ne devait pas se vanter de ses exploits, mais plutôt laisser les autres le faire pour lui. Il devait raconter les exploits des autres avant les siens afin de leur donner le renom qu'ils méritaient.

Franchise
Le chevalier devait parler le plus sincèrement possible.




Si le chevalier manque à son serment, il est proclamé indigne d'être chevalier.On le conduit sur une estrade, son épée est brisée et piétinée, son blason est attaché à un cheval et trainé dans la boue. Tous peuvent l'injurier. On le met sur une civière, on le recouvre d'un drap noir et on le porte à l'eglise comme un mort.
On récite les prières des défunts : il est mort comme chevalier et banni toute sa vie.

Votre soif de connaissance n'a pas été comblée? J'en suis ravie!
Je vous laisse donc quelques adresses, très interressantes et assez complètes, afin de satisfaire votre curiosité!!!

1. http://membres.multimania.fr/preuxchevaliers/adoubement.html
2. http://perso.orange.fr/fairyworld/francais/code.htm

Revenir en haut Aller en bas
Amaryllis

avatar

Nombre de messages : 1847
Age : 27
Camp : Son clan
Classe sociale : Noblesse
Terre : Irlande (Dal Riada)
Date d'inscription : 27/03/2007

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Fille d'un chef scots

MessageSujet: Re: Le Livre d'Orcanie   Lun 24 Sep - 22:16

CHAPITRE TROISIÈME - LES RELIGIONS



Au 6 ème siècle, en Orcanie comme partout ailleurs en Bretagne, la religion chrétienne ne cesse de s'étendre tandis que les anciennes croyances continuent malgré tout a perdurer ...
Les souverains optent de plus en plus pour le christianisme, mais leurs peuples restent encore très attachés aux anciens cultes ...

Ainsi même si Lot d'Orcanie s'est convertit au christianisme, son épouse Morgause ne semble guère très convaincue par la parole du Christ ...
Depuis le début de son règne et singulièrement depuis que l'évèque Florin est présent à Warminster, le roi Mordred n'a jamais cessé de peser de tout son poid pour imposer la nouvelle religion au peuple orcanien ...
La cour semble avoir adoptée le christianisme, mais le peuple, tout en se conformant aux nouvelles règles, continue à célébrer certaines fêtes paiennes ...
Même si la religion du christ est en pleine expansion, puisque tout les nouveaux nées sont systématiquement baptisés ...
Et les adorateurs convaincus des rites celtiques sont désormais mis à l'index et qualifiés de renégats à la couronne ...

En Gaurres, les anciens cultes perdurent et la petite minorité chrétienne est pérsécutée ...
Aux Orcades, bien que les anciens souverains Aron et Minara aient embrassés la religion chrétienne, le peuple continue dans sa grande majorité à pratiquer les anciens rites ...
Même si chaque sujet est libre de pratiquer ses propres croyances, la nouvelle religion est fortement encouragée et promut ...

Mordred souhaiterait prendre prétexte des violences faites aux chrétiens en Gaurres pour évangéliser le royaume, avec l'aide du terrifiant Florin ...


Par: Mordred Pendragon

LE DRUIDISME



Ce pouvoir s'exerçait à tous les âges de la vie, et de toutes les manières. Il existait, dès la naissance, un "baptême druidique" qui se limitait, la plupart du temps, à quelques signes imposés sur le nouveau-né. Aristote prétend que les Celtes plongeaient leurs enfants, dès la naissance, dans une rivière : cette opinion est aujourd'hui très contestée. Les druides donnaient des noms, aussi bien aux hommes qu'aux lieux.








Malgré toutes les tentatives d'effacer des mémoires le souvenir des prêtres celtes, le druidisme a survécu. Surtout en Irlande, où, en convertissant au christianisme les filid de l'île, saint Patrick et ses disciples ont sauvé ce qui restait du vieux fonds mythologique celte. L'Irlande est ainsi devenue le véritable conservatoire de l'antique savoir religieux et magique celte. Encore faut-il savoir ce qu'il faut entendre par "druide", Les auteurs anciens ont joyeusement confondu bardes, ovates, druides et autres mages celtes. Pendant longtemps, on a même commis une grossière erreur sur l'étymologie du mot "druide". A cause d'un texte de Pline l'Ancien, on a ainsi rattaché ce mot au grec drus "le chêne". En fait, "druide" provient de dru-wed-es "les très savants", qui contient la même racine que le verbe latin videre et qui souligne à la fois le caractère spécifiquement celtique du mot "druide" et son rattachement aux langues indo-européennes.





