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 * Ultime assassinat picte *

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Mordred d'Orcanie
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MessageSujet: * Ultime assassinat picte *   Mar 23 Sep - 12:16

Les lourdes cloches de bronze de la cathédrale de Warminster faisaient retentir les douze coups de midi, lorsqu’une opulente litière s’arrêta devant le seuil de l’édifice sacré. En réalité, il s’agissait davantage d’un cortège, quoique restreint en domestiques, et il suffisait au manant le plus sot du monde de jeter un bref coup d’œil au magnifique bois de chêne sculpté de lierre plus vrai que nature des armatures de ce somptueux palanquin digne d’un roi, pour deviner aussitôt qu’une personne de haut rang s’y prélassait. Or, dans la cité royale orcanienne, le sang bleu était tellement courant, que les rues grouillaient de patriciens à la mine pincée et condescendante devant le commun des mortels, pour qui, geste exquis et plein de magnanimité, ils prenaient sur eux afin de leur faire l’insigne honneur de côtoyer leurs excellences. Or, il fallait bien que quelque chose, ou quelqu’un, régnât sur ces excellences ; elles s’inclinaient alors devant leur suzerain, l’illustre roi Mordred d’Orcanien, et les rôles s’inversaient alors : c’était à qui lécherait la poussière du sol le plus longtemps, de la manière la plus servile qui fût, de la façon la plus convaincante… Mais alors, et Mordred ? Car aussi puissant, aussi illustrissime qu’il fût, ou qu’il se crût être, il fallait bien une entité supérieure qui put avoir le dessus sur son éminente personne…

C’était à cela que songeait la jeune personne nonchalamment accoudée dans cette fameuse litière flanquée d’une demi-douzaine de gardes armés jusqu’aux dents, et qui juraient si comiquement, avec leurs cuirasses grossières et poussiéreuses avec les formes élancées et délicates du lit à brancards, décidément si confortable de l’avis même de son utilisatrice. Car nul doute sur l’identité sexuelle de la jeune personne qui poussait soupir sur soupir, à peine audibles à travers le fracas des bottes de cuir qui martelaient le sol de pierre et faisaient gicler la boue des petits passages boueux, ainsi qu’à travers les rideaux de lin qui attiraient irrésistiblement l’œil par leur rayonnant coloris safrané brodés d’or et d’argent, et qui attestaient une fois de plus que la voyageuse n’était pas la première bouseuse venue, bien au contraire !


Et pourtant… pensa Andra silencieusement, les yeux clos afin de mieux jouir de ses derniers instants de liberté, là, tapie dans l’ombre ensoleillée et profondément stimulant des tentures jaunes… Un vague sentiment de rage l’envahit fugacement, pour disparaître presque instantanément. Voilà donc le succès de cette fameuse « cure d’orcanisation » qu’elle venait de subir ces cinq derniers mois ! Les rapaces orcaniens avaient commencé par chaparder les terres de ses ancêtres et de son peuple, pouvoir politique et géographique dont elle avait été dans le même temps spoliée, elle, la future reine des pictes ! Puis, il avait fallu que son père, le vieux roi Brude, eût montré une faiblesse des plus déshonorantes devant la Bretagne toute entière, en se convertissant à cette nouvelle foi qui faisait, semblait-il, des ravages parmi les Bretons, et horreur lui était de constater que ses propres frères ne faisaient pas exception à la règle, loin de là…


Et à présent, c’était son tour. Puisqu’à grands renforts d’évêques et de prêtres, on christianisait rageusement tout le Nord de l’île de Bretagne, pourquoi attendre davantage pour décapiter l’emblème même de la résistance picte, leur espoir si ténu, si faible de rétablir un jour sur le trône picte l’un ou plutôt l’une en l’occurrence, des leurs ? Ce n’était pas assez, de mystifier le roi Brude, que sa fille aînée et l’héritière de tous les clans pictes avait renié avec une énergie qui lui avait valu bien des brimades, d’anéantir jour après jour sa civilisation ancestrale, son sang, sa terre… Non, il fallait frapper un grand coup, une ultime fois, et montrer à ces demi-sauvages de pictes de quel bois se chauffait l’Orcanie, Mordred le roitelet en tête ! Il fallait pulvériser cette si dérangeante princesse, qui même à des centaines de lieues des siens, faisait encore battre le cœur désespéré et fanatique des derniers fervents, cachés dans les forêts millénaires qui n’avaient aucun secret pour eux, et qui engloutiraient plutôt voracement les troupes d’envahisseurs et de saccageurs, que de livrer leurs enfants, cette sève qui, elle, n’avait jamais cessé de vouer une adoration et un respect sans limites à la nature, plutôt que de tenter de la soumettre et pour finir, de la briser comme du verre.


Au-dehors, quelqu’un s’éclaircit la gorge, et Andra, sachant pertinemment qu’on attendait qu’elle daignât pointer son humble personne hors de la litière, feignit de n’avoir rien entendu, et laissa mollement retomber son corps délicat et léger sur les larges oreillers de velours et moelleusement fourrés de plumes d’oie qui recouvraient l’intérieur de la mince cloison. Cette résistance enfantine ne pourrait guère paraître naturelle si elle durait trop longtemps, car on savait parfaitement que « la picte » parlait à présent le breton avec un accent même plus pur que certains ducs bretons, sans parler de celui, vulgaire et furieusement incorrecte, de la populace… Les clercs qui l’avaient « formé » bon gré mal gré ces dernières semaines avaient même été ébahi des progrès renversants de leur élève, qu’ils avaient eu tort de qualifier de « barbare inculte et irrécupérable », car elle put, au bout de quelques jours, employer un langage admirablement châtié, et qui laissa tout le monde coi. Oh, bien entendu, elle savait quelques rudiments de breton (elle avait même soutenu une discussion avec cet odieux Forain… Flairon ?), mais elle avait volontairement omis de le préciser à ses abjects précepteurs, petite vengeance puérile, mais payante, puisqu’elle s’était attirée l’admiration de tout un chacun. Puis il y avait eu l’apprentissage des us et coutumes des différents pays de Bretagne, en passant par la mode alors en vogue, et toutes ces petites choses qui faisaient d’une femme une dame, une patricienne de haut vol, d’allure respectable et admirable jusqu’aux bouts des ongles. Du moins, c’était ce dont les apparences devaient laisser croire…


Et absolument personne ne se serait véritablement douté que cette leste et délicate silhouette, eût pu quelques mois plus tôt virevolté avec une grâce délicieusement morbide dans la boue sanglante d’un champ de bataille, fauchant la vie avec des soupirs fascinants de volupté meurtrière… La princesse Andra s’appuya avec une lenteur étudiée et royale sur les bras musclés prestement tendus des soldats qui l’entouraient, et qui semblaient plutôt la considérer comme une nouvelle Marie-Madeleine plutôt que comme l’otage païenne qu’elle était. Leur empressement pas toujours très respectueux de son nouveau corps de femme faisait en effet plus penser à la beauté voluptueuse et ensorcelante de la pécheresse, plutôt qu’à l’aura inaccessible et vertueuse de la très Sainte Vierge… Car ce n’était plus l’adolescente à la silhouette plate d’antan, ni le moineau décharné qu’elle était lors de sa capture par les orcaniens. Non, de l’enfant nourrie très frugalement et trop frêle, était née une véritable femme, bien que très fine et d’une délicatesse telle, que chaque homme eût préféré l’admirer de loin plutôt que de risquer de briser ce chef-d’œuvre de beauté, ou alors, ne supportant telle perfection, eût au contraire été envahi par l’envie ravageuse d’étreindre jusqu’à immoler cette divine créature blonde.


Celle-ci, bien qu’ayant l’air tout à fait indifférente à tout et comme absente, était parfaitement consciente de ce phénomène qui lui était devenu parfaitement naturel. Elle savait pertinemment que les regards masculins descendraient et caresseraient inévitablement les courbes délicieusement décelables à travers l’étoffe aérienne de sa longue tunique de lin immaculée, et qui ne dissimulait quasiment rien des appâts exquisément fins, délicats et fermes qui se mouvaient avec cette même grâce féline et désinvoltement lente que possèdent les chats. Sans se presser, la princesse gravit les quelques degrés qui menaient à un espèce de palier, où s’ouvraient deux énormes portes menant à l’intérieur de la cathédrale. Pour Andra, ce n’était là qu’une construction disgracieuse et massive, sombre et ne donnant nullement envie de s’y réfugier, comme tant de braves gens semblaient le faire… Et puis, elle avait beau eu perdre un grand pan de son identité ces derniers temps, l’angoisse irrépressible de rester enfermée dans un espace clos, même l’espace de quelques secondes, la submergeait inexorablement.


Dès les premiers pas dans le lieu saint, Andra crut suffoquer sous l’odeur écoeurante de l’encens, qui enfumait l’autel. Elle ne fut nullement surprise de constater que la cathédrale était salle comble, et que nombre de nobles seraient présents au cours de la présente cérémonie… Après tout, quoi de surprenant à cela ? Elle s’était faite à l’idée qu’elle serait l’attraction du moment, et avait pris soin de préparer mentalement et physiquement toute sa splendide personne. La légèreté de sa robe, qui faisait naître ici et là des réactions scandalisées ou enchantées ; sa longue chevelure blonde, libérée et cascadant comme des vagues d’or en fusion sur ses jolies épaules de nacre, jusqu’au creux sensuel de ses reins, que l’on sentait nerveux et sensuels malgré le maintien majestueux et maîtrisé ; enfin, la beauté de son minois ravissant se suffisait à elle-même, et elle se composa avec une excitation espiègle l’expression de recueillement spirituel approprié à un tel lieu et à un tel événement, tellement de mise afin de s’attirer dans un premier lieu l’approbation de tous, puisqu’elle possédait déjà l’admiration. Elle se savait jaugée de la tête aux pieds par des dizaines et des dizaines d’âmes hostiles ; pieds qu’elle avait nus, et qui la menaient, céleste et impénétrable, devant l’autel, devant lequel elle s’agenouilla silencieusement, avec une grâce divine qui en fit frémir plus d’un. De la graine de sainte ! Mais une sainte picte, cela se pouvait-il ? Car où était donc passée la sauvagerie barbare et païenne que l’on avait décrite en frissonnant d’horreur ? On s’attendait à une bête hideuse et hurlante, et voilà que l’on avait devant nos yeux tout ébahis d’adoration une créature archangélique ! Créature, qui ne bougea pas d’un cheveu doré lorsque retentit la musique stridente et solennelle annonçant l’arrivée royale…



( Auteur : Andra Ciorstag ) study


Dernière édition par Mordred d'Orcanie le Sam 4 Oct - 21:17, édité 4 fois
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Mordred d'Orcanie
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mar 23 Sep - 23:01

La litière des royaux personnages fit son apparition et les gardes retinrent leur souffle ! Mais la populace ne retint point ses acclamations, elle, c'était dans son intérêt ... Dès que le tyran daigna poser une chausse à terre, les trompettes et buccins retentirent, produisant le plus bruyant des vacarmes ... Tant et si bien qu’il couvrait en grande partie les vivats frénétiques de la foule en liesse ! Puis les officiers s'empressèrent de beugler leurs ordres à la piétaille, qui elle même se dépêcha d'obtempérer ... Ainsi la garde royale forma deux rangées fort bien ordonnées afin de prodiguer le meilleur accueil aux souverains ... Mordred, tout sourire, sourire carnassier, se dressa de toute sa hauteur, sa longue et lourde cape anthracite renforçant, encore un peu plus, son aspect froid et impérieux ... Il leva soudain son sombre mais magnifique regard pour contempler l'imposante église Saint Alban de Warminster ... Édifice magnifique et grandiloquent ( comme l'Orcanie ? ) ... Reflet parfait de l'autorité et de la superbe du monarque des lieux ... Du moins de l'avis ( éminent ) de l'intéressé ! ^^
Le terrible maître du royaume scruta la petite troupe de ses yeux de lynx, puis ... Aida galamment sa douce Ophélia à descendre de la somptueuse litière ou ils se prélassaient ( et davantage ), tout deux, avant d’arriver … Un tendre baiser sur l’une des joues rosées de la belle, et le couple se dirigea vers l’entrée de l’église … L’étincelante émeraude au bras de son loup de bel ami, sûrs de leur fait et têtes bien hautes … Ils passèrent, ensemble, la garde en revue, tout en saluant avec légèreté et condescendance le bon peuple agglutiné devant le « temple » chrétien, puis enfin, franchirent résolument le seuil des lieux saints …

«  Leurs majestés royales !

Le roy Mordred Pendragon d’Orcanie !

Souverain tout puissant du royaume d’Orcanie !

Glorieux libérateur des Orcades !

Protecteur bienveillant de Gaurres !

Grand pacificateur des terres picte !

Gardien hardent de la foi !

Bras armé de la Justice en ces terres !

Digne chevalier de la sainte Table ronde !

Loyal vassal et allié du haut roy Arthur Pendragon de Bretagne ! »


Proclama fièrement un héraut à la voix grave et chantante …

* et plus grand poète de Bretagne *

Pensa, sans rougir, le suffisant tyran …

Puis, une autre voix, plus fluette, annonça :

«  La reine Ophélia d’Orcanie !

Épouse aimante et noble souveraine !

Digne mère des héritiers du royaume !

Émeraude étincelante d’Orcanie !

Bienfaitrice de la sainte Église

Protectrice des humbles et indigents !

L’altesse la plus gracieuse de toute la Bretagne ! « 


* et plus grande experte de l'île … en matière amoureuse *

Dit en lui-même le fieffé coquin, en lançant une œillade plus qu’explicite pour son Ophélia adorée ( d’amoooour ^^) …

Alors d’autres trompettes retentirent …

D’autres cris de joie éclatèrent ça et là …


Et le couple royal s’avança lentement, à pas comptés, au milieu des travées bondées de monde, en direction des deux trônes … Précédés par quelques grands de l’Église orcanienne, encadrés par les soldats d’élites de l’armée, et suivis par maints conseillers et dignitaires de la cour … A fur et à mesure que progressait cette fameuse procession, les humbles sujets d’Orcanie baissaient la tête, courbaient l’échine ( activités forts répandues ici bas ) … Rendaient un hommage aussi silencieux que servile à leurs maîtres . Ceux-ci se contentant, en retour, de distiller quelques maigres sourires, et autres gestes peu expansifs … Alors que l’orgue sacré se mit a jouer sa divine partition, et que les petits anges du chœur entonnaient, de toute la force de leurs juvéniles poumons, un air chantant la gloire du Seigneur ! Quelle magnifique entrée ! Tout aussi majestueuse que celle du si gentil prêtre Agravain … Mais plus grandiose, bien évidemment, spectaculaire, impressionnante, emphatique et pour tout dire, impériale ! Ici les têtes couronnées étaient les resplendissants symboles de la puissance et … des prétentions d’Orcanie : l’ombre envahissante, menaçante ?, et grandissante qui semblait devoir, désormais planer, sur l’ensemble de l’île que l’on nommait jadis … Albion !

Orcanie démontrait là sa force !

Orcanie montrait là sa splendeur !

Orcanie prouvait là sa détermination !


Comme un gant envoyé à la face de la Bretagne, fait du plus riche des tissus de la chrétienté !


Comme un défi fait au monde connu !

Comme un coup de semonce éclatant !

Comme un paris sur l’avenir …



Fier, heureux, ombrageux et solennel, Mordred se positionna, debout, devant son siège étincelant … La Reine fit de même, avec grâce et volupté . Le tyran re-plaqua sa longue mèche, qui barrait son divin front, ajusta ensuite sa couronne, puis enfin daigna porter un peu d’attention à la scène se déroulant, à l’instant, sous ses yeux … Et quelle scène ! Quel spectacle ! Quel magnifique et si édifiant spectacle !
La preuve vivante des succès et des conquêtes orcaniennes : Andra la picte, la pécheresse, la scélérate … Traînée en vaincue, captive et soumise, devant l’autel sacrée ! Forcée de s’agenouiller, de s’humilier, de se convertir devant la croix et sa plus farouche partisane : l’Orcanie ! Obligée de jurer sa foi en Jésus Christ, en même temps … que devant le tyran Mordred ! Vengeance et jouissance ! Le roy fou dardait ses yeux luisants de dément droit vers la silhouette blonde, dans l’espoir qu’elle puisse le voir et constater sa propre défaite, totale et définitive ! … Dans le regard de fauve de son « allié » et suzerain … Ah si il avait pu ou oser, il aurait rit ! Oh oui ! Qu’il aurait rit !! A la face de cette impudente que l’on avait contraint a se traîner plus bas que terre et dans la fange infecte, en guise de juste châtiment ! Ah il riait, intérieurement, oui, ah oui il riait à en perdre la raison ! Car les ennemis d’ Orcanie n’avaient pas assez de leur seule vie pour payer leur audace inconsidérée … Qui défie l’Orcanie : meurt ! … ou se soumet . Le royaume picte vivra, cet assemblage plus ou moins homogène de clans et de tribus guerrières et sauvages … Unifié par le roy Brude, que soutiendrait Mordred jusqu’au jour ou celui-ci le balayerait, lui ou son successeur, comme fétu de paille, quantité hautement négligeable … Pour l’heure l’asservissement des orgueilleux pictes seraient d’autant plus durable et leurs chaînes solides, que celles-ci seraient avant tout mentales, car spirituelles, grâce à la très sainte et très sage Église romaine … Et pour les réfractaires à leur souverain et à l’Orcanie :

La mort ! La plus horrible, lente et dégradante des morts !!


Ophélia, la douce et angélique nymphe de Warminster, vit elle l’expression de son époux, ce masque de haine, ce mépris quasi bestial qu’il affichait à l’encontre de la jeune picte ? … La belle armoricaine aux yeux de mousse ( j’adore cette expression made in Van ^^ ), entreprit de flatter la main de fer de Mordred … Comme pour l’apaiser ? … C’était plutôt comme caresser un lion enragé ! Attiser des braises encore fumantes, encourager la folie chez un forcené ! Les prunelles du loup ne quittèrent point la proie qu’était devenue Andra … L’orcanien savourait chaque instant de cette délicieuse cérémonie de contrition et de conversion … De soumission, également ! Mais avec, toutefois, un gênant sentiment d’insatisfaction agrippé aux tripes … Ce n’était pas assez, ce n’était pas tout ! Le noble roy aurait volontiers aimé que l’on traîne cette « engeance » à ses pieds pour que celle ci lui lèche goulûment et avec force soupirs !! Mais ceci aurait été hautement vulgaire, sans doute … La faire se prosterner devant la croix suffisait, pour l’instant … Comme à son habitude, le bon Agravain se montrait aussi doux qu’un agneau, et charitable comme un bon samaritain … Il était dans son rôle, un personnage parmi tant d’autre dans cette représentation quasi artistique … Ce qui fit sourire son souverain de frère, et fini par lui inspirer, en plus de la présence toute tactile d’Ophélia, un début de soupçons d’humanité … Alors que le moment fatidique se profilait : l’acceptation par la princesse Ciorstag de l’inéluctable … Mordred, grand prince, murmura à sa souveraine, presque inspiré :


«  Le courage et la dévotion de cette fière princesse ne peut que nous toucher, au plus profond de notre âme !

Et ainsi nous inciter a reconnaître sa bonne volonté, et même … * petit sourire compatissant * … a pardonner !

Car, ma mie, le pardon n’est il point la vertu suprême mentionnée dans les saintes écritures ? … « 


* Aah ! Si je pouvais écraser du talon cette hideuse vipère et sa vieille baderne de père, d'un coup ! …
Mais pas maintenant, pas déjà ! J’ai encore besoin de ces pions "sacrifiables" à satiété ….
J’ai encore envie de … me distraire avec ces pantins !! … *


Les murmures de l’assemblée baissèrent soudain en intensité : Andra allait parler et devoir se montrer plus que convaincante .


Dernière édition par Mordred d'Orcanie le Ven 3 Oct - 2:51, édité 2 fois
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Charles de Padoue

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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 24 Sep - 10:12

[hj : je n'avais pas sauvegardé mon long, mes 3 longs posts... je change un peu la donne mais vais essayer d'être à la hauteur des intros, une nouvelle fois]

Le chevalier ambassadeur du Saint Père se devait de faire impression à cette cérémonie sacrée. Donc c'est en grand équipage qu'il y fit son entrée.

il arriva à cheval sur la place de la "cathédrale", pour autant que l'on puisse ainsi nommer ce bâtiment. Pour lui, l'édifice religieux, comparé à ceux de Rome, eut à peine correspondu à une grande chapelle, mais c'était la maison de Dieu en Orcanie et rien que pour cela il lui devait respect.

En armure blanche, d'acier de Tolède enrichie d'ornements d'argent et au blason d'or représentant les clefs de Saint Pierre, il fit le tour de la place pour que le populaire puisse admirer la richesse et le noble maintien de l'ambassade... et de l'ambassadeur.
Son écuyer, lui aussi richement paré, tenait à la main l'étendard du Saint Père, blanc, de soie, brodé d'or d'une tiare et des clefs de Pierre. Le très jeune homme tenait fièrement la hampe de bois doré, se sentant à ce moment précis homme d'importance, voir homme tout court.

Il n'eut pas à aider son maître à descendre de sa monture, ce dernier lestement, en homme de guerre qu'il était aussi, sembla sauter du cheval. Malgré son équipement qui devait peser au bas mot quelques dizaines de livres, le jeune fils du Comte de Padoue gardait souplesse et prestance.

Il ne salua pas la bas peuple d'Orcanie,ses origines lui faisait mépriser le populaire, voir mépriser la noblesse locale qui comme lui ne venait pas de familles de chevaliers romains. Ses ancêtres étaient nobles depuis au moins 6 siècles, ses ancêtres étaient sénateurs sous César... ils avaient villa à Capri et ne vivaient pas pas au fond d'une hutte au nord de la Bretagne.

Il entra, épée au côté, privilège des Chevaliers du Saint Père, semblant défier l'assistance, contemplant la décoration un peu rustique mais non dénuée d'une certaine forme de sacré de l'édifice.
Au fond, un jeune prêtre officiait, devant lui se trouvait une créature étrange, mélange détonant de soumission et de fierté, belle, semblant sauvage, ce qui ne manqua pas d'émoustiller ses sens sensibles à la beauté féminine...
On ne se refait pas pensa le beau Charles. Il évita néanmoins de trop la regarder car il avait aperçu la belle Alicia de Blaye, soeur du Roi d'Austrasie, la délicieuse Alicia qui faisait battre son coeur et qu'il salua le plus discrètement possible.
Discrètement, hum, on pouvait certainement faire mieux que de lui adresser son premier geste s'il souhaitait réellement que cela passe inaperçu.

Puis il se dirigea vers le roi, qu'il vit accompagné de son épouse, ainsi c'était pour cette fort avenante créature que son ami de Winter avait joué sa vie... le jeu valait la chandelle pensa Charles, la reine était fort belle, elle ne semblait totalement à son aise, un sentiment de mal être planait au dessus de sa chevelure de feu.

Il cessa de la regarder ouvertement pour aller saluer son époux... comme il convenait.


- Votre Altesse, je vous suis reconnaissant d'associer le Saint Père à ce triomphe de la foi sur la barbarie, la conversion des païens reste et restera toujours une priorité de notre Sainte Mère l'Église apostolique te Romaine ... et au nom de notre Père, le Pape, je tiens à vous féliciter de ramener dans les rangs des croyants une brebis égarée...
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Phocas d'Antioche
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 24 Sep - 10:41

Peu après une autre escorte étrangère et fastueuse entra sur la place de la cathédrale. Phocas avait lui aussi envie de montrer que l'empire de Byzance et son représentant en Orcanie était la grande puissance du monde.
Byzance se voyait la seule héritière du monde romain, elle étendait son bras sur l'Asie mineure, la Syrie, la Palestine et les lieux saints, l'Egypte, la Grèce, le monde balkanique et même sur Ravenne et la Sicile... elle était peuplée de millions d'habitants et d'une richesse sans pareille, même à Rome, tant de fois mise à sac qu'elle n'était plus aux yeux de sa rivale orientale que ruine vénérable.

Précédés de trois cataphractaires , trois chevaliers aux armures de bronze doré à l'or fin, portant de longues lances, le prélat suivait, sur une mule blanche, digne d'un pape. Sa tenue elle aussi aurait fait rêver le Saint Père, couverte de broderies précieuses sa soutane blanche brillait de mille feux... il tenait droite sa tête de patriarche de l'ancien temps malgré sa lourde mitre sur brodée d'or, il tenait aussi droit son bras malgré sa crosse de vermeil, enrichie de pierres rares taillées en cabochons.
Le suivait son acolyte, Sylvérus, sur une mule brune elle, le moine était l'image de la simplicité et de la pauvreté, habillé de bure, ceinturé d'une simple corde, une croix de bois au col. Ils formaient un étrange couple, saisissant de contraste, l'effet était voulu, Byzance est puissante et riche, l'Église respectable et pauvre...

Avant d'entrer dans la cathédrale, si ridicule par rapport à Sainte Sophie, la prélat eut un geste de bénédiction envers la foule massée sur la place et Syvérus eut un geste qui du être plus apprécié puisque puisant dans un sac qui pendait à son côté il jeta aux présents une cinquantaine de pièces d'argent aux armes de l'Empereur ...

Puis le prélat fit son entrée dans l'édifice, lentement, avec dignité, ressemblant encore plus à une sorte de patriarche antique, sage, lourdement décoré comme sur un tableau... il avait un bon sourire aux lèvres, presque paternel, salua ses connaissances dans les travées... il eut lui aussi un grand sourire en direction d'Alicia.

Il salua le couple royal et, sans plus de façon, sans aucun commentaire, gagna les stalle réservées au clergé, dans le choeur de l'église... là, il eut un bon sourire envers Agravain, l'invitant à officier, ne voulant prendre la vedette dans une cérémonie qui le concernait guère. Puis son regard se porta sur la jeune barbare, belle, soumise mais avec un côté provoquant. Il lui sourit, pensa qu'il était inconvenant d'imposer la parole du christ, qu'il eut été tellement mieux de la convaincre par la bonté, la justesse de la parole du fils de dieu. Il réprouvait ces conversions, ces triomphes faciles sur des peuples fiers qui ne pensaient qu'à se venger des humiliations subies...
La princesse barbare lui semblait plus martyre que converse et il le regrettait sincèrement.
Il la regarda dans les yeux, essayant de présenter des excuses, juste par un bon sourire un peu contris, à cette jeune femme... il hocha la tête, faisant un léger "non", et s'assit dans la stalle, en prière.

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Morgause
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 24 Sep - 11:02

[Allez, un p'tit dernier pour la route, Marth, je te fais entrer à mes côtés, j'y tiens]

C'est aux cotés de Marth, son futir époux que la Reine mère entra dans la cathédrale. Ils étaient fiancés, elle était la future reine d'Austrasie -si Loth ne les mangeait pas- et elle tenait à l'affirmer aux yeux de tous, aux yeux du peuple comme à ceux de toute la cour d'Orcanie réunie pour cet événement qu'était le triomphe de son fils tant aimé.

Tenant donc amoureusement le bras de Marth, Morgause fit son entrée dans la cathédrale. Elle avait elle joué la simplicité, voulant que par contraste la tenue qu'elle arborerait pour ses épousailles paraisse encore plus fastueuse... elle portait une robe de soie, noire, très ajustée et juste décorée de pierres de jais qui donnait à sa toilette une légère brillance., comme de petits éclairs qui semblaient capter la lumière des cierges.
La robe mettait en valeur sa silhouette encore fine malgré les maternités, mince et presque diaphane... et aussi son teint blanc comme neige, quasi exempts de rides.
Elle portait sur la tête un voile noir de mousseline légère constellé des mêmes pierres que sa robe. Cela lui donnait un air modeste, comme une madone, mère d'une sorte de christ roi.

Elle n'eut pas un regard envers la foule, ni un seul envers les présents exceptés vers Mordred et Ophélia... Droite et fière, elle se dirigea vers eux, sourire aux lèvres, regard aimant. Arrivée devant le couple royal elle tendit les mains vers Ophélia, comme l'eut fait une amie et lui dit :


-Ophélia, reine de coeur de mon fils tant aimé, je suis si heureuse de vous voir de retour à nos côtés... que Dieu en sa maison fasse que plus jamais nous ne soyons séparées...

Quel jeu jouait-elle ? Oh juste celui de la réconciliation voulue par Moirdred... Si ophalia acceptait, tant mieux, si elle refusait le geste elle se mettrait dans le rôle de celle qui refusait l'amitié de la mère tant aimée... et là ce serait le bonheur !
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Uther Pendragon
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 24 Sep - 11:45

Marth ne s'était pas fais prier pour accompagner Morgause, et il avait donc choisi une tunique élégante, coordonnée à la soie noire de la robe de Morgause. Mais comme il avait été décidé de se passer de canne pour donner une image de force, il s'appuyait légèrement sur Morgause. Marth n'avait d'yeux que pour sa magnifique quadragénaire toujours aussi belle après 4 maternités [HJ: si je ne me trompe] et il espérait bien lui en offrir au moins une cinquième, bien qu'il fut conscient qu'obtenir un héritier serait merveilleux et qu'il était probablement vain d'espérer une famille nombreuse, à moins d'y intégrer l'illégitime Roxanne... Et oui Marth ne prétait nullement attention au cérémonial.
Il gratifia donc sa (ses) soeur(s) d'un sourire puis salua respectueusement Mordred et Ophélia.


Roy Mordred, voila une fort belle cérémonie,fort symbolique aussi, que vous avez préparée. Je souhaite de tout coeur son succès.

Déclara Marth d'une voix encore faible, son teint pâle rivalisait avec celui de Morgause, mais ferme. Puis il salua poliment Ophélia, avec un regard de compassion: on disait que l'Amour faisait perdre la tête mais si Ophélia n'avait pas eu l'Amour de Mordred, elle n'aurait peut-être pu la garder.
Et les paroles de Morgause semblaient être un test: Pour avoir blessé Mordred, Ophélia avait attiré la colère de Morgause et la future reine d'Austrasie, derrière son magnifique sourire avait suffisamment de rancune pour noyer Ophélia.
Marth regarda donc Ophélia attendant la réponse de la jeune reine.
Et une étrange pensée lui vint: Morgause et Ophélia s'affrontant dans l'arène tel des gladiatrices. Combat d'une extrême et violente sensualité avec une Ophélia qui finissait par étouffer sous le pied de Morgause qui lui écrasait la gorge.
Idée plus qu'inconvenante dans une Église, et qui risquait d'hanter Marth durant plusieurs nuits... Heureusement que la pâleur de Marth empêchait toute embarrassante rougeur de naître.


[HJ: Ou comment dédramatiser la lutte d'influence Morgause/Ophélia Wink ]

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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Jeu 25 Sep - 21:53

Puisque Florin était désormais en disgrâce et voué a repartir d'où il venait encore tout récemment ... A savoir Gaurres, pour y massacrer gaiement, puis aux Orcades, pour y convertir gentiment ... L'imprécateur ayant, ainsi, de quoi s'occuper pleinement, et à n'en plus finir même ...

Et ... que père Maelhrys avait bien d'autre chats a fouetter présentement ( baptême des nouveaux nées, catéchisme, confessions ), ceci dans la petite chapelle attenante à l'église saint Alban, et extrêmes onctions chez quelques mourant de Warminster ... Depuis le départ de Florin, Maelhrys et le jeune prince-prêtre ne chômaient guère, bien au contraire ... Car il va s'en dire, Phocas le prélat byzantin ne pouvait se substituer à eux, mais seulement les assister dans leurs lourdes tâches ...

L'honneur de concrétiser la conversion de l'impie, et nouvelle chrétienne, reviendrait donc au jeune prêtre Agravain ... Ce qui était fort "cocasse" lorsque l'on connaissait son intime répulsion pour ce genre de méthodes d'évangélisation, aussi brutales qu'inefficaces, à ses yeux ... Enfin qu'importe, le frêle prince ne pouvait ( et ne voulait ? ) pas s'opposer à cet aspect de la politique de son terrible frère ... Alors autant faire en sorte que la cérémonie se déroule dans un semblant de dignité ... Agravain y veillerait personnellement et scrupuleusement ...

D'ailleurs, le jeune homme ne pensait qu'a cela, en sacristie, à Andra, alors qu'il revêtait sa chasuble richement ouvragée, alors qu'il s'apprêtait ... Aux souffrances, aux humiliations, que l'on avait du lui faire subir, sans vergogne et à satiété ... En plus du traumatisme du déracinement, du cuisant souvenir de la défaite, et de la condescendance affectée qu'on devait lui jeter à la face, comme une récompense, après des mois de souverain mépris ... Le baptême serait donc le point d'orgue de ce chemin de croix, pour elle ... Et bien Agravain souhaitait en faire un moment de grâce, intense et lumineux ... En tentant de faire comprendre à la princesse picte qu'il ne tenait qu'à elle de faire de cet instant un jour de renouveau ... Pour elle même et finalement pour son peuple, et pourquoi pas, un instant d'espoir ? ... Que la belle enfant soit touchée par les saints rayons du Seigneur et puise dans cet apport la force ... dont elle pourra se servir pour étonner, voir même subjugué ses alliés-ravisseurs ... Et Agravain ne doutait point un seul instant de l'énergie, de la force et de la noblesse d'Andra ... Même si son côté chat sauvage effarouché lui faisait un peu peur ... Le prêtre était déjà suffisamment emprunté avec les dames, alors avec une tigresse à peine domptée ...
Enfin, c'était un défi intéressant et stimulant ... Convaincre, persuader, par la parole, l'enseignement, après la conversion forcée et imposée ...

Agravain soupira en sortant de son bureau ( celui de Florin ), pour rejoindre ses aides qui l'attendaient dehors ... Il pestait contre son optimisme béat, et recadra ses pensées : d'abord faire d'un évènement en soit dégradant, pour la baptisée, un hommage à son courage ... Ce serait déjà un tour de force !
Les lourdes cloches de l'église retentirent : symbole vibrant ^^ du glas ou ... signe ( prophétique ) annonciateur d'une ère nouvelle, du renouveau et de l'espérance ? ...
Le prince s'avança en tête de la procession qu'il devait mener jusqu'à la sainte autel, encadré et suivis par de jeunes novices, ou des collègues moines ... Les uns tenant précieusement les objets liturgiques du culte, les autres les encensoirs, qu'ils faisaient tournoyer avec application ...

Agravain, tel un ange descendu du ciel, afin de libérer l'Humanité de ses chaînes, émergea des épaisses volutes de fumées ... Majestueux, concentré, "habité", les mains jointes, et comme auréolé d'une divine lumière céleste ( la lumière des vitraux venant éclairer son dos ^^ ) Les pans de sa soutane blanche immaculée, brodée de fil d'or, venant balayer les fumées odorantes, et écartaient ce brouillard quasi infernal comme les rayons du soleil chassent les épais nuages noirs d’automne ... Tandis que ses aides allaient se positionner et déposer les objets sacrés, et que les enfants de choeur arrivaient, en riant gaiement ... Le jeune prêtre considéra avec émotion le parterre présent : la foule mêlée des nobles personnages et des humbles fidèles ... Unies ( ? ) par leur foi et le sentiment, parfois confus voir point très concret, d'appartenir à un même royaume, à un même peuple ... Cette image, que l'on ne pouvait voir qu'ici ( même pas lors des joutes et autres festivités ), en la sainte maison du Christ ressuscité ... Émue, Agravain jusqu'aux larmes .

C'est alors que la fière Andra Ciorstag apparut, à son tour, encadrée par moult gardes royaux, apparemment soumise mais toujours droite comme un i ... La grandeur et la magnificence des lieux, la lumière étincelante, filtrée et reflétée par les vitraux ( et donc légèrement colorée grâce à ces prismes artistiques ) qui venaient somptueusement éclairer la princesse ... Venant ( donc ^^ ) ... donner encore plus d'ampleur et de pompe à cette entrée remarquable et hautement remarquée ... Agravain ne prêtait pas du tout attention aux regards intéressés ou sournois des dignitaires orcaniens envers Andra ... Son regard à lui, était empreint d'une douceur, d'une mélancolie aussi, et d'une beauté peu commune ... L'amour pour son prochain à l'état pur, et le don de soit personnifié ... Aujourd'hui, il voulait non seulement célébrer, une fois de plus, le message du Christ, mais également, et surtout ( ? ), accueillir dignement et avec les formes cette nouvelle ouaille ... Qui était aussi la représentante d'un peuple soumis puis allié à l'Orcanie ...

Andra, belle, aérienne et parée d'une grâce que l'on pouvait d'ors et déjà qualifier de sacrée ... Vint s'agenouiller pieusement devant l'autel et le prêtre officiant ... Agravain la considéra avec attention, allant au delà des apparences, et posant sur elle des yeux ô combien bienveillants ... Il pouvait presque sentir sa force intérieure, sa vitalité, son arrogance aussi, à peine contenues et corsetées, sous l'apparence docile de la jeune femme ... Le prince lui sourit, comme pour dédramatiser la situation, solennelle et oppressante ... Et pour lui être agréable, tout simplement ... Histoire de distiller un peu de chaleur dans ce rituel un peu glacé, comme l'eau bénite dont l'on usait en ces moments ...

Les orgues se mirent alors a sonner, et les angelots du choeur se mirent a chanter, bientôt imité par la foule des croyants ( et moins croyants ) : le couple royal fit son entrée ! Ophélia, plus belle et divine que jamais, et Mordred, toujours aussi fier et suffisant, apparurent ... Précédés, encadrés, suivis, par pléthore de soldats, conseillers et serviteurs ... Tout les regards se tournèrent, soudain, vers les souverains, avant de revenir, peu à peu, vers l'autel ... Un prêtre novice, une bible dans les mains, vint se placer à la droite d'Agravain, un second, tenant une grande croix dorée, à sa gauche, tout deux légèrement en retrait, surtout le porteur de la croix ... Puis un enfant de choeur s'avança timidement vers le prince, qui ne quittait pas des yeux Andra, la fixant d'un regard pénétrant et bienfaisant ... Comme pour lui faire comprendre ses intentions, comme pour lui dire : " ayez confiance, n'ayez point peur, je suis avec vous, dans la joie du Christ, notre sauveur " ... Le garçonnet croisa, lui même, le beau regard d'Andra et ... rougit abondamment ... Avant de tendre le petit récipient qu'il tenait, vers Agra et ... de baisser les yeux ...

Le prince-prêtre, tout sourire, ( il avait remarqué l’émoi de l’enfant ), effleura de ses doigts fins la petite mare d'eau bénite, puis se rapprocha de la jeune femme ... Il s'inclina devant elle, puis deux fois de suite : devant la bible, et devant la sainte croix ... Et leva, enfin, sa main au dessus d'Andra, avant de l'abaisser lentement et de déposer une goutte d'eau sur la joue droite de la picte :


Au nom du père ...

Agravain fit de même sur la joue gauche

du fils ...

Puis mouilla le front de la fière princesse

et de l'esprit saint !

Ceci dit, le prince recula d'un pas et soutenu l'intense regard d'Andra Ciorstag ...

Au nom des pouvoirs que nous confère le très saint père de Rome, et sous le bienveillant regard de Dieu, et de notre Seigneur ...

Nous vous baptisons, princesse Andra Ciorstag Mac Bridei, fille du roy Brude Mac Maelchon, souverain des pictes, allié et ami du grand royaume d'Orcanie !

Et nous vous accueillons au sein de la communauté chrétienne, vous reconnaissons désormais comme la créature de Dieu que vous êtes : notre semblable, notre égale, et notre soeur !

Ceci dès à présent et à jamais ...

Amen .


Agravain recula encore d'un pas, puis s'inclina, avant de désigner le porteur de la bible de sa main droite : le novice se rapprocha davantage d'Andra, tandis que le second élevait la croix qu'il tenait au dessus de sa blonde chevelure ... Le jeune prêtre déclara avec solennité :

Déposez une main sur les saintes écritures et jurez sur votre honneur, puis, répétez ces paroles après moi :

Je jure, sur mon honneur, d'épouser résolument la foi chrétienne et de respecter en tout points la parole du Christ, notre sauveur, d'appliquer les vertueux préceptes de la sainte Église, de me garder du mal, de l'impureté et de l'hérétisme ...

De répandre la sainte parole de notre sauveur, de louer la grandeur de Dieu tout puissant miséricordieux !

Et ce dès à présent et à jamais : amen .


Le prince prêtre s'inclina de nouveau et joignit ses délicates mains ...

Parole était, désormais, donnée à la convertie .
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Ven 26 Sep - 5:44

C'est au bras de Simon, régent d'Austrasie lorsque Marth était absent, qu'Alicia avait fait son entrée au sein de l'abbaye. La discussion de la veille entre eux avait été animée.
La Dame de Blaye ne souhaitant pour assister à une humiliation qui lui rappelait la sienne.Simon avait insisté : pour des raisons diplomatiques Blaye et l'Austrasie devaient être représentés. La princesse s'était inclinée sous certaines conditions : on ne paraderait pas. Inutile de se pavaner plus que les affaires de Blaye ne l'exigeaient.

Ainsi c'est avec leurs chevaux, venus des lointains pays Orientaux qu'ils étaient venus. Alicia avait profité du voyage jusqu'à la cité de Warminster pour observer le peuple Orcanien si peu représenté entre les murs du vaste châteaux. A leur arrivée au parvis de l'abbaye elle avait salué royalement mais chaleureusement les différentes connaissances ainsi que ceux qui leur avait fait signe, distribuant quelques paroles bien placées par ci par là.

Deux valets poussèrent la lourde porte du Lieu Sacré, après s'être inclinés. Simon et Alicia apparurent dans la fumée bleutée que laissait échapper l'encens. Seul le bruissement de soie de la robe vert vif de la Princesse vint troubler le silence religieux. Elle inclina légèrement sa tête sertie de son diadème de Princesse de Blaye devant la famille royale et adressa un sourire chaleureux à Phocas. Elle était ravie de le revoir.

Beaucoup de choses s'étaient passés depuis leur dernier entretien. On dit que le meilleur était toujours pour la fin...En l'occurrence le meilleur se trouvait être dans le coeur de la Princesse pour Charles de Padoue. Elle lui adressa un sourire qu'elle ne réservait qu'à lui seul...Puis elle s'installa à la place qui lui était désignée, de l'autre coté de son frère après avoir eu en direction de Morgause un regard légèrement complice.

Curieusement sa future belle soeur lui était devenue ...sympathique. Alicia avait découvert en cette femme une travailleuse acharnée douée d'une excellente intuition. Il y avait sa beauté extraordinaire d'après Marth mais Alicia n'avait jamais été très portée sur ses caractéristiques lorsqu'elles étaient féminines. Et puis il fallait bien reconnaître que les dames présentes en Orcanie rivalisaient en la matière. Ainsi on pouvait supposer que Mordred avait réussit à avoir la cour dont il rêvait : des beaux, et très nobles gens..Cela faisait son effet n'est ce pas ? Simon émit une légère pression sur le bras d'Alicia qu'il avait toujours sur le sien. La Princesse comprit le code établit depuis longtemps entre eux et dirigea son regard vert dans la même direction que celui de son Conseiller.

La Princesse Picte subissait courageusement son supplice mais on pouvait définir dans son attitude un charisme certain. Pas assez sotte pour envoyer les religieux paître mais beaucoup trop intègre pour se soumettre complètement. Si elle l'avait pu Alicia aurait encouragé la Princesse Picte à ne pas fléchir. Elle échangea un sourire avec Simon et ils surent tous deux qu'ils avaient la même opinion.


Dernière édition par Alicia le Dim 28 Sep - 16:36, édité 1 fois
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Anna
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Jeu 2 Oct - 23:10

Anna n’avait pas posé de question, lorsque l’on lui avait demandé d’Assister à la soumission de la princesse picte. Bien qu’elle trouvait la politique chrétienne, un peu « barbare », elle n’en avait pas fait un plat au roi. Elle était une des mauvaises chrétiennes du château. Elle n’assistait qu’à la messe que lorsque l’envie lui passait. Assise peu loin du souverain, la jeune princesse, bientôt reine, savait que son propre époux devrait passer par cette épreuve.

Bien que Kaarl était un homme qui n’en faisait qu’à sa tête.

Lorsque le héraut annonça son terrible cousin, la jeune femme se permit même de soupirer. Celui qui cherchait à trop avoir finirait seul et pauvre. Et puis qu’elle terrible illusion. Mordred et Ophélia s’aimer pour vrai et sans de pacotille ? La journée que ces deux-là allaient bien s’entendre et ce, sans chercher querelle à l’autre, sa tante Morgause serait la meilleure amie de son demi-frère. Ce qui ne risquait pas d’arriver d’ici la mort de notre petite princesse.


Mais revenons en au vrai fait !

La seule chose qui restait un mystère, pour la jeune princesse, n’était nul autre le pourquoi de cet événement. Pour elle, les Pictes avaient toujours eu confiance en leurs dieux. Pourquoi s’abaisser à la politique du conquérant? Cette même situation s’appliquait à Kaarl et Mæve. Des saxons s’abaissant aux exigences d’un petit tyranneau. Surtout lorsque l’on pouvait imaginer Kaarl assommer Mordred d'un seul coup ...

C’est même presque avec tristesse que la princesse orcadienne regardait le baptême de l’angélique picte.

D’une façon, elle remerciait le saint ciel que Florin soit confiné dans un endroit plus désagréable que cette chapelle. S’il y avait une perle dans la famille des Pendragon, elle portait le nom d’Agravain. L’âme la plus pure, du moins pour ce qui concernait les principaux adultes. La morale incarnée, mais avec un soupçon de malice.

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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Sam 4 Oct - 3:52

La musique d’apparat annonçant traditionnellement l’arrivée de la famille royale apparut aux oreilles fragiles et délicates de la jeune princesse comme un épouvantable tintamarre ; et pompeux, avec cela ! Enfin, le chœur prit le relais et couvrit les horrifiques et vulgaires miaulements et beuglements des flûtes et des cors de chasse qui saluaient avec une solennité de très mauvais goût l’auguste présence des tyrans d’Orcanie.

Et c’était d’ailleurs tout à leur honneur, songea Andra avec un esprit acerbe… Elle aussi, avait pu apprécier la magnificence médiocre de Warminster et de ses alentours, lorsque quelques mois auparavant, son père, le roi Brude mac Maelchon, avait choisi avec soin sa fille aînée et héritière comme ambassadrice à la cour de Mordred… Le but de cette mission diplomatique ? Justement, exprimer les sentiments et les intentions pacifiques et pacifistes à l’égard de l’Orcanie, et traiter un pacte de non-agression avec cette écoeurante puissance. Et quelques semaines plus tard, les troupes orcaniennes croisaient le fer avec les clans pictes… Quelle ironie ! Quel dégoût s’était emparé d’Andra, lorsque son père lui avait annoncé sa détestable décision de négocier avec feu Baléagant, seigneur de Gaurres, celui-là même que voulait mettre à bas de son trône le roi Mordred ! La jeune fille, glacée et stupéfaite par cette manœuvre qu’elle avait aussitôt flairée comme un fâcheux faux pas, avait systématiquement réprouvé l’action de son père, en lui réitérant moult fois que jouer sur deux tableaux aussi prépondérants que l’Orcanie et Gaurres dans la Bretagne ne manquerait pas de les mener à la catastrophe. Car le danger de voir se retourner contre le royaume picte l’un des deux camps, - sinon les deux ! enfer et damnation ! - était immense, cependant Andra, malgré tout son pouvoir de persuasion et son éloquence, ne parvint pas à faire sortir son buté de père de cette impasse militaire.

Ce fut depuis ce jour maudit où le roi des pictes choisit de laisser pencher la balance en faveur de ce misérable Baléagant que la jeune princesse commença à nourrir au plus profond d’elle-même une rancune méprisante et un mépris fielleux envers son géniteur, et qui ne cessa alors plus de croître et de la ronger, gangrène infâme et inguérissable qui mettait à bas l’image chérie et adorée de son père, pour qui elle n’avait auparavant qu’amour filial et soumission. Désormais, lors des conseils des clans pictes auxquels elle assistait en tant que future héritière, dans la vaste salle ancestrale du mystérieux et imprenable château de Craig Phadrig, noyé dans les brumes, désormais, la fille osait enfin s’opposer frontalement au père, qui, d’abord ébranlé devant cette inhabituelle insoumission, ne dit mot et lui donna même raison en tout et pour tout, tout comme les autres chefs de clans conviés au conseil, et qui approuvaient dans leur majorité la politique pacifique que prônait à raison Andra. Puis, sa belle-mère, cette harpie haïssable et insatiable, avait ensuite mené un combat de titans contre la jeune fille, folle de rage à l’idée que la princesse gouvernât totalement Brude, qu’elle maniât ensuite dans ses intérêts avec une dextérité maléfique, menant à sa perte le royaume, selon l’humble et amer avis de Ciorstag… Toutefois, elle savait parfaitement au fond d’elle-même que tout n’était pas aussi simpliste que cela…

Harassée, la princesse était harassée… Tant d’épreuves, tant d’outrages et tant de désenchantement, pour une jeune fille d’à peine dix-huit ans ! Andra n’était encore qu’une enfant, lorsque la fatalité, le destin, ou qu’importe, les dieux, Dieu ? Encore qu’une enfant, lorsqu’elle avait été précipitée dans ce tourbillon de malheur teinté de rubis et au goût ferreux et fascinant de sang. Et bien que le peuple picte considérât qu’à partir d’un certain événement typiquement féminin, une fillette devenait une femme accomplie, la métamorphose ne s’effectuait hélas pas aussi aisément, même si Andra paraissait incroyablement maîtresse d’elle-même et suffisamment mûre pour affronter tous les futurs démons qui la feraient chuter de son piédestal.

Au final, avait-elle réuni toutes ces qualités idéales ? Avait-elle éprouvé de la peur ? Avait-elle été tentée par la lâcheté de la fuite ? Avait-elle fait preuve d’une soumission traîtresse et dégradante ? Avait-elle clamé sa reddition et mouillé de ses larmes parjures les pieds de ses ennemis, de ses ravisseurs ? La vérité est que, à aucun instant, la jeune fille ne versât la moindre larme de souffrance et d’apitoiement sur elle-même, pas la moindre plainte n’avait franchi ses lèvres craquelées par le froid, la faim et la soif, malgré la douleur permanente et insoutenable qui irradiait tout entier son pauvre et chétif petit corps.

La princesse avait souverainement béni et envoyé aux dieux ses derniers guerriers, qui s’étaient éteint sous ses yeux, et elle avait tenu leurs mains tièdes et confiantes dans les siennes, chaude grâce à leur abnégation totale, leur amour aveugle en cette créature davantage divine qu’humaine, et en qui ils avaient remis leur courageuse existence et leur foi pour l’éternité. Le viol récurrent dont elle avait été victime ne lui avait arraché aucun gémissement, fût-il de souffrance, de répugnance, ou de plaisir ; au contraire, elle avait fait preuve d’un détachement exemplaire, ignorant la lame insidieuse et infamante qui effectuait dans son enveloppe physique des dommages irréparables. Face à l’impitoyable et terrible inquisiteur qu’elle avait affronté avec la seule arme qu’elle possédait encore, son esprit, elle avait su prouver que rien encore n’avait entamé ce fameux esprit, cette force d’âme qui semblait inaccessible et imprenable devant toutes les offenses, de l’insulte à l’avanie corporelle.

Le héraut proclama sa litanie fétide de flagorneries toutes aussi ridicules et mensongères les unes que les autres à l’égard de la famille royale. Ce fut à peine si Andra cilla lorsqu’il fit mention avec une assurance révoltante des « terres pictes », et son premier affront fut d’ignorer royalement les souverains en s’obstinant à ne pas se retourner et s’abaisser à faire preuve de sa soumission de captive en s’inclinant servilement comme le firent tous les invités présents. Le menton haut et les yeux limpides obscurcis par un nuage de dureté et de méditation, la princesse otage offrait son échine sublime à tous, et au roi orcanien en premier lieu.

Le chœur d’enfants la fit doucement frémir d’une émotion aussi soudaine que grisante, et elle ferma les yeux, qu’elle avait brûlants de larmes. Des larmes d’un soulagement aussi étrange que subit, un apaisement qui amenait son âme à une sérénité inespérée en ces lieux et en cette occasion, et qui lui donnait l’envie irrésistible de s’allonger à terre et de verser toutes les larmes orageuses qui avaient tendues et oppressées son esprit et son corps depuis si longtemps. A ces voix juvéniles rédemptrices se joignit celle, si douce et réconfortante, du prince et prêtre Agravain, qui s’était planté devant elle quelques secondes plus tôt. Lentement, l’émeraude de son regard perça à travers ses longs cils sombres et perlés de larmes, et elle lui offrit un sourire d’une franchise et d’un naturel désarmants, et empreint d’une telle confiance et bienveillance, qu’il ne devait pas en exister de plus intense et véritable. Son regard étincelant d’une lueur de tendresse absolument innocente et sincère, comme une caresse amie et spirituelle qui signifiait « j’ai foi en ton et en ton Dieu, en vous et en vous seuls ».

La jeune fille s’en remettait entièrement au jeune prêtre, qu’elle n’avait pourtant aperçu que quelques courtes fois, mais cet instant aussi bref que fiévreux avait fini de la renseigner sur l’état d’esprit d’Agravain et ses intentions, qu’elle sentait si limpides, si miséricordieuses… Comme statufiée en une Vénus ou en une Vierge Marie dans toute la pureté de sa beauté et de sa grâce, dont elle avait été assurément touchée, la princesse Andra se laissa baptisée les yeux clos et ses longues mains pâles et délicates jointes en prière, les traits si fins de son visage angélique détendus en une touchante expression sereine, si intense qu’elle ne pouvait qu’être soufflée par le Ciel lui-même tant elle était vraie.


Au nom du père ...
du fils ...
et de l'esprit saint !


Andra rouvrit les yeux sans brusquerie, et posa un regard et un sourire empreints d’une merveilleuse douceur sur Agravain.

Au nom des pouvoirs que nous confère le très saint père de Rome, et sous le bienveillant regard de Dieu, et de notre Seigneur ...
Nous vous baptisons, princesse Andra Ciorstag Mac Bridei, fille du roy Brude Mac Maelchon, souverain des pictes, allié et ami du grand royaume d'Orcanie !
Et nous vous accueillons au sein de la communauté chrétienne, vous reconnaissons désormais comme la créature de Dieu que vous êtes : notre semblable, notre égale, et notre soeur !
Ceci dès à présent et à jamais ...
Amen .


La princesse ne sentait ni la froideur du marbre glacial, ni sa dureté implacable qui lui abîmaient ses genoux délicats et sensibles. Non, elle était livrée toute entière à une sorte de griserie euphorique qui la faisait délicieusement frémir d’allégresse, une allégresse telle qu’elle se sentait littéralement pousser des ailes. Elle fixait avec une espérance fervente tour à tour le beau et doux visage d’Agravain et le rayon soudain de lumière qui faisait si joliment danser les volutes diaphanes d’encens et les paillettes d’or de poussière. Une croix de bois, toute simple avec sa cordelette de chanvre qui lui grattait le coup, lui fut passée autour du cou, puis elle fut invitée à jurer sur la Bible, ce qu’elle fit d’une voix claire et assurée, et qui domina l’église toute entière : c’était là tout de même toute l’importance de l’événement.

" Je jure, sur mon honneur, d'épouser résolument la foi chrétienne et de respecter en tout points la parole du Christ, notre sauveur, d'appliquer les vertueux préceptes de la sainte Église, de me garder du mal, de l'impureté et de l'hérétisme... "

La jeune fille, enfin, fit face à la foule d’où montait un brouhaha diffus et désordonné. Silencieuse, la toute nouvelle baptisée semblait transfigurée ; en effet, si sa beauté avait perdu tout le piquant de sa morgue et de son charme sauvage et fougueuse, elle avait au contraire gagné en une douceur, une paix et une sagesse ineffables qui baignaient ses traits angéliques d’un magnétisme renforcé et fascinant, apparition divine et éclatante de splendeur dépourvue d’affectation et d’arrogance aucunes. Oui, il s’agissait bel et bien d’une véritable renaissance, et Andra sentait en elle irradier un sentiment d’une puissance inégalable, tellement bouleversante qu’elle en était suffoquée. Son regard fascinateur balaya avec une indifférence aveugle les plus hauts dignitaires : Charles de Padoue, Alicia et sir Marth, Phocas d’Antioche… Peut-être rendit-elle à ce dernier un sourire aussi furtif qu’inconscient, mais il serait dangereux d’en jurer.


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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Sam 4 Oct - 3:54

En revanche, tandis que son regard voilé d’ivresse poursuivait son chemin sur les membres de la famille royale, elle sembla émerger quelque peu de son enivrement mystique une fois avoir plongé ses émeraudes dans les yeux luisants de cruauté et de haine du souverain d’Orcanie. Alors, la jeune princesse picte soutint ce regard sereinement ces yeux palpitants d’une envie de meurtre refoulée, et qui souhaitait la mort, sa mort à elle, Andra mac Bridei, l’Ennemie personnifiée.

Cependant, cette dernière ne comptait heureusement pas le laisser en reste ; si elle avait abandonné aux pieds de Dieu ses armes d’autrefois, ce n’était que pour prendre possession d’autres. Nulle soumission en elle, mais ni insolence ni arrogance dans sa voix, d’une douceur extrême et d’une lenteur délicieuse, résonnant avec une sincérité poignante dans l’église bondée, bien que ses paroles allaient sans doute faire l’effet d’une bombe. Elle n’avait rien perdu de son charisme à défaut de son habituel ton provocateur, et le ton vibrant d’honnêteté et de sang-froid tranquille et serein ne manquait pas d’attirer l’attention de chacun, tandis que certaines de ses paroles toucheraient forcément à vif l’esprit de quelques-uns…


« - Bénis soient ceux et celles dont la raison est illuminée par l’esprit de Dieu, car eux seuls font preuve d’une foi véritable et sincère à Son égard.
Oui, car je n’ai point peur d’user d’un peu d’audace, que seuls les plus sages qualifieront de légitime.
A contrario, les esprits les plus vils et médiocres taxeront mes paroles d’impertinentes et d’insolentes, captieuses voire spécieuses ; méprisable et infructueuse riposte devant la vérité qui s’écoulera de ma bouche bienveillante, qui, je le jure devant Dieu, n’a nul dessein d’écorcher quiconque sinon le Mal, ce Mal insidieux et perfide qui contamine même les plus vertueux.

De fait, je ne prétends pas être une sainte, loin de là ; si quelqu’un en ces lieux sacrés a songé ne serait-ce qu’une fraction de secondes à cette sottise, que cette personne veuille bien rendre compte de cette infamie à notre Seigneur…
Car n’est-ce pas pécher de la plus atroce des façons, que de vouloir toujours adopter le pire préjugé du monde sur autrui, surtout si votre proie vous ait inconnue et vous impose, consciemment ou non, une certaine admiration, un certain respect, qui vous importune et vous humilie malgré vous, âme orgueilleuse, âme vaniteuse ?
Qu’il est aisé, de médire !
Qu’il est séduisant, de réduire en miettes l’image sans défense et sans reproche de quelque personne inconnue !
Surtout si celle-ci est étrangère et qu’on lui a fait revêtir le masque haïssable d’un ennemi païen et bestial…
Mais, parce que vous ne prenez point la peine harassante de quérir quelque indication sur cette même personne, vous vous laissez corrompre par l’esprit malin du diable, qui lui-même a fort malheureusement tari celui, certes sans être d’une pureté absolue, mais tout du moins faible et innocent, de ces tristes mystificateurs…
Devons-nous les mépriser, ou bien les plaindre ?
La parole divine ordonne intimement de pardonner à ces âmes égarées sur le chemin du Mal ; à mon tour, je dispense mon pardon à tout ceux qui ont eu le tort de nourrir des pensées hostiles à mon encontre. »


L’irrépressible tollé provoqué par ses dernières paroles n’eurent même pas l’heur de faire ciller Andra, qui cependant sourit davantage de ce sourire empreint de cette sereine et adorable douceur qui illuminait pleinement ses traits parfaits. Elle leva gracieusement ses deux mains en signe de paix et de calme, comme elle l’aurait fait pour imposer apaiser un animal farouche et craintif. Cependant, ce n’était pas à une bestiole unique qu’Andra avait affaire, mais bien à des meutes de loups qui lui sauteraient à la gorge et la dévoreraient toute crue, sous le regard même du Christ crucifié sur l’autel, si leur chef, incarné par Mordred, leur en donnait l’ordre… La jeune fille éleva sa voix cristalline, qui perça presque systématiquement la muraille d’hostilité bruyante que venait de naître.

« - Mais de grâce, n’ayez pas la vaniteuse mortification de vous être fait accorder une faveur de ma part, ce ne serait qu’une absurdité parmi tant d’autres !
Je n’en ai pas la prétention, ni le pouvoir, ni l’intention… »


Sa voix se fit soudainement rauque, et la princesse toussota doucement en sourdine afin de se l’éclaircir suffisamment pour poursuivre. Elle sentait sa gorge comme parcheminée, atrocement sèche et pâteuse. Son beau regard dont la couleur oscillait d’ordinaire entre un splendide vert et bleu perdit soudainement de sa limpidité et de son éclat, et sa vision se troubla. Néanmoins, toute à son inspiration suprême, Andra ne s’en aperçut même pas, ni même des gouttes de sang vermeille qui perlaient sur sa main tendue vers la foule. D’une voix un rien suffocante, elle continua son discours avec davantage d’amertume mais sans se départir toutefois de son assurance qui survivait malgré le brusque déclin de ses ressources physiques.

« - A présent, chacun d’entre vous aura l’heur de m’appeler « Sœur », tout comme moi je pourrai vous nommer « Frères ».
Ou alors, c’est que la païenne que j’étais il y a encore très récemment n’a tout simplement pas saisi le sens de la parole de Dieu et du Christ.
Ou bien, c’est que vous-même bafouez cette même parole, et je gage que bien rares seraient ceux qui, à l’instant, seraient prêts à me donner de bon gré l’accolade amicale et fraternelle qui marquerait à coup sûr le triomphe de la sagesse divine sur les préjugés qui entachent votre vision de ma personne, tout cela parce que je suis picte, et que ma civilisation ne semble rien avoir en commun avec celle d’Orcanie. »


La voix onctueuse d’Andra gagna soudainement en intensité et en mordant, et elle joignit le geste à la parole en désignant d’une main accusatrice son auditoire. Son sourire s’agrandit et se durcit, et son regard magnétique perdit de son vague inquiétant pour fixer un regard implacable sur tous ces gens luisant d’hypocrisie.

« - Ne me faites pas croire que vous tous, oui, vous tous, êtes venus en ces lieux sacrés uniquement pour communier et fêter l’introduction d’une nouvelle baptisée à la religion chrétienne à laquelle, je le jure, je crois, mais sans fanatisme ni opportunisme aucun, car je souhaite ma décision finalement libre de toutes contraintes et de tous regrets.
Au contraire, la majeure partie de vous tous est ici pour assister à ce que vous avez imaginé, grâce aux annonces royales, comme à un ultime assassinat picte, religieux cette fois, puisqu’il ne me restait concrètement que cela.
Le spectacle victorieux et jubilatoire de la captive forcée de jurer fidélité à un Dieu unique et étranger, la belle humiliation !
Mais vois-tu, roi Mordred !...
Contemple-moi, toi qui as rêvé l’anéantissement du peuple picte, toi qui as juré ma perte de quelque manière que ce soit !
Contemple-moi bien : ai-je l’air à cet instant de la victime au supplice que tu aurais souhaité ? Ai-je l’air au seuil du désespoir et de la rage ?
Rien de tout cela, et je gage que cela te déçois.
De plus, c’est moi qui vais à mon tour te causer encore une dernière désillusion, en t’accordant mon humble pardon pour tous les sévices et outrages qui ont été fait à mon encontre, et qui auraient été inimaginables pour une princesse orcanienne.
Et je t’adresse ma modeste gratitude pour avoir tenté et réussi de m’ouvrir les yeux sur les merveilles du monde de Dieu, pour qui je me dévoue corps et âme à partir de cet instant. »


Andra, avec une lenteur gracieuse et royale, posa un genou à terre…

« - Je m’incline avec respect devant Mordred d’Orcanie… »

Puis prestement la jeune fille fit volte-face vers l’autel, tournant ostensiblement le dos à la royauté toute entière, fixa avec des yeux redevenus troubles d’émotion et de fièvre le crucifix que n’éclairait plus le divin rayon de soleil, et se prosterna comme pour faire oraison sur les larges dalles de marbre glacial.

« … Mais je ne m’agenouille que devant Dieu, auquel j’appartiens corps et âme et à jamais, puisse-t-il accepter une nouvelle fidèle qui n’en est pas moins dévouée de tout son être. Je me consacre à Toi, Seigneur, et ce jusqu’à ce que l… »

Le prêtre auxiliaire eut juste le temps de rattraper le corps faible et inanimé de la princesse, qui venait de sombrer dans les ténèbres, sa longue chevelure dorée étincelant dans la mare de soleil qui avait de nouveau décidé de faire son apparition, et semblait vouloir la nimber exclusivement de sa lumière. Ce fut alors la débandade : beaucoup quittèrent les rangs et se précipitèrent pour voir la scène, embrasser du regard ce visage à la bouleversante beauté, et dont la pâleur mortelle contrastait avec le filet de sang d’un rouge brillant rubis qui s’écoulait de ses lèvres décolorées et entrouvertes. Reposant dans les bras du second prêtre qui ne semblait pas vouloir la lâcher, Andra offrait à présent le spectacle tragique de l’enfant grandie trop vite et maladive qu’elle était, plutôt que de la femme qu’elle avait laissé paraître. Une femme d’une quarantaine d’année somptueusement vêtue s’agenouilla même à ses côtés pour baigner son visage brûlant de fièvre d’eau fraîche, et effacer ce sang alarmant de sa bouche qui ne semblait pas vouloir tarir. Chacun s’interrogeait : était-elle encore vivante ? Et, si elle l’était, de quoi souffrait-elle donc ?... Comment réagissait la famille royale, qu’Andra avait apostrophée si gravement, si vivement ?...

[Pas satisfaite, ai zappé un paquet de trucs, et il m'énerve, ce message mais je n'ai pas le courage d'en réécrire un autre scratch ]
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Amaryllis

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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Dim 5 Oct - 3:03

La douce Ophélia fit donc son apparition, sur le parvis de l'église, aux bras de son tyran d'époux et s'avança majestueusement, à ses côtés, de la monumentale entrée de l'édifice jusqu'aux bancs réservés à la famille royale . Ceci sous les vivats des sujets d'Orcanie, à peine couverts par les terribles tintements des cloches du beffroi, puis par la tonitruante musique jouée en l'honneur des royaux personnages .

La Reine prit alors place à la droite de son époux et salua comme il se devait, d'un signe ou d'une parole, les dignitaires conviés venant rendre hommage à la divine amie de Mordred . Toutefois, Ophélia ne sut si les propos de sa "chère" belle mère devaient l'irriter ou bien la faire rire aux éclats, mais elle ne put retenir ce commentaire "mi figue, mi raisin" :


Je vous remercie, majesté ...
Et ne puis, se faisant, que regretter votre prochain départ pour votre futur royaume !


*petite révérence*

*Voilà du balais la harpie et bon appétit au sir ( ? ) dragon ! Mais gageons que cette gorgone lui restera sur l'estomac voir le fasse trépasser !*

La nymphe porta ensuite son beau regard de mousse vers l'autel et fut aussi impressionnée, et touchée par le courage de la princesse picte que par la grande dignité de son "frère" Agravain . La cérémonie en elle même lui inspira moult sentiments contradictoires : le prince-prêtre officiait certes avec grâce et conviction, mais l'émeraude de Warminster était une païenne de coeur ... Sous le vernis chrétien, sa véritable nature transparaissait plus ou moins clairement . D'où son malaise, son envie subite de s'emparer de la main de son terrible époux . D'ailleurs les mots de celui ci ne l'apaisèrent que fort peu, et Ophélia se contenta de répondre d'un laconique :

Certes, mon roy, cette femme fait preuve d'un courage exemplaire, et semble sincère !

Mais lorsque cette même Andra, une fois baptisée et son serment prononcé, se redressa et pris le roy à partie, elle se leva de son siège, comme si, elle aussi, se sentait visée et outragée par pareil audace ! Une main posée sur le haut de sa poitrine, la Reine observait fixement la princesse convertie discourir . N'osant point considérer son époux, sans doute excédé . Elle pouvait le sentir bouillir, tout à côtés d'elle . Puis la picte s'inclina avec noblesse devant son maître, avant de se prosterner au pied de la sainte croix ... ( dans un ultime geste de dévotion ) pour ne pas se relever .

Un silence assourdissant suivit cet événement inattendu, mais un brouhaha de tout les diable ne tarda pas, ensuite, a éclater. Tout le parterre était en émoi ...

La souveraine, elle, porta ses blanches mains à sa bouche, afin d'atténuer le cri de stupeur qu'elle poussa alors .
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Mordred d'Orcanie
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Lun 6 Oct - 23:20

Avant la cérémonie, les souverains reçurent les hommages des différents dignitaires présents à Warminster . Seuls sir Marth et l'ambassadeur de Rome s'adressèrent directement au tyran et celui ci ne manqua pas de leur répondre comme il se devait :

Oui, mon ami ( Marth ), preuve que notre foi à tous est susceptible de toucher toute les âmes, y compris les plus rebelles ou les plus primitives !

Sir ambassadeur ( Padoue ) : L'Orcanie a juré de défendre la croix du Christ en toutes occasions et en tout lieux !
Et de toutes les façons ! En outre, nous avons pour habitude de toujours tenir nos promesses !
Grâce à Dieu, la chrétienté unifiée accomplira son grand et noble dessein, je puis vous l'assurez !


Bien sûr, les propos aigres doux échangés entre la Reine et sa mère adorée firent sourire le tyran ... Mais celui ci était trop heureux d'être entre les deux femmes de sa vie, en ce moment crucial, pour s'attarder sur pareils détails .

Mordred savoura donc l'humiliation de la fière Andra devant l'Église et l'Orcanie, et fut non moins ravi que son frère Agravain s'efforce de donner un semblant de dignité à cette ultime mise à mort de l'identité picte . Tout les éléments d'un évènement grandiose étaient réunis : mise en scène théâtrale, tirades évocatrices et émotions à foison ! Ce baptême était une véritable représentation ( hj : un show à l'orcanienne ! ^^ ) et devait captiver, et faire vibrer le public ... L'auditoire, en effet, ne serait pas déçue .

Le serment que dut prononcer Andra fit doucement sourire le tyranneau, qui exultait littéralement, une main dans celle d'Ophélia, une autre sur celle de Morgause ... Aussi, lorsque la nouvelle convertie se redressa pour haranguer le parterre, Mordred se raidit, incrédule . Il observait avec ses yeux de chat, sourcils froncés, la picte discourir, déconcerté ...
Puis quand elle l'apostropha, le démon bondit sur ses pieds et se mit a fixer la princesse avec son regard de prédateur . Mordred aurait voulut sauter sur "scène" et étrangler la bougresse, mais il était trop estomaqué, et tétanisé par la colère pour cela . Même vaincue et soumise la sauvageonne pérorait encore : on aurait du lui couper la langue !

Mais nouveau rebondissement : la donzelle, après son audacieuse démonstration mêlant piétée et leçon de morale, l'étalage fanfaronesque de sa dignité outrée, avec quelques soupçons de mépris et d'ironie, s'inclinait devant son "maître" ... Stupéfait plus que satisfait, Mordred regarda la jeune picte se retourner vers l'autel sans mot dire . La garce était en train de retourner la situation à son avantage, en jouant les parfaits martyrs chrétien : voilà qui était fâcheux ... L'effondrement de la belle Andra ne fit que confirmer ce jugement . Face à cela, la première réaction du souverain fut d'empoigner son sénéchal, qui se tenait à la droite de Morgause, qui était par conséquent aux premières loges, il s'exclama, hors de lui :


Toi ! Espèce de limace imbécile !!
Je te préviens : si cette gueuse trépasse tu iras la rejoindre ! Triple buse d'incapable !! Vermine !


L'irascible tyran retenu néanmoins la main qui allait frapper l'infortuné sir Fergal ... Pour porter son regard enflammé en direction de la gisante, autour de laquelle s'activaient déjà prêtres et gardes .

Le triomphe tournait au fiasco : en terme d'image, l'Orcanie aurait assurément put et dut faire mieux !
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Morgause
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mar 7 Oct - 5:33

Morgause rayonnait tellement de joie de voir son fils lui accorder une main... qu'elle écoutait peu la picte se soumettre... Elle était entourée des deux hommes de sa vie, l'éternel présent, son tant aimé fils et le nouveau l'adorable roi d'Austrasie.

Elle ne réagit à la situation que quand elle senti que Mordred se raidissait, là, elle contempla la barbare qui haranguait les fidèles, mettant en scène sa propre conversion, retournant les présents contre son maître... Le visage de la Reine mère pris une expression de mépris, quelle sotte cette picte, et de colère, elle paiera cher sont petit discours cette fille du nord !

Mais elle compris aussitôt ce que souhaitait Mordred, effectivement, faire de cette petite garce une martyre au milieu de tous les dignitaires, dont certains étaient étrangers, ne convenait pas.... il fallait sauver malgré elle cette petite idiote. Elle n'eut qu'un regard envers sa vieille soigneuse, qui compris immédiatement ce que souhaitait sa Reine, elle la servait depuis tellemeent de temps. La veille se précipita dans le choeur... sans que sa maîtresse n'eut à dire un mot. Cette dernière approuva d'un simple signe de tête, restant quand à elle aux côtés de ses hommes.
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Sorsha
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 8 Oct - 5:27

Suivie de près par sa duègne, le cœur de la douce Isabelle battait à tout rompre.

Quelle magnifique, extraordinaire, cérémonie ! Avec quelle puissance, avec quelle ardeur, l'Eglise avait démontré la beauté, et l'ardeur de la Foi !

Les mains crispées sur sa petite croix d'or et de corail, elle allait présenter au sire Mordred ses respects, lorsque le discours de la Princesse Andra la cloua sur place.
D'un geste instinctif, la damoiselle chercha des yeux l'ambassadeur Charles de Padoue et le conseiller Kadoudal, comme pour se rassurer ; mais elle réalisa bien vite que c'était une erreur, et elle baissa ses longs cils dorés par le frais soleil de Warminster, s'obligeant à rester immobile, bien qu'elle brûlat de secourir cette pauvre enfant. Mais la foule déjà ammassée autour d'elle lui faisait renoncer au projet. Il fallait de l'air, pour soulager un malaise, il fallait de l'espace...
Aussi la comtesse n'y put tenir.
Elle s'écria, de sa voix vibrante de compassion :


-"Faites place ! Cette damoiselle a besoin d'air et de fraicheur ! Vous allez étouffer cette pauvre enfant !"

Ses illusions s'envolaient ! N'étais-ce pas uniquement par dévotion que ce baptême avait-il été organisé ? Étais-ce réellement pour mettre au pas les pictes, et leur arracher humiliation et soumission ?
Baiser la croix, s'agenouiller devant, ce n'était que pour témoigner de son amour et de sa crainte de Dieu, pas à dessein politique... Avec une certaine horreur, elle se rappela soudain sa récente conversation avec Kadoudal, et sa propre médisance à propos des saxons du continent...
Ils étaient certainement plus purs qu'elle-même, car elle-même était mauvaise, bien mauvaise, de ne pas avoir eu le courage de cette merveilleuse femme qu'elle voyait désormais comme une pure martyre, à la foi étincelante et à la volonté de fer, envers et contre tout. Car Isabelle n'avait jamais osé élevé sa voix ; même lorsque son père l'avait arraché à son précieux couvent, pour la précipiter dans un monde pour lequel elle n'était pas faite.

Tremblante au milieu de ses réflexions, l'âme pure de l'ancienne novice s'indignait tout bas des sévices qui avait dû être infligés à la princesse Andra, et que seul sa foi ardente soutenait dans l'épreuve.
Comment avait-on pu vouloir punir quelqu'un, simplement, de ses origines ? Était-elle la décisionnaire de cette guerre sanglante ?
Cet acte était infâme, et même si, au plus profond de son cœur, la comtesse de Mannach comprenait les impératifs de la raison d'État, elle en éprouvait une peine horrible...
Elle participait à toutes ces règles cruelles, désormais... qu'elle le veuille ou non.
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 8 Oct - 7:24

Kadoudal, toujours prompt a se faire bien voir du tyran fou ( et sanguinaire ), bondit de son siège tel un loup affamé et se glissa, comme un serpent, entre les rangs des dignitaires orcaniens ... Pour arriver juste derrière son maître . Il s'approcha de Mordred et lui glissa à l'oreille :

Comédie que cela, sir !
Laissez moi m'occuper d'elle après son réveil : je saurai lui faire regretter son audace !


Le Roy ne se retourna même point ...

"Suffit Kadoudal" ! ( momo )

Le soudard recula, dépité et ... frustré .

Mais eut, alors, la joie d'apercevoir dame Isabelle et son coeur ( de tortionnaire ) s'emballa . Le ruffian regarda de droite et de gauche, puis se dirigea tout droit vers la comtesse ...

Avant même de s'adresser à elle, il interpella deux gardes, se tenant là les bras ballants, et les mâchoires basses :


Allez !
Écartez la foule, vous, et ... aidez la soigneuse de dame Morgause !!


Kadou se tourna aussitôt, avec prestance, vers la belle enfant, si compatissante, *même envers pire engeance*, se dit l'affreux cuistre ...

Bien le bon jour, chère comtesse !
Quelle joie est ce, de vous voir ici !


Quelle crapule !
Il jouait les galants-courtisans, au milieu de tout ce tintamarre et faisait, allègrement, fi du drame se nouant présentement sous les yeux stupéfaits de toute la cour et de leurs sujets .

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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Ven 17 Oct - 4:17

hj : Et maintenant Andra ?
Je fais transporter ta princesse dans une des cellules ... de l'église ( t'as eu peur hein ? ^^ ) Agravain va bien s'occuper de ce petit oiseau picte ! Surprised
Les autres vous pouvez toujours poster et réagir, qu'attendez vous ? Rolling Eyes Razz
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Dim 19 Oct - 17:35

Alicia écouta avec passion la déclaration de la princesse picte. Comme elle parlait bien et comme elle avait raison! Elle n'était pas loin de vouloir applaudir mais Simon, le dévoué et intelligent Simon, l'empêcha de faire ce geste qui aurait été coûteux et déplacé dans ce lieux. Il émit une légére pression sur le bras droit de la princesse. Alicia obtempéra et chercha le regard de Charles. Un cri déchira l'assistance

-"Faites place ! Cette damoiselle a besoin d'air et de fraicheur ! Vous allez étouffer cette pauvre enfant !"

C'était Isabelle ! La pauvre Isabelle sincérement effondrée de voir la princesse picte evanouhie. heureusement une soigneuse s'affairait déjà. Alicia qui avait saisi la portée de la vérité qui venait de se révéler à la Comtesse murmura à cette derniére en posant une main apaisante sur son bras

- Isabelle, quelqu'un s'occupe d'elle...

Elle n'allait pas dire que tout allait rentrer dans l'ordre ce serait mentir. Mentir ? A ce propos, n'était ce pas ce qu'elle avait un peu fait vis à vis d'Isabelle à propos de Charles ? Soudains male à l'aise à cette idée elle retira sa main et se mordit les lévres. Non elle avait été sincére. A l'époque elle ne pouvait pas prévoir que...Pire encore elle ne regrettait rien. Alicia fronça les sourcils en appercevant Kadoukal qui se dirigeait vers Isabelle. Qu'allait il lui faire cet odieux personnage ? Simon lui lmit dans les mains le missel éclsiasitque et l'ouvrit à une page bien particuliére. Il commença à entonner le chant religieux ventant la clémence et la Tolérance du Tout Puissant ainsi que son seul droit sur toutes chose. Alicia le suivit, puis le choeur éclésiastique fit de même. L'Abbaye chantait à présent dans un receuillement... recueilli. Mais la voix d'Alicia faiblissait. Elle se sentait de plus en plus mal à l'aise et avait l'impression d'étouffer ! Par Dieu elle n'était pas une faible femme pourtant!
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Charles de Padoue

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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Lun 20 Oct - 4:06

Et une jolie voix virile et suave à la fois vint l'accompagner, Charles voyant la gène étrange de la comtesse de Blaye, décida d'apporter à cette dernière son soutien.
De plus, vis à vis de la petite de Mannach, qu'il salua au passage, c'était un moyen d'afficher que la jolie austrasienne retenait toute son attention, ce qui était le cas, sans aucun doute pour lui.

Délibérément, il pris place à ses côtés, jugeant qui plus est que la démarche était la bonne, le choeur chrétien s'exprimant face à la barbare provocatrice, tous unis dans une ferveur que rien ne peut troubler. Il n'avait bien sûr pas compris que le dit Simon avait mis le missel entre les mains d'Alicia pour éviter un malaise, voir un soutien de cette dernière à la jeune picte... beau et naïf, chrétien convaincu, il mêla sa voix à celle de la belle comtesse.

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Agravain
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Lun 20 Oct - 11:32

Agravain avait assisté, coi, à l'incroyable provocation de la princesse Andra, la jugeant aussi vaine que pleine de panache .
Quelle fougue et quelle détermination de la part d'une ennemie vaincue et soumise, qui venait à l'instant de se prosterner devant la sainte croix et, ce, sous les yeux du tyran d'Orcanie ! Mais une telle démonstration demandait autant d'énergie que de volonté : la picte se montra plus que pugnace mais ses forces finirent par l'abandonner ( comme ses Dieux lors du conflit en Gaurres ? ) ...

Le jeune prêtre resta figé un instant, ne pouvant croire ce qu'il voyait . Puis donna ses directives aux novices, alors qu'une poignée de guérisseuses s'affairaient autour du corps inanimé ...
Deux moines s'emparèrent donc d'Andra avec d'infinies précautions, convièrent la rebouteuse de Morgause à les suivre, puis disparurent derrière une petite porte, située tout à côté de l'autel . Direction une des cellules des lieux, ou la nouvelle convertie pourra recevoir tout les soins nécessaires, et reprendre quelques forces ...

Agravain soupira en se frottant nerveusement les yeux, puis glissa à l'oreille de Phocas :


Monseigneur, mon ami :
si vous pouviez achever cette messe à ma place je vous en serai infiniment reconnaissant !


Inutile de préciser ici ou comptait se rendre présentement le prince . Celui ci déposa brièvement une main sur l'épaule de son "complice", et se força à lui sourire, avant de s'éclipser, dans les "coulisses" ...

Agravain était décidé a veiller la farouche princesse jusqu'à son réveil, ensuite, peut être, pourront ils s'entretenir un instant .
Le prince poussa la porte menant aux cellules des prêtres, la mine grave, et alors que les enfants de choeur donnaient, de nouveau, de la voix, bientôt imités par l'ensemble des fidèles ...
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Phocas d'Antioche
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mar 21 Oct - 4:09

Répondant à la sollicitation de l'aimable Agravain, prince-prêtre qui avait ses faveurs, et ce sans même lui répondre, le prélat souleva sa carcasse dorée.
Crosse en main, il sembla grandi et tenta par sa présence épiscopale de calmer le jeu et de "couvrir" la sortie d'Agravain.

Pour cela il pris place devant l'autel et soutint le chant qu'avait lancé la Comtesse de Blaye, il apporta sa voix au chant que le romain avait repris... Sa voix qui semblait si douce et paternelle en tant normal prenait une certaine ampleur quand il entonnait un chant religieux, il y mettait tourte sa foi et surtout chantait avec un accent grec plein de modulations subtiles, il pris le chant en canon, formant une seconde voix qui eut pu sembler dissonante mais qui, au contraire, enrichissait le chant... c'était beau cette technique purement byzantine de chanter.

Le vieux prélat espérait ainsi prendre le dessus sur l'agitation de la foule des fidèles ...

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Phocas d'Antioche, Ambassadeur de son Altesse l'Empereur de Byzance
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Andra Ciorstag
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 22 Oct - 12:44

[ Hors-jeu : Beuuuuuh je suis franchement désolée de tant de retard, mais je ne puis faire passer le rp avant le lycée, fût-il aussi passionnant que sur Orcanie... Neutral
Merci donc, Momo, d'avoir anticipé les choses !
Ainsi qu'à tous ceux qui ont eu l'amabilité et l'adresse de mener si bien ce sujet. Wink
]
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Alexandre Antineous

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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 22 Oct - 12:53

hj : Aucun problème ! Smile
Post quand tu veux le réveil d'Andra Wink

( Ouè, ici Mordred en fait ) king
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 22 Oct - 16:21

hp : euhh c'est à qui le tour ? lol
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Mordred d'Orcanie
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   Mer 22 Oct - 16:55

hj : A Ophé j'pense ! ^^

Mais là le topic est pratiquement terminé !
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MessageSujet: Re: * Ultime assassinat picte *   

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* Ultime assassinat picte *
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