Après le mot, la fonction. Elle ne se définit pas plus facilement. Le druide est "le prêtre" investi de l'autorité spirituelle, détenteur de la science sacrée, ministre de la religion et gardien de la tradition




A ce titre, il est l'intermédiaire entre les dieux et les hommes. Les druides formaient ainsi la classe sacerdotale d'une société ordonnée, comme toutes les sociétés indo-européennes, en trois grandes fonctions : aux brahmanes de l'Inde aryenne correspondent ainsi les druides celtes et les flamines romains. Là où ils existaient car leur présence n'est pas attestée dans tout le monde celtique.





Les druides avaient une autorité incontestée et servaient de trait d'union entre les différentes ethnies celtes, unies par une même culture, mais toujours en querelle l'une avec l'autre. Ils étaient organisés selon un ordre hiérarchique et, notamment en Gaule, obéissaient à un druide suprême. Cette hiérarchie était cependant très souple, puisque chacun pouvait, une fois en possession d'une connaissance suffisante du culte, accéder aux degrés supérieurs.




Le recrutement n'était donc pas héréditaire et n'importe quel Celte pouvait accéder à l'état de druide, à condition, bien entendu, de passer par les "écoles" spécialement destinées au clergé. S'ils avaient parfois recours à un alphabet composé de bâtonnets droits, obliques ou horizontaux "l'écriture ogamique" pour graver sur le bois ou sur la pierre des formules incantatoires, les druides assuraient tout leur enseignement par l'oral. A l'époque de César, il fallait environ une vingtaine d'années pour assimiler tout le savoir nécessaire à la sagesse...





Sur les quatre éléments eau, terre, air et feu, les druides exerçaient un pouvoir incontesté. Ils pouvaient, en jetant des sorts sur l'eau, assécher des lacs ou faire jaillir une source des rochers. Ils pouvaient, s'ils le voulaient, faire gémir et se lamenter les vagues sur la grève. Ils connaissaient aussi des fontaines aux vertus curatives : en Irlande, certaines d'entre elles guérissaient de la stérilité. Beaucoup de ces fontaines "miraculeuses" seront reprises en main par les chrétiens, qui les dédieront à leurs saints. Mais les druides pouvaient également rendre l'eau maléfique, la rendre si pure qu'elle foudroyait ceux qui l'approchaient en bravant l'interdit. Les druides s'affirmaient également maîtres du feu. Selon les auteurs classiques, ils apaisaient le dieu Taranis par un bûcher où ils jetaient des victimes humaines, souvent enfermées dans des paniers d'osier, de paille ou de bois. Il est probable que ces sacrifices, qui ont impressionné les Anciens, étaient tout à fait exceptionnels.





[color=#ffff00]Les Romains en ont pourtant tiré prétexte pour extirper le druidisme de leurs provinces impériales. D'autres feux druidiques, moins sanglants, étaient allumés pour les grandes fêtes du calendrier celtique. Maîtres de l'eau et du feu, les druides pouvaient donc appeler à la rescousse les tempêtes et les vents. Ils avaient enfin le pouvoir de provoquer des tremblements de terre, de faire s'effondrer les collines sur une armée et de déclencher mille autres catastrophes qui terrorisaient les Celtes. Ils n'étaient pas non plus démunis de facultés magiques : dans certaines occasions, ils pouvaient faire pousser devant un ennemi assuré de vaincre une haie infranchissable :ces haies magiques ont beaucoup inspiré les chroniqueurs irlandais, qui rapportent avec délectation leur efficacité et leur fréquence.


Il leur arrivait enfin de conduire certains de leurs malades auprès de "sources de santé", dont ils étaient les gardiens et dans lesquelles il faut voir les ancêtres des sources thermales actuelles, conservées jusqu'à nous par les monuments romains. Avec de tels pouvoirs, l'influence des druides sur les sociétés celtiques ne pouvait être que déterminante. Pourtant, cette influence fondamentale tenait également à leur enseignement métaphysique, que les Anciens et les Romains ont eu beaucoup de mal à comprendre. En fait, il apparaît aujourd'hui que les Romains ont sérieusement déformé le "message" druidique.



La métempsycose doctrine de la réincarnation, qu'ils présentent comme un élément fondamental, n'était en réalité qu'une croyance accessoire, voire rarissime.Les druides ont disparu définitivement au IVe siècle de notre ère, notamment sous les coups de boutoir de l'intolérance chrétienne. Mais pouvait-il en être autrement ? Comment l'Eglise aurait-elle pu partager la domination des esprits avec la classe sacerdotale des anciens Celtes ? Presque exclusivement oral, l'enseignement des druides a connu un sort pitoyable : il s'est perdu en même temps que ceux qui le transmettaient ou il a été détourné de ses significations originelles. Quand il n'est pas devenu simple superstition. Les druides avaient fini de mourir : ils emportaient avec eux un peu de notre mémoire collective



Quelques druides, se crevaient volontairement les yeux pour renforcer leurs pouvoirs de clairvoyance et de divination.











Revenir en haut Aller en bas
Amaryllis

avatar

Nombre de messages : 1847
Age : 27
Camp : Son clan
Classe sociale : Noblesse
Terre : Irlande (Dal Riada)
Date d'inscription : 27/03/2007

Feuille de personnage
Religion: Chrétien
Statut Social: Fille d'un chef scots

MessageSujet: Re: Le Livre d'Orcanie   Lun 24 Sep - 22:41

LE CHRISTIANISME






Le Moyen Âge est l’époque de l’histoire occidentale située entre l’Antiquité et les Temps Modernes, soit entre 476 (chute de l'Empire romain d'Occident) et 1453 (chute de l'Empire byzantin) après Jésus-Christ, du Ve au XVe siècle. Il s’étend sur une période de mille ans que les historiens ont divisé en plusieurs parties.


Au VI siècle, en Orcanie, une majorité de la population croit déjà en Dieu.

Il existe deux sortes de Chrétiens :
- les laïcs (paysans, artisans, marchands.)
-les clercs qui forment le clergé et se mettent au service de Dieu.Ils sont célibataires, ils prient Dieu et font connaître l’Evangile afin d’assurer la vie éternelle au plus grand nombre d’hommes et de femmes.




Pour l’Eglise il existe deux mondes après la mort :
- le paradis avec Jésus.
- l’enfer avec le diable.
Au cours de sa vie sur terre un Chrétien doit s’efforcer de gagner le paradis. Il doit prier régulièrement et assister à la messe. Il peut obtenir le pardon de ses fautes en allant à la confesse afin d'y confesser ses péchés.

VIVRE EN BON CHRÉTIEN

Le tintement des cloches rythme la vie du Chrétien. L’Eglise tente de limiter les guerres par " la paix de Dieu "et " la trêve de Dieu ". L’Eglise offre le droit d’asile .




LA VIE DES MOINES DANS UNE ABBAYE

Chaque moine est affecté à une tache précise :
-le prieur.
-le maître des novices.
-le sacristain.
-le cellérier (économe).
-le réfectorier…
Certains moines " lettrés " ont un travail intellectuel, d’autres (frères convers) ont surtout un travail manuel, et enfin, il y a ceux qui ne font pas de travail religieux.
Les moines ont un besoin physiologique (sommeil, repas, soin du corps...) respecté mais très peu.
Certaines fêtes (commePâques) sont longtemps préparées et suspendent la vie planifiée des moines. D’autres (comme la fenaison et la moisson) où le temps de travail est intense :
- on part tôt dans les champs
- la messe conventuelle est annulée
- on ne rentre qu’après les vêpres.



LA RÈGLE DE SAINT-BENOIT


De 1h à 2h du matin : les moines quittent leur matelas posé sur le sol ; ils descendent l’escalier qui mène dans le chœur de l’église et assistent à l’office des matines.
De 2h à 3h30 : repos
De 3h30 à 4h30 :office des laudes
De 4h30 à 6h : repos
De 6h à 6h30 : office de prime
De 6h30 à 7h : réunion des moines dans la salle capitulaire ; l’abbé lit un chapitre de la règle et le commente. Les moines confessent leur désobéissance à la règle. Suit une discussion sur les tâches à accomplir à l’abbaye ce jour-là.
De 7h à 9h : les moines remontent au dortoir afin de rassembler leurs outils ; en silence, ils se rendent sur leur lieu de travail : les champs, la forge, les moulins, le colombier ou le chauffoir pour la copie des manuscrits ; chaque moine a sa spécialité. Ils se mettent au travail.
De 9h à 9h30 : office de tierce
De 9h30 à 11h30 : travail
De 11h30 à 12h30 : office de sexte, marquant la fin de la matinée.
De 12h30 à 13h : déjeuner au réfectoire (en général pain et légumes, jamais de viande). Avant d’entrer dans la salle, les moines se lavent la tête et les mains (seule toilette de la journée). Tandis qu’ils prennent leur repas en silence, l’un d’eux lit un passage de la Bible.
De 13h à 15h : repos
De 15h à 15h30 :office de none
De 15h30 à 18h : travail
De 18h à 18h30 :office de vêpres
De 18h30 à 19h : dîner de quelques légumes et fruits accompagnant les restes du pain de midi.
De 19h à 19h30 : les moines s’alignent sur les bancs de pierre du cloître pour entendre la lecture faite par l’un des moines.
De 19h30 à 20h :office de complies
Vers 20h : les moines montent au dortoir, et se couchent sur leur matelas, dans leur habit, une couverture de laine grossière tirée sur eux.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le Livre d'Orcanie   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le Livre d'Orcanie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fête du Livre
» Compagnons de voyage pour lire un livre en Champagne
» Uglies, un livre....prettie ? ^^
» éditeur de livre sur les arcs et autres
» le livre rouge

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: † Hors-jeu † :: Règles-
Sauter vers: